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écologie politique
Saison des vœux, épisode 3 : après le MR et les enjeux civilisationnels, le PTB et les enjeux du travail, c’était au tour d’Écolo. Malgré toute la bonne volonté des cadres, les seuls enjeux étaient internes.
L’UE a renoncé mardi à la fin des ventes de véhicules thermiques neufs en  2035. Une nouvelle reculade des Vingt-Sept dans leurs politiques environnementales.
Pierre Charbonnier propose de passer du registre moral à une stratégie politique pour affronter la coalition fossile et traduire l’adhésion écologique en majorité capable d’agir.
L’humanité a franchi toutes les frontières visibles. Du feu à la roue, de la poudre à canon à la bombe atomique, de la voile au saut vers la Lune. Nous avons ouvert la croûte terrestre pour en extraire des minéraux, construit des villes qui brillent comme des étoiles artificielles, connecté la planète entière en quelques secondes, et pourtant nous sommes toujours prisonniers des mêmes guerres tribales d’il y a 3 900 ans, aujourd’hui maquillées de drones, d’algorithmes et d’ogives nucléaires.
En 2015, l’Accord de Paris sur le climat semblait signer une nouvelle ère, celle du consensus international face à la gravité du dérèglement climatique, celle du passage à l’action. Pourtant, on assiste depuis au démantèlement des politiques environnementales. Les programmes politiques et les discours ouvertement anti-écologiques prolifèrent. Malgré le désastre écologique, toute tentative de mise en œuvre d’une transition à la hauteur des enjeux suscite une puissante réaction, un greenbacklash planétaire.
Sujet tabou, la droite aurait pourtant beaucoup à gagner en se saisissant de ces dossiers, analyse Ferréol Delmas, directeur général du think tank Ecologie responsable.
La coprésidente d’Ecolo fustige le « choix de société » des majorités actuelles au fédéral et en Wallonie. Elle pointe l’absence de toute préoccupation pour le changement climatique alors que l’opinion s’inquiète et s’engage et que les entreprises veulent avancer.
Depuis qu’elle forme des coalitions avec le parti d’extrême droite Vox, la droite espagnole a peu à peu renoncé sur l’environnement. Un virage qui s’est accéléré ces derniers mois, jusqu’à être officialisé lors du dernier congrès du Parti populaire, la principale formation de droite en Espagne.
La stratégie de désertion de l’écologie, qui intervient alors que les effets du dérèglement climatique sont de plus en plus concrets dans le quotidien des Français, pourrait se retourner contre les élites, juge Arnaud Gilles, spécialiste des politiques environnementales, dans une tribune au « Monde ».
Au moment où le continent fait face à des températures extrêmes, la Commission européenne a entrepris d’affaiblir plusieurs politiques écologiques majeures, sous la pression conjointe des Etats membres, de la droite et de l’extrême droite.
Puisque la gauche conclut que rien n’est possible sans une remise en cause radicale de notre modèle shooté à la croissance et à l’hyperconsommation, la droite et ses soutiens financiers s’en sont détournés. A tort.
Tout le pays suffoque comme rarement sous l’effet de la crise climatique, mais certains nous rassurent à coups de sophismes et d’absurdités. Or, il y a pire que le déni : l’inaction de la part de celles et ceux qui nous gouvernent dans l’adaptation du pays aux risques qui vont crescendo. Le résultat est le même : le danger grandit et nous ne sommes pas prêt·es.
La loi de Simplification est soumise au vote le 17 juin à l’Assemblée. C’est la dernière étape d’un détricotage du droit de l’environnement, commencé en 2017. Retour en infographie sur une destruction généralisée.
Si l’opinion publique reste favorable aux politiques climatiques malgré d’apparents reculs, le sujet n’est pas prioritaire. Pour Léa Falco, autrice, membre de l’association Pour un réveil écologique, les militants doivent intégrer leurs combats à d’autres enjeux sociaux pour atteindre le plus grand nombre.
Plusieurs études montrent que la baisse d’intérêt pour le sujet climatique mesurée dans les sondages ne signifie pas forcément le rejet par les citoyens des politiques en faveur de l’environnement.
Qui sont et comment vivent les personnes qui ont fait le choix des modes de vie alternatifs en milieu rural ? Geneviève Pruvost est sociologue du travail. Elle a enquêté pendant plus de 10 ans sur le quotidien des personnes installées dans des alternatives écologiques rurales en France. Cette enquête a donné lieu à deux livres : Quotidien politique (2021) et La subsistance au quotidien (2024). Dans cet épisode du podcast Ozé, nous revenons sur les fondements théoriques de ces alternatives associées à la subsistance et à l'écoféminisme, et nous discutons plus précisément de la sociologie des personnes installées dans ces alternatives.
Avec Perspectives terrestres, Scénario pour une émancipation écologiste, Alessandro Pignocchi propose une hypothèse politique hybride qui ne se satisfait ni d’une pureté révolutionnaire dépendante du « grand soir », ni des illusions réformistes auxquelles plus personne ne croit de toute façon. Il s’agirait de renouer avec les milieux de vie, de territorialiser les forces politiques et de nouer les alliances qui permettent à la fois prendre au sérieux la question de la subsistance et celle du démantèlement de ce qui détruit la vie, la planète et tout le reste.
