filtre:
Capital
2026
80% du commerce mondial transite par voie maritime ; moins de dix entreprises contrôlent l’essentiel de ce trafic. Le capitalisme ne se limite pas à l’extraction de matières premières, il organise un système où la fluidité des marchandises repose sur la captivité des corps et des territoires.
Soutenu par l’administration Trump, le rachat du groupe congolais Chemaf, pour 700 millions de dollars, concrétise la diplomatie minière déployée par Washington pour rivaliser avec la Chine.
On entend souvent dire qu'il est plus facile d'imaginer la fin du monde que celle du capitalisme. Avec leur nouveau livre Mondes postcapitalistes, qui sort ce 19 février aux éditions La Découverte, l’historien Jérôme Baschet et le sociologue Laurent Jeanpierre défient cet adage à la peau dure et esquissent les contours de sociétés alternatives défaites de l'emprise du capitalisme. Entretien.
Pour sauver leurs profits, les capitalistes construisent un mythe : que la technologie permettra de revenir sur le réchauffement du climat, expliquent Andreas Malm et Wim Carton, auteurs d'« Overshoot ». Ils dénoncent une propagande funeste relayée jusqu'au Giec.
Oil has empowered capitalism, and some of the world’s most exploitative regimes. Move away from it and we can solve some of the key issues we face
Les frappes contre l’Iran ne sont pas un simple “accident géopolitique” pour uniquement dévier l'attention des "Epstein Files" ni un énième épisode isolé du chaos moyen-oriental. Elles s’inscrivent dans une mécanique plus large : affaiblissement de l’ordre international, retour brutal des logiques impériales et coloniales, lutte pour le contrôle des flux énergétiques de l'extraction au transport et le durcissement d’un monde confronté à la raréfaction des ressources. Autrement dit : nous sommes en plein capitalisme de la finitude.
Le marxisme n’est plus en vogue chez les intellectuels depuis l’effondrement de l’URSS. Pourtant, Karl Marx demeure l’un des pères fondateurs des sciences sociales et l’un des rares auteurs à proposer une analyse globale du capitalisme de son temps. Aujourd’hui, le détricotage des États-providence et l’augmentation des inégalités nous conduisent à réinterroger la persistance d’une forme de lutte des classes.
Professeur honoraire de sociologie, auteur de nombreux ouvrages dont Le premier âge du capitalisme (Page 2 / Lausanne et Syllepse / Paris, 2018-2019) qui a déjà fait l’objet d’une recension dans lundimatin, Alain Bihr présente ici son dernier ouvrage, L’écocide capitaliste, à paraître dans les prochains jours chez les mêmes éditeurs. Cet ouvrage se compose de trois tomes réunis en un même coffret. Son enjeu est d’élucider l’antagonisme entre capitalisme et écologie.
Peut-on comparer le nombre de morts provoqué par la pollution avec celui causé par le terrorisme ? Spécialiste de la modélisation quantitative des interactions entre société, économie et écologie, et en particulier de l’impact du système productif sur l’environnement, Pierre Jouannais prend appui sur une pseudo-polémique médiatique récente pour répondre à cette question, en discutant des catégories en usage pour poser le problème.
Le capitalisme n'est pas contre la nature : il l'a intégrée à son système. Comment déjouer cette ruse à l'ère de l'Anthropocène ? Dans une grande étude théorique parue chez Princeton University Press, Alyssa Battistoni explore le concept de « don gratuit » pour nous aider à repenser les biens communs et mieux les soustraire aux forces du marché.
La capitale du Groenland a été privée d'électricité dans la nuit de samedi à dimanche, le fournisseur local évoquant une panne de transmission due à des vents violents. Essentiellement alimentée par une centrale hydroélectrique située à près de 50 km au sud-est, Nuuk, qui compte quelque 20.000 habitants, a été soudainement plongée dans le noir aux alentours de 22H30 (00H30 GMT), ont constaté des journalistes de l'AFP sur place.
Ancien cadre supérieur en communication, entrepreneur social, cofondateur du tiers-lieu emblématique Darwin Éco-système à Bordeaux, Jean-Marc Gancille a longtemps incarné une écologie territoriale, innovante, joyeuse et expérimentale. Mais après plus de vingt ans d’engagement, son constat est sans détour : l’écologie réformiste ne change rien au système actuel qui détruit le vivant.
La ruée des États-Unis sur le Groenland incarne le stade avancé du capitalisme où, s’affranchissant du droit et de l’humanité, la quête des ressources, l’appât du gain et le technofascisme attisent la catastrophe écologique.
Notre professeur SATOR Ilian Moundib revient sur les raisons de l’intervention états-unienne au Venezuela, en s’appuyant sur le concept de capitalisme de la finitude de l’historien et économiste Arnaud Orain. Sous l’angle du concept de "capitalisme de la finitude" de l’historien et économiste Arnaud Orain, Ilian Moundib met en évidence l'ampleur et l'agressivité de la stratégie énergétique des États-Unis. Mais il démontre également ses effets relatifs, en l'opposant à la pérennité que confèrent les modèles de durabilité et que l'on peut résumer par la robustesse d'Olivier Hamant. Car au-delà des inquiétudes géopolitiques et écologiques, cette opération militaire révèle avant tout la fragilité en devenir des États-Unis. Menacé par la montée en puissance de la 2e économie mondiale, qui a fait le choix stratégique des énergies renouvelables, Trump se réfugie dans ce qui a fait le succès de la 1ère puissance mondiale du XXe siècle. Telle une supernova à la puissance éphémère, l'agressivité de l'administr
Dans cette interview pour Novethic, l'ingénieur en résilience climatique Ilian Moundib décrypte l’intervention américaine au Venezuela à travers le prisme des ressources. L’analyste des polycrises explique pourquoi le Venezuela n’est pas seulement une crise politique ou humanitaire, mais un révélateur du "capitalisme de la finitude".
Au moins sept explosions et des avions volant à basse altitude ont été entendus samedi vers 2 heures du matin, heure locale, dans la capitale vénézuélienne. Les États-Unis sont responsables de l'attaque et Trump annonce avoir "capturé et exfiltré" le président Maduro du Vénézuela. Une conférence sera donnée à 17 heures mais "aucune action supplémentaire" n'est prévue.
Les États-Unis viennent de déclencher une opération militaire contre le Venezuela avant d’annoncer la capture de son président Nicolas Maduro. […] 📑 Au-delà du choc, cet événement appelle une analyse structurelle : nous assistons au retour historique d'une forme d’organisation du monde que l'historien et économiste Arnaud Orain nomme le capitalisme de la finitude.
Pour Mathieu Labonne, qui dirige la coopérative Oasis qui accompagne certaines de ces structures, c’est dans les habitats participatifs que les transitions sociale et écologique sont abordées de la façon la plus concrète.
2025
Vu par le PDG de Palantir, le monde devrait être mis en ordre : un ordre militaire et autocratique sous la domination des États-Unis. C’est un nouveau codex de la Pax Americana que propose Alex Karp, sous le patronage de Peter Thiel et de l’union entre fascistes politiques et « tech bros ». Palantir se propose donc de remodeler un modèle capitaliste autoritaire, qui ne sera plus limité par la démocratie ou par la concurrence.
Chaque année, au mois de décembre, notre économie se turbocharge comme un Mario sous champignon. C’est un moment de frénésie acheteuse, une orgie matérialo-énergivore où l’on se chasse-croise pour s’offrir des trucs autour d’un arbre coupé et d’un buffet d’animaux morts.



