Jean-Marc Jancovici

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numérique

2026

Au nom de la «souveraineté numérique», les centres de données se multiplient en France. Mais peut-on parler de souveraineté quand la plupart de ces infrastructures sont gérées par des entreprises étrangères ou que les matériaux nécessaires à leur fonctionnement font le tour du monde ? On fait le point.
Il y a peu, plus d’une centaine d’entreprises ont publié une lettre ouverte afin de lancer une alerte. Cette mise en garde concerne un changement d’échelle imminent relatif aux cyberattaques dopées à l’intelligence artificielle. Selon les signataires, le monde dispose d’une fenêtre limitée pour renforcer ses cyberdéfenses avant que ce type de technologie rendent les offensives numériques massivement plus difficiles à contrer.
Les centres de données sont l’incarnation physique de notre dépendance croissante au numérique. Ces derniers mois, les projets extravagants se multiplient et leurs impacts aussi. Que se trame-t-il derrière l’apparente immatérialité de nos usages ? En onze questions, Vert fait le point sur ces infrastructures et leurs dangers, réels ou fantasmés.
Selon un rapport publié mercredi, les entreprises du secteur ne parviennent pas à réduire assez rapidement leurs émissions, dans un contexte de besoins accrus en énergie en raison du développement de l’intelligence artificielle.
Alors que la rivalité technologique s’intensifie, Washington multiplie les mesures inédites pour garder la main sur les modèles d’intelligence artificielle les plus puissants et protéger ses intérêts stratégiques.
Ce coup de pression arrive au lendemain de l’accord formel donné par les pays de l’Union européenne à un accord commercial négocié en 2025 avec les Etats-Unis, qui prévoit un plafonnement à 15 % des taxes prélevées sur les importations européennes.
Il n’y a pas qu’iOS et Android dans la vie. Si Google et Apple ont largement vampirisé le marché mobile, il existe une alternative européenne plus respectueuse de vos données personnelles et de votre vie privée : /e/OS. Après un mois d’utilisation, voici mon avis sur cet OS entièrement émancipé des géants du web.
Climat, numérique, industrie, santé, biodiversité… l’histoire économique montre qu’aucune grande transformation collective n’a jamais été menée sans intervention publique massive. Face à l’urgence écologique, laisser le marché décider seul revient désormais à organiser le chaos. Le mot est presque devenu tabou. « Planification ». À entendre les libéraux et les libertariens,…
Second volet du dossier « Intrants invisibles » : l'acide sulfurique et le soufre comme chaîne à deux étages dont dépendent l'extraction d'un cinquième du cuivre mondial, les batteries nickel, la séparation des terres rares hors-Chine, le nettoyage des wafers et la fluorochimie. Démonstration mécanique d'avril 2026 : double choc Ras Laffan plus restriction chinoise. Position d'arbitrage chinoise, sept lignes de tension, projections 2025-2035.
La pollution des sols par les métaux toxiques est omniprésente, mais sa répartition mondiale restait inconnue. Des chercheurs ont analysé une base de données mondiale sur la pollution des sols par l'arsenic, le cadmium, le cobalt, le chrome, le cuivre, le nickel et le plomb, à partir de 796 084 points d'échantillonnage issus de 1 493 études régionales. Grâce à des techniques d'apprentissage automatique, ils ont cartographié les zones où les seuils sanitaires et agricoles sont dépassés. Les résultats révèlent l'existence, jusqu'alors insoupçonnée, d'une zone à haut risque et enrichie en métaux dans les basses latitudes d'Eurasie, attribuée à des facteurs climatiques, topographiques et anthropiques importants. Cette zone peut être considérée comme un indicateur de l'ère de l'Anthropocène.
Ses obsessions géopolitiques le prouvent : le président américain est un symptôme d'un monde à court de ressources.
Google, Instagram, Amazon ou encore Microsoft : ces marques américaines comblent généralement tous les besoins tech des particuliers. Mais avec les tensions entre les États-Unis et l’Europe, cette confortable dépendance peut se retourner contre les citoyens du Vieux Continent. Mais peuvent-ils s’en passer ?
Les entreprises européennes sont contraintes de remettre en question ce qu'elles tenaient jusqu'ici pour acquis : le recours aux solutions technologiques américaines. Elles s'interrogent désormais sur le risque d'être prises en otage des tensions entre l'Europe et les États-Unis de Donald Trump, et sur leur capacité à amorcer un découplage avec les services des géants américains de la tech.
Après un laissez-faire de plusieurs décennies, les expérimentations se multiplient pour rendre les États européens moins dépendants des technologies américaines. Alors que Donald Trump menace de couper les vivres numériques à l'Europe, à quel point le recours à des outils fabriqués et gérés aux États-Unis est-il dangereux ?
Face à la multiplication des événements climatiques extrêmes et aux critiques récurrentes sur les prévisions météorologiques, l’Union européenne et plusieurs acteurs scientifiques et industriels misent sur des «jumeaux numériques» de la Terre pour s’adapter au changement climatique. Autrement dit : des répliques virtuelles de notre planète.
L’heure n’est plus à la diplomatie, mais au constat de mort lente. Dans un entretien choc accordé au Financial Times, Miguel De Bruycker, le patron de la cybersécurité belge, a lâché une bombe : l’Europe a officiellement « perdu Internet » au profit des géants technologiques américains. Alors que le continent fait face à une explosion sans précédent de cyberattaques russes, le diagnostic est sans appel : notre souveraineté numérique est une illusion.

2025

"Technofascisme" : ce mot n’est pas encore dans le dictionnaire mais il s’inscrit plus que jamais dans l’air du temps et dans l’ère des nouvelles technologies utilisées pour influencer nos pensées. Ce n’est d’ailleurs pas anodin que ce terme ait été largement plébiscité pour être le nouveau mot de l’année 2025. Sur les réseaux sociaux, l’IA et les algorithmes aux mains des oligarques du numérique sont ancrés dans notre quotidien.
L'administration américaine a interdit de visa, mardi, quatre activistes de lutte contre la désinformation, leur reprochant d'avoir joué ⁠un rôle dans la "censure" des plateformes américaines du numérique. Est également visé l'ancien commissaire européen Thierry Breton, artisan du "Digital Services Act" (DSA), la législation européenne sur le numérique, honnie par Donald Trump.
Washington a appelé à plusieurs reprises à assouplir les directives européennes relatives au secteur du numérique. Mais l’UE assure qu’elle va continuer à appliquer « équitablement » ses règles.
Chaque clic, chaque vidéo, chaque requête sur l’intelligence artificielle consomme de l’électricité. Beaucoup d’électricité. Les data Centers indispensables à notre vie connectée pèsent désormais lourd sur le système électrique. Avec 17 TWh déjà réservés pour ces infrastructures, Pigeon s’interroge : jusqu’où peut-on alimenter la croissance du numérique sans sacrifier le reste ? Et quels impacts sur nos factures ?

Ils publient sur les réseaux de Jean-Marc Jancovici : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi D’autres références : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi