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adaptation
De mai jusqu’à fin août, Santé publique France a mis en évidence une surmortalité de 8 124 décès pendant les épisodes de fortes chaleurs. Logement, précarité, maladies chroniques… Face au couperet des fortes températures, réduire les inégalités permettrait de limiter les morts en excès.
Approuvée le 27 août 2026 par le Gouvernement wallon
L’été 2026 a été marqué par des vagues de chaleur, des sécheresses, des incendies et des événements extrêmes qui ont profondément affecté le quotidien des Français. Invité de cette émission spéciale de franceinfo, Jean-Marc Jancovici revient sur ce que ces événements nous disent de l’évolution du climat — et surtout sur les choix qui nous attendent. Comment éviter que le réchauffement climatique ne s’aggrave davantage ? Comment adapter nos logements, nos infrastructures, nos villes, nos forêts et notre agriculture à un climat qui change ? Peut-on répondre à tous les risques ? Et comment arbitrer lorsque les moyens matériels, humains et énergétiques sont limités ? Jean-Marc Jancovici aborde également une question plus large : celle de notre modèle économique et de notre rapport à la croissance. Selon lui, nous devons distinguer les conventions humaines — comme l’argent ou le droit — des contraintes du monde physique : l’énergie disponible, l’eau, les matières premières, les infrastructures ou encore le temps h
Cet été a vu l’adaptation passer d’un sujet relativement de niche à un thème central dans le débat public. Le terme lui-même, jusque-là encore méconnu du grand public ou fréquemment confondu avec d’autres notions (l’atténuation ou la transition en général) a fait la Une durant des semaines. Les impacts du changement climatique étaient souvent vus comme un enjeu prospectif, avec, en tête, des dates lointaines parfois anesthésiantes (2050, 2100) ; cet été, chacun a pu ressentir leurs effets au présent, bien qu’à des degrés divers. Cette mise en avant brutale mérite d’y revenir un instant : dans ce numéro, nous soulignons trois pièges sur l’adaptation observés durant cet été.
L’agronome Philippe Pointereau démontre, dans une tribune au « Monde », comment il est possible, sans épuiser les sols, de préserver l’activité agricole et de nourrir la population française, tout en protégeant la biodiversité et en s’adaptant aux mutations du climat.
Pour la première fois, une agence des Nations unies avance des façons de s’adapter à la hausse des températures au-delà de cette barre symbolique. Mais ce constat et les solutions présentées suscitent les critiques d’associations.
Face aux feux de forêt, indemniser et reconstruire ne suffit plus, car le réchauffement climatique atteint notre capacité à nous nourrir, à nous loger et à nous déplacer. Pour remédier à cette situation, les politiques publiques doivent être repensées, soutient Mathilde Durie, présidente du Centre des jeunes dirigeants, dans une tribune au « Monde ».
Le changement climatique entre dans une nouvelle ère, où la priorité ne sera plus seulement d'empêcher la hausse des températures, mais d'en limiter les conséquences.
Le Programme des Nations unies pour l’environnement prend acte du dépassement prochain de l’objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris, et dessine une nouvelle trajectoire afin de repasser dessous avant la fin du siècle. Celle-ci implique des efforts gigantesques et des transformations radicales.
C’est un fait : très peu d’écoles sont adaptées aux vagues de chaleur. Face à l’urgence, certaines communes expérimentent des solutions low-tech et peu chères. Résultat, près de Montpellier : jusqu’à -10 °C de différence dans les classes.
Lors de la canicule de juin 2026, de nombreux élèves ont passé les épreuves du brevet et du baccalauréat dans des salles de classe où les températures relevées franchissaient les seuils au-delà desquels l’attention et les fonctions cognitives déclinent. Quelques jours plus tôt, l’éducation nationale avait publié son premier plan de gestion des vagues de chaleur.
Après un été 2026 marqué par 52 jours cumulés de vagues de chaleur, des milliers de décès liés aux canicules et plus de 100 000 hectares de forêts détruits par les incendies, Jean-Marc Jancovici est l’invité de la matinale de France Inter. Pour lui, une chose est claire : ce que nous avons vécu cet été n’aurait pas dû nous surprendre. Le dérèglement climatique est documenté depuis des décennies et, sur certains événements extrêmes, nous nous situons désormais dans le haut de la fourchette de ce qui avait été anticipé. Mais au-delà du constat climatique, Jean-Marc Jancovici pose une question plus profonde : sommes-nous réellement prêts à accepter que le climat du passé ne reviendra pas ? Canicules, sécheresses, incendies, forêts qui dépérissent, cours d’eau qui disparaissent l’été, agriculture fragilisée, bâtiments qui se fissurent, production électrique sous contrainte : l’adaptation ne consistera pas simplement à installer davantage de climatisation ou quelques équipements supplémentaires. Il faudra faire de
Ecolo a exigé dimanche des gouvernements du pays de quitter l'inaction et d'assurer la sécurité climatique, en investissant massivement dans l'adaptation.
Les incendies des Fagnes et d'ailleurs, ne peuvent plus être traités indépendamment d'autres catastrophes. Penser les catastrophes ensemble, c'est non pas s'adapter mais révolutionner nos modes de vie et en particulier nos modes de pensée. […] Une carte blanche de Prof. Sébastien Brunet (ULiège – Laboratoire des Transitions), Aline Thiry, doctorante (ULiège – PlaniCom & PlaniCrise), Prof. Sybille Mertens (HEC-Liège) et de Prof. Marc Dufrêne (ULiège – Gembloux Agro-Bio Tech)
Après un été marqué par les canicules et incendies, Jean-Marc Jancovici, président du Shift Project est l'invité de France Inter.
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