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climatisation
L’équivalent du CNRS en Espagne a récemment présenté une innovation importante. Il est ici question d’un nanomatériau polymère capable de refroidir de manière passive les surfaces jusqu’à 12,9°C en dessous de la température ambiante, le tout sans électricité. Quelles sont les autres caractéristiques de ce matériau ? Quels sont les applications possibles ?
À chaque canicule, la climatisation apparaît comme la réponse la plus immédiate à la chaleur. Dans certains cas, elle devient même un outil de protection sanitaire : l'Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle que les vagues de chaleur touchent particulièrement les personnes âgées, les nourrissons, les personnes malades ou encore les personnes isolées. Mais la climatisation peut-elle tout résoudre ? Continue-t-elle de fonctionner lorsqu'il fait 45 ou 50 °C dehors ? Toutes les climatisations se valent-elles ? Et surtout, peut-on imaginer répondre au réchauffement climatique en refroidissant toujours davantage nos bâtiments ? La réponse est nuancée. La climatisation constitue bien l'un des leviers d'adaptation au changement climatique, mais son efficacité dépend de nombreux facteurs. Ses limites ne sont pas uniquement techniques : elles sont aussi physiques, énergétiques, économiques, urbaines… et humaines.
À quoi ressembleront nos logements et nos villes dans un monde à + 2 °C ? Aux discussions sur la climatisation et l’isolation des bâtiments qui animent le débat public en cette période de vagues successives de chaleur, l’urbaniste Clément Gaillard, spécialisé dans la conception bioclimatique, oppose des adaptations plus économiques.
La chaleur estivale s’installe durablement ces jours-ci, transformant parfois les espaces de vie en véritables serres. Pour contrer ces températures étouffantes, le premier réflexe consiste bien souvent à allumer l’air conditionné pour retrouver un minimum de confort. Pourtant, rafraîchir un intérieur par des moyens mécaniques représente un coût financier et environnemental considérable. L’évapotranspiration et l’ombrage végétal sont des phénomènes naturels bien plus puissants qu’il n’y paraît. En effet, la végétation possède son propre dispositif de refroidissement, silencieux et autonome. Une stratégie de plantation réfléchie permet d’éviter l’accumulation de chaleur sur les murs et les toitures tout en créant un courant d’air frais. La clé du succès repose sur l’adoption des bonnes espèces végétales pour habiller son terrain. Analysons en détail l’impact spectaculaire que cinq arbres ciblés peuvent avoir sur l’atmosphère globale de la maison.
Généraliser la climatisation sans repenser nos logements revient à laisser le marché choisir les morts des prochaines canicules. Une alternative existe : la planification de la fraîcheur, avec des rénovations massives, la multiplication des points de fraîcheur et la mise à l'abri des plus fragiles.
Les deux vagues de canicule de ce début d'été ont provoqué une ruée sur les climatiseurs en France et en Europe. Une demande qui met en lumière une dépendance industrielle massive envers l'Asie, en particulier la Chine, au moment où la climatisation devient progressivement un enjeu de santé publique.
Deux mille serveurs posés au fond de la mer, alimentés par des éoliennes qui tournent juste au-dessus d’eux : ce n’est plus un prototype de laboratoire, c’est une installation commerciale pleinement opérationnelle depuis la mi-mai 2026, au large de Shanghai. En mai 2026, au large de Shanghai, la Chine a officiellement lancé le premier data center sous-marin commercial au monde directement alimenté par un parc éolien offshore. Fini le dilemme énergétique qui pèse sur chaque nouveau centre de données terrestre : ici, l’eau de mer fait le travail de la climatisation, gratuitement et en continu.
La clim' n'est pas la seule solution contre les canicules. Ces habitants d'une résidence à Montpellier ont presque froid alors qu'il fait plus de 30 degrés dehors. Pourtant, aucun n'a de climatiseur. Façades ondulées pour accentuer le vent, balcons inspirés de l'architecture arabe... les adaptations climatiques sont efficaces contre les fortes chaleurs, et bien plus durables.
