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Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve dans la guerre au Moyen-Orient. Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus, voie maritime stratégique au coeur des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, selon les autorités locales.
Le cours du baril de pétrole américain WTI grimpe nettement mardi, affichant une hausse de près de 3% après des informations faisant état de frappes contre des infrastructures clés, notamment contre l'île de Kharg dans le Golfe, point névralgique de l'industrie du pétrole iranienne. Après avoir hésité plus tôt dans la séance, suspendu à un ultimatum de Trump contre l'Iran qui expire mardi soir, le prix du baril de West Texas Intermediate, référence américaine, pour livraison en mai, grimpait de 2,81% vers 12H50 GMT, à 114,71 dollars. Il a même progressé brièvement de plus de 3%.
Réunies sous l’étendard de la Résistance islamique en Irak, les milices chiites irakiennes sont entrées en guerre aux côtés de l’Iran au lendemain des premières frappes américano-israéliennes, le 28 février. Elles ont lancé des attaques contre les intérêts américains et étrangers en Irak, ainsi qu’en Syrie, en Jordanie, à Bahreïn et au Koweït.
Téhéran a menacé dimanche de frapper des infrastructures clés du Moyen-Orient, répliquant immédiatement à l'ultimatum lancé par Donald Trump de rouvrir le détroit d'Ormuz sous 48 heures, après des frappes iraniennes particulièrement destructrices dans le sud d'Israël. Sans réouverture totale et inconditionnelle de ce détroit stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures, les Etats-Unis "frapperont et anéantiront" les centrales électriques iraniennes "EN COMMENÇANT PAR LA PLUS GRANDE !", a mis en garde le président américain sur sa plateforme Truth Social samedi soir.
Au moins 175 personnes ont été blessées par des missiles et drones iraniens dans ces deux villes du centre d’Israël, bombardées durant la nuit du 21 au 22 mars.
Les attaques contre l'eau sont peu fréquentes en temps de guerre mais elles ont fait leur apparition dans le conflit au Moyen-Orient avec notamment des frappes sur des usines de dessalement d'eau de mer, un secteur vital pour des millions d'habitants dans la région. Après un ultimatum de Donald Trump, menaçant de détruire les centrales électriques iraniennes si Téhéran ne rouvrait pas rapidement le détroit d'Ormuz, l'Iran a fait monter les enchères. Dans son viseur désormais: les usines de dessalement d'eau dans la région.
Surpris par l’ampleur des attaques iraniennes contre leur territoire, les dirigeants émiratis s’emploient à en minimiser les effets pour conserver la confiance des investisseurs et des touristes, tout en poursuivant les commandes d’armement.
L’agence de renseignement américaine se rapprocherait des groupes armés kurdes, illégaux en Iran, afin de permettre à un soulèvement populaire sur le territoire de s’organiser sans risquer la répression violente du régime de Téhéran, selon des responsables kurdes.
Après des années de rapprochement diplomatique prudent avec Téhéran, les tirs de missiles et de drones iraniens viennent doucher la stratégie d'apaisement des pays du Golfe, et ouvrent la perspective d'une confrontation militaire, selon des experts interrogés par l'AFP. Ils ont tenté en vain de peser sur Washington pour écarter l'option militaire et se retrouvent désormais en première ligne. Avec un dilemme: riposter et risquer l'escalade, ou rester sur la défensive.
Le ministère de la Défense israélien a annoncé samedi matin avoir lancé une "frappe préventive" sur l’Iran alors que les sirènes d’alerte retentissent à Jérusalem et que les habitants du pays sont prévenus sur leurs téléphones d’une "alerte extrêmement grave".
Cette pratique a déjà été utilisée par le régime islamique en 2022.
A moins que Téhéran n’accepte les conditions posées par Paris, Londres et Berlin, notamment le retour des inspecteurs de l’AIEA, l’embargo sur les exportations iraniennes de pétrole sera rétabli le 28 septembre.
Les premières analyses des frappes américaines menées en Iran montrent qu'elles ne semblent pas avoir eu l'impact annoncé par l'administration Trump.
L’Iran a lancé une nouvelle salve de missiles en représailles contre l’attaque de l’Etat hébreu. De son côté, Israël a visé dans la nuit de samedi à dimanche le ministère de la défense iranien.
L’Iran a frappé le centre d’Israël vendredi 13 juin, ripostant à l’attaque de l’Etat hébreu contre des sites militaires et nucléaires iraniens.
Au cours de son opération nocturne vendredi, l'aviation israélienne a bombardé le site de Natanz, le principal complexe d'enrichissement d'uranium en Iran. L'opération a visé d'autres sites mais pas celui de Fordo, où l'Iran a installé en profondeur des centaines de centrifugeuses. Décryptage.
Le Premier ministre qatari, cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, a mis en garde contre les conséquences d'une attaque contre des installations nucléaires iraniennes, qui priverait d'eau selon lui les pays du Golfe. Dans un interview avec l'animateur américain Tucker Carlson, réputé proche du président Donald Trump, il a indiqué que Doha avait simulé les effets d'un tel scénario. Résultat: "La mer serait totalement contaminée" et le Qatar "serait à court d'eau en trois jours", a-t-il lancé.
Des groupes soutenus par l'Iran ont fait sauter un gazoduc dans le nord-est de la Syrie, contrôlé par les Kurdes, près d'une base américaine, a indiqué jeudi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Des milices soutenues par l'Iran "ont fait exploser le gazoduc près de l'installation gazière de Conoco", a déclaré l'OSDH, basé en Grande-Bretagne mais disposant d'un important réseau d'informateurs en Syrie. Le directeur de l'ONG, Rami Abdel Rahman, a précisé à l'AFP que l'explosion avait eu lieu près d'une base américaine.
Soumis à d’importantes sanctions occidentales, le régime islamique d’Iran a renforcé ses liens économiques avec l’empire du Milieu depuis le retrait américain de l’accord sur le nucléaire, en 2018. Accroissant par la même occasion sa dépendance vis-à-vis de Pékin.



