Jean-Marc Jancovici

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2026

La température de l’eau a forcé EDF à mettre à l’arrêt plusieurs réacteurs en juillet et en août. Une «indisponibilité» environnementale qui a affecté jusqu’à 20 % de ses capacités de production. De quoi interroger la résilience de l’atome face au changement climatique.
En pleine canicule du mois d’août, le parc nucléaire français a atteint un record d’indisponibilités dimanche après-midi. Lundi, quatre nouveaux réacteurs ont été affectés à Gravelines (Nord) du fait de la présence de méduses dans les stations de pompage d’eau de mer, en plus des neuf déjà impactés par les fortes chaleurs.
Six pays de l’Union européenne ont dû mettre à l’arrêt certaines de leurs centrales électriques en raison d’une baisse du niveau des cours d’eau et d’une augmentation de leur température dues aux vagues de chaleur. L’éclipse solaire du 12 août menace, elle, de réduire brutalement la production photovoltaïque.
EDF a dû stopper ce réacteur pour ne pas réchauffer le fleuve Garonne, où elle rejette les eaux de refroidissement du réacteur.
Une centrale nucléaire en France a été mise à l'arrêt lundi soir en raison de "contraintes environnementales" liées à la canicule, a annoncé une porte-parole de la centrale. La centrale de Golfech (sud-ouest) compte deux réacteurs à eau pressurisée de 1,3 GW et utilise les eaux du fleuve Garonne pour refroidir ses réacteurs.
Climat, déni et bascule de civilisation - Conférence de Dominique Bourg
Climatologists say a particularly powerful weather pattern could amplify wildfire risk, heatwaves and flooding worldwide as global temperatures continue to rise
Closed-door talks over the World Bank’s climate agenda have stalled, as the US pushes to scrap green targets and expand support for fossil fuels
Investir dans le nucléaire est à la fois douteux économiquement et contre-productif pour le climat, explique l’analyste Mycle Schneider. Les renouvelables, et en particulier le solaire, sont bien plus efficaces à court terme.

2025

Si les délégations de 194 pays sont bien parvenues à un accord au Brésil, il n’y aura pas eu le sursaut indispensable pour accélérer la mise en œuvre des engagements de l’accord de Paris, adoptés il y a tout juste dix ans.
Après trois éditions dans des États autoritaires, le prochain sommet mondial (COP30) sur le climat aura lieu au Brésil du 10 au 21 novembre prochains. Les organisations de la société civile comptent profiter de leur liberté retrouvée, mais les États, eux, viennent avec leur plus mauvaise volonté.
« L’avenir n’est pas un destin écrit, c’est une décision collective. » L’humanité a franchi toutes les frontières visibles. Du feu à la roue, de la poudre à canon à la bombe atomique, de la voile au saut vers la Lune. Nous avons ouvert la croûte terrestre pour en extraire des minéraux, construit des villes qui brillent comme des étoiles artificielles, connecté la planète entière en quelques secondes, et pourtant nous sommes toujours prisonniers des mêmes guerres tribales d’il y a 3 900 ans, aujourd’hui maquillées de drones, d’algorithmes et d’ogives nucléaires.
L’électrification1 de notre énergie est cruciale pour décarboner notre économie et lutter contre le réchauffement climatique, à condition que l’électricité soit produite par des sources bas-carbone, ce qui est le cas en France. Elle est également essentielle pour réduire notre dépendance aux producteurs d’énergie fossile. Elle peut s’appuyer sur un mix de sources décarbonées (le nucléaire et les énergies renouvelables) présentant des avantages et inconvénients, et n’ayant pas les mêmes coûts. Les citoyens, les consommateurs professionnels et particuliers sont prêts à cette mutation, mais pas à n’importe quel prix.
Les discours politiques sont imperméables aux idées de rupture, alors que la Terre atteint ses points de bascule, selon le chercheur Nathanaël Wallenhorst. Il en va pourtant de notre survie, explique-t-il.
Depuis des années, Jean-Marc Jancovici se consacre à l'étude du changement climatique et aux manières de décarboner l'économie. Son sens de la formule lui vaut d'être l'une des figures les plus populaires dans son domaine. De passage en Suisse, il explique vouloir s'adresser avant tout à la société civile.
Assiste-t-on à une gélification des mers et des océans ? La méduse n’est pas la meilleure amie de l’homme mais celui-ci fait tout pour favoriser son développement.
Lorsqu’on évoque l’avenir de l’humanité sur notre planète, deux menaces majeures se détachent : le risque d’un conflit nucléaire entre grandes puissances, et l’intensification des phénomènes naturels liés au changement climatique en cours et aux perturbations écologiques qui l’accompagnent. Ces deux périls représentent sans doute les dangers les plus graves auxquels les sociétés humaines et la durabilité de la vie sur Terre – du moins sous ses formes les plus évoluées-sont confrontées. Il convient de souligner que de nombreuses sources autorisées et crédibles partagent ce point de vue.
La consommation d'électricité en France fait un bond de 13% ce lundi par rapport à la même date il y a un an, selon les données du gestionnaire du réseau à électrique haute tension RTE, alors que la canicule s'installe dans presque tout l'Hexagone
Porté notamment par l’évolution de son mix énergétique, le pays le plus émetteur de CO2 du monde pourrait enfin voir ses émissions décroître ces prochaines années. Sous certaines conditions.

Ils publient sur les réseaux de Jean-Marc Jancovici : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi D’autres références : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi