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mai 2026

Avec un coût du gasoil représentant désormais "pratiquement 60%" de son budget en raison de l'envolée des prix du pétrole, le capitaine Vincent Scotto, depuis son chalutier au départ du port de Sète dans l'Hérault, dresse le constat d'une profession "au bout du rouleau". Sur le pont depuis 2h30 du matin et sans arrêt jusqu'à 18h, les quatre pêcheurs et leur capitaine, à bord du "Jean-Louis Vincent", enchaînent les "cales", descentes puis remontées des filets, sous la pluie, sous le soleil, durant la nuit ou le jour, invariablement, et ce, cinq fois par semaine. "Je perds 200-300 euros par semaine depuis le conflit" au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d'Ormuz, témoigne à bord Yohan Donadille, 46 ans, pêcheur sur les chalutiers depuis près de trente ans.
Donald Trump a brutalement rejeté dimanche la réponse de l'Iran aux propositions américaines pour mettre fin à la guerre, agitant à nouveau la menace face à Téhéran, accusé d'avoir pris pour cible ses voisins du Golfe. "Je viens de lire la réponse des soi-disant +représentants+ de l'Iran. Je ne l'aime pas - C'EST TOTALEMENT INACCEPTABLE!", a écrit en lettres capitales le président américain dans un bref message sur son réseau Truth Social. Plus d'un mois après le début de la trêve entre les deux belligérants, les tractations semblent plus que jamais dans l'impasse et les espoirs de règlement nébuleux, aucune des parties n'ayant dévoilé publiquement ses propositions.
Dans un effet en cascade inattendu, les guerres et tensions au Moyen-Orient affectent à des milliers de kilomètres les groupes de baleines vivant une partie de l'année dans l'océan à la pointe de l'Afrique.
Le géant pétrolier saoudien Aramco a annoncé dimanche une hausse de 25,5% de son bénéfice net au premier trimestre, porté par l'augmentation des prix du brut, selon un communiqué publié à la Bourse saoudienne. La hausse s'explique par "une augmentation des revenus et autres produits liés aux ventes, compensant partiellement la hausse des coûts d'exploitation", précise le groupe, fleuron de l'économie saoudienne et l'une des plus grandes entreprises au monde en termes de capitalisation boursière.
Les délits d’initiés sont désormais monnaie courante à la Bourse de New York, où les gains liés à des ventes de pétrole en lien avec la situation en Iran s’élèveraient à plusieurs centaines de millions de dollars, raconte Nicolas Chapuis, correspondant du « Monde » à New York, dans sa chronique.
L'Iran a dit lundi avoir réclamé l'arrêt des hostilités dans toute la région et un dégel de ses avoirs, au lendemain du rejet par Donald Trump de la copie iranienne, une impasse qui a fait repartir les cours du pétrole à la hausse. "La seule chose que nous avons exigée, ce sont les droits légitimes de l'Iran", a avancé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï. Avant d'énumérer les revendications de la République islamique: "la fin de la guerre dans la région" y compris au Liban, la levée du blocus américain des ports iraniens et "la libération des avoirs appartenant au peuple iranien, qui sont injustement bloqués depuis des années". La veille, le président américain s'était insurgé sur son réseau Truth Social: "je viens de lire la réponse des soi-disant +représentants+ de l'Iran. Je ne l'aime pas - C'EST TOTALEMENT INACCEPTABLE!".
Le patron du géant pétrolier saoudien Aramco a averti mardi que la guerre au Moyen-Orient avait déclenché le "plus grand choc énergétique" jamais connu dans le monde, estimant que les marchés pourraient ne retrouver un fonctionnement normal qu'en 2027. "Même si le détroit d'Ormuz rouvrait aujourd'hui, il faudrait encore des mois pour que le marché se rééquilibre, et si sa réouverture était retardée de quelques semaines supplémentaires, le retour à la normale s'étendrait jusqu'en 2027", a affirmé le PDG du fleuron de l'économie saoudienne, Amin Nasser, lors d'un appel avec des investisseurs.
