Uniquement les Articles de la décennie 2020
Les champs auteur(e)s & mots-clés sont cliquables. Pour revenir à la page, utilisez le bouton refresh ci-dessous.
filtre:
agriculture focussanté
La loi d’urgence agricole, qui réintroduit des pesticides interdits et facilite la création de mégabassines et de fermes-usines, a été adoptée par les députés. Le soir même, un millier d’opposants ont dénoncé des « alliés du cancer ».
En France et en Europe, l’usage du glyphosate est en baisse mais son interdiction n’est pas pour tout de suite. Récemment, une étude menée en Argentine stipule que des bactéries, en développant une tolérance à cette molécule, bénéficient au passage de mécanismes capables de les aider à résister à certains antibiotiques.
Un collectif de scientifiques, de professionnels de santé et d'acteurs mutualistes alerte sur l'adoption de l'Omnibus X de simplification dans le domaine de la sécurité des denrées alimentaires et de l'alimentation animal. Mesure phare de ce paquet législatif, la suppression de la procédure de réexamen périodique des substances actives de pesticides et de biocides présente un risque élevé pour la santé de nos concitoyens, estime le collectif. Les signataires de cette tribune appellent à redéfinir une trajectoire alimentaire et agricole respectueuse de la santé publique des européennes et des européens. Avec l'ambition de placer l'agriculture biologique au coeur de cette trajectoire.
L’isoproturon a quasiment disparu des champs. Mais pour être immédiatement remplacé par d’autres substances dévastatrices pour les milieux aquatiques.
La Commission européenne vient de réautoriser 19 pesticides de synthèse, contournant, comme souvent, l'ensemble du processus qui régule leur évaluation et de mise sur le marché (AMM). Le bensulfuron, le benzovindiflupyr, le chlorotoluron, le cléthodime, la cycloxydime, le cymoxanil, le dazomet, la deltaméthrine, le diclofop, la fenazaquine, le fluopicolide, l'hymexazol, la lambda-cyhalothrine, le MCPA, le MCPB, le métaldéhyde, le metsulfuron-méthyle, le paclobutrazol et le tébuconazole viennent en effet d'être réautorisés.
Ils sont en plein essor en Bretagne : les déconditionneurs retirent de leur emballage les rebuts de l’industrie agro-alimentaire pour alimenter des méthaniseurs. Mais cette technologie utilisée par des agriculteurs génère des microplastiques, déversés dans les champs.
Trente-trois ans après l’interdiction du chlordécone aux Antilles, 85,5 % des Martiniquais adultes présentent encore du pesticide détectable dans le sang. Et parmi eux, près d’un sur six dépasse le seuil à partir duquel les effets sanitaires ne peuvent plus être écartés. Ce n’est pas une projection, ni une alerte préventive : c’est le résultat publié le 24 juin 2026 par Santé publique France, issu de l’étude Kannari 2.
La firme tire sa puissance d’une stratégie morbide : elle vend des pesticides susceptibles de donner le cancer et des médicaments pour le soigner. Le 25 juin, la Cour suprême des États-Unis a tranché en sa faveur en bloquant des milliers de plaintes sur le risque de cancer lié au Roundup. Enquête au cœur de son lobbying.
Les juges ont estimé ce jeudi 25 juin que le géant de l’agroalimentaire ne pouvait pas être condamné pour l’absence d’avertissement sanitaire supplémentaire sur ses produits, l’Agence fédérale de protection de l’environnement américaine n’imposant aucune alerte sur le potentiel caractère cancérigène du Roundup.
Quelles seront nos conditions d’existence dans vingt-cinq ans et quelle sera l’habitabilité humaine à Thessalonique, en Laponie ou à Rennes ? A quoi ressemblerait notre vie quotidienne, en 2049, sur une Terre qui franchirait les principaux points de basculement ? Fort de savoirs actualisés, ce séminaire de Nathanaël Wallenhorst, qui s’est tenu à Paris le 19 mai 2026, anticipe d’une façon concrète ce que pourrait être 2049 pour les écosystèmes, le climat et la société. Aurons-nous toujours des saisons en 2049 ? De quoi sera faite notre alimentation ? Quels seront nos loisirs ? Climat, eau, santé et migrations, Nathanaël Wallenhorst raconte notre quotidien dans ce futur proche si rien ne change.
Malgré les alertes d’ONG, de médecins et d’une partie de la communauté scientifique, les ministres européen·nes de l’agriculture doivent se prononcer ce vendredi sur une réforme qui prolongerait de plusieurs années l’autorisation de nombreux pesticides. Un texte dénoncé par plusieurs ONG comme un détricotage supplémentaire des règles européennes de protection de la santé et de l’environnement.
En France, le scandale commence à faire du bruit, presque à contretemps. Depuis quelques semaines, médecins et agences sanitaires tirent la sonnette d’alarme : une partie significative de la population serait surexposée au cadmium via l’alimentation quotidienne. Pain, pâtes, céréales, pommes de terre… rien d’exotique, notre « pain quotidien ». La contamination est diffuse, invisible, presque banale. Surtout, elle dure depuis longtemps, très longtemps.
Alors que la France est jusque-là très permissive par apport à d’autres pays de l’UE, les députés ont adopté en première lecture, mercredi 3 juin, l’une des meilleures réglementations européennes sur le taux de ce métal lourd dans les engrais agricoles, qui contamine la population via l’alimentation.
Une proposition de loi est étudiée à l’Assemblée pour limiter les teneurs en cadmium dans les engrais phosphatés. Pourrait-on se passer d’eux complètement, comme le font déjà les agriculteurs bio ? Des avancées sont possibles.
En 2019, les autorités sanitaires donnent l’alerte sur les dangers du cadmium, métal lourd toxique dont les Français·es sont massivement imprégné·es, et exhortent l'État à agir sans tarder. Nous voilà en 2026 : leurs recommandations n’ont toujours pas été appliquées par les gouvernements successifs. Pour comprendre les ressorts de cette inaction, Vert a mené l’enquête, des ministères concernés aux lobbies de l’industrie. Révélations sur ces sept années perdues pour notre santé.
La conférence nationale des Unions régionales des professionnels de santé médecins libéraux (URPS-ML) alerte sur la pollution chimique de l'eau potable en France. La présence élevée de pesticides et de PFAS inquiète l'organisation qui sonne l'alarme sur des "conséquences sanitaires potentiellement considérables".
Le gouvernement wallon a validé, jeudi, sa trajectoire de réduction de l'usage des produits phytopharmaceutiques (PPP) dans les zones les plus sensibles en termes de ressources en eau et de santé.
Alors que le produit a été autorisé en urgence pour une durée limitée, Yves Coppieters déplore une décision prise sans disposer de toutes les données sur ses risques sanitaires et environnementaux.
Une équipe espagnole a repéré la signature moléculaire d’un herbicide dans les tumeurs de patients de moins de 50 ans, une population dans laquelle les cancers colorectaux sont en croissance rapide. Une approche novatrice qui remet en cause les protocoles réglementaires d’autorisation et la surveillance des pesticides.
L’exposition au piclorame, un pesticide inconnu du grand public et loin des radars des autorités sanitaires, a été identifié par une équipe de chercheurs espagnols comme l’un des facteurs de risque des cancers colorectaux précoces, dont le nombre s’envole. Ces résultats, repérés par Le Monde, ont été publiés fin avril dans la revue scientifique Nature Medicine.
On l’appelle « l’apocalypse des insectes », et ses conséquences ne se limitent plus à la simple disparition de la biodiversité. Une étude pionnière vient de démontrer que le déclin des pollinisateurs impacte directement la santé humaine en réduisant la disponibilité d’aliments essentiels. En privant nos cultures de leurs principaux alliés, nous perdons des nutriments vitaux comme la vitamine A, le folate et le fer. Ce n’est plus une menace environnementale lointaine, mais une crise sanitaire concrète qui frappe déjà les populations les plus vulnérables de la planète.
Alors que Vert enquête depuis des mois sur ce métal lourd cancérogène, nous avons décidé de faire tester les journalistes de notre rédaction, ainsi que leurs enfants. Voici ce que révèlent nos résultats.
Le nombre d’enfants atteints de cancers en France augmente de manière continue. D'autres pathologies infantiles graves – malformations, troubles du neurodéveloppement, diminution du quotient intellectuel – suivent la même tendance. Les pesticides sont de plus en plus pointés du doigt par la communauté scientifique. Pourtant, la France reste le premier consommateur européen et le troisième au niveau mondial. Face à ce paradoxe, médecins, victimes et citoyens décident d'agir.
