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Houthis
Les houthistes, qui multiplient depuis le début du mois les attaques contre l’Arabie saoudite, alliée du gouvernement yéménite internationalement reconnu, ont démenti avoir pris la ville sainte pour cible.
Lors d’une rencontre organisée au Caire, le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, a réaffirmé le soutien de l’Egypte à l’Arabie saoudite « pour protéger sa propre sécurité et sa stabilité ».
Tout en maintenant la pression sur les pétroliers saoudiens, les rebelles yéménites veulent s’imposer comme un interlocuteur incontournable de la sécurité maritime en mer Rouge.
L’offensive des Houthis contre l’Arabie Saoudite complique davantage les exportations de brut, faisant exploser les prix à la pompe dans le monde. Aux Etats-Unis, la colère monte à l’approche des élections de mi-mandat.
Ces mouvements de population concernent l’intérieur du pays, mais aussi une partie de la population yéménite cherchant à rejoindre Djibouti, situé de l’autre côté du détroit de Bab Al-Mandab. Les combats entre les rebelles houthistes et les forces progouvernementales ont fait plusieurs centaines de morts sur les quatre derniers jours.
Des frappes de drones sur l'oléoduc saoudien Est-Ouest ont conduit vendredi à sa fermeture temporaire. Cette infrastructure clé de l'Arabie saoudite lui permet d'exporter son pétrole par la mer Rouge, et de contourner le blocage du détroit d'Ormuz. Mais de nouvelles photos satellite semblent montrer des dégâts plus importants qu'il n'y paraissait au premier abord, laissant craindre de nouvelles tensions sur le marché pétrolier mondial. Voici ce que l'on sait.
Les rebelles pro-iraniens multiplient les assauts et les contraintes contre l’Arabie saoudite. Dans la semaine, ils avaient déjà consolidé leur emprise sur le détroit stratégique de Bab Al-Mandab, fermant aux pétroliers saoudiens la voie de sortie de la mer Rouge vers l’océan Indien.
La mainmise des rebelles alliés à l’Iran sur le bras de mer situé entre l’Afrique et la péninsule Arabique, point de passage obligé sur la voie maritime la plus courte reliant l’Asie à l’Europe, fait redouter une hausse des cours du pétrole et des prix du transport maritime.
Alors que houthistes yéménites contrôlent l’accès à la mer Rouge, l’oléoduc Est-Ouest, seule option terrestre au blocage du détroit d’Ormuz, a été visé le 10 septembre. Les deux principales voies d’exportation du royaume saoudien sont désormais menacées par les attaques de l’axe pro-iranien.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, Riyad a augmenté les volumes de brut transportés par cet oléoduc, qui relie Abqaïq, près du Golfe, au port de Yanbou, sur la mer Rouge, pour contourner le verrouillage du détroit d’Ormuz par l’Iran.
L’avancée des rebelles leur donne un accès au détroit de Bab Al-Mandab, stratégique pour le commerce international. « La navigation est sûre pour toutes les compagnies, à l’exception des navires saoudiens, qui ont déjà été interdits d’accès », a déclaré le porte-parole militaire du mouvement.
Alors que les prix du pétrole se sont installés jeudi au-dessus de 100 dollars le baril, les Houthis gagnent du terrain au Yémen, s'approchant du détroit de Bab el Mandeb après avoir pris le contrôle de la ville stratégique de Mokha. Le trafic dans le détroit d'Ormuz est, quant à lui, toujours fortement perturbé. Cette nouvelle situation est-elle de nature à encore faire flamber les cours de l'or noir ? Éléments de réponse avec l'économiste Ruben Nizard.
Le groupe yéménite, allié de l’Iran, s’est emparé jeudi d’une ville stratégique aux portes du détroit de Bab Al-Mandab, menaçant un peu plus la navigation en mer Rouge alors que l’Iran cherche à verrouiller le détroit d’Ormuz.
Le groupe armé soutenu par Téhéran met progressivement la main sur des secteurs donnant sur le détroit, passage stratégique pour les pétroliers et navires commerciaux.
Jeudi, les rebelles houthistes avaient pris le contrôle de la ville portuaire de Moka, au bord de la mer Rouge, au terme d’une offensive lancée la semaine dernière.
Les Houthis contrôlent désormais l'ensemble de la côte yéménite bordant la mer Rouge.
La crise du transport de pétrole brut s'aggrave, à laquelle se rajoute une crise du raffinage (notamment diesel). Les Houthis sont, dans les deux cas, un acteur important. Ce groupe de rebelles "pro-iraniens" était insignifiant il y a 10-15 ans. Il compte aujourd'hui 600 000 combattants et dispose d'un armement sophistiqué (dont missiles balistiques). Revenons à la double crise pétrolière.
Cette nouvelle escalade a lieu au lendemain d’une attaque d’envergure des houthistes ayant fait 73 blessés dans le royaume saoudien.
Les houthistes, qui contrôlent une partie du Yémen, progressent également vers le détroit stratégique de Bab Al-Mandab, selon une source gouvernementale yéménite. De son côté, l’Arabie saoudite a mené une quarantaine de frappes aériennes au Yémen ces dernières heures, après les récentes attaques des rebelles contre le royaume.
Cette attaque d’ampleur, l’une des plus importantes depuis 2022, marque une escalade sur fond de guerre régionale, alors que Washington y voit la « main de l’Iran ».
Elles ont été lancées au lendemain d’une attaque d’ampleur des houthistes contre le sud de l’Arabie saoudite et qui a fait 73 blessés civils, selon la coalition dirigée par Riyad.
Les houthistes, soutenus par l’Iran, ont répliqué après avoir accusé lundi l’Arabie saoudite d’avoir bombardé différentes zones du pays, dans une guerre qui s’intensifie.
Les rebelles soutenus par Téhéran progressent en direction du détroit de Bab el-Mandab, d’autant plus stratégique pour le transport des matières premières que le détroit d’Ormuz est contrôlé par l’Iran.
Une attaque attribuée aux Houthis a touché le site de Jizan, un mois seulement après une précédente frappe.
Plus de 120 combattants ont été tués en deux jours dans le sud-ouest du pays, où les houthistes ont lancé une offensive vers le détroit stratégique de Bab Al-Mandab. Quatre ans après la trêve de 2022, cette flambée de violence ravive le spectre du conflit qui ravage le Yémen depuis 2014.
Une attaque menée dimanche par les Houthis sur le port yéménite de Mokha a fait au moins sept morts et une trentaine de blessés, selon l'armée du Yémen.
Le Yémen reste au cœur des tensions qui traversent la péninsule Arabique, alors qu'une trêve qui avait permis de calmer le front pendant plusieurs années a volé en éclats.
Les hostilités dans le conflit yéménite ont repris le mois dernier, nouvelle étape de l’embrasement régional consécutif à la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran.
Après de nouvelles frappes américaines sur le territoire iranien, l'Iran a lancé, vendredi, des attaques de drones sur ses voisins du Golfe au Bahreïn, en Jordanie et au Koweït. Dans la soirée, l'Arabie saoudite a lancé des frappes sur la ville de Hodeïda sur la côte ouest du Yémen, contrôlée par les rebelles houthis.
Les rebelles houthis ont revendiqué samedi une attaque de missile contre la ville de Jazan, dans le sud-ouest de l'Arabie saoudite, en riposte à des frappes saoudiennes contre le port d'Hodeïda contrôlé par les Houthis, la veille. Ces attaques surviennent quelques jours après que les houthis ont entamé un blocus maritime de Ryad et ciblé des navires circulant en mer Rouge.