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Saoudite
Ces fortes détonations ont retenti dans la matinée de samedi. Le royaume subit ces derniers jours la pression des combattants houthistes du Yémen, mais c’est la première fois que la capitale saoudienne est concernée par une alerte.
Jeudi, de nouveaux échanges de tirs ont eu lieu entre les forces gouvernementales yéménites, les combattants houthistes et l’armée saoudienne, faisant au moins 63 morts, selon des bilans communiqués par des sources militaires des deux camps.
Avec la reprise du conflit avec les Houthis du Yémen, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane mesure les limites du parapluie sécuritaire américain. Donald Trump ne veut pas s'impliquer dans la reprise du conflit et Riyad constate que Washington, pilier de sa sécurité depuis des décennies, ne viendra pas à son aide alors que ses exportations pétrolières sont menacées.
Les houthistes, qui multiplient depuis le début du mois les attaques contre l’Arabie saoudite, alliée du gouvernement yéménite internationalement reconnu, ont démenti avoir pris la ville sainte pour cible.
Après Ormuz, un autre détroit stratégique pour le commerce maritime, celui de Bal Al-Mandab, est menacé par l’offensive des rebelles houthistes au Yémen contre Riyad. Une escalade qui fait le jeu du régime iranien, ce dernier visant clairement une envolée des prix du pétrole pour faire plier Donald Trump.
Lors d’une rencontre organisée au Caire, le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, a réaffirmé le soutien de l’Egypte à l’Arabie saoudite « pour protéger sa propre sécurité et sa stabilité ».
L’offensive des Houthis contre l’Arabie Saoudite complique davantage les exportations de brut, faisant exploser les prix à la pompe dans le monde. Aux Etats-Unis, la colère monte à l’approche des élections de mi-mandat.
Des frappes de drones sur l'oléoduc saoudien Est-Ouest ont conduit vendredi à sa fermeture temporaire. Cette infrastructure clé de l'Arabie saoudite lui permet d'exporter son pétrole par la mer Rouge, et de contourner le blocage du détroit d'Ormuz. Mais de nouvelles photos satellite semblent montrer des dégâts plus importants qu'il n'y paraissait au premier abord, laissant craindre de nouvelles tensions sur le marché pétrolier mondial. Voici ce que l'on sait.
Les rebelles pro-iraniens multiplient les assauts et les contraintes contre l’Arabie saoudite. Dans la semaine, ils avaient déjà consolidé leur emprise sur le détroit stratégique de Bab Al-Mandab, fermant aux pétroliers saoudiens la voie de sortie de la mer Rouge vers l’océan Indien.
La mainmise des rebelles alliés à l’Iran sur le bras de mer situé entre l’Afrique et la péninsule Arabique, point de passage obligé sur la voie maritime la plus courte reliant l’Asie à l’Europe, fait redouter une hausse des cours du pétrole et des prix du transport maritime.
Alors que houthistes yéménites contrôlent l’accès à la mer Rouge, l’oléoduc Est-Ouest, seule option terrestre au blocage du détroit d’Ormuz, a été visé le 10 septembre. Les deux principales voies d’exportation du royaume saoudien sont désormais menacées par les attaques de l’axe pro-iranien.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, Riyad a augmenté les volumes de brut transportés par cet oléoduc, qui relie Abqaïq, près du Golfe, au port de Yanbou, sur la mer Rouge, pour contourner le verrouillage du détroit d’Ormuz par l’Iran.
L’avancée des rebelles leur donne un accès au détroit de Bab Al-Mandab, stratégique pour le commerce international. « La navigation est sûre pour toutes les compagnies, à l’exception des navires saoudiens, qui ont déjà été interdits d’accès », a déclaré le porte-parole militaire du mouvement.
