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L'été commence à peine que la France traverse déjà sa troisième vague de fortes chaleurs en moins de deux mois. La canicule s'accompagne de son chapelet de mauvaises nouvelles : annulations d'événements culturels et sportifs, de Solidays à Paris à l'IronMan de Nice, mais aussi une pression encore plus forte que par le passé sur l'agriculture et l'élevage, deux activités très météo-dépendantes.
Au milieu d’un Atlantique qui se réchauffe comme le reste de la planète, une zone fait exception. Au sud-est du Groenland, une tache d’eau anormalement froide persiste depuis plus d’un siècle, résistant obstinément à la tendance globale. Les scientifiques viennent d’en percer le secret, et les conclusions sont préoccupantes pour l’Europe.
L’épisode précoce de chaleur extrême que connaît le pays met en lumière la banalisation de la désinformation climatique sur la chaîne de Vincent Bolloré.
Des températures élevées sont attendues en France les prochains jours. Les vagues de chaleur posent un défi inédit pour nos villes de climat tempéré où, pendant longtemps, la priorité était au contraire de lutter contre le froid. Plutôt que de dépendre exclusivement de la climatisation, le refroidissement passif hybride propose de s’inspirer des bonnes pratiques des climats arides et semi-arides. L’approche tient en trois points : empêcher la chaleur d’entrer dans les bâtiments, la stocker grâce à des matériaux présentant une forte inertie thermique et, enfin, la restituer la nuit grâce à des mécanismes de ventilation naturelle.
En février 2026, la stratosphère au-dessus du pôle Nord a brutalement décroché de ses températures habituelles. +40 à +50 °C en quelques jours, à une altitude où rien ne devrait jamais se réchauffer aussi vite. Résultat ? L’Europe du Nord grelotte encore en avril, avec des coulées d’air arctique qui semblent surgir de nulle part. C’est le paradoxe météorologique le plus contre-intuitif de notre époque : un réchauffement stratosphérique qui fabrique du froid au sol, des semaines plus tard.
A 13 mètres sous terre, la vague de chaleur pousse à plein régime les machines de la centrale: le réseau de froid de la Part-Dieu, au coeur de Lyon, permet au quartier d'affaires de se climatiser à moindre coût énergétique. A l'extérieur, la vigilance canicule vient de tomber d'un cran mais les températures, avec des pointes à 35°C, continuent de faire souffrir les organismes. Pour se rafraîchir, les Lyonnais se réfugient autant qu'ils peuvent dans des lieux climatisés, comme le centre commercial de la Part-Dieu, le plus grand de France. L'air frais qui les soulage trouve son origine dans une immense salle souterraine en béton immaculé, ouverte à l'occasion d'une visite à la presse, où des tuyaux de toute taille quadrillent le champ de vision.
Seulement 43 centrales de production et distribution de froid urbaines étaient répertoriées en 2023 en France. Le gouvernement veut tripler ces infrastructures jugées plus vertueuses que la climatisation. De nombreux projets sont à l’étude.
L'une des usines qui refroidissent les tours du quartier d'affaires de La Défense, près de Paris, a tourné à plein mardi, par 38°C dehors, atteignant des niveaux de production de froid qu'elle n'avait plus connus depuis 2019.
D'importants feux de forêt se sont déclenchés dimanche dans l'Aude, dans le sud de la France, provoquant la coupure d'une autoroute et l'évacuation préventive de la célèbre abbaye de Fontfroide, a-t-on appris auprès de la préfecture du département et des pompiers.
Jusqu'où monteront les températures ce week-end ? La France connaît une première vague de chaleur qui semble s'éterniser. Elle s'explique par un flux d’air chaud provenant d’Afrique qui se retrouve bloqué entre deux dépressions. On vous explique.
À la météo, quand il fait chaud, on entend parfois des mots compliqués, qui désignent des phénomènes a priori complexes à déchiffrer. Pourtant l’explication est souvent simple, imagée. Vert vous aide à y voir plus clair.
Un contraste météorologique saisissant frappe la Grèce. Dimanche 16 mars, le pays a enregistré un record de chaleur inédit pour un mois de mars, avec un mercure grimpant jusqu’à 33,7 °C à Lasithi, en Crète, selon l’Observatoire national d’Athènes. Une température digne d’un mois de juillet, amplifiée par un voile de poussière saharienne, qui a touché plusieurs régions, dont la Macédoine et la Grèce centrale. Mais dès mardi, un changement radical s’annonce. Une masse d’air froid va provoquer une chute brutale des températures, accompagnée de gel et de neige. À Athènes, la température maximale passera de 27 °C à seulement 11 °C.
On n'en peut pluie. Sur le point de se terminer, 2024 a été une des dix années les plus pluvieuses en France depuis 1900, selon le bilan de Météo-France. C’est également l’une des cinq plus chaudes en raison du changement climatique.
Refroidir artificiellement le climat aux États-Unis grâce à l'éclaircissement des nuages pourrait s'avérer inefficace dans un contexte global plus chaud, avertissent les auteurs d'une étude publiée dans Nature Climate Change (21 juin 2024). Cette technique de géoingénierie pourrait au contraire déclencher des vagues de chaleur… y compris de l'autre côté de l'océan Atlantique.
En installant une pompe à chaleur dans sa maison sur les hauteurs d'Oslo, Øyvind Solstad a fait d'une pierre trois coups,...
Comme désormais chaque été, la Grèce se trouve confrontée à d’importants incendies. Face aux feux qui se propagent, l’évacuation des habitations est la seule solution, déplore ce journal de gauche.
Ce printemps est maussade en Europe centrale. Nous subissons encore les effets d'un réchauffement stratosphérique qui nous a envoyé de l'air froid, et continuera jusqu'à début mai. C'est un événement météorologique local et temporaire qui ne modifie pas le réchauffement global. En Asie par contre, la chaleur règne. Au Japon, les températures ont atteint des [...]
EN UN GRAPHIQUE – En regardant les températures depuis 1996, comprenez l’évolution de la température dans votre ville ou votre région.
Il y avait les Argonautes. Et désormais, il y aura les Climatonautes. Une vingtaine de volontaires qui ont choisi de suivre l’aventurier chercheur Christian Clot pour trois folles expéditions en milieux extrêmes, afin de permettre aux scientifiques d’étudier comme jamais la façon dont les humains s’adaptent aux changements climatiques. Stéphane Besnard, le responsable médical et le codirecteur scientifique des études des expéditions, nous dévoile aujourd’hui les dessous de ce projet nommé Deep Climate.
Climat : 21 jours anormalement froids en France en 2022, contre 125 jours plus chauds que la moyenne
(13/12) - Pierre Breteau,EN UN GRAPHIQUE – L’épisode de froid que traverse l’Hexagone ne contredit en rien la réalité du réchauffement climatique.
Crues et tempêtes dévastatrices, canicules et vagues de froid en toute saison... les événements extrêmes se multiplient sur la planète. Mais comment attribuer avec certitude telle ou telle catastrophe au changement climatique ? Les scientifiques font actuellement des pas de géants pour répondre à cette question majeure.
Plusieurs réacteurs nucléaires d'EDF ont été contraints d'abaisser leur production en raison des températures élevées des cours d'eau utilisées pour leur refroidissement, a indiqué l'entreprise vendredi, tandis que les dérogations environnementales dont bénéficient certains sites étaient étendues. "Les conditions climatiques exceptionnelles actuelles se traduisent par une montée de la température de la Garonne qui a atteint 28 degrés", indique EDF.
La vague de chaleur exceptionnelle atteint son pic lundi. Des records absolus devraient être battus sur la façade atlantique, avec des températures de plus de 40 degrés notamment en Bretagne. En cause : le phénomène de la «goutte froide».
Une canicule qui va s’installer sur l’ensemble du territoire métropolitain pour une grosse semaine au moins, peut-être plus longtemps sur le sud du pays. Et une colère froide, celle de Christophe Cassou, climatologue membre du Giec. Interrogé par Libération, il déclare ceci : «Je suis dans une forme de colère, car ce qu’on vit était anticipable et correspond à ce que les faits scientifiques disaient depuis longtemps. Comment être encore aujourd’hui dans ce déni de gravité ? Comment tenir encore aujourd’hui des discours “rassuristes” ? Ça n’a pas de sens !» Et Christophe Cassou de prévenir qu’il sera bientôt trop tard pour chercher à s’adapter à ces événements caniculaires, non seulement de plus en plus fréquents mais de plus en plus intenses. Fréquents ? Les deux dernières canicules datent de… mai et juin de cette année. Et celle que nous connaissons actuellement sera la 25e en vingt-trois ans, alors qu’entre 1947 et 1999, soit cinquante-trois ans, il n’y en avait eu que 17.
EDF a très légèrement baissé la production sur l'un des réacteurs nucléaires de sa centrale du Blayais (Gironde) en raison de la vague de chaleur, une mesure inhabituelle au printemps, a-t-on appris mercredi auprès de l'entreprise. La puissance de l'un des quatre réacteurs de 900 MW a été réduite de 100 MW "pendant quelques heures" dans l'après-midi du lundi 9 mai, a indiqué une porte-parole de l'entreprise à l'AFP. Cela afin de "respecter les limites réglementaires" concernant la température des cours d'eau. Les réacteurs nucléaires pompent de l'eau dans les cours d'eau ou les mers pour leur refroidissement, et rejettent de l'eau réchauffée, des rejets soumis à des limites de température pour préserver la faune et la flore aquatiques. La centrale du Blayais est au bord de la Garonne.
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Le Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) estime qu'avec une augmentation de la température globale du globe de 1,5 °C d'ici la fin du siècle par rapport au niveau préindustriel, la fréquence des épisodes de chaleur extrême sera multipliée par quatre ! Aux États-Unis, la chaleur est déjà le phénomène météo qui tue le plus depuis une trentaine d'années : de 1991 à 2020, la chaleur a causé la mort directe de 143 personnes par an en moyenne, suivie par les inondations, puis les tornades, les ouragans, la foudre, et enfin le froid et la neige. Dans ce pays, les épisodes de chaleur extrême ont d'ailleurs plus que doublé au cours des 40 dernières années.
Les records de chaleur, mais aussi de froid, se sont multipliés aux États-Unis au cours de l’année passée. Pour le New York Times, ces extrêmes donnent “une image frappante du changement climatique”.
Le changement climatique est en train de chambouler notre vie en causant diverses catastrophes naturelles et autres phénomènes climatiques extrêmes. Outre les inondations, les ouragans et les sècheresses, le changement climatique a également entraîné des vagues de chaleur et des froids extrêmes. La question est maintenant de savoir pourquoi ce phénomène souffle le chaud et le froid.
La Sibérie est ravagée par des incendies sans précédent depuis le mois de mai. Boostés par la sécheresse et les vagues de chaleur record liées au changement climatique, les incendies déciment la forêt boréale, relâchant des énormes quantités de CO2 qui polluent l'air. La ville de Yakoukst a enregistré le 21 juillet, "l’un des pires épisodes de pollution atmosphérique jamais enregistrés dans le monde".
Des Américains se réfugiant dans des centres de refroidissement pour échapper au dôme de chaleur, des Chinois coincés dans une rame de métro où l'eau monte dangereusement, des Liégeois fuyant leur ville victime d'inondations historiques... Le réchauffement ne frappera pas plus loin ou plus tard. Cet été 2021, il est déjà à l'œuvre, partout dans le monde, et nous force à repenser ce que nous considérons comme "normal". Chaque année, l'exceptionnel se reproduit.
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