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septembre 2026

Tim Benton, expert reconnu en sécurité alimentaire mondiale, afin de comprendre les causes de l'effondrement de nos systèmes alimentaires et les conditions nécessaires à la construction d'un système véritablement régénérateur. – Pourquoi le système alimentaire actuel est fondamentalement insoutenable – Que signifie concrètement le concept de « limites planétaires » – Le mythe de la croissance verte – Comment nos régimes alimentaires et nos systèmes agricoles doivent évoluer – Les 3 mécanismes qui nous empêchent d'avancer
A la hausse constante des prix alimentaires s'ajoutent les effets de plus en plus dramatiques du changement climatique et un monde de plus en plus instable. Serons-nous réellement capables de nourrir une population qui devrait bientôt atteindre 10 milliards. Le professeur Tim Benton, l’un des plus grands experts mondiaux des systèmes alimentaires, estime que notre modèle économique de croissance infinie sur une planète aux ressources finies est voué à s’effondrer. Mais quand cela se produira-t-il ? Qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Et enfin, entrons-nous réellement dans une ère de famine ?
Un géographe analyse des films d’effondrement
Après les catastrophes écologiques de l’été et leurs effets sur nos vies, l’idée selon laquelle notre civilisation pourrait s’effondrer connaît un regain d’intérêt. Revenue en force depuis les années 2010, elle a pourtant été beaucoup critiquée.
Et si l’effondrement de notre système était paradoxalement notre seul espoir de véritable changement ? Arthur Keller, spécialiste des risques systémiques et des stratégies de résilience collective, explique pourquoi les « solutions » écologiques actuelles ne suffiront pas et pourquoi une crise profonde pourrait provoquer le basculement que nos sociétés refusent encore d’envisager.
Dans une série documentaire, le journaliste Jean-Robert Viallet retrace deux siècles d’industrialisation à outrance à des fins économiques, à contre-courant des alertes scientifiques face au réchauffement climatique.

août 2026

Regional Resilience and Vulnerability to Global Catastrophic Risk
What places on Earth are most resilient to global catastrophic risk (GCR)? We provide the first study of what locations are more resilient against the impacts of nuclear war, near-Earth objects, large-magnitude volcanic eruptions, large-scale cyberattacks, high altitude electromagnetic pulse, geomagnetic storms and pandemics. This shows there is no place on Earth which is resilient against all kinds of GCR. Australia shows resilience across the widest range of GCR scenarios in the literature we reviewed, but even for it, continued international cooperation and trade are essential. Across the different risks, common resilience factors that show up most are geographic isolation (e.g. islands), self-sufficiency (especially in food production), high governance quality (more democratic and lower inequality) and decentralization to mitigate single point catastrophic failures (e.g. impacting trade or food supply). Many of these factors stand in tension with each other and trade-offs are required to balance between d
Pour la sociologue Monique Pinçon-Charlot, la crise climatique ne relève pas d’une responsabilité collective indistincte. Elle découle d’un système qui concentre les richesses, alourdit les émissions des plus fortunés et transforme jusqu’à la catastrophe écologique en opportunité de profit.

juillet 2026

Arthur Keller, ingénieur, consultant et expert des risques systémiques et des stratégies de résilience, explique pourquoi nous analysons mal la crise écologique et pourquoi notre modèle de société produit lui-même les catastrophes qu'il prétend combattre. Une analyse systémique du dépassement des limites planétaires, de l'effondrement de la biodiversité et des véritables défis du XXIᵉ siècle
On pense souvent que les crises énergétiques et les risques d'effondrement résultent de mauvais choix politiques. Mais on oublie alors d'analyser leurs causes structurelles et matérielles. Que se passe-t-il lorsque la complexité des sociétés, la raréfaction du pétrole et les limites du capitalisme commencent à amplifier mutuellement leurs effets ? Pierre-Yves Longaretti est chercheur au CNRS, cofondateur de l'équipe de recherche STEEP de l'INRIA, et spécialiste des risques systémiques globaux
À bord de la Station spatiale internationale, les systèmes de support de vie ne sont pas un sujet parmi d’autres, ils conditionnent tout le reste. Composition de l’air, température, pression, hygrométrie, nourriture, recyclage des matières, etc. : tout paramètre vital est surveillé en continu, et au moindre écart, la mission est mise sur pause et rétablir les conditions de survie devient l’unique priorité. Le parallèle avec la Terre est patent : elle aussi a ses systèmes de support de vie (les biomes, l’hydrosphère, le climat…) sans lesquels elle serait inhabitable. Or, les activités humaines dégradent ces systèmes à un rythme effréné.
Récemment, des chercheurs britanniques et étasuniens ont mené une étude majeure démontrant que des catastrophes biologiques d’ampleur se produisent lorsque le rythme des changements environnementaux dépasse la vitesse d’adaptation biologique des espèces. Dans le cadre de leurs travaux, les scientifiques ont analysé des grandes crises qui se sont déroulées lors des 450 derniers millions d’années.
Increasing instability of the ocean, ice and atmosphere threatens farming, finance and society. We all need to wake up to that fact.
Compte tenu des événements météorologiques violents que nous subissons, inondations, canicules à répétition, … à moins d'être borné il n'est plus possible de nier la réalité du dérèglement du climat de la planète. La théorie n'est pas nouvelle car le réchauffement planétaire a été matérialisé par plusieurs auteurs, puis modélisé, dès 1896, par Svante Arrhenius. Mais, c'est seulement vers 1950 que les perfectionnements des méthodes de mesure ont permis de quantifier la concentration de dioxyde de carbone 1 (CO2) dans l'atmosphère terrestre et de mettre en évidence les conséquences de son influence sur le réchauffement du climat.


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