Jean-Marc Jancovici

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2025

Les feux de forêt ont entraîné en 2025 le niveau d’émissions de carbone le plus élevé jamais enregistré depuis le début des relevés, il y a 23 ans, selon le service climatique du programme européen Copernicus. Au total, pas moins de treize mégatonnes de carbone ont été rejetées dans l’atmosphère.
Le rapport annuel du Programme des Nations unies pour l’environnement vient de tomber avec une révélation que personne ne souhaite entendre : quand bien même l’intégralité des engagements climatiques seraient honorés à la lettre, l’objectif phare de l’accord de Paris sera pulvérisé avant 2035. Cette projection n’émane pas de militants écologistes alarmistes, mais d’une analyse rigoureuse menée par des dizaines de scientifiques mandatés par l’ONU. Les chiffres sont sans appel et redessinent brutalement notre avenir climatique.
Le Lancet Countdown, rapport publié chaque année par une centaine de chercheurs internationaux, propose pour la première fois, mercredi, des estimations précises de la mortalité liée aux conséquences du réchauffement climatique comme les vagues de chaleur, les feux de forêt ou encore la pollution aérienne. Le bilan se compte en millions de morts.
Le dérèglement climatique augmente la fréquence et l’intensité des feux de forêts, dont les fumées sont nocives pour la santé. Une équipe internationale de chercheurs a quantifié les victimes que causera cette pollution de l’air d’ici à 2100, sur chaque continent.
Les émissions de carbone dans l’atmosphère en 2025 sont les plus importants jamais enregistrés. Une hausse liée aux nombreux feux de forêt.
L’Afrique est le continent le plus menacé par la hausse prévisible de la mortalité due aux feux de végétation, qui s’aggravent avec le changement climatique, affirme une étude scientifique publiée jeudi.
Selon l’institut Copernicus, les précédents records étaient de 11,4 mégatonnes de carbone, en 2003 comme en 2017. Une augmentation qui est principalement due aux feux qui ont ravagé la péninsule ibérique à la mi-août.
En Europe, les catastrophes naturelles de cet été ont coûté 43 milliards d’euros
Dans son bulletin annuel publié ce vendredi 5 septembre, l’Organisation météorologique mondiale rappelle l’importance de lutter de front contre les incendies pour préserver la qualité de l’air.
Le Premier ministre espagnol a reconnu ce lundi 1er septembre les ratés des autorités pour prévenir des feux en marge de la présentation de son «pacte national contre l’urgence climatique».
C’est un phénomène largement ignoré par les médias, mais une étude récemment publiée dans Science le met en lumière : l’Afrique brûle plus que tous les autres continents. 🌍 Menée par une équipe internationale de chercheurs, l’étude a analysé près de 19 millions d’incendies. Résultat : l’Afrique est le continent le plus vulnérable aux feux de forêt et de végétation. Plus de 85 % des personnes confrontées à ces incendies vivent sur le continent, et les deux tiers des zones brûlées se trouvent dans les savanes. Les agriculteurs, de plus en plus nombreux à s’y installer, sont particulièrement exposés.
D’après une étude scientifique, les populations de plusieurs pays d’Afrique sont les plus exposées à l’augmentation des incendies. Renforcés par le changement climatique, les feux de forêts sont à la hausse.
Entre 2002 et 2021, 440 millions d’habitants ont été menacés par un feu. Ce chiffre est en hausse de 40 % en vingt ans, alors que les surfaces brûlées sont en déclin, indique une étude publiée dans « Science ».
La combustion des forêts dans le pays ces deux dernières semaines a libéré dans l’atmosphère des quantités record de gaz à effet de serre et les fumées ont dégradé la qualité de l’air.
Le premier ministre socialiste a également assuré mardi qu’il chercherait à mettre en œuvre un « pacte d’Etat face à l’urgence climatique ». Plus de 1 100 morts peuvent être attribuées à la vague de chaleur qui a touché le pays entre le 3 et le 18 août.
Le Premier ministre socialiste, qui fait face aux critiques des régions touchées par les feux et détenues par l’opposition conservatrice, entend donner une réponse «aux incendies qui ravagent l’Espagne». […] Faire fi des «luttes partisanes et des questions idéologiques» et se «concentrer sur les preuves scientifiques» : devant l’ampleur de la dévastation causée par les incendies en Espagne, le Premier ministre Pedro Sánchez a annoncé dimanche «un pacte national face à l’urgence climatique». Il s’agira d’«atténuer les effets du changement climatique et de s’y adapter», a-t-il expliqué lors de sa visite du centre de coordination des incendies à Ourense, en Galice (pointe nord-ouest), une des régions les plus touchés par les feux de forêt cet été. Il a promis d’avoir les bases de ce «pacte» en septembre.
La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, s’est rendue, ce jeudi 14 août, à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse (Aude), à la rencontre des viticulteur·ices touché·es par l’incendie hors-norme, survenu au début du mois. Si son fonds d’urgence de huit millions d’euros répond aux besoins du moment, c'est toute une profession qui doit se réinventer dans un monde toujours plus chaud.
Italie, France, Portugal, Balkans... La canicule sévit dans de nombreux pays d'Europe, où des incendies intenses et parfois meurtriers, comme en Espagne, poussent à des milliers d'évacuations. Les scientifiques pointent du doigt le changement climatique.
Chaque été arrive désormais avec de nouvelles images de milliers d’hectares qui partent en fumée. Si ces mégafeux, comme on les appelle aujourd’hui, menacent la vie humaine et les écosystèmes, ils bouleversent aussi nos imaginaires sociaux et climatiques.
Plus l’humain uniformise la forêt, plus elle est inflammable, explique la philosophe Joëlle Zask. Pour répondre aux incendies, nous avons une révolution culturelle à mener.

Ils publient sur les réseaux de Jean-Marc Jancovici : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi D’autres références : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi