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Laurent Guilloteau est pompier dans les Bouches-du-Rhône et représentant syndical CGT des Services départementaux d’incendie et de secours (Sdis). Il revient de Gironde, où il a prêté main-forte à ses collègues locaux contre l’incendie qui ravage une partie du département. Dans cet entretien à Vert, il raconte la lutte contre le feu, la solidarité… et le manque de moyens.
De nouvelles estimations relayées par la presse américaine lundi, encore démenties par Washington, montrent que l'armée américaine a considérablement entamé ses stocks de missiles, défensifs comme offensifs, dans sa guerre contre l'Iran. Quels enjeux pour les États-Unis et leurs partenaires militaires ?
En trois mois, le pays a connu quatre vagues de chaleur, avec des températures jusqu’à 12 °C au-dessus des normales saisonnières. La raréfaction de l’eau pour les populations affecte aussi l’agriculture, l’industrie et le tourisme.
- Brice L.
Et si notre planète manquait tout simplement d’air, là où personne ne pense à regarder ? Depuis plus d’une décennie, les scientifiques s’appuient sur un tableau de bord précieux pour évaluer la santé de la Terre : les fameuses neuf limites planétaires. Ces repères, imaginés pour baliser un espace de fonctionnement « sûr » pour l’humanité, couvrent le climat, la biodiversité, la pollution ou encore l’eau douce. On les croyait complets, exhaustifs, capables de tout surveiller. Pourtant, une étude menée par la Scripps Institution of Oceanography et publiée en 2026 vient bousculer cette certitude. Elle pointe un angle mort majeur : l’oxygène qui disparaît lentement de nos océans, de nos rivières et de nos lacs. Un phénomène silencieux, mais aux conséquences potentiellement irréversibles à l’échelle d’une vie humaine.
- Brice L.
Des trottoirs qui renvoient la chaleur comme un four, des façades qui emmagasinent le soleil du matin au soir, et pas un seul coin d’ombre à l’horizon. Voilà à quoi ressemble une rue parisienne en pleine canicule, l’un de ces épisodes brûlants qui rythment désormais nos étés. Derrière cette image familière se cache pourtant une réalité bien plus sombre : selon une étude publiée en 2023, Paris est la ville d’Europe où le risque de mourir de chaleur est le plus élevé. Un triste record que la capitale française doit à un déficit invisible, enfoui sous le bitume et le béton. Et si ce que nous ignorons sous nos pieds était en train de nous coûter des milliers de vies ?
Près de 25 000 hectares brûlés, des morts et blessés graves chez les humains, des milliards de non humains tués ou déplacés, des habitations et cultures dévastées, des pompiers aux corps déjà usés… Nous ne sommes que début juillet et le bilan des incendies de l’été 2026 en France est déjà particulièrement inquiétant. En cause : les records de chaleur et les deux canicules de mai et juin qui ont contribué à une sécheresse précoce et intense ainsi qu’à un dessèchement des végétaux.
Le Haut Conseil pour le climat dresse un constat sévère sur l'action du gouvernement. Malgré une baisse des émissions de gaz à effet de serre, jugée trop lente, l'organisme indépendant alerte sur les retards accumulés en matière d'adaptation et appelle l'exécutif à faire «face à ses responsabilités» devant l'accélération du réchauffement climatique.
Une hausse de 30 % de la mortalité en une semaine : c’est le bilan provisoire de la canicule survenue fin juin. Entre l’augmentation des risques d’AVC et l’aggravation des maladies chroniques, il pourrait encore s’alourdir dans les prochaines semaines.
Six jours après le double séisme qui a touché le Venezuela, les probabilités de retrouver des survivants s'amenuisent considérablement, tout comme les stocks de nourriture. En raison des perturbations des services de santé, des réseaux d'eau et d'assainissement combinées aux déplacements de population, un porte-parole de l'OMS met en garde sur de possibles flambées "de maladies évitables par la vaccination comme la rougeole, la diphtérie et la coqueluche".
Le manque d’eau menace des régions cruciales pour l’agro-industrie transalpine. L’apport des zones montagneuses est en recul en raison du déficit neigeux hivernal.
Cours d’eau, nappes souterraines et sols sont mis à rude épreuve par l’insuffisance des pluies et les très fortes températures. Une situation qui engendre déjà des mesures de restriction dans de nombreux départements et fait craindre un été compliqué pour la gestion de l’eau.
Les pannes et baisses de tension du réseau fragilisent certains secteurs de l’économie et gagnent des villes jusqu’ici épargnées. A Valencia, capitale industrielle du nord du pays, les habitants vivent désormais sans courant cinq à huit heures par jour.
À l’aube d’une nouvelle vague de chaleur précoce, l’ONG Oxfam documente dans un rapport l’explosion des besoins en soins due au réchauffement climatique, alors que le système de santé français s’enfonce déjà dans la crise.
On parle beaucoup du prix de ce rachat. C'est pourtant ce que l'État achèterait qui compte. Or trois faits, tous documentés, disent la même chose : rien de chiffrable, rien de valeur, rien que la Belgique soit prête à gérer.
Dans le monde, certains pays bénéficient de très larges réserves d’eau douce. En revanche, la consommation dépasse largement la capacité de régénération naturelle dans de nombreux pays, principalement au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Ces pays sont donc en situation de « stress hydrique » voire même de pénurie.