Alors que les prix du pétrole se sont installés jeudi au-dessus de 100 dollars le baril, les Houthis gagnent du terrain au Yémen, s'approchant du détroit de Bab el Mandeb après avoir pris le contrôle de la ville stratégique de Mokha. Le trafic dans le détroit d'Ormuz est, quant à lui, toujours fortement perturbé. Cette nouvelle situation est-elle de nature à encore faire flamber les cours de l'or noir ? Éléments de réponse avec l'économiste Ruben Nizard.
Le groupe yéménite, allié de l’Iran, s’est emparé jeudi d’une ville stratégique aux portes du détroit de Bab Al-Mandab, menaçant un peu plus la navigation en mer Rouge alors que l’Iran cherche à verrouiller le détroit d’Ormuz.
La crise du transport de pétrole brut s'aggrave, à laquelle se rajoute une crise du raffinage (notamment diesel). Les Houthis sont, dans les deux cas, un acteur important. Ce groupe de rebelles "pro-iraniens" était insignifiant il y a 10-15 ans. Il compte aujourd'hui 600 000 combattants et dispose d'un armement sophistiqué (dont missiles balistiques). Revenons à la double crise pétrolière.
Cette nouvelle escalade a lieu au lendemain d’une attaque d’envergure des houthistes ayant fait 73 blessés dans le royaume saoudien.
Les houthistes, qui contrôlent une partie du Yémen, progressent également vers le détroit stratégique de Bab Al-Mandab, selon une source gouvernementale yéménite. De son côté, l’Arabie saoudite a mené une quarantaine de frappes aériennes au Yémen ces dernières heures, après les récentes attaques des rebelles contre le royaume.
Cette attaque d’ampleur, l’une des plus importantes depuis 2022, marque une escalade sur fond de guerre régionale, alors que Washington y voit la « main de l’Iran ».
Elles ont été lancées au lendemain d’une attaque d’ampleur des houthistes contre le sud de l’Arabie saoudite et qui a fait 73 blessés civils, selon la coalition dirigée par Riyad.
Les houthistes, soutenus par l’Iran, ont répliqué après avoir accusé lundi l’Arabie saoudite d’avoir bombardé différentes zones du pays, dans une guerre qui s’intensifie.
Les rebelles soutenus par Téhéran progressent en direction du détroit de Bab el-Mandab, d’autant plus stratégique pour le transport des matières premières que le détroit d’Ormuz est contrôlé par l’Iran.
Une attaque attribuée aux Houthis a touché le site de Jizan, un mois seulement après une précédente frappe.
Un pétrolier a pris feu après avoir été touché lundi par un "projectile inconnu" en mer Rouge, au large du port saoudien de Yanbu, a indiqué l'agence maritime britannique UKMTO.
Le Yémen reste au cœur des tensions qui traversent la péninsule Arabique, alors qu'une trêve qui avait permis de calmer le front pendant plusieurs années a volé en éclats.
Les hostilités dans le conflit yéménite ont repris le mois dernier, nouvelle étape de l’embrasement régional consécutif à la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran.
Riyad, Ankara et Islamabad ont signé, vendredi 7 août, un pacte prévoyant qu’une attaque contre l’un des trois Etats sera considérée comme une attaque contre les trois alliés. L’accord marque un tournant dans les équilibres sécuritaires du Moyen-Orient, sur fond de tensions avec l’Iran.
Le rapprochement entre trois poids lourds du Moyen-Orient redistribue les cartes dans une région déjà profondément marquée par les tensions. Téhéran y voit surtout le signe que ses voisins cherchent désormais à renforcer leur sécurité sans compter autant sur Washington.
Cet accord prévoit qu’une attaque contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre tous. Un rapprochement accéléré par les tensions régionales et la défiance croissante envers Washington.
Les frappes conjointes américano-saoudiennes en Irak, mercredi, représentent la première opération militaire à laquelle l’Arabie saoudite participe avec Washington depuis le début de la guerre contre l’Iran. Une étape dangereuse vient-elle d’être franchie ?
