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Un géographe analyse des films d’effondrement
Rien n'a changé depuis 2022. Effondrement en cours... Barrau, Janco, VDB, Keller - extraits
Celui qu’on surnomme “le grand prêtre du climat” découvre un peu par hasard les gaz à effet de serre lors d’une mission professionnelle, dans les années 90. D’abord par curiosité intellectuelle plutôt que par conviction, il se met à étudier les liens entre énergie, économie et climat. Au fur et à mesure des projets qu’il mène, sa conviction quitte peu à peu les bureaux d’ingénieurs pour entrer dans le débat public. Certains voient en lui un génie, d’autres un gourou. Jean-Marc Jancovici essaie surtout de réduire le fossé immense qui se creuse entre l’ampleur du problème et sa prise en compte dans la société. Mais derrière l’expert du climat se cache un homme qui doute : comment faire changer les mentalités en laissant chacun libre de rejoindre le combat ou de s’en détourner ?
Et si l’effondrement de notre système était paradoxalement notre seul espoir de véritable changement ? Arthur Keller, spécialiste des risques systémiques et des stratégies de résilience collective, explique pourquoi les « solutions » écologiques actuelles ne suffiront pas et pourquoi une crise profonde pourrait provoquer le basculement que nos sociétés refusent encore d’envisager.
Arthur Keller, ingénieur, consultant et expert des risques systémiques et des stratégies de résilience, explique pourquoi nous analysons mal la crise écologique et pourquoi notre modèle de société produit lui-même les catastrophes qu'il prétend combattre. Une analyse systémique du dépassement des limites planétaires, de l'effondrement de la biodiversité et des véritables défis du XXIᵉ siècle
On pense souvent que les crises énergétiques et les risques d'effondrement résultent de mauvais choix politiques. Mais on oublie alors d'analyser leurs causes structurelles et matérielles. Que se passe-t-il lorsque la complexité des sociétés, la raréfaction du pétrole et les limites du capitalisme commencent à amplifier mutuellement leurs effets ? Pierre-Yves Longaretti est chercheur au CNRS, cofondateur de l'équipe de recherche STEEP de l'INRIA, et spécialiste des risques systémiques globaux
Journaliste, essayiste et conférencier, Laurent Testot explore depuis de nombreuses années les grandes dynamiques de l’histoire humaine à travers une approche parfois nommée “Histoire Globale”, insistant sur la transdisciplinarité et profondément ancrée dans les enjeux environnementaux. Auteur notamment des livres Cataclysme, Les forêts, Homo canis, El Niño, Vortex et Notre empreinte sur Terre, il propose une lecture des basculements de civilisation qui replace les facteurs climatiques, biologiques et géographiques au cœur du récit historique. Dans cet épisode de L’Heure du bilan : Faire face, il revient sur son parcours, sa manière de construire ses analyses à partir de plusieurs disciplines, et sur ce que l’histoire globale peut nous apprendre à l’heure des crises écologiques.
Lydia Bourguignon : Maître en sciences, ex-ingénieure à l’INRA, fondatrice du LAMS : le laboratoire d’analyse microbiologique des sols. Claude Bourguignon : ancien assistant de recherche à l’INRA, fondateur du LAMS : le laboratoire d’analyse microbiologique des sols.
Les rapports sur l’état de la biosphère et du climat se succèdent, chaque année plus alarmants. En parallèle, les prescriptions sont de plus en plus élaborées, détaillées, prometteuses. Les ambitions de transition énergétique, par exemple, s’accompagnent d’un déploiement rapide des infrastructures de production d’énergie dite de substitution (ENS), quand la nécessaire réforme des modèles agricoles est étayée par des expérimentations de plus en plus encourageantes. Malgré tout, les résultats se font attendre. L’exploration des mythes et mythologies montre par ailleurs que nos inquiétudes environnementales sont anciennes : nous avons de longue date conscience de la fragilité de notre milieu et nous semblons, peut-être depuis toujours, avoir fait de notre mieux pour protéger le vivant ! Comment comprendre nos interrogations écologiques ancestrales, au regard des constats et des connaissances d’aujourd’hui ? Pourrions-nous envisager une "théorie écologique de l’esprit", qui réinscrirait notre parcours et notre
Le chercheur au CNRS Jean-Michel Hupé décortique le lien indissociable entre écologie et démocratie au micro du Greenletter Club. Face au modèle capitaliste et colonial porté par l’élite, la préservation des limites planétaires impose de réduire radicalement notre consommation. L’effondrement démocratique actuel instrumentalise les catastrophes environnementales pour protéger les privilèges d’une minorité ultra-riche, prête à sacrifier la majorité de la population mondiale. Repenser nos modèles de société de manière équitable reste notre unique issue.
Jancovici casse le mythe de la ville durable !
