Les Soulèvements de la Terre

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Les parents d’un garçon né avec une malformation potentiellement liée aux pesticides se livrent à une double bataille : dénoncer le pouvoir de l’agrochimie, notamment au Parlement européen, et chez eux, en vivant de leur culture bio.
La loi d’urgence agricole, qui réintroduit des pesticides interdits et facilite la création de mégabassines et de fermes-usines, a été adoptée par les députés. Le soir même, un millier d’opposants ont dénoncé des « alliés du cancer ».
En France et en Europe, l’usage du glyphosate est en baisse mais son interdiction n’est pas pour tout de suite. Récemment, une étude menée en Argentine stipule que des bactéries, en développant une tolérance à cette molécule, bénéficient au passage de mécanismes capables de les aider à résister à certains antibiotiques.
Un collectif de scientifiques, de professionnels de santé et d'acteurs mutualistes alerte sur l'adoption de l'Omnibus X de simplification dans le domaine de la sécurité des denrées alimentaires et de l'alimentation animal. Mesure phare de ce paquet législatif, la suppression de la procédure de réexamen périodique des substances actives de pesticides et de biocides présente un risque élevé pour la santé de nos concitoyens, estime le collectif. Les signataires de cette tribune appellent à redéfinir une trajectoire alimentaire et agricole respectueuse de la santé publique des européennes et des européens. Avec l'ambition de placer l'agriculture biologique au coeur de cette trajectoire.
L’isoproturon a quasiment disparu des champs. Mais pour être immédiatement remplacé par d’autres substances dévastatrices pour les milieux aquatiques.
La Commission européenne vient de réautoriser 19 pesticides de synthèse, contournant, comme souvent, l'ensemble du processus qui régule leur évaluation et de mise sur le marché (AMM). Le bensulfuron, le benzovindiflupyr, le chlorotoluron, le cléthodime, la cycloxydime, le cymoxanil, le dazomet, la deltaméthrine, le diclofop, la fenazaquine, le fluopicolide, l'hymexazol, la lambda-cyhalothrine, le MCPA, le MCPB, le métaldéhyde, le metsulfuron-méthyle, le paclobutrazol et le tébuconazole viennent en effet d'être réautorisés.
Ils sont en plein essor en Bretagne : les déconditionneurs retirent de leur emballage les rebuts de l’industrie agro-alimentaire pour alimenter des méthaniseurs. Mais cette technologie utilisée par des agriculteurs génère des microplastiques, déversés dans les champs.
Trente-trois ans après l’interdiction du chlordécone aux Antilles, 85,5 % des Martiniquais adultes présentent encore du pesticide détectable dans le sang. Et parmi eux, près d’un sur six dépasse le seuil à partir duquel les effets sanitaires ne peuvent plus être écartés. Ce n’est pas une projection, ni une alerte préventive : c’est le résultat publié le 24 juin 2026 par Santé publique France, issu de l’étude Kannari 2.
La firme tire sa puissance d’une stratégie morbide : elle vend des pesticides susceptibles de donner le cancer et des médicaments pour le soigner. Le 25 juin, la Cour suprême des États-Unis a tranché en sa faveur en bloquant des milliers de plaintes sur le risque de cancer lié au Roundup. Enquête au cœur de son lobbying.
Les juges ont estimé ce jeudi 25 juin que le géant de l’agroalimentaire ne pouvait pas être condamné pour l’absence d’avertissement sanitaire supplémentaire sur ses produits, l’Agence fédérale de protection de l’environnement américaine n’imposant aucune alerte sur le potentiel caractère cancérigène du Roundup.
Quelles seront nos conditions d’existence dans vingt-cinq ans et quelle sera l’habitabilité humaine à Thessalonique, en Laponie ou à Rennes ? A quoi ressemblerait notre vie quotidienne, en 2049, sur une Terre qui franchirait les principaux points de basculement ? Fort de savoirs actualisés, ce séminaire de Nathanaël Wallenhorst, qui s’est tenu à Paris le 19 mai 2026, anticipe d’une façon concrète ce que pourrait être 2049 pour les écosystèmes, le climat et la société. Aurons-nous toujours des saisons en 2049 ? De quoi sera faite notre alimentation ? Quels seront nos loisirs ? Climat, eau, santé et migrations, Nathanaël Wallenhorst raconte notre quotidien dans ce futur proche si rien ne change.
Malgré les alertes d’ONG, de médecins et d’une partie de la communauté scientifique, les ministres européen·nes de l’agriculture doivent se prononcer ce vendredi sur une réforme qui prolongerait de plusieurs années l’autorisation de nombreux pesticides. Un texte dénoncé par plusieurs ONG comme un détricotage supplémentaire des règles européennes de protection de la santé et de l’environnement.
Pendant près de dix jours, la France et une bonne partie de l’Europe de l’Ouest a connu des records de chaleur sans précédent pour un mois de mai. Dix jours pendant lesquels l’actualité était suspendue aux niveaux du mercure et où la canicule s’est imposée comme l’invitée principale de tous les plateaux télé, et comme le sujet central de nos conversations. Par son intensité, sa précocité et sa durée, la vague de chaleur qui s’est abattue sur le pays est historique, selon Météo-France, avec des centaines – voire des milliers – de records de température battus ou égalés, en seulement quelques jours. En plus de ses conséquences pour les populations humaines, cet épisode climatique extrême a eu des impacts dramatiques sur la faune et la flore, qui restent encore difficiles à estimer. Le printemps 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en France depuis 1900, c’est un “ovni” climatique, tel que le dénomme le climatologue Christophe Cassou. Et pourtant, il va falloir commencer à s’y habituer et à s’adapter, ...
En France, le scandale commence à faire du bruit, presque à contretemps. Depuis quelques semaines, médecins et agences sanitaires tirent la sonnette d’alarme : une partie significative de la population serait surexposée au cadmium via l’alimentation quotidienne. Pain, pâtes, céréales, pommes de terre… rien d’exotique, notre « pain quotidien ». La contamination est diffuse, invisible, presque banale. Surtout, elle dure depuis longtemps, très longtemps.
Alors que la France est jusque-là très permissive par apport à d’autres pays de l’UE, les députés ont adopté en première lecture, mercredi 3 juin, l’une des meilleures réglementations européennes sur le taux de ce métal lourd dans les engrais agricoles, qui contamine la population via l’alimentation.
Une proposition de loi est étudiée à l’Assemblée pour limiter les teneurs en cadmium dans les engrais phosphatés. Pourrait-on se passer d’eux complètement, comme le font déjà les agriculteurs bio ? Des avancées sont possibles.
En 2019, les autorités sanitaires donnent l’alerte sur les dangers du cadmium, métal lourd toxique dont les Français·es sont massivement imprégné·es, et exhortent l'État à agir sans tarder. Nous voilà en 2026 : leurs recommandations n’ont toujours pas été appliquées par les gouvernements successifs. Pour comprendre les ressorts de cette inaction, Vert a mené l’enquête, des ministères concernés aux lobbies de l’industrie. Révélations sur ces sept années perdues pour notre santé.
La conférence nationale des Unions régionales des professionnels de santé médecins libéraux (URPS-ML) alerte sur la pollution chimique de l'eau potable en France. La présence élevée de pesticides et de PFAS inquiète l'organisation qui sonne l'alarme sur des "conséquences sanitaires potentiellement considérables".
Le gouvernement wallon a validé, jeudi, sa trajectoire de réduction de l'usage des produits phytopharmaceutiques (PPP) dans les zones les plus sensibles en termes de ressources en eau et de santé.
Alors que le produit a été autorisé en urgence pour une durée limitée, Yves Coppieters déplore une décision prise sans disposer de toutes les données sur ses risques sanitaires et environnementaux.
Une équipe espagnole a repéré la signature moléculaire d’un herbicide dans les tumeurs de patients de moins de 50 ans, une population dans laquelle les cancers colorectaux sont en croissance rapide. Une approche novatrice qui remet en cause les protocoles réglementaires d’autorisation et la surveillance des pesticides.
L’exposition au piclorame, un pesticide inconnu du grand public et loin des radars des autorités sanitaires, a été identifié par une équipe de chercheurs espagnols comme l’un des facteurs de risque des cancers colorectaux précoces, dont le nombre s’envole. Ces résultats, repérés par Le Monde, ont été publiés fin avril dans la revue scientifique Nature Medicine.
On l’appelle « l’apocalypse des insectes », et ses conséquences ne se limitent plus à la simple disparition de la biodiversité. Une étude pionnière vient de démontrer que le déclin des pollinisateurs impacte directement la santé humaine en réduisant la disponibilité d’aliments essentiels. En privant nos cultures de leurs principaux alliés, nous perdons des nutriments vitaux comme la vitamine A, le folate et le fer. Ce n’est plus une menace environnementale lointaine, mais une crise sanitaire concrète qui frappe déjà les populations les plus vulnérables de la planète.
Alors que Vert enquête depuis des mois sur ce métal lourd cancérogène, nous avons décidé de faire tester les journalistes de notre rédaction, ainsi que leurs enfants. Voici ce que révèlent nos résultats.
En 2025, au moins 421 substances actives étaient autorisées en Europe, dont 267 en Belgique. Et, si ces substances sont autorisées, on peut légitimement penser qu'il n'y a aucun risque pour notre santé. Malheureusement, c'est un peu plus compliqué que ça, et c'est ce que dénonce notamment la Société Scientifique de Médecine Générale (SSMG), qui représente et conseille les médecins généralistes francophones de Belgique. Alors, aujourd'hui, on fait le point. Quel est l'état de la connaissance scientifique quant aux liens entre santé humaine et pesticides ? On en parle avec Céline Bertrand, spécialiste en santé environnementale à la SSMG. (Sans oublier, c'est promis, de parler des solutions.)
Le nombre d’enfants atteints de cancers en France augmente de manière continue. D'autres pathologies infantiles graves – malformations, troubles du neurodéveloppement, diminution du quotient intellectuel – suivent la même tendance. Les pesticides sont de plus en plus pointés du doigt par la communauté scientifique. Pourtant, la France reste le premier consommateur européen et le troisième au niveau mondial. Face à ce paradoxe, médecins, victimes et citoyens décident d'agir.
À l'attention de Monsieur Yves Coppieters, Ministre de la Santé, de l’Environnement, Madame Anne-Catherine Dalcq, Ministre de l’Agriculture et de la Ruralité, Monsieur Adrien Dolimont, Ministre-Président du Gouvernement wallon. Objet : Demande de mesures urgentes pour la protection des ressources en eau et la transition vers une agriculture durable en Wallonie.
En Belgique, on vient de l’apprendre, les ventes de pesticides contenant des PFAS ont augmenté de 26 % en 2024, avec un total de 371.000 kilos de substances actives PFAS, selon nos calculs, confirmant une tendance déjà à la hausse ces dernières années, mais l’amplifiant encore davantage. . En parallèle, la contamination des ressources en eau au TFA (un produit de dégradation très persistant et très mobile) continue de progresser en Wallonie.
Retardateurs de croissance : des pesticides aux effets sanitaires dévastateurs, massivement utilisés depuis des décennies, mais pourtant largement ignorés. Après les fongicides et les herbicides, les retardateurs croissance sont les pesticides les plus utilisés en France, avant même les insecticides. Le plus emblématique est le Chlorméquat Chlorure.
Jeudi, le réseau d'associations écologistes a annoncé avoir déposé un recours devant le tribunal administratif de Paris pour obliger l'État français à protéger les captages d'eau potable. Plus de 14 000 de ces infrastructures ont fermé depuis 1980, en partie à cause des pollutions croissantes de la ressource.
