« L’urgence est là, nous regardons ailleurs »
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2026
Et si la fameuse compensation carbone, celle que l’on nous vend comme une baguette magique pour effacer nos émissions, n’était en réalité qu’un pari perdu d’avance ?
La Chilienne Michelle Bachelet, l'Équatorienne Maria Fernanda Espinosa, l'Argentin Rafael Grossi, la Costaricaine Rebeca Grynspan, la Guyanienne Carolyn Rodrigues-Birkett et le Sénégalais Macky Sall, tous candidats à la succession d'Antonio Guterres à la tête de l'ONU, ont débattu jeudi soir pendant deux heures, sans jamais s'interpeller directement.
Une sécheresse des sols comme celle que connaît actuellement la Belgique est onze fois plus probable aujourd’hui qu’avant le réchauffement climatique. C’est ce qu’il ressort d’une nouvelle étude du consortium international "World Weather Attribution" (WWA). Explications.
Il fallait s’y attendre, et pourtant le contraste laisse sans voix : quelques mois seulement après un mois de février détrempé, où le ciel semblait ne jamais devoir se refermer, les sols français figurent désormais parmi les plus secs jamais mesurés depuis 1959. En l’espace d’un hiver puis d’un printemps, la France est passée d’un trop-plein d’eau à une véritable pénurie. Ce grand écart climatique n’a rien d’anecdotique. En ce cœur d’été, alors que la chaleur écrase le pays, Météo-France observe une situation qui rappelle certains des épisodes les plus marquants de son histoire. Comment un début d’année aussi pluvieux a-t-il pu déboucher sur une telle aridité ? Voici les clés d’un basculement qui interroge sérieusement sur l’avenir hydrique de l’Hexagone.
En plein cœur de l’été, alors que les thermomètres flirtent avec des sommets et que les nuits peinent à rafraîchir nos villes, une question mérite toute notre attention : et si le sol sous nos pieds jouait un rôle bien plus important qu’on ne l’imaginait dans l’intensité des canicules ? Longtemps considéré comme un simple décor passif, terrain qui subit la chaleur sans broncher, il se révèle en réalité un acteur de premier plan. Une analyse scientifique récente vient bouleverser cette vision en établissant un lien direct entre l’assèchement des sols et une hausse mesurable des températures extrêmes locales. Autrement dit, une terre desséchée ne se contente pas d’endurer la fournaise : elle l’entretient et l’amplifie. Comprendre ce mécanisme, c’est se donner une chance d’anticiper les vagues de chaleur qui rythment désormais nos étés.
Les dirigeants des pays du G7, Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni, États-Unis, UE s’étaient engagés à œuvrer « de concert » pour « réduire les dépendances critiques » à l’égard de la Chine, sans la nommer. Une initiative qui n’a pas encore fait bouger les lignes, dit l’Agence internationale de l’énergie.
Sous nos pieds, un trésor s’évapore en silence. Loin des projecteurs braqués sur les cheminées d’usine et les pots d’échappement, un phénomène discret mais colossal se joue dans les entrailles de notre continent. Nos sols, ces sentinelles brunes que nous foulons sans y prêter attention, relâchent depuis des décennies plus de carbone qu’ils n’en emmagasinent. Le constat, longtemps soupçonné, se précise désormais avec une netteté troublante : le bilan net de carbone des sols agricoles européens est négatif sur le long terme. Autrement dit, la terre nourricière se vide peu à peu de sa substance, et avec elle, s’échappe une partie de notre capacité à contenir le dérèglement climatique. Voici pourquoi cette hémorragie invisible mérite toute notre attention.
Longtemps cantonnée au rôle de fournisseur de matières premières, l’Afrique veut désormais transformer davantage de ses minerais sur son propre sol. Cobalt, lithium, graphite ou encore cuivre sont au cœur de la transition énergétique mondiale. À Abidjan, responsables politiques, industriels et investisseurs réfléchissent aux moyens de développer des chaînes de valeur locales et de capter une plus grande part des richesses générées par ces ressources.
Depuis environ soixante ans, la production minière mondiale a connu une croissance spectaculaire. Aujourd’hui, la croissance la plus rapide concerne désormais les minéraux liés à la transition énergétique. Quels sont ces minéraux ? Que dire que cette croissance ?
En 2023, le village girondin de Gauriac a fait l’acquisition d’une parcelle de vigne d’1,7 hectare juste à côté de son école. Une manière de réduire l’exposition des enfants aux pesticides tout en montrant qu’une diversification agricole est possible pour cette filière en crise.
Dans un rapport trimestriel sur la situation en Cisjordanie, Antonio Guterres a également condamné « la croissance continue des avant-postes de colonisation, qui ont lieu en parallèle d’une augmentation des violences liées aux colons et aux restrictions d’accès des Palestiniens à leurs terres ».
Valérie Masson-Delmotte, Jean Jouzel ou Christophe Cassou regrettent que les alertes formulées depuis des années par la communauté scientifique sur les conséquences du réchauffement climatique n’aient pas davantage été prises au sérieux.
Et si la prochaine crise alimentaire mondiale n’était pas due à un manque de terres cultivables, mais à un manque de bras pour les cultiver ? Une étude du KAIST publiée dans Nature Sustainability intègre pour la première fois la démographie rurale dans les modèles de sécurité alimentaire — et les résultats sont plus préoccupants que prévu.
En 2025, plusieurs maraîchers wallons ont dû détruire leurs cultures car elles ne respectaient pas la norme en cadmium. Présent naturellement dans le sol, le niveau dans l’environnement de ce métal lourd cancérogène augmente avec les activités humaines. Si la Wallonie est historiquement contaminée par les anciennes retombées industrielles, cette enquête révèle que les engrais phosphatés, principalement issus du Maroc, sont désormais la première source de pollution de nos sols.
C’est en Europe que l’histoire des terres rares a commencé, mais ce n’est plus sur le Vieux Continent que s’écrivent désormais les grandes réussites industrielles autour de ces ressources. La Chine en a aujourd’hui le monopole, mais l’Europe – et notamment la France – veulent inverser la vapeur. Est-ce possible, et à quelles conditions ? Le sujet a été placé en tête de l’agenda dans le cadre de la présidence française du G7, qui se déroule du 15 au 17 juin à Évian.
Dans leur baromètre, 29 experts de 14 pays avertissent que les systèmes dont les scientifiques dépendent pour surveiller l'océan sont menacés.
Pendant des millénaires, les terres gelées de l’Arctique ont joué le rôle d’un immense coffre-fort naturel, retenant prisonnières des quantités astronomiques de carbone. Mais sous l’effet de la hausse des températures, ce bouclier est en train de céder. Une nouvelle étude britannique vient de démontrer que la fonte de ce pergélisol ne se contente pas de libérer des gaz à effet de serre : elle modifie radicalement la structure même du sol. En devenant une véritable passoire, la terre menace désormais de relâcher un fléau sanitaire totalement invisible.
Les controverses autour des pollutions des sols disparaissent aussi rapidement qu’elles émergent. Une alerte suscitera de fortes inquiétudes sur le moment, auxquelles la science offrira souvent une réponse plus tardive, en décalage avec l’expérience locale vécue par les habitants. Le cas du site Kodak, à Vincennes, dans le Val-de-Marne, offre un exemple de cette disparition progressive de la mémoire des sols.
En août 2025, le rapport annuel avait prévenu qu’Israël pourrait être ajouté à la liste des parties suspectées ou responsables de violences sexuelles en situation de guerre, sur laquelle figure déjà le Hamas.
Dans l’enclave en grande partie dévastée ou occupée par l’armée israélienne, quelques agriculteurs cultivent les 4 % des terres agricoles qui restent disponibles.



