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La Science sait depuis plusieurs années que les microplastiques jouent un rôle dans le réchauffement de la planète. Cependant, une récente étude menée par des chercheurs chinois et étasuniens démontre que ce rôle est beaucoup plus significatif que ce que les précédentes études affirmaient. Selon les chercheurs, leurs résultats pourraient justifier pleinement une décision radicale concernant la production de plastique.
Une montagne de vêtements grande comme plusieurs centaines de terrains de football pousse depuis des années dans l’un des endroits les plus arides de la planète. Dans le désert d’Atacama, au nord du Chili, près de la ville d’Alto Hospicio, s’entassent aujourd’hui environ 60 000 tonnes de textiles invendus ou jetés, arrivés d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Nord. Le dernier chiffre en date s’élève à plus de 60’000 tonnes et la décharge a pris de telles proportions qu’elle est visible sur des images satellites prises depuis l’espace. Face à ce constat, les Nations Unies ont qualifié la situation d’«urgence environnementale et sociale pour la planète».
Douze ans de fonctionnement. Cinquante-cinq ans pour effacer les traces. La centrale nucléaire de Brennilis, plantée au cœur des tourbières du Finistère, illustre à elle seule le gouffre entre la promesse du nucléaire propre et la réalité de son démantèlement. Arrêtée en 1985, elle ne rendra son terrain à la lande bretonne qu’aux alentours de 2040, pour une facture qui a explosé au fil des décennies jusqu’à atteindre près de 850 millions d’euros.
Dix-huit ans de fonctionnement, cinquante-cinq ans de démantèlement : la centrale nucléaire de Brennilis, nichée au cœur des monts d’Arrée dans le Finistère, incarne à elle seule tout le paradoxe du nucléaire français. De 1967 à 1985, la centrale est exploitée conjointement par Électricité de France et le CEA, produisant 6,235 TWh pendant 106 000 heures de fonctionnement, soit environ douze ans. Arrêtée en 1985, elle ne sera totalement démantelée qu’en 2040, selon les dernières estimations de la Commission locale d’information (CLI) du Finistère. Trois fois la durée de son exploitation pour effacer ses traces. De quoi interroger sur ce que signifie réellement « sortir » du nucléaire.
Entre 1971 et 1982, plus de 200 000 fûts de déchets radioactifs furent immergés par plusieurs pays européens dans l'Atlantique Nord-Est, à des profondeurs atteignant plus de 4 700 mètres. La localisation exacte de ces barils et surtout leurs impacts possibles sur l'environnement des grands fonds restaient à ce jour largement inconnus depuis des études des années 1980. Les campagnes à la mer NODSSUM 2025 et 2026, portées par le CNRS et réalisées avec les moyens de la Flotte océanographique française, ont permis d'identifier plusieurs milliers de ces barils. À l'aide du sous-marin Nautile, nous avons inspecté visuellement plusieurs dizaines de ces fûts, documenté leur degré avancé de dégradation et observé des containers particulièrement corrodés. Le contenu de certains d'entre eux se répand sur le fond marin environnant. Ces fûts sont colonisés par différents organismes, notamment des anémones, des éponges et des crabes.
Entre 1971 et 1982, plus de 200 000 fûts de déchets radioactifs furent immergés par plusieurs pays européens dans l’Atlantique Nord-Est, à des profondeurs atteignant plus de 4 700 mètres. La localisation exacte de ces barils et surtout leurs impacts possibles sur l’environnement des grands fonds restaient à ce jour largement inconnus depuis des études des années 1980. Les campagnes à la mer NODSSUM 2025 et 2026, portées par le CNRS et réalisées avec les moyens de la Flotte océanographique française, ont permis d’identifier plusieurs milliers de ces barils. À l’aide du sous-marin Nautile, nous avons inspecté visuellement plusieurs dizaines de ces fûts, documenté leur degré avancé de dégradation et observé des containers particulièrement corrodés. Le contenu de certains d’entre eux se répand sur le fond marin environnant. Ces fûts sont colonisés par différents organismes, notamment des anémones, des éponges et des crabes.
Le lancement par Emmanuel Macron de «concertations» pour accélérer sur la consigne des bouteilles en plastique, annoncé mi-mai, n’a pas convaincu les ONG spécialistes du sujet. Dans cette tribune à Vert, elles proposent des solutions pour réduire l’utilisation des emballages en polymère, lutter contre cette pollution et prévenir les conséquences sanitaires.
Le bac jaune. Ce conteneur couleur soleil que des millions de Français remplissent consciencieusement depuis vingt ans, convaincu de faire le bon geste. Rincer le pot de yaourt, aplatir la bouteille, trier la barquette : le rituel est ancré. La réalité industrielle qui suit, beaucoup moins. En 2023, le taux de recyclage effectif des emballages plastiques en France atteignait seulement 24,5 %, loin derrière le verre (86 %) ou l’acier (86 %). les trois quarts de ce qu’on dépose dans le bac jaune ne redevient jamais du plastique. Pas parce qu’on trie mal (enfin, pas seulement), mais parce que le système en aval ne peut tout simplement pas suivre.