La pollution des sols par les métaux toxiques est omniprésente, mais sa répartition mondiale restait inconnue. Des chercheurs ont analysé une base de données mondiale sur la pollution des sols par l'arsenic, le cadmium, le cobalt, le chrome, le cuivre, le nickel et le plomb, à partir de 796 084 points d'échantillonnage issus de 1 493 études régionales. Grâce à des techniques d'apprentissage automatique, ils ont cartographié les zones où les seuils sanitaires et agricoles sont dépassés. Les résultats révèlent l'existence, jusqu'alors insoupçonnée, d'une zone à haut risque et enrichie en métaux dans les basses latitudes d'Eurasie, attribuée à des facteurs climatiques, topographiques et anthropiques importants. Cette zone peut être considérée comme un indicateur de l'ère de l'Anthropocène.
À contre-science. Dans ce livre concis et percutant, l'écologue Philippe Grandcolas revient sur l'explosion des attaques contre la science durant les débats sur la loi Duplomb, à l'été 2025. Le chercheur remet à plat les «fausses informations» sur les pesticides, sur les agences publiques, sur les bassines…
Omniprésent dans l’alimentation, le cadmium suscite l’inquiétude des autorités sanitaires. Ce métal lourd, notamment issu des engrais phosphatés, affecte particulièrement les femmes sujettes au manque de fer, avec des conséquences importantes sur leur santé.
Dans une tribune au « Monde », plus de 700 scientifiques, personnalités politiques et membres de la société civile insistent, en amont du One Health Summit, qui se tiendra à Lyon le 7 avril, sur l’urgence à mettre en place une règlementation européenne ambitieuse sur la question des pesticides.
Le texte a été modifié par rapport à sa première mouture adoptée en juillet 2025, qui avait suscité l’indignation, avant que le Conseil constitutionnel censure l’article réintroduisant l’acétamipride, un pesticide de la famille des néonicotinoïdes.
Des scientifiques français·es et péruvien·nes ont cartographié les zones les plus exposées aux pesticides du Pérou, et identifié tous les clusters de cancers. Une corrélation entre les deux a permis de conclure à un lien «solide» entre ces produits agricoles et le risque supplémentaire de maladie.
Des chercheurs français ont développé un modèle superposant l’accumulation de pesticides sur le territoire du Pérou et les clusters de cancer. Dans plus de 400 zones, ils montrent une « association robuste » entre ces produits et le surrisque de maladie.
Dans une étude publiée ce mercredi 1er avril par «Nature Health», des chercheurs ont identifié dans le pays d’Amérique latine des zones exposées à des pesticides non classés cancérogènes pour les comparer aux registres locaux de la pathologie.
Une nouvelle étude scientifique, publiée dans Nature Health, révèle un lien solide entre l’exposition aux pesticides agricoles présents dans l’environnement et le risque d’apparition de cancers. En combinant des données environnementales, des registres nationaux du cancer et des analyses biologiques, les chercheurs de l’IRD, de l’Institut Pasteur, de l’Université de Toulouse et de l’Instituto Nacional de Enfermedades Neoplásicas (INEN) du Pérou ont mis en lumière pour la première fois comment des expositions aux pesticides peuvent contribuer au développement de certains cancers
"Près de la moitié de la population adulte dépasse les valeurs toxicologiques de référence", selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, en France. Dans un rapport, l’organisation appelle à des actions urgentes pour réduire cette surexposition au métal lourd, notamment en limitant le recours aux engrais agricoles.
Combien en faudra-t-il pour que l'on percute ❓ ❓ Les pesticides constituent une grave menace pour notre santé et notre sécurité alimentaire! Après l'étude publiée en 2025 dans Nature Communications qui mettait en évidence que les pesticides, couramment utilisés en agriculture affectent largement des espèces d'animaux ou de végétaux qu'ils ne ciblent pas et participent ainsi activement à l'effondrement de la biodiversité, en voici une de plus!
Autour de Reims, l’eau contient des traces de chloridazone, herbicide utilisé dans la culture des betteraves, souligne la radio ICI. Les autorités affirment qu’il n’y a pas de danger sanitaire, mais les communes doivent se mettre en conformité.
Avec plusieurs foyers identifiés de cancers pédiatriques, à Saint-Rogatien, Périgny, et plus récemment Saint-Vivien et L'Houmeau, le préfet de Charente-Maritime lance une vaste étude sur trois ans pour savoir si l'environnement peut être à l'origine de ces clusters.
La population classée comme étant dans une situation « de crise ou pire » a « presque doublé » en un an, après deux saisons des pluies marquées par l’insuffisance des précipitations.
Le président américain a pris un décret mercredi pour faciliter sa fabrication, estimant qu’il est indispensable à la sécurité alimentaire du pays.
Monsanto, filiale du géant allemand de l'agrochimie Bayer, a annoncé mardi aux États-Unis un accord pouvant atteindre 7,25 milliards de dollars pour régler les plaintes "en cours et futures" concernant le Roundup, son herbicide au glyphosate accusé d'être cancérigène.
Si les pesticides ont longtemps assuré la protection des cultures, leurs effets délétères sont aujourd’hui largement documentés. Réduire cette dépendance est devenu une urgence sanitaire, environnementale et économique. Les stratégies de lutte contre les ravageurs intègrent aujourd’hui de nouvelles techniques innovantes. L’analyse de la situation en France et au Brésil livre un éclairage croisé sur cette question.
Mis sous pression par les Etats-Unis, le président colombien, Gustavo Petro, a décidé de reprendre cette pratique à laquelle il était pourtant opposé, en raison des risques pour la santé humaine, lorsqu’il était sénateur.
L’opposition à la nouvelle tentative du sénateur Laurent Duplomb pour réintroduire des pesticides toxiques pour la santé et la biodiversité prend de l’ampleur. La pétition citoyenne a dépassé les 100 000 signatures et gagne en visibilité.
Visage de la lutte contre les pesticides et contre la maladie, Fleur Breteau a lancé au printemps 2025 un collectif pour «politiser le cancer, attaquer ses causes». En première ligne de la mobilisation contre la loi Duplomb, elle revient pour Vert sur ce moment sans précédent.
Le débat sur la pétition contre la loi Duplomb se tient ce mercredi à l'Assemblée nationale, après une opposition citoyenne massive. Documentation des effets des pesticides, mise en avant des victimes, interpellations… Vert vous raconte de l'intérieur les secrets de ce mouvement historique, qui ressurgit ces derniers jours.
Le sénateur Laurent Duplomb a déposé un nouveau texte pour réintroduire l’acétamipride, insecticide interdit et décrié, dans sa loi Duplomb. Face à ce passage en force, de nombreux rassemblements sont prévus en France.
Dans l'État du Maine, les autorités et l'université proposent des solutions pour que les agriculteur·ices victimes des «polluants éternels» puissent continuer à travailler. Pour comprendre, Vert s’est rendu dans deux exploitations concernées.
Le collectif Cancer Colère, qui vise à politiser cette maladie, s’est implanté dans les campagnes, là où l’exposition aux pesticides est la plus forte. Pour Caroline et Fabienne, militer est devenu essentiel.
Le fluopyram, un fongicide appartenant à la famille des PFAS contamine l’eau de plus de 45 communes. La direction générale de la santé a saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire.
Dans les Hauts-de-France, 27 communes dépassent la limite réglementaire de fluopyram dans l’eau potable, selon l’ONG Générations Futures. Un fongicide toujours autorisé, au cœur de controverses sanitaires. Les concentrations atteignent jusqu’à 17 fois le seuil de qualité.
Le géant allemand de l’agrochimie avait été condamné en octobre 2023 à une indemnisation de 1,25 million de dollars à un homme ayant développé une forme de cancer attribuée à son exposition à l’herbicide controversé.
Les années passent et le doute sur les effets des pesticides devient toujours plus intenable. Voici la plus grande méta-analyse jamais réalisée sur les effets des pesticides sur la biodiversité, sur la base de 1705 études et 20 212 tailles d’effet. L'étude est parue dans Nature en février 2025 mais n'a pas eu, me semble-t-il, la couverture méritée, y compris dans les milieux écologistes.
Vous écoutez Les éclaireurs invisibles par Nature et Progrès, le podcast qui incarne le changement pour un mieux, que ce soit des associations, des agriculteurs, des chercheurs.Notre ambition est de révéler les acteurs dans une réalité positive pour susciter un basculement de société. […] Aujourd'hui, nous recevons Céline Bertrand, experte en santé publique au sein de la cellule Environnement Santé de la Société Scientifique de Médecine Générale.
Aujourd’hui nous recevons Céline Bertrand, spécialiste en santé environnementale au sein de la cellule environnement-santé de la Société scientifique de médecine générale (SSMG). Céline fait partie de ces personnes qui alertent sur les dangers des pesticides au quotidien.
Ce mardi, la commission de la Santé, de l’Environnement et de l’Action sociale du Parlement wallon a reçu quatre représentants d’un collectif citoyen namurois. Apolitique, le groupe est venu défendre une pétition de 1.300 signatures demandant l’interdiction progressive des pesticides de synthèse en Wallonie. En ligne de mire : leur présence dans l’alimentation et l’environnement, et leurs effets potentiels sur la santé de la population. Si le message a été entendu, le ministre wallon Yves Coppieters tempère déjà certaines attentes.
Médecin, Louis-Adrien Delarue refuse de voir défiler dans son cabinet davantage de malades du cancer. Il a décidé de se battre contre les pesticides et les élus les promouvant. Quitte à finir au centre d’une plainte d’une députée d’extrême droite.
Quelques mois après le vote à l'assemblée de la loi Duplomb, c’est au tour de la commission européenne de vouloir “simplifier” la réglementation sur les pesticides et mettre la santé des citoyens européens davantage en péril. Dans le paquet de dérèglementations européennes Omnibus, la directive sur la “sécurité alimentaire” soulève des enjeux majeurs de santé environnementale et soulignent un tournant du rapport de nos représentants politiques au fait scientifique. Directeur de recherche au CNRS et sociologue, Jean-Noël Jouzel vient nous éclairer sur les enjeux qui se cachent derrière cette décision européenne.
La Commission européenne présente le 16 décembre un règlement visant à autoriser indéfiniment des pesticides. 90 % des substances actives seraient concernées, craignent scientifiques et associations environnementales.
Il y a quelques jours, un projet de loi sur lequel planche la Commission européenne a fuité. Un septième "Omnibus", l’un de ces paquets législatifs qui s’inscrit dans la volonté de l’exécutif d’alléger la charge administrative qui pèse sur les entreprises européennes. Les commissaires se penchent cette fois sur les règles en matière de denrées alimentaires et d’aliments pour animaux. Parmi les pistes évoquées : la fin de l’obligation de réévaluation, après un certain nombre d’années, des pesticides autorisés dans l’Union européenne. Une perspective qui inquiète associations, scientifiques et professionnels de la santé.
Les signataires de la lettre ouverte s’inquiètent en particulier d’une disposition proposée par le commissaire européen à la santé, le Hongrois Oliver Varhelyi, visant à homologuer les pesticides sur le marché unique sans limite dans le temps.
La justice européenne a donné raison, mercredi, à trois organisations environnementales, estimant que la Commission européenne avait commis une "erreur de droit" lors d’une prolongation de l’autorisation du glyphosate, un herbicide vivement combattu par ces associations.
Peu adaptés aux conditions de travail réelles des agriculteurs, les équipements censés les protéger des expositions aux pesticides se révèlent bien souvent inefficaces voire même néfastes. La discipline de l’ergotoxicologie tâche de remédier à cela en travaillant auprès des premiers concernés.
