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Blocus
Particulièrement dépendants des hydrocarbures du Golfe, les pays asiatiques mettent en place des mesures d’austérité et de rationnement pour ne pas puiser intégralement dans leurs faibles réserves stratégiques et éviter la pénurie.
Le Programme alimentaire mondial alerte sur des niveaux d’insécurité alimentaire records en 2026, alors que la hausse des prix de l’énergie et les perturbations des routes maritimes aggravent les pénuries d’intrants agricoles.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le blocage du détroit d’Ormuz crée des tensions mondiales sur le secteur de l’énergie. Mais au-delà du pétrole et du gaz, d’autres matières premières stratégiques transitent aussi par ce goulot d’étranglement : engrais, aluminium, hélium… De quoi déstabiliser l’économie à l’échelle de la planète.
L'Irak a annoncé mercredi la reprise d'une fraction de ses exportations pétrolières, soit 250.000 barils de pétrole par jour (bpj) acheminés par oléoduc jusqu'à un port turc, après un accord avec les autorités du Kurdistan autonome irakien. Avec la guerre au Moyen-Orient déclenchée le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre l'Iran, l'Irak membre fondateur de l'Opep avait totalement cessé ses exportations - totalisant d'ordinaire quelque 3,5 millions bpj - et les autorités cherchaient des alternatives au détroit d'Ormuz rendu quasiment impraticable par l'Iran.
L'Irak ultra-dépendant de sa manne pétrolière est en contact avec l'Iran pour faire passer ses pétroliers via le détroit d'Ormuz, a annoncé le ministre du pétrole irakien qui veut relancer les exportations de son pays malgré la guerre au Moyen-Orient. Avant le conflit, l'Irak expédiait son pétrole - quelque 3,5 millions de barils par jour- essentiellement depuis ses infrastructures portuaires de Bassorah dans l'extrême sud du pays, unique accès sur la mer du Golfe et le reste du monde via le stratégique détroit d'Ormuz. Mais l'Iran a quasiment paralysé la circulation dans cette voie maritime, en représailles à l'attaque israélo-américaine lancée le 28 février.
L’entreprise, créée par deux ingénieurs français en 2010, est montée en influence après la pandémie de Covid-19 et gagne en notoriété avec la guerre au Moyen-Orient.
L'Iran pourrait transformer le détroit d'Ormuz en un véritable levier économique avec une proposition étonnante qui profiterait à Téhéran et à Pékin.
En frappant Fujairah, l’Iran ne vise pas seulement une infrastructure pétrolière. Téhéran cherche à bloquer les rares alternatives au détroit d’Ormuz, par où transite près de 20 % du pétrole mondial. Une stratégie de pression maximale sur les marchés énergétiques.
La guerre au Moyen-Orient va-t-elle faire dérailler l'économie mondiale ? Si l'impact du conflit dépendra de sa durée et de son ampleur, les économistes craignent de plus en plus une augmentation généralisée des prix et un affaiblissement de la croissance.
Une fois la situation redevenue "plus calme", la France pourrait participer à des "escortes" de navires dans ce passage stratégique pour l'économie mondiale.
L'Iran sélectionne les navires de pays "alliés" autorisés à traverser le détroit d'Ormuz, dont la circulation est verrouillée par les autorités de la République islamique en représailles aux frappes israélo-américaines déclenchées fin février, ont indiqué mardi des données de suivi. Au moins cinq navires ont quitté le voie maritime stratégique, par laquelle transite en temps normal près de 20% du brut mondial et du gaz naturel liquéfié (GNL), en passant par les eaux iraniennes les 15 et 16 mars, a indiqué mardi la société de renseignement maritime Windward dans un rapport d'analyse. "Cette nouvelle route illustre la manière dont le blocus sélectif de l'Iran a évolué pour permettre le transit de ses alliés et soutiens", a-t-elle déclaré.
La compagnie aérienne scandinave SAS va annuler au moins un millier de vols en avril en raison de la flambée des prix du pétrole provoquée par la guerre au Moyen-Orient, a déclaré mardi son directeur général Anko van der Werff au quotidien économique suédois Dagens Industri (DI).
Loin de "l'enthousiasme" qu'il espérait susciter avec sa demande d'aide pour le détroit d'Ormuz, Donald Trump fait face à la froideur des alliés des Etats-Unis, échaudés par des mois d'attaques commerciales et d'humiliations diplomatiques, contraints aussi dans leurs capacités militaires. "Nous encourageons vivement les autres pays à s'impliquer avec nous, et à s'impliquer vite et avec beaucoup d'enthousiasme", a dit lundi le président américain, qui veut rétablir la circulation dans cette artère vitale pour le commerce de pétrole, désertée depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Le dirigeant républicain, qui a déclenché l'offensive israélo-américaine contre l'Iran sans guère se soucier des alliés des Etats-Unis, a présenté sa demande d'aide comme une sorte de test de loyauté. "Le degré d'enthousiasme est important pour moi", a-t-il dit.
Le ministère russe des Affaires étrangères a demandé aux pays situés à proximité d'un méthanier dérivant en Méditerranée de prendre leurs responsabilités afin de prévenir une catastrophe écologique.
Les prix du pétrole poursuivaient dimanche leur mouvement haussier enclenché par la guerre au Moyen-Orient, qui fait craindre une perturbation durable de l'approvisionnement en hydrocarbures à l'échelle mondiale.
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