"Il n'y aura pas de décarbonation de l'économie sans sobriété" Yamina Saheb est docteure en ingénierie énergétique. On lui doit notamment l'intégration du concept de sobriété et sa définition dans le dernier rapport du GIEC dont elle est co-autrice. Depuis, elle a lancé le Sufficiency Lab (https://www.thesufficiencylab.org/about-us/the-team/) pour développer les recherches sur les politiques de sobriété et l'intégration de ce principe dans les modèles qui viendront nourrir les prochains rapports du GIEC et les travaux des institutions Européennes. Qu'est-ce que la sobriété ? En quoi cela diffère de l'efficacité ? Pourquoi est-ce que les scénarios d'atténuation n'intègrent pas ce principe ? Qu'est-ce que cela implique sur les politiques mises en œuvre ? C'est tout l'objet de ce nouvel entretien d'écologie politique du podcast Ozé. 🔔 S’abonner au podcast Ozé Linkedin (https://www.linkedin.com/in/jpdecka/) Youtube (https://www.youtube.com/channel/UCzLSPULpFpFgMxAehn5uouw) Newsletter (https://oze.ke
Cinq mois de discussions budgétaires n’ont fait qu'alourdir la cure d’austérité. Les politiques écologiques figurent parmi les plus durement touchées, avec des crédits en baisse de 2,1 milliards d’euros entre 2024 et 2025.
Comme Paul Magnette et Marie Lecocq, Raoul Hedebouw affirme que la question écologique est une préoccupation forte de la population. Il convient cependant de situer la cause du problème.
POLITIQUE Vous connaissez particulièrement bien les quartiers populaires. Avez-vous l’impression d’un désintérêt pour la question écologique ?
L’ancien président américain Jimmy Carter, mort le 29 décembre 2024, a aussi été un pionnier des politiques environnementales et climatiques américaines. Retour sur son mandat (1977-1981).
👉 D'où vient la collapsologie ? Au-delà du livre Comment tout peut s’effondrer de Pablo Servigne et Raphaël Stevens (2015) qui a donné naissance à ce néologisme, qui sont les précurseur·ses de ce courant de pensée ? C'est ce que nous allons voir dans cet épisode du podcast Ozé avec l'anthropologue Jean Chamel qui a fait sa thèse sur le sujet, récemment sortie sous forme de livre Fin du monde et effondrement de soi - Enquête aux racines de la collapsologie.
Est-on en train de vivre un grand retour en arrière sur ces questions alors que beaucoup ont le sentiment que l’écologie ne mobilise plus ? Depuis plus d’un an, on parle d’un backlash ou d’un retour de bâton sur l’écologie.
Ecologie et Politique N° 69/2024. - La plupart des discours sur l'"intelligence artificielle" (IA) tendent à diriger notre attention surtout sur ses prouesses, ses réussites et ses promesses parfois fantasmatiques, certainement pour la rendre plus acceptable. Ils ne disent rien ou presque de son utilité réelle, de ses coûts, de ses dangers, qui sont ainsi minimisés ou voilés, et donc laissés dans l'ombre. C'est sur cette ombre que les textes réunis ici visent à répandre un peu de lumière. En effet, en tant que moyen de renforcement et de complexification du système industriel, l'IA accentue à la fois la déshumanisation, les ravages environnementaux et l'hétéronomie que ce système engendre nécessairement. L'IA réellement existante aggrave dès aujourd'hui la crise écologique et sert à perfectionner des logiques d'accumulation et des technologies de guerre et de contrôle social déjà présentes. Elle est l'outil d'un cybertotalitarisme en marche, qui va se heurter au chaos que provoque son déploiement.
Il est fréquemment affirmé, en écologie politique, que pour obtenir plus d’écologie, il faudrait plus de démocratie. Face à cette affirmation, il est important de rappeler que la démocratie est un moyen, non une fin et qu’en tant que telle, elle ne défend pas une quelconque option politique.
Nous sommes désormais confrontés au mal radical, absolu et ultime. Est-il encore possible de bifurquer ? Dominique Bourg, philosophe spécialiste de l’écologie, veut y croire. Il développe cette idée dans Dévastation (PUF). Explications.
Il nous arrive d’entendre cette formule : nos politiques ne sont pas à la hauteur. C’est évident dans le cas de l’écologie, puisque rien ou si peu n’est fait par le gouvernement pour enrayer la machine infernale. Mais sa responsabilité, tout comme celle des multinationales et du fameux 1 %, n’est (presque) plus à prouver. Clément Sénéchal s’attelle ici à comprendre les autres causes, plus discrètes, qui conduisent l’écologie politique à l’échec : celles qui s’enracinent dans son propre camp. Structurellement, l’écologie, fruit de l’environnementalisme, s’est constituée comme une cause des élites.
Alors que la Chine et les États-Unis rivalisent pour décarboner leurs économies, l’Europe fait de sa politique énergétique une arme de guerre pour contrer l’attaque de la Russie en Ukraine. Pour le philosophe Pierre Charbonnier, auteur de Vers une écologie de guerre (La Découverte, 2024), il faut voir là les signes d’un nouvel âge géopolitique où l’écologie participerait à la définition de la sécurité collective entre les nations.
Clément Sénéchal a été pendant plusieurs années chargé de plaidoyer chez Greenpeace France. Dans Pourquoi l’écologie perd toujours, il décrypte les écueils des ONG environnementales ; le culte de l’image, la frilosité politique et un certain rapport au renoncement dont il s’agirait de s’extraire.