Il a fait plus chaud en France que sur presque toute la planète. Des centaines de records de température ont été battus, des nuits sont devenues invivables, des routes ont fondu, des rails se sont dilatés, des poissons sont morts, des élevages ont souffert, et même l’eau potable a été mise sous tension dans certaines communes. Mais cette vidéo ne parle pas seulement d’une canicule. Elle explique ce qui se passe au-dessus de nos têtes : dôme de chaleur, blocage Oméga, jet stream qui ralentit, sols qui cuisent, pluies qui ruissellent, infrastructures qui ne sont pas prêtes. Parce que le piège est là : la canicule ne s’oppose pas forcément aux inondations. Elle peut les préparer.
La canicule monte à la tête des réactionnaires, qui l’instrumentalisent pour tirer à boulets rouges sur les écologistes, jugés responsables de la situation. En se focalisant sur la question de la climatisation, ils oublient des enjeux bien plus larges.
La canicule tue. Il y aura des milliers de morts cet été. Le résultat d’inaction climatique, de décisions politiques pour maintenir la consommation d’énergies fossiles, et de médias comme Quotidien qui invitent les patrons du CAC40 tout sourire sans jamais les questionner concrètement sur ce qu’ils font pour la transition écologique.
L'ingénieur et spécialiste du climat Jean-Marc Jancovici est l’invité de Quotidien. Il analyse la vague de canicule historique que traverse la France. Interrogé sur les causes du dérèglement climatique, ses conséquences sur les populations et la biodiversité, le rôle de la climatisation, le nucléaire et la nécessité de repenser nos modes de consommation, il donne aussi sa vision de la France à l'horizon 2030, 2040 et 2050.
Si comme 75 % des Français, vous n’avez pas la clim chez vous, la tentation peut être grande de sauter le pas en période de canicule. Surtout que vous n’êtes pas au bout de vos peines. Sur la période 2015-2024, le réchauffement climatique a atteint +2,2 °C à l’échelle de l’Hexagone. Alors imaginez à +4°C en France, comme le prévoit le plan national d’adaptation ?
Si de plus en plus de Français s’équipent, cette technologie reste associée à l’idée qu’elle constituerait une « maladaptation » au réchauffement climatique. Un argument remis en cause par certains experts, alors que la France affronte des températures exceptionnelles.
Le monde se climatise à toute vitesse : du Japon (91 % des foyers) aux États-Unis (90 %), l’équipement explose, quand l’Europe plafonne à un foyer sur dix.
En août 2003, la France comptait ses morts. Environ 15 000 décès ont été attribués à la canicule. L’Inserm, en 2007, évoquait même plus de 19 000 décès. Un bilan qui reste, vingt ans après, l’une des catastrophes sanitaires les plus lourdes de l’histoire récente du pays. Et pourtant, au même moment, les États-Unis traversaient des étés aussi torrides, sans connaître de hecatombe comparable. La différence ? La diffusion de la climatisation résidentielle, qui explique l’essentiel de la baisse de la relation température-mortalité. Ce n’est pas une opinion. C’est la conclusion d’une étude publiée dans le Journal of Political Economy.
Comment rendre la chaleur à l’intérieur des bâtiments plus tolérable ? On pense volontiers d’abord à la climatisation, mais d’autres approches, à la consommation d’énergie réduite, voire nulle, peuvent également être mobilisées. On parle alors de rafraîchissement passif.
Le soleil au service du grand frisson pour un paradoxe rafraîchissant Le principe de base ressemble à une délicieuse ironie de la nature : utiliser la force écrasante du soleil au zénith pour générer de l’air glacé dans nos maisons. C’est exactement le tour de force de ce système astucieux, encore trop méconnu du grand public. Alors que les climatiseurs standards pompent allègrement sur le réseau électrique public, souvent au bord de la saturation pendant les épisodes de forte chaleur, cette solution capte directement les rayons lumineux via des panneaux photovoltaïques disposés sur le toit. L’énergie ainsi recueillie alimente ensuite l’appareil de rafraîchissement. Voici donc la vraie climatisation solaire !