Olivier Hamant explique que la nature fonctionne surtout grâce à la coopération et à la robustesse, contrairement à notre modèle basé sur la performance et l’extraction des ressources. Il décrit aussi le basculement déjà en cours depuis les années 2010 : crise énergétique, transformations économiques, montée des alternatives écologiques et nouvelles formes de société. L’entretien aborde enfin l’idée que le “monde d’après” a déjà commencé, même si l’ancien système tente encore de résister.
Quand la société s’effondre, les humains deviennent-ils violents… ou solidaires ? Entraide ou compétition ? C'est ce qu'on regarde dans cette nouvelle vidéo sur LIMIT. Inspiré des travaux de Pablo Servigne on vous recommande ses livres : Le réseau des tempêtes :
Et si les crises actuelles n’étaient pas des accidents… mais la conséquence logique d’un monde dépendant du pétrole ? Jean-Marc Jancovici explique pourquoi notre civilisation pourrait vaciller face à ses propres limites.
Dans son intervention dans l'émission « Moral Maze » de BBC Radio 4, diffusée le 18 mars 2026 et animée par Michael Buerk, le philosophe de l'environnement et professeur émérite Rupert Read défend avec force l'idée que la notion même de « sacrifice » pourrait être au cœur du problème. Interrogé par les intervenants sur la possibilité d'attendre des citoyens qu'ils renoncent à leur confort matériel face au changement climatique, Rupert Read remet en question cette idée de front : il soutient que ce qui ressemble à un sacrifice ne l'est que si l'on considère les individus avant tout comme des consommateurs. Établissant une distinction essentielle entre niveau de vie et qualité de vie, il affirme que la santé, la communauté et les relations humaines authentiques – et non une croissance matérielle sans fin – sont les véritables moteurs de l'épanouissement humain, et que la poursuite d'une consommation infinie est en elle-même une illusion. Le panel oppose une forte résistance, interrogeant Rupert sur la
Crise pétrolière, effondrement, émeutes de la faim ? Jean-Marc Jancovici
Arthur analyse la résilience face aux risques systémiques en soulignant le déficit de compréhension collective et la difficulté à rendre visibles des menaces complexes mais bien réelles. 🧩 Il propose une grille d’action en quatre combats indissociables : les transitions, les mutations structurelles, l’anticipation des bascules et la résistance, insistant sur la nécessité d’une méthode partagée pour éviter l’inefficacité. 🔥 Il affirme que le changement passe par la mise en mouvement de minorités actives, capables d’entraîner des transformations profondes dans des systèmes bloqués. 🏘️ Il s’appuie sur des exemples territoriaux comme Ungersheim ou la métropole de Bordeaux pour illustrer ce que peut être une résilience socio-écologique en construction. ⏱️ Il pointe l’incapacité persistante des décideurs à anticiper les points de bascule, malgré l’accumulation de signaux faibles et forts annonçant des ruptures majeures. 📖 Sur le terrain du récit, il insiste sur l’importance de narrations différenciées, capables de
Et si “trahir” était, en réalité, une forme supérieure de fidélité ? Dans ce TALK, Aurélien Barrau revient sur la figure d’Alexandre Grothendieck : le plus grand génie des mathématiques de tous les temps, adulé puis rejeté, parce qu’il a osé rompre avec l’institution et dénoncer les complicités entre science, pouvoir et complexe militaro-industriel (Vietnam, financements de la recherche, prestige, médailles). On parle aussi d’un basculement politique et moral : le “moment Trump”, la brutalité qui ne se cache plus, l’idée que l’éthique n’existe plus à l’échelle géostratégique… et la question centrale : qu’est-ce qui mérite de vivre ? Enfin, on démonte l’obsession techno-productiviste (“on le fait parce qu’on sait le faire”), la tentation de déléguer notre humanité (ex : GPT partout), et on explore une piste radicale : rééduquer le désir et l’esthétique pour rendre la prédation “ringarde”, au lieu de simplement la moraliser.
Christophe Pauly reçoit le biologiste Bernard Chevassus-au-Louis pour une leçon de survie passionnante. Loin des discours catastrophistes habituels, il nous explique comment le vivant nous protège gratuitement... et pourquoi il pourrait bientôt "se mettre en grève". Une discussion rare pour comprendre que protéger la nature, c'est avant tout une question d'intelligence et de pragmatisme.
L’humanité est-elle le virus ? Hollywood a son “écologiste” radical : Thanos. Son idée : supprimer la moitié des êtres vivants pour “sauver” les ressources et les dégâts environnementaux. Spectaculaire… et à côté de la plaque. Dans cette vidéo, on démonte ce mythe misanthrope et on présente l’étude parue dans Nature (Raworth & Fanning) qui met les chiffres au clair.
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