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Un mur de flammes de plusieurs mètres de haut, une fumée visible depuis Bordeaux, et des habitants qui fuient en pleine nuit avec leurs valises jetées à l’arrière de la voiture. Entre Saumos et Le Porge, dans le Médoc girondin, un incendie déclenché mercredi 22 juillet à la mi-journée a dévoré plus de 2 400 hectares en un peu plus d’une journée. Un embrasement d’une rapidité stupéfiante, qui a contraint les autorités à évacuer environ 12 000 personnes, alors que les flammes progressaient toujours en Gironde, un chiffre qui a ensuite grimpé jusqu’à près de 20 000 personnes selon les derniers points de situation de la préfecture. Fait notable : aucun blessé n’est à déplorer, mais une maison isolée a été détruite, selon la préfète de région et de la Gironde.
Les réseaux ferroviaires, routiers, portuaires et aéroportuaires européens ont été conçus pour un climat qui disparaît progressivement. Une étude menée par la VUB montre que les vagues de chaleur, les sécheresses et les inondations exposent déjà les infrastructures à des risques majeurs. Les coûts se chiffrent en milliards d’euros et les stratégies d’adaptation restent largement insuffisantes.
Douze ans de fonctionnement. Cinquante-cinq ans pour effacer les traces. La centrale nucléaire de Brennilis, plantée au cœur des tourbières du Finistère, illustre à elle seule le gouffre entre la promesse du nucléaire propre et la réalité de son démantèlement. Arrêtée en 1985, elle ne rendra son terrain à la lande bretonne qu’aux alentours de 2040, pour une facture qui a explosé au fil des décennies jusqu’à atteindre près de 850 millions d’euros.
L’annulation du show de la star portoricaine samedi soir dans la ville italienne suscite la déception des fans, mais pourrait aussi être une nouvelle illustration du réchauffement climatique, qui accroît le risque de phénomènes météorologiques extrêmes.
Un réacteur nucléaire français à l’arrêt depuis près de trente ans, et pourtant toujours sous surveillance électrique permanente. À Creys-Malville, en Isère, Superphénix n’a plus produit un seul kilowattheure depuis 1996. Mais ses 4 700 tonnes de sodium liquide ont dû rester chauffées à 180°C pendant près de deux décennies, sous peine de provoquer une réaction chimique violente au moindre contact avec l’eau ou l’air. Un chantier titanesque, à la fois technique et financier, qui illustre à quel point démanteler un réacteur nucléaire peut coûter plus cher, et durer plus longtemps, que son exploitation elle-même.
Il a parfois été mis en avant que le changement climatique et l’augmentation de la concentration en CO2 dans l’atmosphère auraient un effet fertilisant sur la végétation selon une logique en apparence implacable : qui dit plus de CO2, dit plus de photosynthèse, plus de croissance et plus gros puits de carbone. Mais, c’est oublier que le changement climatique est aussi synonyme de sécheresses plus intenses et plus fréquentes, qui privent les arbres de leur monnaie d’échange.
Dix-huit ans de fonctionnement, cinquante-cinq ans de démantèlement : la centrale nucléaire de Brennilis, nichée au cœur des monts d’Arrée dans le Finistère, incarne à elle seule tout le paradoxe du nucléaire français. De 1967 à 1985, la centrale est exploitée conjointement par Électricité de France et le CEA, produisant 6,235 TWh pendant 106 000 heures de fonctionnement, soit environ douze ans. Arrêtée en 1985, elle ne sera totalement démantelée qu’en 2040, selon les dernières estimations de la Commission locale d’information (CLI) du Finistère. Trois fois la durée de son exploitation pour effacer ses traces. De quoi interroger sur ce que signifie réellement « sortir » du nucléaire.
EDF a dû stopper ce réacteur pour ne pas réchauffer le fleuve Garonne, où elle rejette les eaux de refroidissement du réacteur.
Lundi 29 juin, le Conseil d’État a validé définitivement la construction de l’autoroute A69. Une décision qui semble ouvrir la voie à un assouplissement des règles en la matière. Le dossier pourrait désormais se jouer à la Cour de justice de l’Union européenne.
Après la centrale de Golfech (Tarn-et-Garonne), deux autres réacteurs nucléaires ont été arrêtés, au Bugey (Ain) et à Nogent-sur-Seine (Aube).
Une centrale nucléaire en France a été mise à l'arrêt lundi soir en raison de "contraintes environnementales" liées à la canicule, a annoncé une porte-parole de la centrale. La centrale de Golfech (sud-ouest) compte deux réacteurs à eau pressurisée de 1,3 GW et utilise les eaux du fleuve Garonne pour refroidir ses réacteurs.
9,1 milliards d’euros de construction. Un milliard par an de fonctionnement. Et au bout du compte : 53 mois de marche effective sur onze ans d’existence. Superphénix, le réacteur surgénérateur de Creys-Malville, reste l’un des gâchis industriels les plus coûteux de l’histoire française, une machine pensée pour révolutionner l’énergie mondiale, qui aura surtout alimenté les archives de la Cour des comptes.
Le protocole, qui doit être signé vendredi 19 juin, fixe les principes d’une fin des combats, avant une phase de négociations de soixante jours sur le programme nucléaire iranien, les stocks d’uranium enrichi et la levée des sanctions américaines.
- Brice L.