Le débat sur ces substances chimiques est relancé au sein de l’Union européenne, alors que les machines qui permettent de s’adapter au dérèglement climatique sont incriminées, relève l’historien Jean-Baptiste Fressoz dans sa chronique au « Monde ».
Les gaz à effet de serre fluorés, qui se retrouvent dans les systèmes de réfrigération, d’air climatisé et de pompes à chaleur, ont un très fort pouvoir de réchauffement bien plus élevé que le CO2.
De fortes chaleurs sont attendues sur la France dans le courant des prochains jours. Face à des étés toujours plus chauds, la climatisation est de plus en plus incontournable dans les commerces et les logis. Dans le même temps, les pompes à chaleur s’imposent pour chauffer de façon plus performante pendant la saison froide. Comment fonctionnent ces appareils ? Ils s’appuient en réalité sur les mêmes bases thermodynamiques. Mais attention : le changement climatique pourrait bien leur faire atteindre leurs limites physiques.
Comment rendre la chaleur à l’intérieur des bâtiments plus tolérable ? On pense volontiers d’abord à la climatisation, mais d’autres approches, à la consommation d’énergie réduite, voire nulle, peuvent également être mobilisées. On parle alors de rafraichissement passif.
Des températures élevées sont attendues en France les prochains jours. Les vagues de chaleur posent un défi inédit pour nos villes de climat tempéré où, pendant longtemps, la priorité était au contraire de lutter contre le froid. Plutôt que de dépendre exclusivement de la climatisation, le refroidissement passif hybride propose de s’inspirer des bonnes pratiques des climats arides et semi-arides. L’approche tient en trois points : empêcher la chaleur d’entrer dans les bâtiments, la stocker grâce à des matériaux présentant une forte inertie thermique et, enfin, la restituer la nuit grâce à des mécanismes de ventilation naturelle.
Alors que les vagues de chaleur se multiplient, le Programme des Nations unies pour l’environnement alerte sur une forte augmentation de la demande d’appareils climatiseurs, et plaide pour des solutions moins polluantes.
Un système collectif en particulier pourrait incarner une solution intéressante, dans le but de réduire l’impact environnemental de la climatisation. Il s’agit du « réseau de froid urbain », un concept relativement présent dans certains pays, dont la France. Comment fonctionne cette solution et quels en sont les avantages et les inconvénients ?
Les contaminations ont eu lieu dans le quartier de Harlem, avec 108 cas confirmés.Cinq personnes sont mortes dans le district new-yorkais de Harlem et 14 sont hospitalisées après avoir contracté la légionellose, ont annoncé, lundi 18 août, les services de santé, pointant les systèmes de climatisation.
La climatisation nous aide à faire face à des vagues de chaleur de plus en plus intenses et fréquentes. Mais le boom des climatiseurs domestiques en Suisse et dans le monde a un impact sur le climat et la consommation d’électricité. 
Comme en juin, les ventes de climatiseurs mobiles se sont envolées ces derniers jours, du fait des fortes chaleurs, dont les fabricants de plus gros systèmes profitent aussi.
La géothermie évoque généralement la production de chaleur, mais elle peut également rafraîchir ou produire du froid. Et cela de manière beaucoup plus économe que les climatiseurs classiques et avec un impact écologique réduit. Non seulement il s’agit d’une solution bas carbone, mais elle ne rejette pas de chaleur dans l’air extérieur et ne contribue donc pas à l’effet d’îlot de chaleur urbain, à l’origine de la surchauffe des villes en période de canicule.
Alors que les canicules sont les évènements climatiques les plus meurtriers, la généralisation des climatiseurs est-elle inéluctable en France ? Pour les expert·es, la réponse est double : rafraîchir les bâtiments va vite devenir indispensable, pas en climatisant à tout-va. Décryptage.