Quatre des huit membres du conseil scientifique chargé de superviser le document ont signé un commentaire critique soulignant leurs désaccords sur des amendements, notamment obtenus par le ministère de l’agriculture.
Malgré l’accumulation de preuves scientifiques sur les dangers des pesticides, la Wallonie peine à agir : pourquoi ce décalage entre alertes sanitaires et décisions politiques ? Céline Bertrand, spécialiste en santé environnementale qui participe à la formation des médecins généralistes, dénonce un aveuglement. Elle implore d’arrêter de « tourner autour du pot ».
Si on a longtemps considéré que l’infertilité était un problème purement féminin, on sait aujourd’hui qu’il n’en est rien. Selon certaines estimations, 20 % à 30 % des cas sont directement imputables à des problèmes touchant les hommes. En marge des facteurs liés aux modes de vie, un faisceau d’indices semble incriminer notamment certains polluants environnementaux, tels que les pesticides.
La Société scientifique de médecine généraliste (SSMG) dézingue l’audience du toxicologue Alfred Bernard devant les Commissions Santé et Agriculture du Parlement wallon. Celui-ci confondrait opinion et sciences, ne se baserait pas sur des données actualisées et évacuerait la question des perturbations endocriniennes. Le principal intéressé dénonce une tendance à imposer une idéologie à la science. Tour d’horizon d’une polémique scientifique et politique.
Nous acteurs Français, Belges et Européens de la santé publique, de l'agriculture biologique et de l’environnement, prenons l’engagement d’unir nos forces pour faire advenir un nouveau chapitre de la santé publique grâce à une alimentation et une agriculture (jardins familiaux, élevage, grandes cultures, arboriculture, maraîchage, vignobles, etc) sans pesticides de synthèse.
Nous acteurs Français, Belges et Européens de la santé publique, de l'agriculture biologique et de l’environnement, prenons l’engagement d’unir nos forces pour faire advenir un nouveau chapitre de la santé publique grâce à une alimentation et une agriculture (jardins familiaux, élevage, grandes cultures, arboriculture, maraîchage, vignobles, etc) sans pesticides de synthèse.
Notre nourriture est contaminée par au moins 183 types de résidus de pesticides. Une pollution stable, mais dont l’effet cocktail – le mélange de ces produits – est peu documenté. Tous les aliments ne sont pas concernés au même niveau. On vous aide à y voir plus clair.
Stop aux pesticides ! Voilà le message porté par le collectif français des Mutuelles pour la santé planétaire. Dans leur "Odyssée pour notre santé", ils dénoncent une agriculture qui tue la terre, les vivants et en premier lieu, les agriculteurs.
Les auditions au parlement de Wallonie ont été marquées par l’intervention atypique d’Alfred Bernard, en rupture avec les autres experts. Le toxicologue, lui, ne cache pas son action politique.
Une agriculture française 100 % bio serait meilleure pour notre santé et celle de l’environnement. On pourrait arriver à cette généralisation du bio si l’on réduisait notre consommation de viande. Ce qui aurait également des effets bénéfiques pour notre santé.
Dans le sillage de la mobilisation contre la loi Duplomb, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à l’appel d’associations locales et d’élus dans la ville de Charente-Maritime. Leur objectif : faire reconnaître les dommages créés par les pesticides sur la santé et l’environnement.
Très attendues, les conclusions de l’expertise d’ampleur menée par Santé publique France et l’Anses confirment que l’usage de ces substances chimiques par les viticulteurs sont les principaux facteurs de contamination des riverains et de leur environnement.
Une étude d’ampleur publiée par l’Anses et Santé publique France, le 15 septembre, est sans appel : les personnes vivant près des vignes sont davantage exposées aux pesticides.
Victime d'un cancer du foie il y a dix ans, André Tesson a révolutionné son modèle agricole. Ancien céréalier, il s'est séparé de la moitié de ses terres, s'est reconverti dans les fruits à coque et est devenu l'un des rares producteurs de noisettes bio en France. Vert l’a rencontré.
Au sud-ouest de Nantes, une assistante maternelle à la retraite bataille pour que l’Assurance maladie reconnaisse le lien entre son cancer et les pesticides épandus par ses voisins maraîchers.
Par un arrêt du 3 septembre 2025, la cour administrative d’appel de Paris juge que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a commis une faute en ne procédant pas à l’évaluation des produits phytopharmaceutiques au vu du dernier état des connaissances scientifiques. En conséquence, la Cour ordonne à l’Etat de mettre en œuvre une évaluation conforme aux exigences requises et de procéder, dans un délai de vingt-quatre mois, à un réexamen des autorisations de mise sur le marché déjà délivrées.
La justice a ordonné à l’État de revoir ses procédures d’autorisation de mise sur le marché des pesticides. Cette décision « historique » reconnaît le « préjudice écologique » de la contamination des milieux par ces substances.
Ce mercredi, la cour administrative d’appel de Paris a condamné l’État français pour son insuffisante protection de l’environnement et de la santé humaine. Elle demande notamment la révision des procédures d'autorisation des pesticides pour mieux tenir compte de leurs impacts sur la biodiversité.
Le fonds a enregistré, en 2024, près d’un millier de dossiers de maladies causées par l’exposition professionnelle aux produits phytosanitaires, en hausse de 43 % par rapport à 2023.
Les pesticides de synthèse provoquent des drames humains. Ils sont un danger pour la santé. Leur interdiction est devenue un enjeu majeur pour notre société.
Petite demo du spectacle clownesque "Osito et Nous" - Pour en savoir plus : www.yanncostaclown.org
Ce plan d’action s’inscrit dans la continuité des colloques au Sénat le 5 février et au Parlement Européen à Bruxelles le 11 avril dernier. Aussi, nous avons aussi organisé des tables rondes le 5 juin avec des candidats aux élections européennes et un cycle d’ateliers les 19 mars, 18 juin, du 21 juin et du 9 octobre pour construire de manière collégiale ce plan d’action.
L’Odyssée pour notre santé en Europe 2025-2027 L’Odyssée pour notre santé en Europe vise à faire émerger un nouveau chapitre de la santé publique en promouvant un nouveau cap agricole sans pesticides. Cela permettra de protéger la population d’un cortège de maladies évitables dont des cancers et de dégâts environnementaux (sources Méta analyses INRAE et INSERM). Ce nouveau cap s’inspire des victoires obtenues sur le danger que représentait - et représente toujours - l’exposition à l’amiante. Dans ce dossier, des mutuelles ont été une force importante pour obtenir l’indemnisation des victimes, l’interdiction de l’amiante en France en 1997 et en Europe en 2005. Ce Tour est organisé par l’association des Mutuelles pour la santé planétaire et de nombreux partenaires scientifiques, associatifs, syndicats, entreprises, etc.
En Savoie, dans le Calvados ou dans les Pyrénées-Orientales : les interdictions de se baigner en eau douce se multiplient depuis quelques semaines. En cause, les cyanobactéries, favorisées par les fortes chaleurs et rejets agricoles, qui peuvent être toxiques pour l’humain et les chiens.
A propos de la maladie d’Alzheimer : je suis affligée d’entendre les journalistes relayer des "études scientifiques" qui auraient identifié la "cause" de cette maladie sans même évoquer les pesticides (comme on a perdu 15 points de QI en un siècle grâce aux pesticides, ceci explique sans doute cela). C’est carrément une faute déontologique et de la désinformation à ce niveau. Environ 225 000 cas par an sont diagnostiqués en France. Le nombre total de malades explose et est estimé entre 1,4 et 2,5 millions en 2025 (parce que l'État ne communique plus les chiffres réels tant ils sont apocalyptiques). Elle est la cause la plus courante de démence, à l’origine de 60 à 70 % des cas de troubles mentaux et neurologiques. Dire que l'on aurait nouvellement identifié qu'une carence en lithium en serait à la base, ne constitue nullement une explication et comme si on cherchait une explication (??!). Ça bien fait longtemps qu'on connait la cause, et c'est sans aucun doute pour cela que cette maladie est reconnue
Quelques jours avant la promulgation par la France de la loi Duplomb, sans réautorisation de l'acétamipride, la Commission européenne a acté une hausse des limites maximales de résidus de ce pesticide pour certains aliments.
À deux jours de la Journée internationale de la santé, et alors que le Parlement s’apprête à adopter un texte visant à réintroduire des pesticides hautement toxiques, notamment les néo-nicotinoïdes, près de 2000 personnes ont marché pour demander l’interdiction des pesticides, le samedi 5 avril à Paris, au départ du Muséum National d’Histoire Naturelle, en direction du ministère de la Santé. Cette mobilisation était organisée par Scientifiques en rébellion et Extinction Rebellion, rejoints par des dizaines de collectifs venus de la France entière. Plusieurs prises de parole ont dénoncé les ravages des pesticides sur l’effondrement de la biodiversité, et leurs impacts croissants et avérés sur l’explosion des pathologies humaines.
Près de 25.000 Belges ont apporté leur soutien à deux pétitions appelant à une agriculture sans pesticides dangereux, indiquent vendredi Ecolo et le collectif citoyen "Blanche-Neige", à l'initiative de ces deux appels à signatures lancés il y a une dizaine de jours.
Présentés comme indispensables à la culture de la betterave par les soutiens de la loi Duplomb, les néonicotinoïdes n’ont pourtant jamais fait partie de l’arsenal de Clément et Élodie, agriculteurs bio dans l’Aisne.
Notre santé abimée par l'exposition aux pesticides. Une nouvelle étape mutualiste pour la santé planétaire est nécessaire. Projet Mutuelles Europe.
Une polémique politique enflammée, des débats juridiques avant l’avis ce jeudi du Conseil constitutionnel… Et si la science s’invitait vraiment dans les discussions tendues autour de la loi Duplomb ?
sur la non-conformité à la Constitution de la loi visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur
Alors que le texte contesté prévoit la réintroduction de l’acétamipride, l’instance juge que « sur le plan médical (…) le doute n’est pas raisonnable » et déplore « l’écart persistant entre les connaissances scientifiques disponibles et les décisions ».
Plus d’un an après l’annonce de la mise en pause du plan Écophyto II+, qui visait à "réduire les usages de produits phytopharmaceutiques de 50% d’ici 2025", et son remplacement par la controversée stratégie Écophyto 2030, la question des pesticides revient sur le devant de la scène parlementaire dans le cadre des débats autour de l’adoption de la proposition de loi "Lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur", dite loi "Duplomb" (du nom du sénateur Les Républicains Laurent Duplomb, qui l’a initiée). L’occasion de rappeler que les agriculteurs sont les premiers exposés aux produits phytosanitaires, ce qui n’est pas sans conséquence pour leur santé.
Une grande partie des pesticides de synthèse sont des perturbateurs endocriniens. Ils en représentent l’immense majorité de notre exposition puisque l’on mange trois fois par jours, tous les jours de sa vie et même déjà au cours de la vie intra utérine pendant laquelle ils sont particulièrement toxiques.
Pétition, saisines du Conseil consitutionnel, niches parlementaires, tribunes... La pression s'accentue autour de la loi Duplomb, qui vise la réautorisation d'un néonicotinoïde. Le mouvement pourrait même aller jusqu'à un boycott des produits. Explications.
Alors qu’une pétition pour interdire la réintroduction d’un pesticide a atteint plus d’1,3 million de signatures lundi en France, la Belgique n’a jamais cessé de l’utiliser.
Certains pesticides sont interdits depuis plus de 20 ans dans l’agriculture… mais bel et bien autorisés dans la peinture des bâtiments. Des scientifiques européen·nes montrent que les produits présents sur les façades se retrouvent dans l’environnement et affectent la santé humaine. Mais, face à cette pollution, des solutions existent.
Présenté comme une réponse à la crise agricole de janvier 2024, le texte prévoit notamment la réintroduction d’un insecticide interdit, l’acétamipride.
Présent dans nos sols, nos légumes et s'accumulant lentement dans notre corps, le cadmium inquiète de plus en plus scientifiques et médecins. En Belgique, les autorités se veulent rassurantes, mais les signaux d'alerte s'accumulent.
La ministre wallonne de l’Agriculture, Anne-Catherine Dalcq (MR), avait été vivement critiquée par plus de 2000 médecins dans une carte blanche. Elle prépare un plan de lutte contre les pesticides. Ils estiment qu’elle ne tient pas assez compte des alertes sur les effets toxiques des pesticides sur la santé, la biodiversité et l’environnement. Pire, qu’elle tient des propos "incohérents, imprécis, et inexacts".
Un futur cadre réglementaire spécifique aux variétés OGM issues des « nouvelles techniques génomiques » (NTG) est en cours de discussion au sein de l’Union européenne. Le compromis à l’étude diviserait ces variétés en deux catégories, soumises à des contraintes différentes. Des citoyens et des scientifiques alertent sur les risques qu’une telle distinction entraînerait. Ce n’est pas seulement d’agriculture dont il est question, mais de l’assiette des consommateurs européens.
Les auditions sur l'utilisation des pesticides en Wallonie se sont poursuivies lundi en commission conjointe Santé-Agriculture du parlement régional. Après les représentants du monde médical et des fédérations agricoles, c'est la Cour des comptes qui est venue détailler son récent audit sur le sujet.
Le géant allemand de l’agrochimie continuerait à produire cet insecticide toxique pour l’exporter vers la Russie ou l’Ukraine. Une pratique « illégale », réagit le ministère de la transition écologique.
Jamais les institutions chargées de défendre l’environnement, la santé publique et les travailleurs n’ont subi autant d’attaques, financières, législatives et symboliques, de la part de la classe politique française. Alors que les crises écologiques dépassent des seuils critiques reconnus par un consensus scientifique incontestable, et que les enjeux sanitaires ne cessent de s’aggraver, la crise du monde agricole a été l’occasion pour le gouvernement et les organisations patronales de resservir un discours anticontrôles et antinormes. Contentant ainsi le lobby de l’agro-industrie, une circulaire, datée du 4 novembre 2024, instaure pour les administrations de l’Etat un « contrôle annuel unique » dans le secteur agricole.
Le marathon des auditions a commencé au Parlement wallon, sur les effets sanitaires et environnementaux des pesticides.
L'impératif moral d'une interdiction des exportations de pesticides interdits est clair. Toute personne a le droit à la santé et le droit de vivre dans la dignité, indépendamment de son lieu de résidence ou de sa couleur de la peau.
Moins connus que les insecticides, les fongicides triazolés sont pourtant très présents dans les milieux agricoles. L’un d’eux, le tébuconazole, est suspecté d’affecter la santé des oiseaux. Notre étude expérimentale met en effet en évidence des altérations du métabolisme, de la reproduction et de la survie chez les jeunes moineaux.
Les Français sont massivement exposés au cadmium, métal cancérogène utilisé dans la production d’engrais phosphatés. Origine, risques pour la santé et aliments concernés, Vert fait le point.
La pollution aux pesticides est avérée et elle inquiète. La lenteur de l’action politique persiste. Il est urgent de « fermer le robinet » des substances les plus dangereuses.
Une étude confirme que l'exposition au glyphosate augmente les chances de cancer chez le rat. Des résultats préoccupants pour la population humaine ? Le débat n'est toujours pas tranché mais le faisceau de présomptions se resserre un peu plus.
Une équipe internationale de chercheurs a testé les effets du célèbre herbicide sur plus d’un millier de rats de laboratoire à différents dosages. Dans tous les cas de figure, les scientifiques ont enregistré un surcroît de tumeurs.
Ce métal lourd contamine les sols et l’organisme des Français. Tabac, alimentation, agriculture… Reporterre fait le point sur les solutions individuelles et collectives pour réduire les risques.
Un collectif de médecins a alerté la semaine dernière sur le danger que représente ce métal, en particulier pour les plus jeunes. Cette substance est très présente dans notre alimentation, à cause de l’épandage d’engrais phosphatés.
Les Français sont contaminés au cadmium, selon les organisations de médecins. Ils alertent le gouvernement sur la trop forte teneur en cadmium de certains aliments, notamment les céréales, en raison de l’utilisation de ce métal dans les engrais phosphatés. Ce qui pose un réel problème de santé publique.
Dans une lettre au Premier ministre, les unions régionales de professionnels de santé-médecins libéraux réclament la réduction du taux autorisé dans les engrais de l’élément, reconnu cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction.
Pour les élus favorables au texte, du bloc central à l’extrême droite, le fait que ce pesticide néonicotinoïde soit autorisé au niveau européen suffit à garantir son innocuité. Plusieurs études récentes mettent cependant en évidence des impacts sévères sur la biodiversité et suggèrent des effets sur le cerveau humain.
Insecticide «inoffensif» pour les défenseurs de la loi Duplomb qui veulent obtenir sa réhomologation par l’Assemblée cette semaine, l’acétamipride, interdit en France depuis 2018, a été décrit comme toxique par plusieurs études, en raison notamment de ses effets potentiels sur la santé humaine.
Pour favoriser l’adoption d’une ­proposition de loi réclamée par la FNSEA, le camp présidentiel et Les Républicains s’apprêtent à empêcher les ­débats à l’Assemblée nationale.
Alors qu’une proposition de loi prévoyant de revenir sur des interdictions d’utilisation de pesticides dangereux arrive bientôt à l’Assemblée nationale, le biologiste Marc-André Selosse déplore, dans une tribune au « Monde », que les pratiques permettant de préserver la santé des agriculteurs et des citoyens ne soient pas encouragées.
Est-on en train de sacrifier la santé, et notamment celle des enfants, sur l’autel de la prospérité ? Oui, dit la Société Scientifique de Médecine Générale, qui dénonce un empoisonnement massif de la population à travers le recours aux pesticides.
Dans un rapport présenté ce mardi 13 mai, l’Institut national de la recherche agronomique torpille le thermomètre européen choisi par le gouvernement pour mesurer l’utilisation des phytosanitaires. Mis en place pour répondre à la colère agricole, celui-ci doit faire l’objet de «corrections immédiates».
Lorsqu’il s’agit d’illustrer ou d’incarner la lutte contre les pesticides, médias et militants choisissent souvent l’abeille. Pourtant beaucoup d’autres espèces sont vulnérables. Alors pourquoi cette focalisation sur un insecte en particulier ?
Pesticides, sécheresses, agriculture intensive… Alors que de nombreuses sources sont mises à mal par les activités humaines, des sites de captage sont contaminés. En première ligne, ceux exploités par Nestlé, accusé de fraude dans ses sites du Gard et des Vosges.
Dans une lettre ouverte adressée à quatre ministères, un millier de scientifiques et médecins s’insurgent contre le texte de l’élu LR agriculteur, qui prévoit la réintroduction de pesticides dangereux pour la santé et l’environnement.
L’agence sanitaire a analysé 599 expositions et intoxications liées à 150 produits phytopharmaceutiques. Selon l’étude publiée lundi, les trois quarts d’entre elles étaient accidentelles, tandis que le quart restant « relevait de conduites suicidaires ».
Dans une lettre ouverte aux ministres de l’agriculture, de la santé et de l’environnement rendue publique lundi 5 mai, des centaines de médecins et de scientifiques s’opposent aux dispositions de la proposition de loi du sénateur républicain Laurent Duplomb.
Le gouvernement a suspendu en février 2024 le plan Ecophyto, qui vise à réduire l’usage des pesticides en France. Dans une tribune au « Monde », un collectif de 379 élus le déplore en rappelant la haute toxicité de ces produits, ainsi que leur coût pour la communauté, évalué à 18 milliards d’euros par an, entre frais médicaux, indemnisations, dépollutions et soutiens à l’agriculture conventionnelle.
Les experts de l’agence nationale de sécurité sanitaire attirent l’attention sur une diversité de maladies liées à ces substances. Ils s’inquiètent principalement de leurs effets sur le neurodéveloppement et de la survenue de troubles du comportement chez les enfants.
L'Anses alerte jeudi sur l'effet néfaste pour la santé humaine de pesticides très utilisés en agriculture, pointant des risques pour "le neurodéveloppement des très jeunes enfants", d'apparition de "troubles du comportement" chez ceux exposés in utero et de "leucémie" pour les travailleurs notamment.
Bruxelles reproche à la France d’exposer la population à un « danger potentiel pour la santé » en ne respectant pas les seuils maximaux sur les nitrates dans 107 unités de distribution d’eau potable réparties dans sept régions. La Commission a saisi la Cour de justice de l’Union européenne.
La santé des sols est en danger. La présence de métaux à des taux excessifs, synonyme de risques pour la santé humaine et les écosystèmes, a été retrouvée dans 14 % à 17 % des sols agricoles du monde, soit quelque 242 millions d’hectares, révèle une étude internationale publiée jeudi 17 avril dans la revue Science. Entre 0,9 et 1,4 milliard de personnes vivent ainsi dans des zones à haut risque. Une pollution dont l’ampleur risque encore d’augmenter du fait de la consommation croissante de métaux, alertent les chercheurs.
Atteint de deux cancers liés aux pesticides, Christian Jouault est décédé jeudi 10 avril, à 70 ans. Cet ancien agriculteur était un pilier du collectif de soutien aux victimes de ces produits.
Début avril, des professionnels de la santé et des scientifiques, publient une carte blanche pour s’insurger contre les propos de la ministre wallonne de l’Agriculture concernant les pesticides i. En cause, des déclarations jugées « erronées, inexactes, voire mensongères »… Le débat n’est ni local, ni récent.
Né avec un handicap qui paralyse ses quatre membres, Alex Jolly a été reconnu victime des pesticides manipulés par sa mère pendant sa grossesse. Avec ses parents, il se bat pour une indemnisation à la hauteur de leur préjudice.
Face à la stratégie annoncée par la ministre wallonne de l'Agriculture, les médecins montent au créneau. Ils dénoncent une série d'affirmations erronées sur les effets sanitaires des pesticides et réclament une gouvernance plus transparente.
Professionnels de la santé et scientifiques, nous avons été heurtés par certains propos de la ministre wallonne de l’Agriculture, Madame Anne-Catherine Dalcq, dans Le Soir du 02/04/25. En tant que professionnels du soin et de la science, nous sommes tenus par des obligations déontologiques de veille de la santé physique et mentale de nos patients, d’intégrité de nos pratiques vis-à-vis de nos patients et de la collectivité, et également de correction scientifique. Ces devoirs nous obligent. Nous ne pouvons donc pas rester muets face à certaines déclarations de la ministre qui sont manifestement erronées, inexactes, voire mensongères.
Deux jours avant la journée mondiale de la santé, une grande marche contre les pesticides était organisée samedi dans la capitale, à l’appel d’une centaine d’associations. Victimes, scientifiques, artistes, médecins… toutes et tous ont uni leurs forces pour défendre un «printemps bruyant». Vert y était.
Une étude financée par la Ligue contre le cancer en Charente-Maritime a permis d’identifier au moins trois zones où le nombre de cancers de l’enfant et du jeune adulte est supérieur à ce qu’il devrait être statistiquement. La région de La Rochelle est fortement exposée aux épandages de pesticides.
