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L’incendie de végétation qui embrase depuis mercredi les hauteurs de la vallée d’Aspe (Pyrénées-Atlantiques) concerne désormais 125 hectares, contre 105 hectares samedi, a-t-on appris dimanche soir auprès de la préfecture, qui évoque une situation « plutôt stable »
Alors que la saison des feux est toujours en cours, l’Europe brûle de partout, le Nord n’étant désormais plus épargné. 637 409 hectares y ont déjà brûlé cette année. Reporterre a cartographié l’étendue des surfaces calcinées.
Depuis fin mai, le manque d’eau et les canicules à répétition ont profondément bouleversé l’ensemble de l’agriculture française, avec des impacts différents selon les filières et les régions. Vert a compilé les chiffres remontés par les filières et les services de l’État pour dresser le panorama de cet été désastreux.
En raison d’une combinaison incluant des canicules extrêmes, des épisodes de sécheresse précoce et le développement du phénomène El Niño, l’année 2026 est particulièrement rude en ce qui concerne les incendies de forêt. Quels pays sont les plus impactés ? Dans quelles proportions ? Qu’en est-il de la France ?
3366 hectares ont été brûlés dans les Hautes Fagnes. C’est l’équivalent de la surface des communes d’Uccle et Forest réunies. Ou de 4700 terrains de football. C’est cette surface que le Service public de Wallonie a calculé à l’heure actuelle.
Sur le Vieux Continent, la superficie calcinée devrait augmenter avec le réchauffement du climat, selon une étude publiée ce jeudi 20 août. Mais cette hausse dépendra du niveau de l’augmentation des températures et peut en partie être compensée par de meilleurs moyens de lutte.
Les incendies ravagent le pays depuis plusieurs jours, où le phénomène climatique El Niño accentue la sécheresse.
Face à la multiplication des catastrophes climatiques, aucune institution ni aucun individu ne pourra répondre seul. L'expérience des inondations et des incendies le démontre : notre meilleure protection réside aussi dans notre capacité à anticiper, nous entraider et faire commun.
Mardi soir, le collectif Extinction Rebellion a fait brûler une maquette de la Terre devant l’Assemblée nationale, à Paris, pour réclamer davantage de mesures d’atténuation et d’adaptation au réchauffement climatique.
Parier sur l'ampleur des chaleurs, la fonte de la banquise, le nombre d'hectares incendiés... Les événements climatiques se font désormais une place sur les plateformes de paris en ligne. Aux États-Unis, certains élus qualifient cette pratique d'« immorale ».
De la France à la Croatie, plusieurs incendies touchent actuellement l’Europe, sur fond de fortes chaleurs et de sécheresse. Plus de 1100 hectares ont été parcourus par les flammes dans les Landes, tandis que des milliers de personnes ont dû être évacuées à travers le continent. En Angleterre, plusieurs habitations ont été détruites et une vingtaine de personnes ont été blessées en Croatie dans "l'un des pires incendies de l'histoire du pays".
L’ex-ministre grecque de l’Environnement Elisavet Papazoi dénonce «la croissance sans limite de l’offre touristique», qui pèse notamment sur les ressources en eau du pays, placé en alerte maximale en raison des risques d’incendie.
Parti lundi près de Bellegarde-en-Diois, dans le massif du Claps, le feu a connu deux reprises pendant la matinée de dimanche. Un autre incendie, qui s’est déclaré dimanche midi en Lozère, avait déjà parcouru 153 hectares dans la soirée, selon les pompiers locaux.
Ce mégafeu a calciné plus de 77 000 hectares dans le centre du pays depuis mercredi dernier, forçant l’évacuation de plus de 90 000 personnes. Le brasier, à quelques dizaines de kilomètres de la capitale espagnole, n’avance plus depuis mardi.
Cent entreprises sont responsables de 70 % des émissions globales de gaz à effet de serre. Parmi elles, Aramco, Gazprom et China Energy sont les multinationales qui régurgitent le plus de CO2 au monde. Inconnues du grand public, elles sont les championnes internationales du pétrole, du gaz et du charbon. Si ce trio était un pays, il serait la troisième nation la plus émettrice, juste derrière la Chine et les États-Unis. Cette enquête inédite révèle comment ces trois géants industriels déploient tout un arsenal de stratégies redoutables – corruption, néocolonialisme, lobbying, greenwashing, soft power, etc. – pour perpétuer notre addiction au carbone.
«Libération» fait le point sur les feux qui touchent l’Hexagone et nos voisins européens.
Il était trois heures du matin quand les téléphones ont vibré dans toute la presqu’île. Un message FR-Alert, sec et sans appel : évacuer, immédiatement, par la route ou par la mer. La préfecture a activé ce vendredi à 3h du matin le dispositif FR-Alert pour ordonner l’évacuation de tous les villages de la presqu’île du Cap Ferret, après l’évacuation déjà du bourg de Lège dans la soirée. En quelques heures, ce coin réputé de la Gironde, d’ordinaire synonyme de vacances tranquilles entre pinède et bassin, s’est transformé en zone à évacuer d’urgence, encerclée par les flammes d’un côté et par l’eau de l’autre.
Un mur de flammes de plusieurs mètres de haut, une fumée visible depuis Bordeaux, et des habitants qui fuient en pleine nuit avec leurs valises jetées à l’arrière de la voiture. Entre Saumos et Le Porge, dans le Médoc girondin, un incendie déclenché mercredi 22 juillet à la mi-journée a dévoré plus de 2 400 hectares en un peu plus d’une journée. Un embrasement d’une rapidité stupéfiante, qui a contraint les autorités à évacuer environ 12 000 personnes, alors que les flammes progressaient toujours en Gironde, un chiffre qui a ensuite grimpé jusqu’à près de 20 000 personnes selon les derniers points de situation de la préfecture. Fait notable : aucun blessé n’est à déplorer, mais une maison isolée a été détruite, selon la préfète de région et de la Gironde.
L’incendie en Espagne se propage à une vitesse inédite. 1 200 habitants ont été évacués et accueillis dans des gymnases. Pour eux, le réchauffement climatique en est la cause, ce que confirme le Premier ministre.
L’odeur de brûlé prend aux narines, le soleil peine à percer à travers la fumée qui a rendu le ciel laiteux. Et Lorenza Benitez voit un endroit qu’elle "aime à la folie" réduit en cendres par le feu qui a déjà brûlé 32.000 hectares à une centaine de kilomètres au nord de Madrid.
Exclusive: Global investigation reveals 235 lawsuits have been brought against governments in five countries since 2010
Le feu de forêt qui fait rage dans la province de Guadalajara a mobilisé plus de 600 pompiers durant la nuit de lundi à mardi et continue d’alerter les autorités alors que débute mardi une nouvelle vague de chaleur, favorisant les feux dévastateurs.
La zone brûlée dans le pays a été divisée par cinq en un an, d’après le réseau de surveillance environnementale MapBiomas. Le centre du pays est toutefois toujours en proie à des incendies conséquents, et «El Niño» fait craindre un allongement de la saison sèche.
L’étendue des zones incendiées en 2026 dépasse déjà celle sur l’ensemble de l’année 2025 : plus de 42 000 hectares sont partis en fumée.
Le feu de forêt qui est parti du village de La Mierla, dans la région de Guadalajara, en Castille-La-Manche, dans le centre de l’Espagne, préoccupe les autorités, à la veille d’une nouvelle vague de chaleur dans le pays, favorisant les feux dévastateurs.
Il y a des chiffres qui claquent comme un coup de tonnerre dans un ciel déjà chargé. En France, on pensait avoir touché le fond en 2022, cette année noire où les flammes avaient dévoré des paysages entiers du Sud-Ouest jusqu’aux Monts d’Arrée, marquant durablement les esprits. On la croyait indépassable, gravée dans les mémoires comme un sommet que l’on n’atteindrait plus. Et pourtant, en ce cœur d’été, les satellites du Système européen d’information sur les incendies de forêt viennent de mesurer l’inimaginable : à la mi-juillet, la France avait déjà brûlé davantage qu’en toute l’année 2022. Six mois ont suffi pour balayer un record que l’on croyait solidement ancré. Derrière ces mesures venues de l’espace se cache une réalité climatique brutale, et des questions qui deviennent chaque année plus pressantes.
Un champ de plusieurs hectares a brûlé ce dimanche après-midi à Hannut, sur le contournement. Les pompiers ont reçu l’appel au secours à 16h34. Un engin agricole, une balloteuse, fabriquait des ballots de paille. L’opérateur ne s’est pas rendu compte que ces ballots (plusieurs dizaines) prenaient feu. Le feu s’est propagé aux champs moissonnés sur plusieurs hectares.
Ce feu de forêt vient s’ajouter à celui, « loin d’être stabilisé », qui s’est déclaré mercredi près de Saragosse, dans le nord-est du pays, et qui a ravagé près de 16 000 hectares.
L’incendie qui s’est déclaré dans la province de Saragosse, en Aragon, dans le nord-est de l’Espagne, a déjà réduit en fumée 7600 hectares et mettra "des jours à être maîtrisé", ont averti jeudi les autorités locales.
Près de 25 000 hectares brûlés, des morts et blessés graves chez les humains, des milliards de non humains tués ou déplacés, des habitations et cultures dévastées, des pompiers aux corps déjà usés… Nous ne sommes que début juillet et le bilan des incendies de l’été 2026 en France est déjà particulièrement inquiétant. En cause : les records de chaleur et les deux canicules de mai et juin qui ont contribué à une sécheresse précoce et intense ainsi qu’à un dessèchement des végétaux.