À l'attention de Monsieur Yves Coppieters, Ministre de la Santé, de l’Environnement, Madame Anne-Catherine Dalcq, Ministre de l’Agriculture et de la Ruralité, Monsieur Adrien Dolimont, Ministre-Président du Gouvernement wallon. Objet : Demande de mesures urgentes pour la protection des ressources en eau et la transition vers une agriculture durable en Wallonie.
En Belgique, on vient de l’apprendre, les ventes de pesticides contenant des PFAS ont augmenté de 26 % en 2024, avec un total de 371.000 kilos de substances actives PFAS, selon nos calculs, confirmant une tendance déjà à la hausse ces dernières années, mais l’amplifiant encore davantage. . En parallèle, la contamination des ressources en eau au TFA (un produit de dégradation très persistant et très mobile) continue de progresser en Wallonie.
Retardateurs de croissance : des pesticides aux effets sanitaires dévastateurs, massivement utilisés depuis des décennies, mais pourtant largement ignorés. Après les fongicides et les herbicides, les retardateurs croissance sont les pesticides les plus utilisés en France, avant même les insecticides. Le plus emblématique est le Chlorméquat Chlorure.
Jeudi, le réseau d'associations écologistes a annoncé avoir déposé un recours devant le tribunal administratif de Paris pour obliger l'État français à protéger les captages d'eau potable. Plus de 14 000 de ces infrastructures ont fermé depuis 1980, en partie à cause des pollutions croissantes de la ressource.
La pollution des sols par les métaux toxiques est omniprésente, mais sa répartition mondiale restait inconnue. Des chercheurs ont analysé une base de données mondiale sur la pollution des sols par l'arsenic, le cadmium, le cobalt, le chrome, le cuivre, le nickel et le plomb, à partir de 796 084 points d'échantillonnage issus de 1 493 études régionales. Grâce à des techniques d'apprentissage automatique, ils ont cartographié les zones où les seuils sanitaires et agricoles sont dépassés. Les résultats révèlent l'existence, jusqu'alors insoupçonnée, d'une zone à haut risque et enrichie en métaux dans les basses latitudes d'Eurasie, attribuée à des facteurs climatiques, topographiques et anthropiques importants. Cette zone peut être considérée comme un indicateur de l'ère de l'Anthropocène.
À contre-science. Dans ce livre concis et percutant, l'écologue Philippe Grandcolas revient sur l'explosion des attaques contre la science durant les débats sur la loi Duplomb, à l'été 2025. Le chercheur remet à plat les «fausses informations» sur les pesticides, sur les agences publiques, sur les bassines…
Omniprésent dans l’alimentation, le cadmium suscite l’inquiétude des autorités sanitaires. Ce métal lourd, notamment issu des engrais phosphatés, affecte particulièrement les femmes sujettes au manque de fer, avec des conséquences importantes sur leur santé.
Dans une tribune au « Monde », plus de 700 scientifiques, personnalités politiques et membres de la société civile insistent, en amont du One Health Summit, qui se tiendra à Lyon le 7 avril, sur l’urgence à mettre en place une règlementation européenne ambitieuse sur la question des pesticides.
Le texte a été modifié par rapport à sa première mouture adoptée en juillet 2025, qui avait suscité l’indignation, avant que le Conseil constitutionnel censure l’article réintroduisant l’acétamipride, un pesticide de la famille des néonicotinoïdes.
Des scientifiques français·es et péruvien·nes ont cartographié les zones les plus exposées aux pesticides du Pérou, et identifié tous les clusters de cancers. Une corrélation entre les deux a permis de conclure à un lien «solide» entre ces produits agricoles et le risque supplémentaire de maladie.
Des chercheurs français ont développé un modèle superposant l’accumulation de pesticides sur le territoire du Pérou et les clusters de cancer. Dans plus de 400 zones, ils montrent une « association robuste » entre ces produits et le surrisque de maladie.
Dans une étude publiée ce mercredi 1er avril par «Nature Health», des chercheurs ont identifié dans le pays d’Amérique latine des zones exposées à des pesticides non classés cancérogènes pour les comparer aux registres locaux de la pathologie.