Après presque trente années passées à étudier les liens entre la mauvaise santé des sols, des animaux qui y paissent et des Hommes qui s’en nourrissent, entouré de chercheurs, de paysans et de médecins, Pierre Weill formule une question toute simple aux réponses complexes : et si la santé des Hommes était dépendante de la santé des sols qu’ils cultivent, des animaux dont ils se nourrissent ? Sept études cliniques et près de cinq cents publications dans la presse scientifique plus tard, il esquisse les conclusions de cette enquête de toute une vie. Avec Pierre Weill Ingénieur agronome. Il est le fondateur de Bleu-Blanc-Cœur dont il a été le co-président jusqu’en 2024. Il travaille depuis plus de vingt ans sur le lien entre production agricole, environnement et santé.
La société chimique allemande Bayer a été condamnée par un tribunal de l’État américain de Géorgie à verser près de 2,1 milliards de dollars (1,9 milliard d’euros) de dommages et intérêts pour l’utilisation de Roundup, un herbicide à base de glyphosate. Selon l’agence de presse financière Bloomberg, le plaignant accuse le désherbant d’avoir provoqué son cancer. Bayer a déjà annoncé qu’elle ferait appel.
1 286 Guadeloupéens et Martiniquais contaminés demandaient à l’Etat une indemnisation au titre du «préjudice d’anxiété». La cour administrative d’appel de Paris a rendu sa décision ce mardi 11 mars.
Quatre associations ont mis au point un outil baptisé «Tous exposés» qui détaille, commune par commune, les sources d’exposition aux substances chimiques répandues dans les champs et leurs risques pour la santé.
Un groupe d’élus de Loire-Atlantique doit rendre public, vendredi 7 février, un manifeste signé par plus de 150 maires, conseillers départementaux et parlementaires locaux issus de l’ensemble du spectre politique, demandant l’interdiction des usages de pesticides sur les aires d’alimentation des captages d’eau potable.
L’Assemblée nationale a adopté lundi en première lecture une proposition de loi visant à autoriser la pulvérisation aérienne de produits chimiques pour traiter certaines cultures dans les parcelles pentues.
L'agriculture wallonne utilisait pour ses pesticides un peu plus de 4 % de substances actives Pfas en 2010. Désormais, ce serait aux alentours de 7 %, selon l'ASBL Corder, qui vient de consacrer une étude sur le sujet. Les scientifiques dénoncent les risques pour l'homme et la nature.
Les polluants éternels contaminent tous les compartiments de l’environnement, polluent l’eau potable et créent parfois des situations ingérables, mais la réponse des responsables politiques n’est pas à la hauteur, estime, dans sa chronique, Stéphane Foucart, journaliste au « Monde ».
Chaque hiver, la mégapole de Delhi tousse à cause d’une pollution de l’air dangereuse. Le brûlis des pailles de riz par les agriculteurs n’est que l’une des causes d’un problème multifactoriel.
La France est l’un des pays où l’incidence du cancer du pancréas progresse le plus et le quatrième pays le plus touché de la planète en valeur absolue.
Dans le sillage d’autres ONG, le collectif Pesticide Action Network Europe a annoncé saisir la Cour de justice de l’Union européenne pour contester la décision de la Commission concernant cet herbicide classé « cancérigène probable » par l’Organisation mondiale de la santé.
Des ONG écologistes ont annoncé ce mercredi saisir la Cour de justice de l’Union européenne pour contester la décision de la Commission de prolonger de dix ans l’autorisation de l’herbicide classé «cancérogène probable» par l’OMS.
Ce document présente la synthèse issue des travaux du groupe d’experts réunis par l'Inserm dans le cadre de la procédure d’expertise collective pour répondre à la demande de cinq directions de l’État, la Direction générale de la prévention des risques, la Direction générale de la santé, la Direction générale du…
Deux associations ont déposé un recours devant le Conseil d'État contre la France pour faire cesser l'exportation, depuis l'Hexagone, de pesticides interdits dans l'Union européenne.
Les ressources hydriques sont massivement contaminées par une molécule issue de la dégradation du flufénacet, un pesticide récemment classé perturbateur endocrinien. Les associations demandent son interdiction en urgence.
Selon les informations du Monde, les ressources hydriques françaises seraient massivement touchées par une pollution à l’acide trifluoroacétique (TFA), un «polluant éternel» issu de la dégradation d’un pesticide.
Une étude menée par l’association Générations futures répertorie cinquante-six molécules issues de la dégradation de pesticides susceptibles d’être présentes dans les eaux souterraines françaises et ne faisant l’objet d’aucun suivi par les autorités sanitaires, pourtant averties par les fabricants des risques encourus.
Des familles de la campagne rochelaise ont fait analyser les cheveux et les urines de leurs enfants. Selon les informations du « Monde » et de Franceinfo, de nouveaux cas de cancers ont été identifiés dans cette zone de culture intensive. Plusieurs mineurs sont morts.
Des traces de pesticides, dont certains interdits, ont été retrouvées dans les cheveux et les urines de dizaines d’enfants riverains de la plaine d’Aunis, selon des analyses dévoilées ce samedi 12 octobre.
Emmy Marivain est la première enfant dont le décès est reconnu par le Fonds d’indemnisation des victimes de pesticides. Devant la Cour d'appel de Rennes, sa mère, ex-fleuriste, veut faire reconnaître la souffrance de la famille.
Le gouvernement wallon a pris une série de mesures, jeudi, afin de limiter les quantités de boues issues de stations...
Si l'usage des pesticides s'est généralisé dans les années 1960, il avait commencé bien avant, explique l'historienne des sciences Nathalie Jas. Dès le 19e siècle, des médecins se sont aussi inquiétés de leurs effets sur la santé. Entretien.
Plusieurs failles dans la réglementation française permettent aux géant de la chimie de continuer de produire et d’exporter des substances interdites dans le pays. Une pratique qu’a reconnu le ministère de la Transition écologique.
La Déclaration de politique régionale du nouveau Gouvernement wallon relègue l’alimentation au second plan[1]. Les enjeux de notre alimentation sont primordiaux et interconnectés. Ils nécessitent une politique qui intègre et coordonne tous les secteurs - santé, emploi, formation, agriculture, économie, social, environnement - et la mise en application des principes de sécurité et souveraineté alimentaires.
Les associations Agir pour l’environnement, Criigen, et le collectif des maires antipesticides réclament l’annulation du renouvellement pour dix ans de l’autorisation de l’herbicide controversé au sein de l’Union européenne.
Une étude publiée jeudi dans « Science » estime que la mortalité infantile dans plusieurs comtés entre 2006 et 2017 a été causée par la surutilisation d’insecticides, employés pour compenser la raréfaction des chauve-souris.
Certains pesticides ayant été interdits, le gouvernement entend les remplacer. Le ministère de l'Agriculture évoque une centaine de nouveaux produits mis sur le marché bientôt.
Une étude suggère que la hausse des températures et des pluies va conduire à une augmentation de l’usage des herbicides et fongicides en 2050. Mais il n’y a «pas de fatalité», estime un de ses auteurs, l’économiste François Bareille.
Les demandes de la communauté scientifique de sortir de l'ère de l'agriculture chimique ne sont pas dogmatiques. Les liens entre l'utilisation des pesticides et leur impact sur la santé sont "science-based", comme le veut votre gouvernement. Et à côté des jeunes enfants, des femmes enceintes ou des personnes malades et âgées, la communauté agricole en est la première victime.
La protection et la conservation des eaux souterraines relèvent d’une importance majeure pour le bon fonctionnement des écosystèmes qui en dépendent et parce qu'elles constituent une ressource pour l’approvisionnement en eau destinée à la consommation humaine. Après le nitrate, les pesticides constituent le second facteur de dégradation de la qualité des eaux souterraines.
Plus les températures augmentent et mettent les cultures sous tension, plus les agriculteurs ont tendance à utiliser davantage de pesticides.
Le nouveau plan Écophyto, qui vise à réduire l’emploi des pesticides, fait débat. En cause, notamment, le remplacement de l’indicateur évaluant l’usage de ces substances toxiques pour la santé.
Selon une étude réalisée dans dix pays de l’Union européenne et menée par les organisations partenaires du Pesticide action network Europe, La Mehaigne serait le troisième cours d’eau le plus pollué d’Europe en TFA, un produit chimique éternel qui fait partie de la famille des PFAS.
Révélations exclusives sur une contamination aux PFAS ignorée - En février 2024, une recherche conjointe du Réseau européen d'action sur les pesticides (PAN Europe) et de ses membres a révélé une forte augmentation de la contamination des fruits et légumes européens par des pesticides appartenant au groupe chimique problématique des PFAS, également connus sous le nom de "forever chemicals" (polluants éternels). Le présent rapport se concentre sur leur produit de dégradation final, l’acide trifluoroacétique (TFA), un produit chimique très persistant.
Le glyphosate, l'ingrédient actif d'herbicides tels que le Roundup, affecterait la réponse immunitaire, notamment en perturbant le fonctionnement des cellules immunitaires qui sont les premières à monter au combat, montre une étude publiée par un chercheur de l'Université Laval.
Ils vivent à côté d’exploitations agricoles utilisant des pesticides, et en sont malades. Le cabinet de l’avocate Corinne Lepage lance une action en justice collective contre l’État, pour obtenir l’indemnisation de ces victimes. Un pour tous, et tous contre les phytos. Le cabinet d’avocats Huglo Lepage a lancé, début avril, une action collective inédite. Objectif : « Demander réparation à l’État pour les victimes non professionnelles des pesticides », selon la plateforme en ligne. « L’initiative n’est pas (...)
Aux Pays-Bas, rentabilité oblige, le monde agricole s'est tourné vers une production intensive avec l'utilisation massive de pesticides. Un modèle d'agriculture remis en question par l'impact sur leur santé des populations les plus exposées à ces substances chimiques.
L'assainissement de la zone élargie autour du site de l'usine 3M à Zwijndrecht (Anvers) nécessitera l'excavation et le remplacement de 137.000 tonnes de terre contaminée aux Pfas, ces substances chimiques toxiques et quasiment indestructibles, a indiqué mardi l'Agence flamande en charge des déchets (Ovam).
A la suite notamment de l’annonce de la révision du plan Ecophyto et à la présentation du projet de loi d’orientation pour la souveraineté agricole, un collectif d’associations de défense de l’environnement dénonce, dans une tribune au « Monde », les impacts néfastes de la politique agricole actuelle du gouvernement français, notamment en ce qui concerne l’usage accru des pesticides.
La chercheuse brésilienne Larissa Mies Bombardi travaille depuis des années sur les agrotoxiques. Dans son livre, Pesticides, un colonialisme chimique, elle dénonce comment l'Europe continue à exporter des pesticides interdits chez elle. Entretien.
Le Mexique défend son droit à refuser les importations de maïs OGM en provenance des États-Unis. Une décision jugée illégale par ces derniers, qui réfutent les arguments scientifiques de leur voisin. La bataille est rude. Depuis un décret du gouvernement mexicain de 2020 visant à interdire les importations de maïs génétiquement modifié (OGM) au 31 janvier 2024, le bras de fer entre les États-Unis et le Mexique s’éternise. La culture de maïs transgénique est interdite au Mexique, mais le pays continue (...)
Herbicide le plus utilisé au monde, le glyphosate a des effets ravageurs sur la biodiversité et les écosystèmes. Une étude récente en Martinique révèle l'étendue du problème.
Les néonicotinoïdes, souvent en semences enrobées, sont des insecticides qui détruisent tout type d'insectes volants, les vers de terres et les oiseaux notamment directement où indirectement et par extension les humains. 1/4 des pesticides sont des néonicotinoïdes, 60% d'entre eux sont des semences enrobées systémiques et se retrouvent donc dans toute la plante et par la suite dans les sols, l'eau de surface, les nappes phréatiques et dans nos corps. On les utilise aussi sur nos animaux de compagnie contre les puces et les tiques et sur nos animaux d'élevage.
Une expertise restée secrète, dont « Le Monde » avait demandé communication auprès de la justice, a été publiée le 25 mars. Elle jugeait les tests utilisés pour évaluer la toxicité des formules commerciales de l’herbicide insuffisants.
Les cultures issues des nouvelles techniques génomiques doivent-elles être traitées comme celles des OGM traditionnels ? La question se pose parce que les deux technologies divergent, mais elle n’a pas encore été tranchée au niveau européen.
Le groupe chimique allemand Bayer élabore une alternative au désherbant controversé glyphosate, commercialisé sous la marque Roundup. "Nous testons déjà la nouvelle substance sur des plantes", a confié son patron Bill Anderson au journal dominical allemand Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung.
Une étude de WWF France met en avant le manque d’informations des Français sur les pesticides. Un résultat qui explique, selon l’association, leur manque de réactions aux annonces récentes.
Si les méfaits pour la santé des aliments ultra-transformés sont de plus en plus connus. L'impact de ces produits sur notre modèle agricole l'est moins. Il est pourtant colossal.
La quantité de pesticides contenus dans certains fruits et légumes dépasse même la “limite maximale en résidus” : le niveau maximal autorisé légalement dans les denrées alimentaires.
Pour la presse étrangère, qui commente les annonces faites par Gabriel Attal mercredi 21 février, le gouvernement français continue d’afficher ostensiblement sa bonne volonté envers les agriculteurs pour éviter une reprise du mouvement.
Alors que l’adoption, l’été dernier, de la loi Duplomb a ouvert la voie à la possible réautorisation de certains pesticides, une vérité reste importante à rappeler : les agriculteurs et les agricultrices sont les premiers exposés aux produits phytosanitaires, ce qui n’est pas sans conséquence pour leur santé.
Après des années d’exposition au chlordécone dans les bananeraies de Martinique, le mari de Patricia est décédé d’un cancer. Depuis, la défense des victimes de ces produits chimiques est devenu le combat de sa vie.
Les pesticides, présents dans l'eau et l'alimentation de toute la population ou presque, font désormais partie de notre quotidien. Cet usage massif, nocif pour la santé humaine et l'environnement, est une conséquence directe de la mainmise de l'agro-industrie qui domine physiquement et idéologiquement toute la planète. Dans ce scénario, le Brésil occupe une place spéciale : il est le plus grand consommateur mondial de pesticides, lesquels sont produits en majorité par des multinationales européennes.
Une branche du CNRS a poussé ses chercheurs à se positionner publiquement en faveur des nouveaux OGM. Le retour de cette vieille technique de propagande industrielle a choqué de nombreux scientifiques, notamment écologues.
Membres du comité de suivi du plan Ecophyto II +, 8 organisations condamnent le manque de considération de l'exécutif et la remise en cause de l’indicateur de mesure des pesticides dans les champs pour répondre à la colère des agriculteurs.
Un nouveau service a ouvert ses portes au CHU d’Amiens en octobre 2023. Une consultation entièrement dédiée aux pesticides et pathologies pédiatriques. Un lien encore méconnu entre certaines malformations infantiles et l’exposition...
À l’initiative du réseau de chercheurs en sciences humaines et sociales travaillant sur les pesticides, 140 scientifiques s’insurgent contre le recul du gouvernement Attal sur le plan Ecophyto pour satisfaire les syndicats agricoles. Ils rappellent que la nocivité des pesticides est un fait scientifique.
Des scientifiques soulignent, dans une tribune au « Monde », combien la mise en pause du plan Ecophyto, annoncée le 1ᵉʳ février par le premier ministre, Gabriel Attal, contredit l’objectif de réduction de l’usage des pesticides.
« Le sujet reste d’actualité » mais « pour avancer, davantage de dialogue et une approche différente sont nécessaires », a déclaré la présidente de la Commission européenne, sans avancer de date.
Prix des semences, brevets et droits de licence, présomption de contrefaçon : le projet de réglementation sur les nouveaux OGM menace les petits semenciers et les paysans, au bénéfice des multinationales agrochimiques.
Vertement critiqué pour la "pause" annoncée sur le plan de réduction des pesticides, le gouvernement défend l'idée de "sortir de l'écologie punitive", mais ses opposants dénoncent une rupture avec le "quinquennat écologique" promis par Emmanuel Macron. Après deux semaines de fronde agricole, l'exécutif a mis fin au mouvement au prix de nombreuses concessions. Notamment sur le 4e plan Ecophyto qui fixait un objectif de réduction de 50 % de l'usage des pesticides d'ici 2030 (par rapport à 2015-2017) et que le gouvernement a décidé jeudi de "mettre en pause".
Face à la colère des agriculteurs, le gouvernement a annoncé une nouvelle salve de mesures parmi lesquelles la suspension du plan Ecophyto sur la réduction des pesticides. Côté européen, la Commission promet quant à elle de revenir sur l’obligation de mise en jachère. Deux revendications fortes du syndicat majoritaire, la FNSEA, qui appelle désormais à lever les blocages.
Selon les chercheurs, la production actuelle détruit plus de valeur qu’elle n’en crée en raison des coûts médicaux et environnementaux.
En 2023, l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) a analysé 370 échantillons de denrées alimentaires à la recherche de PFAS.
La colère gronde dans le monde agricole. Depuis quelques mois, les agriculteurs sont vent debout un peu partout en Europe. Récemment, les manifestations et blocages se sont multipliés, bénéficiant d’une grande mobilisation en France et maintenant en Belgique. Cette colère d’une profession aux multiples facettes est légitime et compréhensible. Les conditions de travail d’une partie non négligeable d’agriculteur·trice·s n’ont cessé de se dégrader depuis de nombreuses années, et davantage encore récemment. Alors que les constats sur les causes de cette régression sont clairs et alarmants, ne nous trompons pas de coupable ! Unissons-nous pour faire converger les objectifs de l’agriculture, de l’environnement et de la santé.
Le tribunal de Philadelphie a infligé au géant de la chimie allemand une peine de 2,25 milliards de dollars de dommages et intérêts vendredi 26 janvier. Une fois de plus, le Roundup, l’herbicide de sa filiale Monsanto, est accusé d’être cancérigène.
Au moment où la FNSEA réclame l’arrêt du plan de réduction des pesticides en France, des associations environnementales contestent auprès de la Commission européenne sa décision de reconduire pour dix ans l’herbicide controversé.
Pour rendre notre système alimentaire plus durable et résilient, les députés soutiennent de nouvelles règles applicables à certains végétaux seulement. La commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire a adopté mercredi sa position sur la proposition de la Commission relative aux nouvelles techniques génomiques (NTG), par 47 voix pour, 31 voix contre et 4 abstentions.
La FNSEA a réclamé au gouvernement ce mercredi 24 janvier au soir des aides «immédiates» pour les agriculteurs et un allègement des contraintes environnementales, dans une liste détaillée de demandes.
Ils travaillaient avec des pesticides, et ont un jour déclaré un cancer. Ils parcourent depuis six ans les lycées agricoles pour faire de la prévention. Des témoignages précieux, qu’ont pu entendre des jeunes de la Sarthe.
Le chlorpyrifos est interdit en Europe depuis 2020, mais il persiste dans les sols. Encore mal connus, ses effets sur la santé – et en particulier sur la flore intestinale – pourraient perdurer. Que faire ?
Le président du Brésil a toutefois posé son veto à quatorze alinéas d’un texte controversé, négocié depuis des années et qui vise à libéraliser l’homologation de pesticides dans le pays.
Les particules fines intoxiquent la plaine du Pô. La pollution de l'air atteint des pics en hiver dans cette région considérée comme le garde-manger de l'Italie. Reportage à Crémone, qui enregistre l'une des plus grandes concentrations de ces particules d'Europe.
Plus de cent scientifiques interpellent la Commission européenne sur les lacunes de sa proposition de dérèglementation des OGM, formulée en juillet 2023. Alors que cette proposition fait l’objet d’intenses négociations politiques à Bruxelles, ces scientifiques demandent notamment une évaluation des risques complète et une transparence totale pour tous les citoyens.
C’est une victoire contre des « dealers » de glyphosate. Trois hommes, habitants dans le Vaucluse, ont été condamnés le 19 décembre par le tribunal correctionnel d’Avignon à des peines de six, dix et douze mois de prison avec sursis, assorties à des amendes de 1 000, 2 000 et 3 000 euros pour avoir écoulé 2 400 litres de glyphosate. Alors que la Commission européenne a renouvelé pour dix ans l’autorisation de cet herbicide dans l’agriculture, le trafic de désherbant à base de glyphosate se développe depuis l’interdiction à la vente pour particuliers, en 2019, du Roundup et autres herbicides cancérigènes, comme rappelé dans Reporterre.
Depuis l’encadrement européen des OGM en 2001, de nouvelles techniques de modification génétique des plantes sont apparues, dites nouvelles techniques génomiques (NTG). Pour éclairer les discussions sur l’évolution du cadre réglementaire, l’Anses s’est autosaisie afin d’analyser les critères définissant les plantes NTG de catégorie 1, considérées comme équivalentes aux plantes conventionnelles, qui ont été proposés par la Commission européenne. L’Agence appelle à clarifier plusieurs définitions ou mécanisme de classement et le champ d’application des techniques visées. Elle pointe aussi certaines limites scientifiques et sanitaires dans la construction des critères.
Concernant les effets potentiels du glyphosate sur la santé, les soupçons se focalisent sur des cancers du système immunitaire et sur une neurotoxicité à l’origine de malformations congénitales.
Bruxelles pousse pour l’assouplissement de la réglementation sur les « nouveaux OGM ». Lentement, mais sûrement, l’opposition monte.
Biotech firms are using climate goals opportunistically in an attempt to force through the deregulation of genetically modified crops.
Le rapport concluant les travaux de la commission d’enquête parlementaire, lancée en juillet, doit être publié le 21 décembre, au moment où un plan Ecophyto 2030 est soumis à la concertation.
Comme le glyphosate, de nombreux herbicides voient leur autorisation prolongée dans l’Union européenne. Et ce, en toute discrétion. Une association a donc saisi la justice.
Face à certains manquements à la réglementation européenne, l’association de défense de la santé humaine et environnementale demande à la Commission de réévaluer les prolongations d’approbation de cinq pesticides.
Des bactéries, levures et, pourquoi pas, des virus génétiquement modifiés disséminés dans l’environnement sans aucun encadrement règlementaire ? C’est ce que des entreprises suggèrent fortement à la Commission européenne. Des documents obtenus par l’association Corporate Europe Observatory (CEO) montrent un intense lobby des entreprises afin que la déréglementation proposée pour les végétaux OGM/NTG s’applique aux micro-organismes génétiquement modifiés.
Le mardi 28 novembre, soit 48 heures avant l’ouverture de la COP28 de Dubaï, le Sénat brésilien a approuvé une loi facilitant l’usage des pesticides et leur mise sur le marché.
Les activités humaines - agriculture en tête - répandent de l’azote en trop grandes quantités dans la nature. De quoi polluer les eaux, réchauffer le climat et dégrader les écosystèmes. Pour lutter contre cette pollution, les grands groupes agro-industriels doivent en faire davantage, soulignent dans cette tribune à Vert des expert·es de la protection de l’environnement, des député·es et des collectifs écologistes.
C’est l’herbicide le plus utilisé dans le monde, mais aussi le plus connu, y compris par ceux qui ne l’ont jamais...
Une demande de renvoyer le texte en commission a elle aussi été rejetée.
Monsanto, propriété de Bayer, a été condamné vendredi par un tribunal de Jefferson City, dans le Missouri, à verser plus de 1,5 milliard de dollars à trois Américains qui auraient développé un cancer à la suite de l’utilisation du désherbant Roundup. C’est ce que rapporte l’agence de presse Bloomberg, qui parle de l’une des plus importantes demandes de dommages et intérêts de l’année aux États-Unis.
Monsanto, propriété de Bayer, a été condamné vendredi par un tribunal de Jefferson City, dans le Missouri, à verser plus de 1,5 milliard de dollars à trois Américains qui auraient développé un cancer à la suite de l’utilisation du désherbant Roundup. C’est ce que rapporte l’agence de presse Bloomberg, qui parle de l’une des plus importantes demandes de dommages et intérêts de l’année aux États-Unis.
Le lendemain de l’annonce par la Commission européenne de son intention de renouveler pour dix ans l’autorisation du glyphosate, la coalition Secrets toxiques a annoncé son intention de déposer un recours en annulation devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).
Déclaré "probablement cancérogène" par le Centre international de recherche sur le cancer, le glyphosate fait polémique. Les jeux de pouvoir entretiennent le flou.
Jeudi matin, un vote des Vingt-Sept n’a pas permis de dégager de majorité sur le sort de cet herbicide. La Commission prévoit « certaines nouvelles conditions et restrictions ».
Le glyphosate va être réautorisé pour dix ans à la suite d’un vote de l’UE le 16 novembre. Martin Dermine, de PAN Europe, alerte sur le fait que le pesticide a aussi des conséquences pour les plantes et les animaux.
Mauvaises herbes. Faute d’accord entre les pays membres, la Commission européenne vient de renouveler pour dix ans l’autorisation de commercialisation du glyphosate au sein de l’Union européenne, faisant fi des nombreuses alertes scientifiques et de la mobilisation citoyenne.
C'est un coup de théâtre. L'utilisation du glyphosate, pesticide largement controversé, va être renouvelée pour dix dans l'Union européenne, soit une durée deux fois plus longue que sa précédente autorisation en 2017. C'est la Commission qui a dû trancher, faute d'accord entre les 27 États membres. La France, elle, est pointée du doigt pour s'être abstenue alors qu'Emmanuel Macron avait fait de l'interdiction du glyphosate une de ses promesses de campagne.
Alors que les États membres de l'Union européenne n'ont pas réussi à trancher sur la ré-approbation ou non du glyphosate le mois dernier, un comité d'appel doit à nouveau se pencher sur la question jeudi. À cette occasion, près de 300 scientifiques belges et néerlandais ont rappelé mercredi à leurs gouvernements, qui se sont abstenus lors du dernier vote, que rien
Environ 12 % des substances actives des pesticides de synthèse autorisés dans l’Union européenne appartiennent à la famille des polluants éternels. C’est le constat du rapport de l’association Générations futures et du réseau Pesticide Action Network Europe (PAN Europe), publié jeudi 9 novembre.
En Europe, une partie des pesticides appartenant à la famille des PFAS serait beaucoup plus problématique et nocive qu'imaginé jusqu'à présent. C'est la conclusion d'un rapport de l'association Générations Futures.
Environ 12 % des substances actives des pesticides de synthèse autorisées dans l’Union européenne appartiennent à la famille des PFAS, alerte un rapport de l’association Générations futures et du réseau Pesticide Action Network Europe publié jeudi.
Bayer n’arrive toujours pas à se dépêtrer des litiges dits "Roundup". Après avoir essuyé trois revers juridiques en octobre et alors que 40 000 procès sont toujours en attente, les investisseurs tapent du poing sur la table. Depuis son rachat de Monsanto en 2018, le groupe a perdu la moitié de son cours de Bourse et son PDG, évincé en juin dernier, en a fait les frais.
C’est une nouvelle preuve allant dans le sens d’un effet cancérigène du glyphosate. Les résultats d’une étude montrent que des rats exposés à de faibles doses d’herbicide à base de glyphosate ont développé des leucémies. Ils ont été dévoilés le 25 octobre lors d’un colloque scientifique à Bologne, en Italie. L’étude n’est pas encore publiée, mais plusieurs articles dans des revues scientifiques de référence sont prévus pour le début de l’année 2024.
Indicaterre. L’Union européenne (UE) souhaite instaurer un nouveau règlement pour réduire de 50% l’utilisation des pesticides d'ici à 2030. Alors que le premier vote a lieu ce mardi en commission au Parlement européen, l’indicateur prévu pour quantifier cette réduction serait «trompeur», selon l’ONG Générations futures.
Le Conseil d’Etat fait primer la santé et l’environnement sur l'affaire des différentes dérogations fournies pour les néonicotinoïdes
Les Vingt-Sept se prononcent vendredi sur la proposition de Bruxelles de reconduire pour dix ans l'autorisation du glyphosate dans l'UE, sur fond de divergences concernant le sort de l'herbicide controversé.
Ce vendredi 13 octobre, Paris s’est abstenu lors du vote sur la proposition de reconduire pour dix ans l’autorisation de l'herbicide controversé. Il s’agit d’un recul car en 2017, la France s’était opposée à un prolongement pour cinq ans.
Les États membres de l'Union européenne devront décider vendredi de reconduire ou non l’homologation du glyphosate pour une période de dix ans. L'herbicide, qui a fait le succès du Roundup de Monsanto, reste massivement utilisé mais est aussi sujet à de nombreuses controverses, notamment sur ses conséquences pour la santé humaine. Avec une question en suspens : est-il possible de s'en passer ?
L’Union européenne va-t-elle réautoriser le glyphosate ? Les 27 doivent se prononcer le 13 octobre. Le vote de la France pourrait être déterminant. Reporterre analyse le bras de fer politique qui se joue entre les États.
L'Agence de l'Union européenne pour la coopération des services répressifs, Europol, a intercepté 2040 tonnes de pesticides illégaux ou frelatés pendant son action intitulée "Opération Silver Axe VIII", annonce-t-elle mercredi au travers d'un communiqué de presse. Il s'agit d'un record depuis qu'elle organise annuellement ces contrôles dont la première édition remonte à 2015, fait-elle savoir.
L’autorisation du glyphosate pourrait bientôt être prolongée. Sauf que les effets de l’herbicide sur la biodiversité n’ont pas été évalués, dénonce Générations futures.
Le Fonds d’indemnisation des victimes de pesticides a récemment reconnu un lien possible entre les graves malformations de Théo Grataloup et le glyphosate. Sa famille veut peser dans les débats européens sur la réautorisation du pesticide.
La décision est un soulagement pour Théo Grataloup et sa famille.
VIDÉO - Malgré de potentiels risques environnementaux et pour la santé, cet herbicide, le plus utilisé au monde, pourrait être autorisé pour dix années supplémentaires en Europe, ce qui a provoqué une vague d’indignation.
En pleine saison de désherbage dans les champs de céréales, les agriculteurs qui utilisent du prosulfocarbe — le deuxième herbicide le plus utilisé, après le glyphosate — vont devoir revoir leurs pratiques. La raison ? Protéger les enfants riverains d’une exposition potentiellement dangereuse.
La réunion de ce vendredi n’a pas débouché sur un accord. La décision sera donc prise au kern du 6 octobre.
Des études montrant des effets néfastes du glyphosate ont été écartées par Bayer lors de son processus d’évaluation. C’est ce que révèlent mercredi 27 septembre les associations européennes Global 2000 et PAN Europe (Pesticide action network). Elles ont déposé plainte auprès du procureur de la République de Vienne, estimant que cela a influencé l’évaluation des risques réalisée dans le cadre du processus de ré-autorisation du glyphosate.
Un dixième enfant est décédé dimanche à l'hôpital de Bouaké, en Côte d'Ivoire, des suites d'une probable intoxication alimentaire liée à la consommation d'une bouillie de maïs contaminée par un herbicide, dans un village proche de cette ville du centre du pays.
Remplacer seulement la moitié de la consommation mondiale de viande et de lait par des aliments à base de plantes permettrait de couper le tiers des émissions de gaz à effet de serre (GES) liées à l’agriculture, révèle une nouvelle étude parue dans Nature.
Ce calculateur permet d'estimer l'empreinte pesticides de vos consommations alimentaires. À partir de votre consommation d'aliments non-bio et bio, vous évaluez facilement la surface traitée par des pesticides issus de la chimie de synthèse. Plus la surface traitée est importante, plus vos consommations ont un impact négatif sur l'environnement (eau, sol, air). Au contraire, plus la surface protégée est importante, plus vos consommations contribuent à préserver l'environnement et la biodiversité. Pour plus de détails, consultez la FAQ.
Pour Stéphane Foucart, qui lui a consacré un essai, le glyphosate est la pierre angulaire d’une agro-industrie destructrice. « Tout un choix de société en découle, qui façonne nos paysages et détermine notre lien à la terre. »
Cette proposition doit être examinée vendredi par les Vingt-Sept, qui devront ensuite la valider courant octobre. En juillet, l’Autorité européenne de sécurité des aliments estimait que le niveau de risque ne justifiait pas d’interdire cet herbicide.
Alors que l’autorisation du glyphosate va expirer mi-décembre, la commission européenne se précipite pour la prolonger. C’est ce qui ressort des révélations faites le 17 juillet par l’ONG européenne Pesticide action network (PAN Europe). Selon les informations de l’association, la commission européenne a présenté aux États membres son projet de rapport pour le renouvellement du glyphosate lors d’une réunion qui se tenait les 11 et 12 juillet derniers.
Malgré ses engagements, la Commission européenne peine à réduire l’usage des engrais de synthèse au sein de l’UE. Pourtant, ceux-ci sont une catastrophe pour le climat, selon les écologistes.
La molécule phare de Bayer, qui sert à enlever les «mauvaises herbes» dans les champs de céréales ou les vergers, reste massivement utilisée malgré sa classification comme cancérigène probable par l’OMS.
Une étude a été remise ce jeudi à la Commission européenne.
La Commission européenne souhaite faciliter la culture de plantes cultivées grâce aux nouvelles techniques génomiques. De quoi relancer, selon “Politico Europe”, le débat houleux autour des organismes génétiquement modifiés.
Mercredi, la Commission européenne doit proposer un texte favorisant les « nouvelles techniques génomiques » (NTG)[1]. « L’idée est d’apporter aux agriculteurs de nouveaux outils pour développer des plantes utilisant moins de pesticides, mieux adaptées au changement climatique car moins gourmandes en eau ou plus résistantes aux sécheresses », justifie la Commission [2]. Pour la commissaire à la Santé, Stella Kyriakides, « c’est la voie à suivre ».
L’agence de sécurité sanitaire française annonçait il y a quelques mois avoir trouvé de nouveaux polluants chimiques dans l’eau potable. La cellule investigation de Radio France a identifié ces sites et reconstitué la carte de ces pollutions.