Le tribunal judiciaire de Paris se penche ce jeudi et vendredi sur la légalité de la stratégie climatique de TotalEnergies, une première en France. À la veille de cet important procès, initié par une coalition d’ONG et la ville de Paris, le ministère public a décidé d’intervenir pour appuyer la défense de la multinationale pétrogazière.
TotalEnergies est jugé à Paris jeudi et vendredi, accusé d'avoir manqué à son devoir de vigilance en matière de risques environnementaux par des associations et la Ville de Paris, qui demandent l'arrêt des nouveaux projets pétro-gaziers.
Un article paru dans la revue «Nature Medicine» lundi 9 février montre que plusieurs modèles d’IA ne font pas mieux qu’une simple recherche en ligne quand un patient s’interroge sur ses symptômes.
Télétravail, carburant rationné, études à distance... Cuba a commencé lundi à appliquer de nouvelles mesures d'urgence destinées à économiser le carburant pour faire face à l'étranglement énergétique imposé par les Etats-Unis. Dans les rues de La Havane, la circulation était moindre qu'à l'accoutumée lundi, a constaté l'AFP, et les habitants, déjà soumis depuis des années à des coupures de courant quotidiennes, des pénuries en tout genre et une inflation galopante, ne cachent pas leur inquiétude.
Selon les informations du « Monde », l’association Respire a engagé une action de groupe pour obtenir la « cessation d’un manquement ». Elle vise l’insuffisance des mesures prises en Ile-de-France pour respecter les normes de qualité de l’air.
L’association Respire a annoncé saisir la justice dans le cadre d’une action de groupe afin de «contraindre concrètement l’administration à agir sans délai pour la santé de l’ensemble des habitantes et des habitants» d’Île-de-France, selon son avocat.
De Téhéran au fleuve Colorado, les signes d’un effondrement durable des ressources en eau se multiplient. La planète consomme aujourd’hui plus d’eau douce qu’elle n’est capable d’en renouveler. Sous l’effet du changement climatique et de décennies de surexploitation, de nombreuses régions du monde ne parviennent plus à se remettre des périodes de manque d’eau. Cette situation, que nous qualifions de « faillite hydrique », est omniprésente : elle touche déjà des milliards de personnes avec des conséquences déjà visibles sur les sociétés, l’agriculture et les écosystèmes.
À Belém, au Brésil, la COP30 devait réconcilier ambitions climatiques et justice sociale. Elle a finalement exposé la fragilité du processus onusien, pris en étau entre le poids des industries fossiles et les frustrations croissantes des pays les plus vulnérables, sur fond d’urgence climatique. Voici cinq raisons qui illustrent en quoi ce grand sommet tient du rendez-vous manqué.
Le 30ème sommet mondial (COP30) sur le climat s’est achevé samedi à Belém (Brésil) par l’adoption d’un texte «plat» et «sans ambition» sur l’action climatique. Faute de consensus sur un plan de sortie des énergies fossiles, le Brésil a promis de continuer le travail avec les pays volontaires. Ils seraient plus de 80.
Le pape a dénoncé lundi dans un message vidéo le manque de "volonté politique de certains" dirigeants de la planète face au réchauffement climatique et appelé à des "actions concrètes" alors que se déroule actuellement la COP30 à Belém, au Brésil.
Plus de 80 pays n’ont toujours pas remis leur plan de baisse d’émissions de gaz à effet de serre pour 2035, alors qu’ils étaient tenus de le faire avant le coup d’envoi du sommet mondial. Une situation qui illustre la difficulté croissante à faire converger les efforts. […] Elles portent un nom abscons, mais, dans cette COP30 qui a débuté lundi 10 novembre à Belém, au Brésil, leur rôle est crucial. Les NDC, pour «contributions déterminées au niveau national», désignent les plans climatiques par lesquels chaque Etat s’engage, devant le reste du monde, à baisser ses émissions de gaz à effet de serre et rendre compte de ses progrès. Instituées par l’accord de Paris en 2015, ces feuilles de route doivent être actualisées tous les cinq ans, et les pays ont l’obligation de rehausser leur degré d’action à chaque nouvelle mouture.
Dans la ruée vers l'IA, les géants américains de la tech ont l'argent et maintenant les puces. Mais leur compétition féroce se heurte à un autre obstacle : électrifier des centres de données énergivores, synonyme à court terme d'un regain de production du gaz et du charbon.
Le pays occupe désormais le 19e rang mondial en matière de risque de pénurie d'eau.
Les ONG du Réseau action climat (RAC) ont dénoncé mardi "l'ambivalence" et "l'hypocrisie" du Brésil à l'approche de la COP30, réclamant davantage d'ambition et de moyens pour faire face aux enjeux climatiques et respecter l'accord de Paris. "La présidence brésilienne de la COP30 est dans une position hypocrite" puisqu'elle proclame vouloir réhausser les ambitions climatiques tout en accordant lundi une nouvelle licence d'exploitation pétrolière au large de l'Amazonie à Petrobras, sa compagnie nationale, "c'est complètement ahurissant", a déclaré Fanny Petitbon, responsable France de l'ONG 350.org, lors d'un point presse.
L'ONU va réduire ses effectifs de Casques bleus dans les prochains mois en raison d'un manque de fonds.
