Jean-Baptiste Fressoz

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2026

Avec l’incendie qui ravage les Hautes Fagnes en Belgique, ce n’est pas seulement un lieu cher à nos cœurs qui part en fumée. Il s’agit de quelque chose de plus grand encore, écrit David Van Reybrouck. L’été 2026 montre que le changement climatique n’est plus un scénario d’avenir lointain. « La récréation est terminée ».
Face à la multiplication des catastrophes climatiques, aucune institution ni aucun individu ne pourra répondre seul. L'expérience des inondations et des incendies le démontre : notre meilleure protection réside aussi dans notre capacité à anticiper, nous entraider et faire commun.
Depuis son retour à la Maison Blanche, le président américain accumule les échecs dans la région, que ce soit pour la guerre qu’il a déclenchée avec Israël contre l’Iran ou pour sa gestion du dossier palestinien, faisant ainsi la démonstration de son incompétence.
Durant la pandémie, chaque décès alimentait les statistiques et provoquait des décisions politiques majeures. Face aux milliers de victimes directes et indirectes du dérèglement climatique, une étrange accoutumance semble aujourd'hui s'installer.
Nous avons subi cet été une chaleur à laquelle nos corps ne sont pas habitués. Pendant plusieurs jours, et surtout nuits, des mots que l’on croyait réservés aux rapports scientifiques sont devenus des sensations concrètes : le bitume qui colle, les rails qui se dilatent, les nuits sans sommeil, les décès qui s’accumulent, les corps épuisés, les animaux d’élevage qui meurent en masse, la nature qui souffre autour de nous… L’inhabitabilité de nos territoires et les limites planétaires ne sont plus des hypothèses à discuter mais une expérience que nous vivons dans notre chair.
En signant, lundi, un décret recommandant notamment aux Etats américains de diminuer le nombre de vaccins administrés en pédiatrie, le président républicain alimente de manière irresponsable le poison de la suspicion.
Des scientifiques aux activistes, ceux qui alertent depuis des années sur les conséquences du changement climatiques s’interrogent sur le souvenir que laissera l’été 2026 au grand public.
Les dernières morts enregistrées vendredi 24 juillet, provoquées par un raid de colons armés dans un village palestinien proche de Naplouse, ont conforté une évidence : plus Israël colonise et plus la violence se déchaîne. Sans de fortes pressions extérieures, rien ne changera.
Les événements climatiques extrêmes qui se répètent à un rythme de plus en plus soutenu obligent à une adaptation accélérée des politiques publiques. Ces dernières doivent porter leurs efforts sur la planification écologique.
En jetant la suspicion sur les élections, du fait de son incapacité à reconnaître le verdict du peuple lorsqu’il lui est défavorable, le président américain sape les fondements de la démocratie aux États-Unis.
Chaque camp s’enferme dans une surenchère sans issue : Téhéran ne pourra pas surmonter durablement le blocage de ses ports, et Donald Trump prend le risque de mécontenter davantage l’opinion publique à quatre mois des élections de mi-mandat. Une escalade qui fragilise encore l’économie mondiale.
Nous venons de vivre, fin juin, un épisode caniculaire européen majeur, précoce et très étendu. L'heure ne peut plus être ni au report, ni au déni. Nous en appelons à l'éthique des décideurs politiques de tous les pays européens.
Un collectif de personnalités engagées dans la lutte contre le dérèglement climatique estime, dans une tribune au « Monde », qu’une loi d’urgence climatique est nécessaire pour arrêter l’expansion des énergies fossiles et réduire au plus vite les émissions de gaz à effet de serre.
L’Etat a prouvé, à de nombreuses reprises, qu’il savait mobiliser les ressources nécessaires dans les moments graves et cruciaux. Mais il serait préférable de les éviter en prenant les décisions adéquates en amont, y compris quand elles sont impopulaires.
Dans une tribune au « Monde », le physicien Aymen Bouali interroge les effets de l’intelligence artificielle sur notre capacité à écrire, à mémoriser, à penser et s’inquiète de voir cette technologie se substituer aux gestes qui fondent notre humanité même.
La « remobilisation » du camp occidental, selon la formule d’Emmanuel Macron, lors du G7 à Evian, permet à Kiev de revenir en tête des priorités de la diplomatie.
Un collectif rassemblant des écrivains, des élus, ainsi que des scientifiques, dont le sénateur Alexandre Basquin, les écrivains Annie Ernaux et Abel Quentin, dénonce, dans une tribune au « Monde », le développement effréné des mégacentres de données et appelle au boycott des intelligences artificielles génératives « grand public ».
Dans le Condroz, un projet de poulailler industriel de 39.000 poulets interroge le devenir de nos territoires.
Plusieurs personnalités, parmi lesquelles des artistes, écrivains, cinéastes, avocats et élus, ont signé une tribune publiée jeudi par Le Monde, appelant à boycotter l'IA générative grand public pour préserver l'environnement et les capacités cognitives des plus jeunes. Selon un baromètre de l'Arcom publié mardi, l'utilisation de services comme ChatGPT s'accélère chez les Français, notamment chez les 15 à 24 ans.
Les innovations en matière d'IA nécessitent d'importantes quantités d'énergie. À mesure que l'utilisation des applications d'IA augmente, la demande en capacité des centres de données augmente également, et un approvisionnement énergétique stable devient un carburant essentiel pour notre moteur économique belge, tout comme lors de la Révolution industrielle. Or, en matière d'électricité durable et évolutive, la Belgique a pris un énorme retard il y a 20 ans déjà.


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