Une nouvelle étude scientifique, publiée dans Nature Health, révèle un lien solide entre l’exposition aux pesticides agricoles présents dans l’environnement et le risque d’apparition de cancers. En combinant des données environnementales, des registres nationaux du cancer et des analyses biologiques, les chercheurs de l’IRD, de l’Institut Pasteur, de l’Université de Toulouse et de l’Instituto Nacional de Enfermedades Neoplásicas (INEN) du Pérou ont mis en lumière pour la première fois comment des expositions aux pesticides peuvent contribuer au développement de certains cancers
"Près de la moitié de la population adulte dépasse les valeurs toxicologiques de référence", selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, en France. Dans un rapport, l’organisation appelle à des actions urgentes pour réduire cette surexposition au métal lourd, notamment en limitant le recours aux engrais agricoles.
Combien en faudra-t-il pour que l'on percute ❓ ❓ Les pesticides constituent une grave menace pour notre santé et notre sécurité alimentaire! Après l'étude publiée en 2025 dans Nature Communications qui mettait en évidence que les pesticides, couramment utilisés en agriculture affectent largement des espèces d'animaux ou de végétaux qu'ils ne ciblent pas et participent ainsi activement à l'effondrement de la biodiversité, en voici une de plus!
Autour de Reims, l’eau contient des traces de chloridazone, herbicide utilisé dans la culture des betteraves, souligne la radio ICI. Les autorités affirment qu’il n’y a pas de danger sanitaire, mais les communes doivent se mettre en conformité.
Avec plusieurs foyers identifiés de cancers pédiatriques, à Saint-Rogatien, Périgny, et plus récemment Saint-Vivien et L'Houmeau, le préfet de Charente-Maritime lance une vaste étude sur trois ans pour savoir si l'environnement peut être à l'origine de ces clusters.
La population classée comme étant dans une situation « de crise ou pire » a « presque doublé » en un an, après deux saisons des pluies marquées par l’insuffisance des précipitations.
Le président américain a pris un décret mercredi pour faciliter sa fabrication, estimant qu’il est indispensable à la sécurité alimentaire du pays.
Monsanto, filiale du géant allemand de l'agrochimie Bayer, a annoncé mardi aux États-Unis un accord pouvant atteindre 7,25 milliards de dollars pour régler les plaintes "en cours et futures" concernant le Roundup, son herbicide au glyphosate accusé d'être cancérigène.
Si les pesticides ont longtemps assuré la protection des cultures, leurs effets délétères sont aujourd’hui largement documentés. Réduire cette dépendance est devenu une urgence sanitaire, environnementale et économique. Les stratégies de lutte contre les ravageurs intègrent aujourd’hui de nouvelles techniques innovantes. L’analyse de la situation en France et au Brésil livre un éclairage croisé sur cette question.
Mis sous pression par les Etats-Unis, le président colombien, Gustavo Petro, a décidé de reprendre cette pratique à laquelle il était pourtant opposé, en raison des risques pour la santé humaine, lorsqu’il était sénateur.
L’opposition à la nouvelle tentative du sénateur Laurent Duplomb pour réintroduire des pesticides toxiques pour la santé et la biodiversité prend de l’ampleur. La pétition citoyenne a dépassé les 100 000 signatures et gagne en visibilité.
Visage de la lutte contre les pesticides et contre la maladie, Fleur Breteau a lancé au printemps 2025 un collectif pour «politiser le cancer, attaquer ses causes». En première ligne de la mobilisation contre la loi Duplomb, elle revient pour Vert sur ce moment sans précédent.
Le débat sur la pétition contre la loi Duplomb se tient ce mercredi à l'Assemblée nationale, après une opposition citoyenne massive. Documentation des effets des pesticides, mise en avant des victimes, interpellations… Vert vous raconte de l'intérieur les secrets de ce mouvement historique, qui ressurgit ces derniers jours.
Le sénateur Laurent Duplomb a déposé un nouveau texte pour réintroduire l’acétamipride, insecticide interdit et décrié, dans sa loi Duplomb. Face à ce passage en force, de nombreux rassemblements sont prévus en France.
Dans l'État du Maine, les autorités et l'université proposent des solutions pour que les agriculteur·ices victimes des «polluants éternels» puissent continuer à travailler. Pour comprendre, Vert s’est rendu dans deux exploitations concernées.
