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Effondrement
Les effondrements de mines d’or clandestines se multiplient au Soudan, faisant des dizaines de victimes. Ces drames illustrent le rôle croissant de l’exploitation aurifère, qui alimente un conflit armé destructeur tout en empoisonnant les terres agricoles, l’eau et les communautés humaines.
Inondations au Népal : le réchauffement climatique, facteur aggravant dans l’effondrement du glacier
(17/09) - Perrine Mouterde,Une première étude d’attribution démontre qu’une conjonction d’éléments a conduit à l’avalanche de roches et de glace meurtrière survenue le 26 août dans l’Himalaya, qui a fait plus de 1 300 morts.
Après les catastrophes écologiques de l’été et leurs effets sur nos vies, l’idée selon laquelle notre civilisation pourrait s’effondrer connaît un regain d’intérêt. Revenue en force depuis les années 2010, elle a pourtant été beaucoup critiquée.
Un épisode de chaleur exceptionnel a précédé l'effondrement d'un immense bloc de roche et de glace qui a déclenché les inondations meurtrières du 26 août au Népal et en Chine, selon une analyse de données météorologiques par l'institut Berkeley Earth, sans qu'un lien direct n'ait été établi à ce stade.
Regional Resilience and Vulnerability to Global Catastrophic Risk
What places on Earth are most resilient to global catastrophic risk (GCR)? We provide the first study of what locations are more resilient against the impacts of nuclear war, near-Earth objects, large-magnitude volcanic eruptions, large-scale cyberattacks, high altitude electromagnetic pulse, geomagnetic storms and pandemics. This shows there is no place on Earth which is resilient against all kinds of GCR. Australia shows resilience across the widest range of GCR scenarios in the literature we reviewed, but even for it, continued international cooperation and trade are essential. Across the different risks, common resilience factors that show up most are geographic isolation (e.g. islands), self-sufficiency (especially in food production), high governance quality (more democratic and lower inequality) and decentralization to mitigate single point catastrophic failures (e.g. impacting trade or food supply). Many of these factors stand in tension with each other and trade-offs are required to balance between d
Pour la sociologue Monique Pinçon-Charlot, la crise climatique ne relève pas d’une responsabilité collective indistincte. Elle découle d’un système qui concentre les richesses, alourdit les émissions des plus fortunés et transforme jusqu’à la catastrophe écologique en opportunité de profit.
Nous avons subi cet été une chaleur à laquelle nos corps ne sont pas habitués. Pendant plusieurs jours, et surtout nuits, des mots que l’on croyait réservés aux rapports scientifiques sont devenus des sensations concrètes : le bitume qui colle, les rails qui se dilatent, les nuits sans sommeil, les décès qui s’accumulent, les corps épuisés, les animaux d’élevage qui meurent en masse, la nature qui souffre autour de nous… L’inhabitabilité de nos territoires et les limites planétaires ne sont plus des hypothèses à discuter mais une expérience que nous vivons dans notre chair.
Le phénomène climatique, qui accentue l’effet du réchauffement des océans, pourrait provoquer l’extinction d’espèces localisées dans le récif corallien. Les scientifiques alertent sur les conséquences environnementales de ce risque.
À bord de la Station spatiale internationale, les systèmes de support de vie ne sont pas un sujet parmi d’autres, ils conditionnent tout le reste. Composition de l’air, température, pression, hygrométrie, nourriture, recyclage des matières, etc. : tout paramètre vital est surveillé en continu, et au moindre écart, la mission est mise sur pause et rétablir les conditions de survie devient l’unique priorité. Le parallèle avec la Terre est patent : elle aussi a ses systèmes de support de vie (les biomes, l’hydrosphère, le climat…) sans lesquels elle serait inhabitable. Or, les activités humaines dégradent ces systèmes à un rythme effréné.
Récemment, des chercheurs britanniques et étasuniens ont mené une étude majeure démontrant que des catastrophes biologiques d’ampleur se produisent lorsque le rythme des changements environnementaux dépasse la vitesse d’adaptation biologique des espèces. Dans le cadre de leurs travaux, les scientifiques ont analysé des grandes crises qui se sont déroulées lors des 450 derniers millions d’années.
