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Fagnes
2026
L'incendie qui a ravagé environ 3000 hectares des Hautes Fagnes depuis vendredi dernier est aujourd'hui contrôlé, mais les services de secours restent sur place. Les opérations se concentrent sur la surveillance des zones où l’incendie est maîtrisé (secteur Ouest) et sur l’extinction des éventuelles reprises de feu sur la partie est. Reste que d'autres inquiétudes émergent : la qualité de l'eau potable à proximité, et la crainte d'un manque d'eau après les importantes quantités pompées ces derniers jours.
Alors que l’incendie qui ravage les Hautes Fagnes depuis plusieurs jours est désormais encerclé et contenu, mais pas encore sous contrôle, les services de secours restent pleinement mobilisés. Aux côtés des pompiers, la Protection civile joue un rôle essentiel, mais souvent moins visible. Quelles sont ses missions sur le terrain et dispose-t-elle encore de moyens adaptés face à la multiplication des phénomènes climatiques extrêmes ? Nicolas Tuts, directeur de la Protection civile et chef de l’unité opérationnelle de Crisnée, était l’invité de Matin Première.
"Le feu finira par s’éteindre. Et après ?", interroge Roxane Beyns, écologue et biologiste de la conservation à l’ULB dans une publication sur son profil LinkedIn. Elle craint que l’incendie qui ravage les Fagnes ne change rien à la manière de préparer les risques à venir. Elle pointe le climato-scepticisme et la climato-procrastination, cette tendance à reporter les mesures qu’il faudrait prendre.
Les hélicoptères et avions déployés par plusieurs pays européens pour lutter contre l’incendie des Hautes Fagnes resteront disponibles jusqu’à dimanche, ont indiqué mercredi le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin et le cabinet de la commissaire européenne Hadja Lahbib, en charge du mécanisme européen de protection civile.
La Belgique est confrontée à un risque croissant de feux de forêt et y est d'autant plus vulnérable qu'elle fait face à une expertise limitée, à un manque de sensibilisation et de données, ainsi qu'à une structure administrative complexe.
Le feu qui embrase depuis vendredi 14 août le plateau des Hautes-Fagnes, dans l’est de la Belgique, continue de progresser.
Près de 500 personnes sont sur le pont pour tenter de contenir le feu qui sévit dans cette grande forêt proche de l’Allemagne.
Depuis vendredi, je n’arrive plus vraiment à faire autre chose que de suivre l’incendie qui ravage les Hautes Fagnes. Je lis les nouvelles qui arrivent du terrain au fil des heures, et parfois, presque malgré moi, je finis aussi par descendre jusqu’aux commentaires. Avec cette phrase qui revient inlassablement sous les rares articles qui prennent la peine de replacer cet incendie dans le contexte du changement climatique : "Les feux de forêt, c’est naturel, il y en a toujours eu".
L’incendie qui ravage aujourd’hui les Hautes-Fagnes est une catastrophe écologique, mais aussi un avertissement.
Le pic de pollution a été mesuré dimanche en fin de matinée. À la station de Vielsalm, la quantité de particules fines en suspension dans l’air a atteint le niveau astronomique de 765 microgrammes par mètre cube. La qualité de l’air étant jugée "exécrable" à partir de 140 microgrammes. Aucun message Be-Alert n’a été envoyé à la population pour la prévenir.



