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C’est la canicule la plus violente de toute notre histoire, les températures sont insoutenables. Tous ceux qui subissent cette chaleur cherchent désespérément à se rafraîchir, et c’est bien normal. Mais au milieu de ce marasme, l’extrême droite a réussi à imposer son cadrage : pour ou contre la climatisation. Comme si la clim était la seule solution à un phénomène d’une grande complexité (d'origine humaine !) qui requiert des transformations profondes de notre société.
Il a fait plus chaud en France que sur presque toute la planète. Des centaines de records de température ont été battus, des nuits sont devenues invivables, des routes ont fondu, des rails se sont dilatés, des poissons sont morts, des élevages ont souffert, et même l’eau potable a été mise sous tension dans certaines communes. Mais cette vidéo ne parle pas seulement d’une canicule. Elle explique ce qui se passe au-dessus de nos têtes : dôme de chaleur, blocage Oméga, jet stream qui ralentit, sols qui cuisent, pluies qui ruissellent, infrastructures qui ne sont pas prêtes. Parce que le piège est là : la canicule ne s’oppose pas forcément aux inondations. Elle peut les préparer.
L'ingénieur et spécialiste du climat Jean-Marc Jancovici est l’invité de Quotidien. Il analyse la vague de canicule historique que traverse la France. Interrogé sur les causes du dérèglement climatique, ses conséquences sur les populations et la biodiversité, le rôle de la climatisation, le nucléaire et la nécessité de repenser nos modes de consommation, il donne aussi sa vision de la France à l'horizon 2030, 2040 et 2050.
"On parle de 240 milliards de dollars en cumulé" Et la facture s'annonce salée : 42 milliards d'euros par an entre 2026 et 2030. Voilà le coût des vagues de chaleur en France, selon la dernière étude d'Allianz Trade, qui rappelle qu'une journée avec des températures supérieures à 32°C a le même impact économique qu'une demi-journée de grève.
Trois piliers : L'objection de croissance critique le modèle actuel, la décroissance organise la transition, et la post-croissance définit la destination. Failles du PIB : Cet indicateur purement monétaire ne reflète plus l'amélioration de la qualité de vie au-delà d'un certain niveau de richesse. Leviers de transition : Associer la sobriété (éviter), la substitution (changer) et l'efficience (mieux produire) pour contrer les effets rebonds. Feuille de route : Développer le partage, adopter de nouveaux indicateurs et renforcer la démocratie participative locale.
Dans cette vidéo, un climatologue spécialiste des prévisions saisonnières explique pourquoi El Niño 2026 est déjà déclenché, pourquoi son intensité pourrait battre tous les records, et ce que ça signifie concrètement pour le climat mondial dans les 12 prochains mois. Un avertissement rare : c'est la première fois en 25 ans de carrière que ce scientifique voit des prévisions aussi élevées.
Les puits de carbone semblent ralentir dangereusement. D'où cette question va-t-on assister à un effondrement des puits de carbone ? Le climat risque-t-il dès lors de s'emballer ? Pour en discuter, on reçoit Laurent Bopp, climatologue et océanographe qui travaille sur le cycle du carbone dans l'océan et s’intéresse en particulier à l’évolution du puit de carbone océanique.
L'historien des sciences Jean-Baptiste Fressoz démonte le mythe de la transition énergétique à l'Académie du Climat. À travers les archives diplomatiques américaines du Sommet de Rio et les stratégies d'Exxon dès les années 1970, il révèle comment la technologie a été instrumentalisée par les gouvernements et les lobbys pétroliers pour retarder l'action climatique. Une analyse historique percutante qui dévoile les coulisses de l'économie du climat, du GIEC et des illusions technologiques face à l'impossible décarbonation du modèle industriel mondial.
Jancovici casse le mythe de la ville durable !
Aurélien Barrau propose une réflexion profonde sur l'état actuel de la civilisation occidentale face aux crises écologiques et humanitaires. Cette intervention questionne la neutralité intellectuelle et invite à repenser notre rapport au monde en privilégiant une perspective poétique et une prise de conscience lucide sur les enjeux de notre époque.
