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Après la dévastation entraînée par l’effondrement d’un pan de glacier au Népal, les scientifiques rappellent qu’à l’heure du dérèglement climatique, les glaciers devenus très vulnérables se font de plus en plus dangereux. Avec l’accélération de leur fonte partout dans le monde, c’est aussi l’accès à l’eau qui est menacé.
Inondations au Népal : le réchauffement climatique, facteur aggravant dans l’effondrement du glacier
(17/09) - Perrine Mouterde,Une première étude d’attribution démontre qu’une conjonction d’éléments a conduit à l’avalanche de roches et de glace meurtrière survenue le 26 août dans l’Himalaya, qui a fait plus de 1 300 morts.
Le Népal chiffre à 4,78 milliards de dollars le coût de la reconstruction après la crue meurtrière du 26 août à sa frontière avec la Chine. La catastrophe a fait au moins 1.428 morts et des milliers de disparus.
Les glaciers de l’Himalaya, surnommés le troisième pôle, fondent vite. Je trouve aujourd’hui un article détaillé du climatologue Hausfather, qui a calculé qu’ils s’amincissent chaque année, depuis quelques décennies. Il montre aussi que l’’effondrement du Népal s’est produit sur une montagne qui se réchauffe rapidement depuis des décennies (Hausfather, the Climate Brink). Autour du Langtang, les températures estivales ont augmenté d’environ 0,29 °C par décennie depuis 1940. Les quatre étés précédant la catastrophe figuraient tous parmi les cinq plus chauds d’une série de 86 ans. Dans les parties glaciaires du bassin situées au-dessus de 4 000 mètres, une autre étude estime le réchauffement depuis 1960 à environ 0,31 °C par décennie.
Un épisode de chaleur exceptionnel a précédé l'effondrement d'un immense bloc de roche et de glace qui a déclenché les inondations meurtrières du 26 août au Népal et en Chine, selon une analyse de données météorologiques par l'institut Berkeley Earth, sans qu'un lien direct n'ait été établi à ce stade.
Les autorités népalaises et chinoises sont toujours sans nouvelles de 4 462 personnes, six jours après la catastrophe.
Les secouristes s’affairent sans relâche, dans des conditions périlleuses et malgré les risques causés par une nouvelle montée des eaux. Cinq jours après la crue, l’espoir de retrouver des rescapés dans la mer de boue et de débris s’amoindrit.
Si le glacier Thwaites, en Antarctique, disparaissait complètement, cela pourrait accélérer drastiquement la montée du niveau des mers sur toute la planète. “The New York Times” s’est appuyé sur des données scientifiques pour évaluer les conséquences potentielles de ce phénomène sur les villes de 300 000 habitants ou plus, situées à moins de 160 kilomètres de la côte.
Alors que l’espoir de retrouver des survivants s’amenuise, les secours népalais redoublent d’efforts pour atteindre des ouvriers piégés dans des tunnels sous la boue et les décombres.
Le 26 août 2026, les sismomètres ont enregistré un séisme de magnitude 5,2 à la frontière entre le Népal et le Tibet. Sauf que ce n'était pas un séisme. C'était un glacier qui lâchait à 5 200 mètres d'altitude, et sa chute a fait vibrer la Terre. Ce qui a suivi a balayé deux vallées, un poste-frontière, des villages, des centrales hydroélectriques, et coûté la vie à des centaines de personnes. Cette vidéo est une explication du mécanisme, maillon par maillon : Pourquoi la glace de haute montagne est une structure et pas seulement un réservoir, pourquoi le réchauffement change la nature des crues et pas seulement leur fréquence, pourquoi nos systèmes d'alerte regardaient dans la mauvaise direction, et pourquoi la même physique est déjà à l'œuvre dans les Alpes.
Côté népalais, plus de 80 sauveteurs tentaient toujours de se frayer un chemin jusqu’à un tunnel du chantier de construction du barrage de Trishuli-3, où une centaine de personnes sont retenues prisonnières depuis trois jours.
Le bilan provisoire de la crue à la frontière sino-népalaise atteint au moins 472 morts, avec plus de 1.400 disparus, dont trois Belges.
Un torrent de roches et de boue s’est abattu mercredi sur la frontière népalo-tibétaine, faisant au moins 180 morts. L’Institut géologique des États-Unis suspecte un «effondrement de glacier» ayant entraîné «des conséquences catastrophiques».
Une immense coulée d’eau, de boue et de pierres dans le nord du Népal, à la frontière avec le Tibet, a fait au moins 389 morts. La faute, notamment, à l’« effondrement d’une partie des glaciers himalayens », décrit un expert.
Le réchauffement climatique a des conséquences. Le plus grand glacier d'Autriche pourrait se couper en deux cette année.
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