L'Iran a menacé de s'en prendre à des sites appartenant à Washington au Moyen-Orient en cas d'attaque de sa marine marchande, après des frappes américaines contre deux de ses pétroliers, et alors que les Etats-Unis attendent toujours la réponse de Téhéran à leurs dernières propositions. "Toute attaque contre des pétroliers et navires commerciaux iraniens entraînera une lourde riposte contre l'un des centres américains dans la région ainsi que contre les navires ennemis", ont averti, dans la nuit de samedi à dimanche, les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de Téhéran.
Le bras de fer américano-iranien dans le stratégique détroit maritime d'Ormuz s'est traduit dimanche par l'attaque d'un navire de transport au large des côtes du Qatar, sur fond de menaces de l'Iran contre les navires "ennemis" et les intérêts de Washington. Un vraquier a signalé avoir été frappé par un projectile non identifié tôt dimanche matin, provoquant un incendie qui a pu être éteint, selon l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO. Le navire commercial en provenance d'Abou Dhabi "a été visé par un drone" dans les eaux territoriales du Qatar, a confirmé le ministère qatari de la Défense, ajoutant qu'il avait "poursuivi son trajet".
Le Premier ministre indien Narendra Modi a exhorté dimanche les Indiens à réduire leur consommation d'essence et de diesel, en raison des perturbations d'approvisionnement dues à la guerre au Moyen-Orient.
Une nappe de pétrole a été détectée dans le Golfe au large de l'île iranienne de Kharg, principal terminal pétrolier du pays, selon des images satellites diffusées vendredi par l'observatoire CEOBS. Selon cet organisme basé au Royaume-Uni, il s'agit dune des plus vastes nappes de pétrole repérées dans le Golfe depuis le début de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février dernier. L'origine de cette marée noire n'est pas connue, a ajouté le CEOBS (Conflict and Environment Observatory) sur le réseau X.
Donald Trump a affirmé jeudi que le cessez-le-feu tenait toujours, alors que Téhéran accuse Washington de l'avoir violé après des frappes américaines contre des "installations militaires iraniennes" en réponse à une attaque contre trois navires américains. Les Etats-Unis ont dit avoir "ciblé des installations militaires iraniennes" jeudi après que plusieurs de leurs navires ont été attaqués dans le détroit d'Ormuz.
Un air de déjà-vu. Quatre ans après la crise énergétique de 2022 qui avait valu à TotalEnergies de battre des records historiques (plus de 20 milliards d’euros de bénéfices), les majors pétrolières tirent les fruits du choc économique mondial provoqué par la guerre en Iran. Entre janvier et mars, Total a déclaré 5 milliards d’euros de bénéfices au niveau mondial (+51 % par rapport à la même période l’an dernier), souligne une lettre ouverte signée par 33 économistes français appelant le gouvernement à taxer les superprofits du secteur pétrolier.
Onze pays d'Asie du Sud-Est, fragilisés par les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient, se tournent désormais vers des solutions ambitieuses comme la création d'une réserve commune de carburants, a indiqué vendredi le président philippin Ferdinand Marcos. Les dirigeants des pays membres de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) se sont réunis en sommet à Cebu, aux Philippines, cherchant des pistes pour remédier à la crise énergétique déclenchée par la fermeture de facto du détroit d'Ormuz depuis les attaques israélo-américaines sur l'Iran le 28 février. Le bloc a également demandé la réouverture de cette voie maritime. L'Asean a appelé à la ratification rapide d'un accord-cadre sur la sécurité pétrolière, un programme de partage des carburants visant à garantir la stabilité énergétique.
Il n'y aura pas d'annulations de vols massives en été, mais le secteur du transport aérien craint "un contre-coup en automne" et demande la suppression du triplement de la taxe sur les billets d'avion, a déclaré jeudi le président de l'Union des aéroports français et francophones associés. "On passera l'été, mais le secteur ne sortira pas indemne de cette crise énergétique qui s'annonce structurelle", a déclaré Thomas Juin, président de l'UAF sur RMC.


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