Transition énergétique ?

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Mead

2026

On imagine souvent l’Amérique comme une terre d’abondance, capable de dompter les fleuves les plus puissants pour faire fleurir le désert. Pourtant, dans l’Ouest, cette promesse s’effrite un peu plus chaque saison. Le lac Mead, gigantesque réserve d’eau née de la construction du barrage Hoover, symbolisait autrefois cette maîtrise absolue de la nature. Aujourd’hui, ses berges blanchies par la sécheresse racontent une tout autre histoire. Face à un niveau que personne n’avait jamais osé anticiper, la Californie vient de conclure un accord qui aurait paru inimaginable il y a encore quelques années : renoncer à une partie de son eau contre une compensation financière colossale. Un marché inédit, révélateur d’une crise qui pourrait redessiner l’avenir de tout un pan des États-Unis.
Le 4 juin dernier, le World Inequality Lab (WIL) a lancé le « Global Justice Project », un programme destiné à « stimuler la recherche, l’élaboration des politiques et l’engagement citoyen afin de façonner un 21ème siècle plus juste, plus démocratique et plus durable ». Pour l’heure, il prend la forme d’un rapport, A Plan for Equality & Prosperity Within Planetary Boundaries, qui prolonge sept working papers du WIL – près de 970 pages de travail scientifique. L’effort est colossal. Comme le résume l’un des co-auteurs de l’étude, l’économiste Lucas Chancel, spécialiste des inégalités (Insoutenables inégalités, 2021) et de l’énergie (Énergie et inégalités, 2025) : « 24 mois de travail, 45 chercheurs venus du monde entier, combinant les connaissances issues de l’économie, de l’histoire et des sciences du climat ». À l’échelle de l’histoire de la macroéconomie, c’est l’équivalent d’une pyramide.
Les rapports sur l’état de la biosphère et du climat se succèdent, chaque année plus alarmants. En parallèle, les prescriptions sont de plus en plus élaborées, détaillées, prometteuses. Les ambitions de transition énergétique, par exemple, s’accompagnent d’un déploiement rapide des infrastructures de production d’énergie dite de substitution (ENS), quand la nécessaire réforme des modèles agricoles est étayée par des expérimentations de plus en plus encourageantes. Malgré tout, les résultats se font attendre. L’exploration des mythes et mythologies montre par ailleurs que nos inquiétudes environnementales sont anciennes : nous avons de longue date conscience de la fragilité de notre milieu et nous semblons, peut-être depuis toujours, avoir fait de notre mieux pour protéger le vivant ! Comment comprendre nos interrogations écologiques ancestrales, au regard des constats et des connaissances d’aujourd’hui ? Pourrions-nous envisager une "théorie écologique de l’esprit", qui réinscrirait notre parcours et notre
En 1972, les modélisateurs du Massachussets Institute of Technology (MIT) menés par Donella et Dennis Meadows publiaient leur rapport The Limits to Growth (en français « Halte à la croissance« , actualisé en 2004) qui exposait les conclusions du modèle World3. Ce modèle non linéaire de 150 équations quantifie les principales boucles de rétroaction à l’œuvre dans le système terre (démographie, ressources, industrie, emploi, services, pollution, agriculture, usage des sols…) pour analyser les conséquences d’un mode de développement fondé sur la croissance.
La Belgique et l’Europe sont au balcon de l’Histoire dans cette guerre en Iran. Nous sommes à la recherche de notre place dans le nouvel équilibre du monde. Et les principaux leaders peinent à fixer un cap, tiraillés qu’ils sont quant à l’analyse même de ce qui est en train d’arriver : guerre des ressources ou guerre des civilisations ?

2025

Je dis toujours que les modèles ne sont pas des prédictions, mais des illustrations qualitatives de ce que pourrait être l’avenir. Cependant, à mesure que l’avenir se rapproche du présent, les modèles peuvent commencer à être considérés comme des outils prédictifs. Il s’agit de la dichotomie entre météo et climat, si habilement exploitée par les politiciens pour semer la confusion dans les débats sur le climat. À l’heure actuelle, nous nous rapprochons du point où nous pourrions prévoir un effondrement de la même manière que nous pouvons prévoir la trajectoire d’une tempête tropicale.
I always say that models are not predictions; they are qualitative illustrations of what the future could be. But as the future gets closer to the present, models can start being seen as predictive tools. It is the weather/climate dichotomy, so aptly exploited to confuse matters by politically minded people in the discussion about climate. Right now, we are getting close to the point that we could forecast a collapse in the same way as we can forecast the trajectory of a tropical storm. So, you remember how “The Limits to Growth” generated a long term forecast in 1972. Here it is
Trois jeunes Belges, de retour de la 18e conférence de la Société internationale d'Économie écologique à Oslo, racontent leur expérience.
J’ai l’habitude de voir les écologistes et les futurologues parler des limites de la croissance (« The Limits to Growth »). Je suis moins habitué à voir des spécialistes de l’investissement mentionner des recherches liées aux limites de la croissance. C’est pourtant ce qu’a fait récemment Joachim Klement dans sa lettre d’information quotidienne. Bien entendu, quiconque écrit sur les limites de la croissance doit d’abord procéder à toutes les vérifications d’usage. En effet, la combinaison des mots « limites » et « croissance » dans le titre a suscité un grand nombre de réactions critiques, allant de la déformation pure et simple de l’ouvrage à l’incompréhension du modèle de dynamique des systèmes qui le sous-tend.



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