C’est un scandale planétaire digne d’un thriller. Le glyphosate, pesticide le plus utilisé au monde est classé par l’OMS comme cancérogène “probable”. Depuis que l’industrie chimique existe, jamais un produit de la sorte n’a été autant répandu sciemment dans l’environnement. Si bien qu’il pourrait être responsable de centaines de milliers de cancers et maladies. Le glyphosate a aussi pollué les eaux, les sols et enfermé l’agriculture mondiale dans un cercle vicieux dont il semble impossible de sortir. Monsanto-Bayer, l’entreprise qui l’a commercialisé en premier, nie encore aujourd’hui la toxicité de ce produit. Comme les multinationales fossiles qui ont tout fait pour semer le doute dans l’opinion publique sur le réchauffement climatique, l’entreprise a dépensé des millions d’euros en lobbying et en communication pour organiser une désinformation autour du glyphosate et bloquer toute forme de régulation. Mais alors de quoi le glyphosate est-il le nom ? Pour le comprendre, Paloma Moritz reçoit Stéphane Foucar
L’agrochimie compte vaporiser des petits bouts de code génétique sur les champs afin d’éradiquer certains ravageurs. Ces nouveaux pesticides vont accélérer l’effondrement de la biodiversité, alertent scientifiques et ONG.
C’est une enquête édifiante sur la piste des produits phytosanitaires interdits dans l’Union européenne, mais toujours exportés en quantité vers des pays du Sud. Le journaliste Frédéric Loore et le photographe Roger Job ont bénéficié d’une bourse du Fonds pour le journalisme pour s’envoler vers le Pérou, voir de leurs yeux ce que deviennent ces pesticides dont l’Europe ne veut plus, mais qu’elle permet de commercialiser ailleurs.
Suite à une étude pilote menée en France, des chercheurs ont récemment fait une révélation assez inquiétante. Leurs résultats font en effet état d’une « persistance inattendue » des résidus de pesticides dans la quasi-totalité des 47 sites étudiés entre 2019 et 2021 dans notre pays.
Les entreprises pointées du doigt assurent, elles, avoir respecté leurs obligations réglementaires.
Deux chercheurs suédois ont accusé jeudi des géants des pesticides, dont Bayer et Syngenta, d'avoir caché la toxicité de leurs produits pour obtenir leur autorisation en Europe. Les entreprises concernées assurent elles avoir respecté leurs obligations réglementaires.
Le 25 mai dans la soirée, le média Vakita, publie une vidéo dans laquelle le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau et plusieurs sénateurs sont interrogés sur la disparition chaque année de 20 millions d’oiseaux en Europe, à cause de l’agriculture intensive, et selon un rapport du CNRS publié le 16 mai 2023. Des interviews tournées le 23 mai, au Sénat. Au tout début du reportage, une courte séquence montre le ministre se déplacer dans la salle des conférences, où se tiennent les journalistes, et de lâcher « T’as vu, j’ai dit du bien des pesticides » : la phrase du ministre de l’Agriculture qui fait aujord’hui polémique.
La consommation de pesticides a explosé depuis les années 90, et seulement quatre grands groupes - Syngenta, Bayer, Corteva et BASF - se partagent 70 % du marché. C'est le constat alarmant que dresse l'Atlas des pesticides.
De très nombreux pesticides persistent dans les sols. C’est ce que montre une étude de scientifiques de l’Inrae (institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement), publiée dans la revue Environmental Science and technology le 20 mai 2023.
Un Atlas mondial, publié le 16 mai, livre une série de données sur ces produits toxiques. Les femmes sont des victimes insoupçonnées de l’utilisation des pesticides dans le monde.
L’agence environnementale de l’Union européenne a appelé à réduire la consommation de pesticides.
Ces produits polluants sont toujours autant vendus en Europe bien qu’ils sapent la biodiversité, et favorisent le développement de maladies chez l’homme.
L’Agence européenne de l’environnement appelle à réduire la consommation de pesticides, toujours autant vendus en Europe bien qu’ils polluent l’eau, le sol et l’air, sapent la biodiversité et favorisent le développement de maladies
Environ un tiers de l’eau distribuée en France serait non conforme à la réglementation, selon un rapport qui doit être rendu public jeudi par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.
Le Luxembourg avait été le premier Etat de l’Union européenne à bannir le glyphosate, à la suite d’un accord politique conclu par la coalition au pouvoir en 2018.
La législation européenne encadrant la mise sur le marché des pesticides définit clairement les obligations des Etats membres lors de l'évaluation des risques et de l'autorisation de pesticides. Les Etats, dont la Belgique, doivent fait primer la protection de la population sur l'intérêt de l'agriculture productiviste et s’abstenir d’autoriser des produits susceptibles de porter atteinte à la santé humaine et animale ou à l’environnement. Pourtant, 26 % des autorisations de pesticides en Belgique sont octroyées à des produits potentiellement cancérigènes, toxiques pour la reproduction, nocifs pour les nourrissons, ou ayant des effets perturbateurs endocriniens (dérèglement hormonal).
Un rapport de PAN Europe aborde les différentes alternatives au glyphosate. Selon les auteurs, plus rien n’empêche une transition vers une agriculture se passant de cet herbicide.
Le dossier azote paralyse le gouvernement flamand. Mais qu'est-ce c'est l'azote, et pourquoi ça pose problème ?
La France est le 3e pays européen autorisant le plus grand nombre de pesticides, selon une étude de Générations futures. Le syndicat agricole majoritaire et le gouvernement assurent pourtant qu’elle fait partie des bons élèves. C’est une petite musique qui retentit de plus en plus fort dans la presse et l’arène politique : en matière de pesticides, la France ferait du zèle, et irait au-delà des préconisations européennes. C’est faux, assure l’ONG Générations futures, étude à l’appui — la France est même (...)
Les associations environnementales Nature & Progrès et Pesticide Action Network (PAN) Europe annoncent mardi avoir mis en demeure la veille l'État belge, via le ministre fédéral en charge de l'Agriculture David Clarinval.
Après l’interdiction des dérogations pour les néonicotinoïdes, plusieurs associations environnementales et des parlementaires de gauche enfoncent le clou et demandent à la justice de contraindre le gouvernement à s’assurer de la non-toxicité à long terme des produits phytosanitaires avant leur mise sur le marché.
La Commission européenne a adopté jeudi des règles abaissant les limites autorisées pour la présence résiduelle dans...
Après une décision de la Cour de justice européenne, le gouvernement français a finalement renoncer aux néonicotinoïdes dans ses champs de betteraves sucrières. Il prévoyait d'autoriser pour la troisième fois à titre dérogatoire ces pesticides nocifs pour l’environnement et la santé et interdits de mise sur le marché depuis fin 2018.
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a jugé illégales les dérogations permettant l'utilisation de pesticides néonicotinoïdes en Europe, au moment où la France s’apprêtait à les autoriser à nouveau en 2023.
Le cartel des pesticides empoisonne le monde, fait disparaître des espèces et contribue à la faim.
Un nouveau rapport de Générations futures, publié ce mardi, pointe les incohérences et les lacunes dans l’évaluation des risques que font courir les pesticides, et demande de plus grandes distances de non-épandage afin de protéger les riverains.
The modern agricultural production system relies heavily on the use of synthetic pesticides, but over the course of recent decades various concerns have been raised on the associated negative externalities touching a variety of dimensions, such as human health and the environment. Yet, the magnitude of those effects is still unclear and data availability is scattered and heterogenous across dimensions, regions, and time. The public sector is called upon to develop and implement strategies to face those externalities and their associated social costs. This study aims to provide an assessment of social costs of pesticides in France in the prospect of an integration to the public budget spending, helping public authorities to identify financial flows of public funding with an impact perspective, within a methodological framework based on the social norms at the core of the public system. The results show that the social costs attributable to synthetic pesticide use in France amounted to 372 million euros, of whi
Face à l’inaction de l’Union européenne dans l’interdiction des exportations de pesticides dangereux, la Belgique doit stopper son commerce toxique de pesticides interdits.a Belgique doit stopper son commerce toxique de pestic...
L’association Pollinis a analysé les cheveux de quarante-quatre eurodéputés, journalistes et scientifiques. Les résultats révèlent la présence de pesticides chez 91 % des personnes testées.
Préoccupés par l’effondrement des populations d’insectes pollinisateurs, une centaine de scientifiques ont lancé vendredi une mise en garde contre l’usage futur des « biotechnologies génétiques » dans l’agriculture.
Ces associations, collectifs et syndicats pointent les risques pour la santé et pour la biodiversité des pesticides, qui contaminent l'air, les sols et l'eau. Ils en appellent à l'application immédiate du principe de précaution.
Une étude de 2001 mettant en évidence de possibles effets délétères sur la construction du cerveau d’une exposition prénatale n’a pas été portée à la connaissance de l’Autorité européenne de sécurité des aliments, comme cela aurait dû être le cas. En cause, la firme suisse agrochimique Syngenta.
Dans la plaine céréalière d’Aunis, les mesures ont révélé des concentrations en prosulfocarbe dans l’air jamais observées en France.
Bien que se présentant comme une entité soucieuse de la préservation de l’environnement, l’Union Européenne continue de fabriquer pour le reste du monde ces produits qu’elle interdit sur son territoire, dénonce dans une tribune au « Monde » un collectif de représentants d’ONG et de scientifiques.
les pesticides détruisent la faune, la flore et les humain.e.s en causant de multiples cancers ou mutations génétiques. Ils ont des conséquences sur la fertilité. Mais l’Europe n’a pas encore pris vraiment la mesure de son problème de dépendance avec les pesticides. Aujourd’hui, près de 400 composants de pesticides sont approuvés sur le marché européens. Les ventes mondiales de pesticides ont doublé ces vingt dernières années, en 2019 elles représentaient 52 milliards d’euros.
En attendant, 70 % des sols de l’UE sont aujourd’hui en mauvaise état, et 80 % de ces surfaces sont des terres agricoles ou des prairies. Nous perdons les pollinisateurs à un rythme effréné, et cela constitue une menace plus importante que le conflit en Ukraine pour notre sécurité alimentaire à long terme. En effet, 75 % des cultures vivrières mondiales dépendent de la pollinisation animale. En Europe, 5 milliards d’euros par an dépendent directement de la pollinisation animale.
Les vagues de chaleur qui se multiplient sous l'effet du réchauffement de la planète ont un coût humain majeur, avec des morts par milliers, mais quand le thermomètre s'affole, l'économie dans son ensemble est aussi affectée.
Les preuves scientifiques disponibles ne permettent pas de classer le glyphosate, un herbicide controversé utilisé massivement à travers le monde, comme cancérigène, a estimé mardi l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA).
Pour l’Agence européenne des produits chimiques (Echa), le glyphosate n’est pas cancérigène. Le comité des risques de l’agence a annoncé, le 30 mai, qu’il concluait « à nouveau que la classification du glyphosate en tant que cancérogène n’est pas justifiée ». Le glyphosate reste en revanche classifié comme toxique pour les organismes aquatiques et causant des dommages oculaires graves.
L’organisation non gouvernementale Pesticide Action Network Europe (PAN Europe) a relevé, via une étude, une augmentation de 53% en neuf ans de fruits contaminés par des pesticides censés être interdits sur le Vieux Continent depuis 2011. Quelque 97.170 échantillons ont été analysés entre 2011 et 2019. Dans son communiqué, l’ONG réclame l’interdiction immédiate des douze pesticides les plus dangereux ainsi que l’interdiction d’ici 2030 des autres produits contenant l’un des 55 pires agents chimiques.
Les plans Ecophyto successifs n’ont pas suffi à réduire de façon draconienne l’usage de produits phytosanitaires. La situation a évolué diversement selon les territoires.
Atteints de maladie de Parkinson ou de cancers, les cultivateurs sont victimes de systèmes de reconnaissance et d’indemnisation défaillants.


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