Members of parliament have demanded full publication of an explosive report by the UK’s spy leaders that found the collapse of ecosystems overseas would have catastrophic consequences for the UK’s national security, warning that the UK has “no future” if the findings are not urgently acted on.
And why when we do see it, we fail to act.
Collection Entraide et Crises : Rapport global "Reconnaître et renforcer ces liens qui nous sauvent"
(07/07) - Véronique de Geoffroy,Pablo Servigne,Lorsqu’une crise survient – et d’autant plus que les secours sont débordés –, un phénomène massif et systématique émerge : les personnes touchées s’entraident spontanément. Soixante-dix ans de recherche le confirment, et pourtant il reste invisible dans les doctrines, les plans et les formations qui organisent la gestion de crise. Ce rapport le documente à partir de six études de terrain (La Roya, Tchad, Australie, Ukraine, Briançon, La Réunion) et six webinaires, ainsi que d’un corpus de près de 300 références académiques. Ses résultats principaux : l’entraide émerge toujours, quelque soit la crise ; elle précède les secours institutionnels ; elle peut prendre diverses formes en fonction du rapport des habitants aux institutions et de leur degré de préparation ; avec le temps, elle se structure, ou bien s’épuise, selon la qualité des liens préexistants entre habitants ainsi que de leur articulation avec les institutions. Ces dernières, quant à elles, en ne nommant pas ces phénomènes d'entraide, ne peuvent n
Dix jours de canicule en juin nous laissent collectivement traumatisés. Trop de souffrance, de deuils, de morts, mais aussi d’inconséquence et d’inanité du débat politique concernant les leçons à tirer, les ruptures à mettre en œuvre et les processus législatifs à enclencher pour prévenir l’effondrement. La douleur a été incommensurable : hôpitaux submergés, soignants exténués, patients à même le sol pour des hyperthermies, des malaises cardiaques, des insuffisances respiratoires…
Quelles seront nos conditions d’existence dans vingt-cinq ans et quelle sera l’habitabilité humaine à Thessalonique, en Laponie ou à Rennes ? A quoi ressemblerait notre vie quotidienne, en 2049, sur une Terre qui franchirait les principaux points de basculement ? Fort de savoirs actualisés, ce séminaire de Nathanaël Wallenhorst, qui s’est tenu à Paris le 19 mai 2026, anticipe d’une façon concrète ce que pourrait être 2049 pour les écosystèmes, le climat et la société. Aurons-nous toujours des saisons en 2049 ? De quoi sera faite notre alimentation ? Quels seront nos loisirs ? Climat, eau, santé et migrations, Nathanaël Wallenhorst raconte notre quotidien dans ce futur proche si rien ne change.
Dans la foulée de l'encyclique du pape Léon consacrée à la question, Laetitia Pouliquen et Étienne de Rocquigny lancent deux parcours pour aider les décideurs face aux rapides bouleversements technologiques. "Entre les accélérationnistes, idéologues purs et durs qui affirment que le salut viendra par la Tech, et les collapsologues qui assènent que l'on court à la catastrophe, nous pensons qu'il est possible d'utiliser l'IA de manière éthique et appropriée."
Et si le monde fossile était plus fragile qu’on ne le pensait ? Et si le début de son repli précipitait son effondrement chaotique ?
Retour sur ce graphique2 : le système économique continue de foncer vers le précipice. La situation des stocks pétroliers mondiaux atteint un niveau alarmant et une limite physique imminente. Le monde ne manque pas simplement de pétrole "à vendre". Il manque de pétrole pour faire fonctionner ses infrastructures. Les stocks mondiaux affichent encore près de 7,9 milliards de barils, un chiffre qui apparaît confortable mais qui est très trompeur. Il y a d'abord dans ce chiffre le "pétrole prisonnier" : une part massive est bloquée derrière le détroit d'Ormuz ou dans des zones de conflit.
Il y a un paradoxe au cœur de la crise que nous vivons. La plupart des gens savent — à des degrés divers — que quelque chose ne va pas. Que le climat se dérègle. Que les inégalités explosent. Que les ressources s’épuisent. Que le système financier est fragile. Que la biodiversité s’effondre. Et pourtant, la grande majorité continue de vivre comme si tout allait continuer comme avant. Continue d’acheter, de planifier, d’investir dans un futur qui ressemblerait au présent. Continue de regarder ailleurs quand les chiffres deviennent trop alarmants. Ce n’est pas de la stupidité. Ce n’est pas non plus de la mauvaise foi — dans la plupart des cas. C’est du déni. Et le déni mérite d’être compris avant d’être jugé.
De l’Europe à la Chine et au Japon, la natalité est au plus bas, et la population devrait partout chuter radicalement d’ici à 2100. L’occasion, peut-être, de construire un monde plus vivable en matière de logement ou d’emploi, estime ce chroniqueur britannique. Il rappelle le précédent de la “peste noire”, qui a ravagé l’Europe à partir de 1345 : l’épidémie avait été suivie d’une période faste et prospère.
Une équation mathématique empruntée à la physique des verres et des matériaux amorphes vient de reproduire 12 000 ans de croissance démographique humaine avec un seul paramètre. Publiée dans Chaos, Solitons & Fractals, cette étude revisite aussi la prédiction la plus inquiétante de la démographie : si la capacité de charge de la Terre chutait brutalement à 2 milliards de personnes, l’humanité pourrait être réduite de moitié d’ici 2064.
Traduction IA - Au cours des dernières années, j'ai observé avec une attention croissante une profonde transformation psychologique au sein de la culture moderne. Dans de nombreux espaces, le cynisme, la conscience de l'effondrement, l'ironie et le désespoir existentiel sont devenus normalisés — non plus simplement comme des réactions émotionnelles à l'instabilité, mais comme des marqueurs d'intelligence, de réalisme et de sophistication psychologique. Après des décennies consacrées à critiquer la positivité toxique, la manipulation institutionnelle, l'optimisme forcé et le contournement spirituel, de nombreuses sociétés ont dérivé vers une pathologie opposée. Ce qui avait commencé comme un rejet légitime de la malhonnêteté émotionnelle s'est progressivement durci en une culture de négation permanente, où le manque d'espoir est confondu avec la profondeur, la suspicion avec la sagesse, et le désespoir lui-même devient un refuge pour ceux qui peinent à naviguer dans la fragmentation, la désillusion et
L’humanité vit-elle à crédit sur une planète dont le coffre-fort est déjà vide ? Si la question semble familière, une étude couvrant deux siècles de données démographiques vient d’apporter une réponse d’une brutalité scientifique inédite. Selon les chercheurs de l’université Flinders, nous avons déjà franchi le point de non-retour de la durabilité, masquant notre chute par une dépendance toxique aux énergies fossiles. Pour que chaque être humain vive dignement sans détruire son propre foyer, la population mondiale devrait être divisée par trois. Un constat vertigineux qui place notre civilisation face à un mur biologique que nous ne pourrons plus contourner très longtemps.
How Cynicism Became the New Psychological Performance
Commençons par une chose importante : penser à soi est une bonne chose. C'est même rationnel. Dans un monde de plus en plus stressant, oppressant, incertain, vouloir préserver son confort, se faire plaisir, protéger sa famille, c'est sain. Personne ne devrait être culpabilisé pour ça. Ni par les militants, ni par les politiques, ni par personne. Cet article est pour vous. Pas pour la planète, pas pour les générations futures. Pour vous, maintenant, demain, concrètement. Je vais vous montrer que la meilleure stratégie égoïste est probablement celle que personne ne vous vend et pourquoi on vous en éloigne.
Je sais exactement où tu es assis(e) en ce moment. Tu regardes un graphique des températures de surface de l’Atlantique Nord, observant une ligne rouge s’envoler vers un territoire inconnu et terrifiant. Encore une donnée horrible qui confirme ce que tu sais déjà. Tu ressens cette chute familière et creuse dans ton estomac en prenant conscience de la réalité biophysique : les systèmes de la planète se désagrègent.
We must confront two stark realities about the end of our era. First, the collapse of our industrial civilization is already underway, manifesting as a slow, agonizing process of structural decay, economic exhaustion, and ecological overshoot. Second, this descent is terminal. We have permanently exhausted the physical prerequisites for any future technological reboot.
A Letter to the Newly Awake. I know exactly where you are sitting right now. You are staring at a chart of North Atlantic sea surface temperatures, watching a red line spike into uncharted, terrifying territory. Yet another horrible data point proving what you already know. You feel a familiar, hollow drop in your stomach as you register the biophysical reality: the planet’s systems are unraveling.
Les recherches s’accumulent sur la capacité de survie des êtres humains face aux températures thermomètre-mouillé. Un problème qui devient de plus en plus concret avec le réchauffement climatique, malgré le déni écologique international actuel. Pendant que nous avons les yeux rivés sur le Moyen-Orient, les USA vient de connaître le mois de mars le plus chaud de leur histoire (sur 132 ans de mesure), qui est aussi le mois individuellement « le plus anormalement chaud » par rapport aux moyennes climatiques.
Greenpeace alerte sur un risque d'effondrement "catastrophique" des structures de protection qui recouvrent le réacteur endommagé de la centrale nucléaire de Tchernobyl.
Les recherches s’accumulent sur la capacité de survie des êtres humains face aux températures thermomètre-mouillé. Un problème qui devient de plus en plus concret avec le réchauffement climatique, malgré le déni écologique international actuel. Pendant que nous avons les yeux rivés sur le Moyen-Orient, les USA vient de connaître le mois de mars le plus chaud de leur histoire (sur 132 ans de mesure), qui est aussi le mois individuellement « le plus anormalement chaud » par rapport aux moyennes climatiques.
Et vous, qui appelleriez-vous en premier lors d'une catastrophe ? Dans son nouveau livre intitulé Le réseau des tempêtes, le collapsologue Pablo Servigne plaide pour un élargissement de nos liens sociaux comme seul rempart face aux crises qui s'annoncent. Entretien.
La guerre en Iran entre dans sa quatrième semaine. Une fois de plus, afin d’éviter une panique et un effondrement généralisé des marchés à l’ouverture de la séance de lundi, on a dû inventer une nouvelle pour apaiser les marchés. Dans ce cas, Donald Trump a décrété une trêve de 5 jours (uniquement du côté américain, Israël suit sa propre voie), selon lui grâce à des conversations fructueuses avec l’Iran ce week-end (conversations déjà démenties par les autorités iraniennes).
Lorsque James Prescott Joule a donné son nom à une unité d’énergie, il n’aurait pas pu prévoir les calculs alarmants d’aujourd’hui. L’unité principale de l’effondrement climatique est le zettajoule…
En 1972, les modélisateurs du Massachussets Institute of Technology (MIT) menés par Donella et Dennis Meadows publiaient leur rapport The Limits to Growth (en français « Halte à la croissance« , actualisé en 2004) qui exposait les conclusions du modèle World3. Ce modèle non linéaire de 150 équations quantifie les principales boucles de rétroaction à l’œuvre dans le système terre (démographie, ressources, industrie, emploi, services, pollution, agriculture, usage des sols…) pour analyser les conséquences d’un mode de développement fondé sur la croissance.
Le général Eyal Zamir tire la sonnette d'alarme.
Dans un précédent document, j’avais décrit nos sociétés extractivistes et leurs impacts insoutenables pour les écosystèmes et les peuples du Sud (1). France Nature Environnement vient de publier une étude complète sur la question : “Tout savoir sur la sobriété matières” (2). Dans la suite, les textes en italique sont des extraits du dossier FNE
Nous laissons les grandes entreprises jouer avec nos vies. Agissez maintenant, sinon la nourriture pourrait venir à manquerLa fragilité du système alimentaire mondial m’emplit d’effroi – et la guerre avec l’Iran a révélé à quel point il est proche de l’effondrement.
Le climat a accéléré sa course. Nous nous rapprochons des points de bascule susceptibles de provoquer des changements brutaux. Les travaux récents montrent que certains de ces seuils pourraient être atteints entre 1,5 °C et 3 °C de réchauffement, entraînant des transformations abruptes et irréversibles des écosystèmes, des forêts, des océans, et, avec eux, des sociétés humaines.
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