Subventions exorbitantes, pollution de l’air, risques pour les riverains… les nouveaux incinérateurs CSR, vantés comme vertueux, sont en réalité un scandale économique, écologique et sanitaire.
On parle beaucoup du prix de ce rachat. C'est pourtant ce que l'État achèterait qui compte. Or trois faits, tous documentés, disent la même chose : rien de chiffrable, rien de valeur, rien que la Belgique soit prête à gérer.
Le gouvernement français a annoncé lundi la création de nouvelles aires de protection marine, et lancera un plan de lutte contre les déchets plastiques, dans le cadre d'un sommet à Paris un an après la Conférence des Nations unies sur l'océan, à Nice.
Une frappe a également «partiellement détruit» un bâtiment de réception de conteneurs du site de stockage centralisé de combustible nucléaire usé dans la zone d’exclusion de Tchernobyl, a indiqué l’opérateur nucléaire public ukrainien Energoatom sur Telegram, précisant que le bâtiment était à ce moment vide et que les niveaux de radiation restaient normaux.
Depuis des décennies, les pays nucléaires stockent leurs déchets radioactifs dans des installations temporaires, faute de solution définitive. La Finlande est sur le point de changer cela. Le site d’Onkalo, creusé à 430 mètres de profondeur dans une roche vieille de 1,9 milliard d’années, attend son autorisation finale pour devenir le premier dépôt géologique permanent au monde — conçu pour tenir 100 000 ans.
Le 18 mai 2026, l'enquête publique autour de l'autorisation de construction du Centre industriel de stockage géologique (Cigéo) a été ouverte, marquant une étape importante dans l'avancée de ce projet étudié depuis bientôt trente ans. C'est l'occasion de revenir sur ce projet interminable dont on peut se demander s'il débouchera un jour sur une exploitation industrielle.
Dérivé de pétrole et notamment produit en Asie, le plastique et son économie sont perturbés par la guerre au Moyen-Orient. En Europe, les conséquences sont multiples, entre prix en hausse, industriels fragilisés, tentation de s'approvisionner aux Etats-Unis et relance du recyclage. . Comment est fabriqué le plastique?
L’entreprise peine à rassurer sur le bon déroulement des travaux de déconstruction et d’assainissement du site alsacien, lancés par décret début mai. EDF n’a encore jamais achevé le démantèlement d’un réacteur. Ces chantiers sont pourtant cruciaux pour l’avenir de la filière.
Les plasturgistes de l'organisation Plastics Europe s'inquiètent mardi d'un "ralentissement spectaculaire" dans la mise en place d'un "écosystème circulaire des plastiques" en Europe, par manque de compétitivité, une situation qui "sape les objectifs climatiques et l'autonomie stratégique" du continent. L'organisation qui compte parmi ses membres BASF, Borealis, ExxonMobil, Ineos, LyondellBasell, Sabic Europe ou TotalEnergies a publié mardi son rapport sur ce qu'elle nomme "l'économie circulaire des plastiques", désignant les plastiques recyclés mécaniquement - le premier mode de recyclage -, chimiquement ou obtenus à partir de ressources biosourcées.
L’enquête publique sur la demande d’autorisation de création de ce centre d’enfouissement controversé débute ce 18 mai, jusqu’au 2 juillet. Fin mars, le gouvernement avait avancé son lancement de plusieurs mois, sans attendre la publication d’un rapport parlementaire sur le sujet. Plusieurs élu·es dénoncent un déni de démocratie.
Le projet Cigéo à Bure (Meuse), où doivent être enfouis à partir de 2050 les déchets nucléaires les plus dangereux, fait l'objet d'un long processus règlementaire afin d'être, peut-être, autorisé à être mis en oeuvre dans les prochaines années. Contesté par des écologistes et associations locales, il doit accueillir, à 500 mètres sous terre, 83.000 mètres cubes de déchets issus de centrales nucléaires devant rester hautement radioactifs pendant plusieurs centaines de milliers d'années. Voici les grandes étapes, passées et à venir, de cet équipement hors normes.
Jeter un emballage dans le bac de tri donne l’impression d’accomplir son devoir envers la planète. C’est aujourd’hui l’une des habitudes écologiques les plus ancrées dans notre quotidien. Pourtant, derrière ce rituel rassurant se cache une réalité industrielle et chimique redoutable. Le recyclage du plastique, tel qu’il nous est vendu depuis les années 1970, est un échec systémique. Loin de la promesse d’une boucle vertueuse où chaque bouteille redeviendrait une bouteille à l’infini, la vérité scientifique montre que ce matériau n’est tout simplement pas conçu pour être circulaire.
Le tribunal administratif de Nancy a confirmé mercredi la tenue, à partir de lundi et jusqu'au 2 juillet, de l'enquête publique sur le projet Cigéo d'enfouissement à grande profondeur des déchets radioactifs les plus dangereux, à Bure à la lisière de la Meuse et de la Haute-Marne. Une soixantaine de citoyens et 28 associations antinucléaires et locales avaient saisi le tribunal pour tenter d'obtenir la suspension de l'arrêté actant le début de cette enquête publique, et son report à l'automne 2026, selon le recours dont l'AFP a eu connaissance.
Sept grammes. C’est le poids moyen de plastique retrouvé dans un cerveau humain adulte lors des autopsies réalisées en 2024, selon une étude publiée dans Nature Medicine en février 2025 par le Dr Matthew Campen et son équipe de l’Université du Nouveau-Mexique. Traduit en termes concrets : l’équivalent d’une cuillère à café de matière plastique, logée dans l’organe le plus protégé du corps. Et ce n’est pas le foie ni les poumons qui détiennent ce triste record. C’est le cerveau.
Chaque semaine, nous remplissons consciencieusement notre fameuse poubelle jaune, avec l’intime conviction d’accomplir un geste vital pour la planète. À l’approche des ponts printaniers et des premières escapades de l’année, le grand ménage bat son plein, et le tri sélectif semble plus que jamais ancré dans nos habitudes. Pourtant, derrière ce rituel du quotidien encouragé depuis trois décennies, se cache une réalité scientifique et industrielle bien plus sombre. Et si cet automatisme écocitoyen tant vanté n’était finalement qu’un vaste mirage, un alibi parfait masquant l’une des plus grandes impasses environnementales de notre époque ? Le moment est venu de lever le voile sur un système qui tourne à vide, et de comprendre l’urgence de changer nos perspectives.
En plein cœur du printemps, alors que la nature bourgeonne et que l’envie d’adopter des habitudes plus respectueuses de la flore terrestre se fait grandement ressentir, une scène devenue familière se rejoue continuellement. Dans le rayon du supermarché, cet emballage couleur kraft orné de petites feuilles vertes capte instantanément notre attention de consommateur responsable. Persuadés de faire un geste pour la planète, nous le glissons dans notre panier avec fierté, souvent prêts à payer beaucoup plus cher pour soulager notre conscience écologique quotidienne. Et si cette majestueuse promesse n’était qu’un habile mirage marketing voué à terminer sa vie au fond d’une benne à ordures tout à fait classiques ? Derrière cette devanture alléchante et rassurante se cache une réalité bien moins reluisante : certains produits mettent en avant des arguments marketing verts sans aucun réel impact, privilégiant des emballages prétendument naturels mais rigoureusement impossibles à recycler. Ce qui s’apparente à une ava
Au Ghana, une économie parallèle s'est développée pour traiter les vieux ordinateurs et smartphones du monde occidental. Une économie de survie, au prix de la santé et de l'environnement.
En ce printemps, période traditionnellement propice au grand nettoyage et au renouveau, le rituel s’avère immuable. Chaque semaine, nous trions consciencieusement nos emballages, allégeant ainsi notre conscience dans l’espoir de préserver l’équilibre de notre belle planète. Ce geste quotidien, presque apaisant, donne le sentiment de participer à un effort collectif indispensable à notre bien-être global. Pourtant, pendant que des montagnes de déchets continuent d’étouffer les écosystèmes naturels, cette promesse écologiste cachait en réalité un mirage méticuleusement orchestré pour maintenir une addiction mondiale au tout-jetable.
Que faire des déchets au Japon ? Réponse : du territoire, gagné sur la mer. C'est l'objectif du Plan Phenix à Ōsaka. Que faire des résidus produits chaque jour par les 1000 incinérateurs du pays ? Réponse : du territoire. Enterrer, boucher, combler, agrandir des ports et édifier des îles à partir de rien, comme dans les baies de Tōkyō et d’Ōsaka. Si les sites contrôlés d’enfouissement de déchets existent ailleurs dans le monde, au Japon ils n’ont pas seulement remplacé les décharges et autres empilements des bords de ville ou des fonds de vallée : le traitement des déchets est associé à l’agrandissement des zones portuaires. Dans un pays réputé pour son manque de territoire constructible, le Plan Phenix fait ainsi d’une pierre deux coups – « d’une pierre, deux oiseaux », comme on dit au Japon.
Le 18 février 2025, dans le nord de la Zambie, la rupture partielle d’un barrage de résidus miniers a libéré au moins 50 millions de litres de déchets toxiques dans les rivières alentour. Un an plus tard, les habitant·es poursuivent en justice l'entreprise chinoise Sino-Metals, propriétaire de la mine, et luttent toujours pour obtenir des dédommagements.
Jeudi 26 mars, le parquet a requis la peine maximale contre Nestlé Waters, jugé pour avoir maintenu des montagnes de déchets près de Vittel, dans les Vosges. Le délibéré sera rendu le 27 mai.
Dans un précédent document, j’avais décrit nos sociétés extractivistes et leurs impacts insoutenables pour les écosystèmes et les peuples du Sud (1). France Nature Environnement vient de publier une étude complète sur la question : “Tout savoir sur la sobriété matières” (2). Dans la suite, les textes en italique sont des extraits du dossier FNE
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