Le collectif Cancer Colère, qui vise à politiser cette maladie, s’est implanté dans les campagnes, là où l’exposition aux pesticides est la plus forte. Pour Caroline et Fabienne, militer est devenu essentiel.
Le fluopyram, un fongicide appartenant à la famille des PFAS contamine l’eau de plus de 45 communes. La direction générale de la santé a saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire.
Dans les Hauts-de-France, 27 communes dépassent la limite réglementaire de fluopyram dans l’eau potable, selon l’ONG Générations Futures. Un fongicide toujours autorisé, au cœur de controverses sanitaires. Les concentrations atteignent jusqu’à 17 fois le seuil de qualité.
Le géant allemand de l’agrochimie avait été condamné en octobre 2023 à une indemnisation de 1,25 million de dollars à un homme ayant développé une forme de cancer attribuée à son exposition à l’herbicide controversé.
Vous écoutez Les éclaireurs invisibles par Nature et Progrès, le podcast qui incarne le changement pour un mieux, que ce soit des associations, des agriculteurs, des chercheurs.Notre ambition est de révéler les acteurs dans une réalité positive pour susciter un basculement de société. […] Aujourd'hui, nous recevons Céline Bertrand, experte en santé publique au sein de la cellule Environnement Santé de la Société Scientifique de Médecine Générale.
Ce mardi, la commission de la Santé, de l’Environnement et de l’Action sociale du Parlement wallon a reçu quatre représentants d’un collectif citoyen namurois. Apolitique, le groupe est venu défendre une pétition de 1.300 signatures demandant l’interdiction progressive des pesticides de synthèse en Wallonie. En ligne de mire : leur présence dans l’alimentation et l’environnement, et leurs effets potentiels sur la santé de la population. Si le message a été entendu, le ministre wallon Yves Coppieters tempère déjà certaines attentes.
Médecin, Louis-Adrien Delarue refuse de voir défiler dans son cabinet davantage de malades du cancer. Il a décidé de se battre contre les pesticides et les élus les promouvant. Quitte à finir au centre d’une plainte d’une députée d’extrême droite.
La Commission européenne présente le 16 décembre un règlement visant à autoriser indéfiniment des pesticides. 90 % des substances actives seraient concernées, craignent scientifiques et associations environnementales.
Il y a quelques jours, un projet de loi sur lequel planche la Commission européenne a fuité. Un septième "Omnibus", l’un de ces paquets législatifs qui s’inscrit dans la volonté de l’exécutif d’alléger la charge administrative qui pèse sur les entreprises européennes. Les commissaires se penchent cette fois sur les règles en matière de denrées alimentaires et d’aliments pour animaux. Parmi les pistes évoquées : la fin de l’obligation de réévaluation, après un certain nombre d’années, des pesticides autorisés dans l’Union européenne. Une perspective qui inquiète associations, scientifiques et professionnels de la santé.
Les signataires de la lettre ouverte s’inquiètent en particulier d’une disposition proposée par le commissaire européen à la santé, le Hongrois Oliver Varhelyi, visant à homologuer les pesticides sur le marché unique sans limite dans le temps.
La justice européenne a donné raison, mercredi, à trois organisations environnementales, estimant que la Commission européenne avait commis une "erreur de droit" lors d’une prolongation de l’autorisation du glyphosate, un herbicide vivement combattu par ces associations.
Peu adaptés aux conditions de travail réelles des agriculteurs, les équipements censés les protéger des expositions aux pesticides se révèlent bien souvent inefficaces voire même néfastes. La discipline de l’ergotoxicologie tâche de remédier à cela en travaillant auprès des premiers concernés.
Quatre des huit membres du conseil scientifique chargé de superviser le document ont signé un commentaire critique soulignant leurs désaccords sur des amendements, notamment obtenus par le ministère de l’agriculture.
Malgré l’accumulation de preuves scientifiques sur les dangers des pesticides, la Wallonie peine à agir : pourquoi ce décalage entre alertes sanitaires et décisions politiques ? Céline Bertrand, spécialiste en santé environnementale qui participe à la formation des médecins généralistes, dénonce un aveuglement. Elle implore d’arrêter de « tourner autour du pot ».
Si on a longtemps considéré que l’infertilité était un problème purement féminin, on sait aujourd’hui qu’il n’en est rien. Selon certaines estimations, 20 % à 30 % des cas sont directement imputables à des problèmes touchant les hommes. En marge des facteurs liés aux modes de vie, un faisceau d’indices semble incriminer notamment certains polluants environnementaux, tels que les pesticides.
La Société scientifique de médecine généraliste (SSMG) dézingue l’audience du toxicologue Alfred Bernard devant les Commissions Santé et Agriculture du Parlement wallon. Celui-ci confondrait opinion et sciences, ne se baserait pas sur des données actualisées et évacuerait la question des perturbations endocriniennes. Le principal intéressé dénonce une tendance à imposer une idéologie à la science. Tour d’horizon d’une polémique scientifique et politique.
Nous acteurs Français, Belges et Européens de la santé publique, de l'agriculture biologique et de l’environnement, prenons l’engagement d’unir nos forces pour faire advenir un nouveau chapitre de la santé publique grâce à une alimentation et une agriculture (jardins familiaux, élevage, grandes cultures, arboriculture, maraîchage, vignobles, etc) sans pesticides de synthèse.
Notre nourriture est contaminée par au moins 183 types de résidus de pesticides. Une pollution stable, mais dont l’effet cocktail – le mélange de ces produits – est peu documenté. Tous les aliments ne sont pas concernés au même niveau. On vous aide à y voir plus clair.
Stop aux pesticides ! Voilà le message porté par le collectif français des Mutuelles pour la santé planétaire. Dans leur "Odyssée pour notre santé", ils dénoncent une agriculture qui tue la terre, les vivants et en premier lieu, les agriculteurs.
Les auditions au parlement de Wallonie ont été marquées par l’intervention atypique d’Alfred Bernard, en rupture avec les autres experts. Le toxicologue, lui, ne cache pas son action politique.
Une agriculture française 100 % bio serait meilleure pour notre santé et celle de l’environnement. On pourrait arriver à cette généralisation du bio si l’on réduisait notre consommation de viande. Ce qui aurait également des effets bénéfiques pour notre santé.
Dans le sillage de la mobilisation contre la loi Duplomb, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à l’appel d’associations locales et d’élus dans la ville de Charente-Maritime. Leur objectif : faire reconnaître les dommages créés par les pesticides sur la santé et l’environnement.
Très attendues, les conclusions de l’expertise d’ampleur menée par Santé publique France et l’Anses confirment que l’usage de ces substances chimiques par les viticulteurs sont les principaux facteurs de contamination des riverains et de leur environnement.
Une étude d’ampleur publiée par l’Anses et Santé publique France, le 15 septembre, est sans appel : les personnes vivant près des vignes sont davantage exposées aux pesticides.
Victime d'un cancer du foie il y a dix ans, André Tesson a révolutionné son modèle agricole. Ancien céréalier, il s'est séparé de la moitié de ses terres, s'est reconverti dans les fruits à coque et est devenu l'un des rares producteurs de noisettes bio en France. Vert l’a rencontré.
Au sud-ouest de Nantes, une assistante maternelle à la retraite bataille pour que l’Assurance maladie reconnaisse le lien entre son cancer et les pesticides épandus par ses voisins maraîchers.
Par un arrêt du 3 septembre 2025, la cour administrative d’appel de Paris juge que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a commis une faute en ne procédant pas à l’évaluation des produits phytopharmaceutiques au vu du dernier état des connaissances scientifiques. En conséquence, la Cour ordonne à l’Etat de mettre en œuvre une évaluation conforme aux exigences requises et de procéder, dans un délai de vingt-quatre mois, à un réexamen des autorisations de mise sur le marché déjà délivrées.
La justice a ordonné à l’État de revoir ses procédures d’autorisation de mise sur le marché des pesticides. Cette décision « historique » reconnaît le « préjudice écologique » de la contamination des milieux par ces substances.
Ce mercredi, la cour administrative d’appel de Paris a condamné l’État français pour son insuffisante protection de l’environnement et de la santé humaine. Elle demande notamment la révision des procédures d'autorisation des pesticides pour mieux tenir compte de leurs impacts sur la biodiversité.
Le fonds a enregistré, en 2024, près d’un millier de dossiers de maladies causées par l’exposition professionnelle aux produits phytosanitaires, en hausse de 43 % par rapport à 2023.
![]()


