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polaire
2026
Philippe Pernot · Colonialisme, projets miniers, militarisation ou changement climatique... pour défendre leur territoire, les Sámi·es se mobilisent.
Le réchauffement climatique pourrait-il paradoxalement nous mener vers un froid polaire ? Le débat avec Christophe Cassou, directeur de recherche au CNRS et Jens Terhaar, scientifique.
Contrairement à ce qu’affirment Donald Trump et autres climatosceptiques, la tempête hivernale aux États-Unis n’invalide en rien le fait que la planète se réchauffe. Le froid peut être extrême, alors que le changement climatique progresse.
L’épisode, entamé ce week-end, est considéré par certains météorologues comme le pire ayant traversé par les Etats-Unis ces dernières décennies, touchant des régions peu habituées à des chutes de températures aussi spectaculaires.
Aux pôles, le climat s’emballe de façon vertigineuse, influant sur le niveau de la mer, les courants océaniques et atmosphériques. Malgré l’urgence de la situation, seul le temps long permet de saisir les changements en cours sous les hautes latitudes polaires, affirme le glaciologue Gaël Durand.
Des dizaines de millions d'Américains se préparent vendredi à affronter une tempête hivernale massive, qui balayera les Etats-Unis des Grandes plaines du centre jusqu'aux métropoles de la côte Est, accompagnée d'un cortège de conditions périlleuses.
Les attaques aériennes russes contre les infrastructures électriques ukrainiennes visent à créer une crise humanitaire, alors que la population subit une vague de froid inhabituelle, avec des températures atteignant − 20 °C.
En juin 1951, l’explorateur Jean Malaurie voit surgir de la toundra une immense base militaire américaine, bâtie dans le secret le plus total. Ce choc marque pour lui le début d’un basculement irréversible pour les sociétés inuit. Aujourd’hui, alors que le Groenland redevient un enjeu stratégique mondial, l’histoire semble se répéter. Rester avec les Inuit polaires, c’est refuser de parler de territoires en oubliant ceux qui les habitent.
2025
Des chercheurs britanniques affirment dans une étude publiée ce vendredi que les gènes des ursidés vivant dans le sud du Groenland diffèrent de ceux du Nord, ce qui leur permet de s’adapter aux températures plus élevées.
Les océans polaires libéraient autrefois des quantités massives de gaz à effet de serre. Des chercheurs viennent de découvrir que ce mécanisme oublié pourrait se réactiver et accélérer dramatiquement le réchauffement de la planète. les détails de l’étude sont publiés dans la revue Nature Geoscience.
Au fond de la mer de Scotia, dans les eaux glaciales qui entourent l’Antarctique, des carottes de sédiments viennent de révéler un secret vieux de 130 000 ans. Ce que les chercheurs y ont trouvé remet en question notre compréhension du plus grand courant océanique de la planète et suggère que notre climat pourrait basculer d’une manière que personne n’avait anticipée. Car contrairement à ce que l’on pensait, cette gigantesque bande transporteuse d’eau froide n’a jamais été aussi stable qu’elle en avait l’air.
A partir de ce week-end et jusqu’à mercredi, plus de 150 millions d’Américains vont devoir affronter des températures glaciales. Une masse d’air froide inédite à cette période depuis le XIXe siècle.
Au-dessus du pôle Sud, un phénomène météorologique exceptionnel est en train de se produire. Les données satellitaires de la NASA révèlent que le vortex polaire antarctique, cette gigantesque masse d’air glacé qui tourne au-dessus du continent blanc, montre des signes alarmants de déstabilisation. Ce qui inquiète particulièrement les météorologues, c’est que ce bouleversement intervient beaucoup plus tôt que prévu et avec une intensité inhabituelle. Les conséquences pourraient se faire sentir bien au-delà des terres australes, jusqu’à modifier les conditions météorologiques de régions entières à travers le globe.
Manipuler volontairement l’environnement à grande échelle pour modifier le climat et/ou limiter la fonte des glaces : la géoingénierie polaire attise les convoitises des États et industriels qui rêvent qu’une technologie miracle les dispense de faire l’effort de réduire leurs émissions de carbone. De tels projets sont en réalité écologiquement dangereux, irréalistes politiquement, hors de prix et risquent de nous faire perdre un temps précieux. C’est le tacle qu’a envoyé une équipe de plus (…)
The vast ice of Antarctica has long seemed impregnable. But sudden changes are arriving – from shrinking sea ice to melting ice sheets and slowing ocean currents.
For decades, the surface of the polar Southern Ocean (south of 50°S) has been freshening—an expected response to a warming climate. This freshening enhanced upper-ocean stratification, reducing the upward transport of subsurface heat and possibly contributing to sea ice expansion. It also limited the formation of open-ocean polynyas. Using satellite observations, we reveal a marked increase in surface salinity across the circumpolar Southern Ocean since 2015. This shift has weakened upper-ocean stratification, coinciding with a dramatic decline in Antarctic sea ice coverage. Additionally, rising salinity facilitated the reemergence of the Maud Rise polynya in the Weddell Sea, a phenomenon last observed in the mid-1970s.
C’est une avancée technologique qui semble tout droit sortie de la science-fiction, mais elle est bien réelle. Des scientifiques chinois viennent de dévoiler un laser à fibre portable de 2 kilowatts capable de fonctionner dans des conditions extrêmes, de -50 °C à +50 °C, sans le moindre système de refroidissement ou de chauffage. Une performance inédite pour un laser de cette puissance — qui pourrait bouleverser aussi bien les champs de bataille que les lignes de production industrielle.
Une étude néerlandaise estime que, en cas d’arrêt de l’AMOC, la circulation océanique qui régule le climat mondial et européen, le nord-ouest du Vieux Continent connaîtrait des températures hivernales chutant par endroits de 15 °C.
Les décideurs ont besoin de projections fiables de l’élévation du niveau de la mer. Une nouvelle méthode tient compte des effets de la fonte des calottes polaires.
Habituellement stable, le vortex polaire, ce système de vents froids qui entoure le pôle Nord, a récemment dévié de sa trajectoire. Cette déviation, observée début mars, pourrait avoir un impact sur les températures européennes, entraînant des conditions hivernales imprévues. Le 9 mars dernier, quelque chose d’inhabituel s’est en effet produit. Plutôt que de suivre son trajet habituel vers le printemps, le vortex a dévié de sa trajectoire et ses vents violents ont changé de direction, soufflant de l’ouest vers l’est, bien plus tôt que d’habitude. Ce type d’inversion de direction se produit chaque année, mais il a lieu normalement autour de la mi-avril, ce qui fait de cette inversion un événement particulièrement précoce.
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Ils publient sur les réseaux de Jean-Marc Jancovici : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi D’autres références : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi



