Jean-Pascal Van Ypersele

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2026

La torpeur que nous vivons est inédite. Elle est le signe de notre mémoire collective qui se rappelle l’avènement des grandes catastrophes … […] Comme vous, je suis très en colère et anxieux car à l’instar des climatologues, cela fait presque trente qu’au travers des différents organisations que j’ai créées et fonctions que j’ai occupées, nous n’avons cessé d’avertir avec les collègues de ce qui risquait d’arriver et d’œuvrer pour une économie durable et solidaire. En vain, je dois bien l’avouer. J’ai le goût amer du constat d’échec face aux gens d’en face, la droite.
The term ‘Anthropocene’ was coined in recognition that human activities have ended the relatively stable environment of the Holocene epoch. However, its widespread adoption across the humanities, arts and sciences has led to diverse and sometimes incompatible definitions. In this Perspective, we argue for a stabilized definition of the Anthropocene epoch to help address contemporary environmental challenges, and explore various applications of the Anthropocene across disciplines. The Anthropocene epoch, with a proposed start point in 1952, underscores that human-driven global-scale environmental disruption differs from earlier human impacts of the Holocene, which did not cause such profound destabilization. This clear distinction enables quantitative and qualitative comparisons between the Holocene and Anthropocene epochs, as already utilized, for instance, within the planetary boundaries framework. As the Anthropocene Earth system transformation is systemic, political responses also need be systemic, rather
L’été 2026, avec ses sécheresses, ses canicules à répétition et ses énormes feux de forêts, deviendra-t-il celui de la prise de conscience ? Verrons-nous dans les mois et années qui viennent des changements économiques et politiques majeurs pour prendre en compte le caractère anthropique du réchauffement climatique ? Dans la foulée, allons-nous voir l’extractivisme tempéré ? Le recours aux énergies fossiles fortement diminuer années après années ? Productions et consommations superficielles disparaîtrent peu à peu ?
A l’approche de l’élection présidentielle, 150 Français tirés au sort et représentatifs de la société française vont se retrousser les manches. Leur mission ? Se mettre d’accord face aux grands défis de société qui ont trop attendu. Cette assemblée citoyenne, indépendante et non partisane, se réunira pour 6 week-ends de travail entre septembre 2026 et février 2027, au Conservatoire national des arts et métiers, à Paris. Vous pourrez suivre et participer partout ailleurs.
Tout récent article qui montre, en s'appuyant sur plusieurs éléments de preuve (les radiations infra-rouges mesurés par satellite et les températures à la surface du globe) que le réchauffement climatique serait 25% plus élevé pour un niveau de CO2 donné, par rapport à ce qu'on pensait jusqu'ici.
Au vu de l'actualité, cette note s'intéresse à l'évolution des prix de l'eau de distribution et de l'assurance habitation. Pas besoin d'épiloguer sur les liens avec ce qui se passe en Europe occidentale. La sécheresse de l'été 2026 nous rappelle à suffisance l'enjeu majeur de l'eau et de l'eau potable en particulier. On sait aussi que les assureurs, chez nous comme ailleurs, en appellent à un nouveau pacte avec les pouvoirs publics pour couvrir les risques – en hausse – liés aux dérèglements climatiques (incendies, inondations et les dégâts liés au retrait-gonflement des argiles, même si ce dernier risque semble plus concerner d'autres pays comme la France).
Je n'aurais jamais cru cela, mais déjà dans 7 pays européens, dont les Pays-Bas et le Danemark, et c'est aussi presque vrai pour la Belgique, les impacts sur le climat de l'aviation sont plus élevés que celui de l'ensemble des voitures. Il faut réaliser que les effets sur le climat de l'aviation ne se limite pas aux émissions de CO2 provenant de la combustion du kérosène. Les effets des traînées de condensation, ou encore les émissions d'oxydes d'azote jouent également un rôle substantiel, et font plus que doubler les effets sur le climat comparé au seul effet du CO2. Tout cela est bien compris et documenté
Pour établir ou mettre à jour une stratégie, c’est-à-dire une logique d’action dans le monde, au niveau individuel ou collectif, il est nécessaire de diagnostiquer régulièrement la situation.
Bonjour Timothée, En lisant cet article sur le « retournement de stigmate » sur les mots « vieillesse, vieux et vieilles » par les intéressées elles-mêmes (voir références), j’ai pensé à la décroissance, à ton travail et la sortie du débat infini et stérile sur le « D-word ». Je pense qu’il ne faut jamais essentialiser un mot. La signification ne se trouve pas dans le mot, dans ou entre les lettres du mot, dans sa forme graphique ou sonore, mais dans la relation entre l’individu et le mot, et dans le système sémantique que tissera la société autour du mot.
Cette situation tend à se normaliser. Mais ce qui se profile devant nous va encore bien au-delà. Si nous avions 42 degrés tous les quinze jours, ce ne serait pas vraiment le cœur du sujet. Les chercheurs ne passeraient pas leur temps à alerter l'opinion publique. Le problème est bien plus profond. Lorsque les températures s'élèvent puis redescendent, elles empêchent de produire ce dont nous avons besoin pour vivre. Elles affectent notre capacité à nous nourrir, à disposer d'eau, à produire un hamburger ou un jean.