Jamais une technologie ne s'est imposée aussi vite, aussi profondément, dans autant de dimensions de nos sociétés. L'intelligence artificielle n'est plus une promesse abstraite : elle est dans nos usines, nos hôpitaux, nos champs de bataille. Elle supprime des emplois, réécrit les règles de la démocratie et redessine les rapports de force mondiaux. Mais derrière cette révolution technologique se cache une guerre. « Celui qui deviendra le leader dans le domaine de l'IA sera le maître du monde » déclarait Vladimir Poutine en 2017. Aujourd’hui, deux empires s’affrontent : les États-Unis et la Chine. Une bataille non pas de missiles, mais d'algorithmes, de puces et de data centers, dont l'issue décidera qui maitrisera l'infrastructure de l'intelligence, et avec elle, la hiérarchie du monde. Jusqu’où ira la course à l’intelligence artificielle ? Qui contrôlera l’IA ?
Inondations qui s'enchaînent, sécheresses éclair, communes privées d'eau potable, centrales nucléaires à l'arrêt : le cycle de l'eau s'accélère, et il ne s'agit plus d'un scénario lointain. L'hydrologue Emma Haziza décrypte une crise qui touche autant l'énergie et l'alimentation que la géopolitique mondiale. Grâce à l'hydrologie spatiale, on observe aujourd'hui en temps réel le pillage des nappes souterraines, la multiplication des barrages et l'épuisement d'aquifères entiers. Du détournement des fleuves vers la mer d'Aral aux tensions Éthiopie–Égypte sur le Nil, en passant par l'arsenic en Inde, les polluants éternels (PFAS) et les microplastiques dans l'eau en bouteille, elle explique pourquoi « on aura sans doute des affamés avant des assoiffés » — et pourquoi l'Europe, qui se réchauffe 20 % plus vite que la moyenne planétaire, est au cœur de l'œil du cyclone. Mais le constat n'est pas une fatalité : reforestation, restauration des zones humides, agriculture régénérative, lecture fine d
Climat, déni et bascule de civilisation - Conférence de Dominique Bourg
La Fresque des Nouveaux Récits est une expérience qui vise à faire émerger un futur désirable, compatible avec limites planétaires, en proposant de nouveaux récits qui facilitent l’adoption de comportements soutenables" L'être humain est une espèce fabulatrice, elle crée des récits en permanence. Les récits sont donc partout dans notre société. Les récits dominants actuels contribuent à activer des verrous socio-cognitifs freinant la transition écologique et sociale. L'être humain n'est pas programmé pour détruire la planète, ces verrous sont réversibles et peuvent être crochetés grâce à l'aide des nouveaux récits !
Aujourd’hui, nous recevons à nouveau Laurent Testot, journaliste spécialisé en Histoire Globale, avec qui nous allons retracer l’histoire des villes et discuter de l’avenir de celles-ci : * A quoi ressemblaient les cités d’hier ? * Quelles sont les impasses de nos métropoles actuelles ? * Et à quoi doit-on s’attendre pour les villes de demain ?
Conférence de Pablo Servigne, ingénieur agronome et auteur, autour de la collapsologie et de la question de l'effondrement de notre civilisation industrielle. Il revient sur les fragilités systémiques de notre monde (dépendance au pétrole, limites de la croissance, signaux d'alerte du climat et de la biodiversité) mais aussi sur les marges de manœuvre : transition agroécologique, entraide, résilience, biomimétisme et permaculture.
Olivier Hamant explique que la nature fonctionne surtout grâce à la coopération et à la robustesse, contrairement à notre modèle basé sur la performance et l’extraction des ressources. Il décrit aussi le basculement déjà en cours depuis les années 2010 : crise énergétique, transformations économiques, montée des alternatives écologiques et nouvelles formes de société. L’entretien aborde enfin l’idée que le “monde d’après” a déjà commencé, même si l’ancien système tente encore de résister.
Selon l’observatoire européen Copernicus, les océans du monde entier se dirigent vers un record de température en ce mois de mai, et l’année 2027 pourrait être la plus chaude jamais enregistrée, avant même le retour du phénomène "El Niño". Jean Jouzel, climatologue et glaciologue, ancien vice-président du GIEC, était l’invité de France 24 pour en parler.
Le chercheur in-terre-dépendant s'est notamment fait connaître en 2015 avec l'ouvrage « Comment tout peut s'effondrer » mettant en lumière le concept de collapsologie. Dix ans plus tard, « Le réseau des tempêtes » montre comment les liens sociaux sont fondamentaux pour faire face aux catastrophes.
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