Même si l’humanité cessait d’émettre du CO₂ demain, la planète resterait piégée dans un état de réchauffement pendant des centaines, voire des milliers d’années. Une nouvelle étude publiée dans Earth’s Future dessine trois futurs possibles — et révèle qu’il suffit des seules émissions du secteur alimentaire pour maintenir le réchauffement indéfiniment. Le moment d’agir est maintenant, pas demain.
Dans une enquête interne, l’université Paris-Cité a découvert des copier-coller dans les deux tiers de la thèse du philosophe, révèle ce jeudi 11 juin le média en ligne. La fac confirme à «Libé» avoir «prononcé des décisions individuelles» à son encontre.
Le pessimisme de l’intelligence et l’optimisme de la volonté - Gramsci. Plutôt que de s’adapter à la norme du 'toujours rester positif', les climatologues ne devraient-ils pas oser dire ce qu’ils savent du réchauffement de notre climat ? À l’aide de la pensée grecque mais aussi de quelques philosophes contemporains, Matthieu Peltier, professeur d’éthique et de philosophie à l’EPHEC, invitait dans Week-end Première à cesser d’être positif en toutes circonstances et à nous confronter au réel pour nous mettre en action.
- Brice L.
Chaque jour, vos mains voyagent d’un écran de smartphone à une barre de métro, récoltant au passage une myriade de germes redoutables. Si la désinfection chimique montre aujourd’hui ses limites sanitaires et écologiques, la science vient de trouver une parade inattendue. En s’inspirant de l’anatomie de certains insectes, des chercheurs ont mis au point un film plastique révolutionnaire capable de détruire physiquement les virus par simple contact. Une arme redoutable qui pourrait bientôt recouvrir tous nos objets du quotidien.
avec Jean-Baptiste Fressoz, historien des sciences, directeur de recherche au CNRS. Il évoquera les désillusions qui entourent la transition écologique, les façons de faire face aux changements climatiques, les perspectives de décroissance, les éléments qui entourent la société technocratique et les leçons qui peuvent être tirées d'expériences passées pour construire le monde de demain.
Les arrestations à la suite de telles attaques en Cisjordanie sont rares, mais la pression intérieure et internationale s’est intensifiée récemment en raison de la brutale augmentation des violences de colons israéliens contre les Palestiniens.
Un Ukrainien et une Roumaine surveillaient les livraisons de drones à Kyiv pour le compte de Moscou. Ces arrestations illustrent la campagne russe de sabotage visant l’Allemagne.
La Hongrie va "réduire progressivement les livraisons de gaz" selon le Premier ministre Viktor Orban.
«La marque vise 100 % de ventes électrifiées en Europe et 50 % hors d’Europe», précise ce mardi un communiqué du groupe, qui vend encore 40 % de voitures purement thermiques sur le continent.
Situation tendue entre l'Ukraine et la Hongrie.
Les autorités kurdes irakiennes ont annoncé vendredi que la production d'un champ pétrolier exploité par la société américaine HKN Energy avait été interrompue après une attaque. Une source sécuritaire a indiqué à l'AFP que l'attaque avait été perpétrée jeudi par deux drones. Un "groupe interdit en Irak a lancé une attaque terroriste contre le champ pétrolier de HKN dans le district de Sarsang", dans la province de Dohuk, endommageant le champ et "interrompant la production", a déclaré le ministère des Ressources naturelles de la région du Kurdistan irakien dans un communiqué.
Le Tribunal de commerce international des Etats-Unis a également statué, mercredi, que les entreprises qui ont payé des surtaxes invalidées en février par la Cour suprême ont droit à des remboursements. Le gouvernement américain a perçu plus de 130 milliards de dollars grâce à ces droits désormais abrogés.
Dans sa décision, le Conseil d’Etat juge qu’en 2024, le ministre de l’Ecologie «a illégalement amoindri la protection environnementale de ces zones» en prenant un arrêté visant à calmer la colère du monde agricole.
Le groupe américain Chevron a été contraint samedi par les autorités israéliennes d'arrêter "temporairement" l'exploitation de l'immense champ gazier Leviathan, situé au large d'Israël, qui a lancé samedi des frappes avec les Etats-Unis contre l'Iran, a indiqué à l'AFP une porte-parole du groupe. La guerre israélo-américaine lancée samedi contre l'Iran perturbe notamment le trafic aérien et maritime, ainsi que la production de nombreux sites d'hydrocarbures dans la région.
Le président américain reproche également à Madrid de « n’avoir pas accepté de consacrer 5 % » de son PIB à des dépenses en matière de défense, comme le veut le nouvel objectif de l’OTAN.
Lundi, France nature environnement (FNE), la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et plusieurs autres associations ont obtenu du Conseil d'État l'annulation d'un arrêté du gouvernement pris après la crise agricole de 2024. Il «simplifiait» la création de plans d'eau sur de petites surfaces de zones humides, au détriment de ces espaces riches en biodiversité.
La raffinerie saoudienne de Ras Tanura, exploitée par la compagnie pétrolière nationale Saudi Aramco, a été mise à l'arrêt après une frappe de drone dans la zone, a annoncé lundi l'agence Bloomberg, citant des sources proches du dossier. Selon ces sources, Saudi Aramco veut prendre le temps d'évaluer les dégâts après cette frappe. Un incendie sur le site a été maîtrisé. La raffinerie de Ras Tanura, située sur le Golfe, est l'une des plus grandes de la région, avec une capacité de 550.000 barils de pétrole brut par jour.
