Focus Climat

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Le climat est la distribution statistique des conditions de l’atmosphère terrestre dans une région donnée pendant une période donnée. L’étude du climat est la climatologie. Elle se distingue de la météorologie qui désigne l’étude du temps dans l’atmosphère à court terme et dans des zones ponctuelles. source : wikipedia

COPERNICUS – Mises à jour


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septembre 2026

Cet été a été marqué par d'importantes vagues de chaleur entraînant une forte surmortalité. Entre le 18 juin et le 3 juillet 2026, 2 035 décès supplémentaires ont été recensés en Belgique, soit 50% de plus que la normale à cette période. Sur l'ensemble de l'été 2026, on arrive à 2 935 décès liés à la chaleur en Belgique. Quelle part de responsabilité le réchauffement climatique a-t-il dans cette surmortalité ? Comment notre corps réagit-il aux températures élevées ? Sommes-nous toutes et tous égaux·ales face aux canicules ? Comment s’adapter à ce monde de plus en plus chaud ? Cette Lettre synthétise les principaux liens entre climat et santé. L’épidémiologiste français Kévin Jean a répondu à nos questions de manière à la fois précise et pédagogique; nous l’en remercions chaleureusement, ainsi que pour sa disponibilité.
Santé publique France a publié, mercredi, le bilan humain de l’été le plus chaud jamais enregistré dans le pays, marqué par des canicules d’une précocité, d’une intensité et d’une durée exceptionnelles.
En Europe, 1.086 infections par le virus du Nil occidental ont déjà été officiellement recensées, selon les derniers chiffres du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). Il s'agissait encore de 241 cas il y a un mois.
Longtemps associés au sud de l’Europe, les feux de forêt gagnent du terrain sous l’effet du dérèglement climatique. Au-delà des flammes et des dégâts matériels, ils représentent une menace sanitaire de plus en plus importante. En Belgique aussi, il est temps de placer la santé publique au cœur de la prévention et de la gestion des crises.

août 2026

Le nombre de cas transmis directement en France métropolitaine grandit encore, surtout porté par le virus du Nil occidental et ses 30 cas identifiés cet été, selon les données de Santé publique France publiées ce 27 août.
Une campagne lancée au début de l’été 2026 par les ONG de « L’affaire du siècle » a pour objectif de rendre visibles les effets du réchauffement sur la population française.
Les catastrophes climatiques ont un impact important sur le bien-être psychologique des jeunes et l'éco-anxiété risque d'augmenter considérablement. Une détresse certes, mais qui peut être un moteur d'action très puissant pour les nouvelles générations.
Dans cet entretien, Jean-Marc Jancovici explique pourquoi les 1,5°C de réchauffement sont déjà irréversibles à cause de l'inertie du CO2 dans l'atmosphère, et pourquoi limiter le réchauffement à 2°C exigerait une baisse de 5% des émissions chaque année l'équivalent d'un confinement Covid répété chaque année pendant des décennies. Il détaille ensuite ce que respecter cet objectif signifierait concrètement pour le pouvoir d'achat de chaque Français : diviser par cinq sa consommation d'énergie, de biens et de services. Il revient aussi sur le calcul viral des "4 vols dans une vie" qui lui a valu une polémique, et sur un sondage révélateur montrant que les Français acceptent l'effort collectif à condition qu'il touche davantage les plus riches.
Une étude publiée ce mardi 18 août alerte sur les conséquences du réchauffement sur les personnes âgées. Vers 2030, lorsque que le seuil le plus ambitieux fixé par l’accord de Paris sera atteint, 290 millions d’entre elles seront concernées par des épisodes dangereux d’augmentation de la température corporelle.
Selon une étude publiée dans la revue scientifique Lancet Planetary Health, près d’un quart des plus de 60 ans dans le monde pourrait être exposé à une chaleur dangereuse pendant plus d'un mois par an en 2100. Ils subiront notamment plus fortement les chaleurs humides.
Nos forêts brûlent. Nos terres nourricières s’assèchent. La biodiversité s’effondre sous nos yeux. Notre sécurité alimentaire est de plus en plus menacée mais nous regardons encore et toujours ailleurs. Nous devrions toutes et tous être en train d’anticiper les chocs qui ne vont que se multiplier et s’intensifier (*). L’inaction n’est plus une option. Il est temps de reprendre en main ce qui est essentiel à notre survie.
À chaque canicule, la climatisation apparaît comme la réponse la plus immédiate à la chaleur. Dans certains cas, elle devient même un outil de protection sanitaire : l'Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle que les vagues de chaleur touchent particulièrement les personnes âgées, les nourrissons, les personnes malades ou encore les personnes isolées. Mais la climatisation peut-elle tout résoudre ? Continue-t-elle de fonctionner lorsqu'il fait 45 ou 50 °C dehors ? Toutes les climatisations se valent-elles ? Et surtout, peut-on imaginer répondre au réchauffement climatique en refroidissant toujours davantage nos bâtiments ? La réponse est nuancée. La climatisation constitue bien l'un des leviers d'adaptation au changement climatique, mais son efficacité dépend de nombreux facteurs. Ses limites ne sont pas uniquement techniques : elles sont aussi physiques, énergétiques, économiques, urbaines… et humaines.
Le sommeil se dérobe dès que la chambre reste étouffante, et la cause tient en une donnée simple : la nuit ne redescend plus sous 20 °C. Ce seuil, autrefois exceptionnel, s’invite désormais chaque été. Depuis les années 1950, le nombre de ces nuits tropicales a littéralement changé d’échelle en France, et l’été que nous traversons le rappelle avec force.
Santé publique France a recensé plusieurs cas de maladies transmises par des moustiques sur le territoire français. Jusqu’à présent, les cas étaient importés par des personnes ayant voyagé dans des régions où ces virus circulent.

juillet 2026

Le gouvernement fédéral a décidé d'élaborer, d'ici l'été 2027, un nouveau plan interfédéral chaleur et santé afin de mieux préparer le pays aux conséquences sanitaires des vagues de chaleur.
Avez-vous déjà remarqué ces matins où le ciel semble poudré d’une teinte étrange, presque irréelle, comme si le soleil filtrait à travers un voile d’ocre ? Ce phénomène, longtemps considéré comme rare et anecdotique, tend aujourd’hui à s’installer dans notre paysage. Le Sahara, ce géant de sable qui recouvre une bonne partie de l’Afrique du Nord, s’invite désormais durablement au-dessus de l’Europe. Poussée par les vents, sa poussière traverse la Méditerranée et vient colorer nos horizons. Derrière ce spectacle atmosphérique se cache pourtant une réalité bien moins poétique : un désert qui s’étend, un climat qui se dérègle, et une nouvelle donne pour la qualité de l’air que nous respirons. Plongeons dans les coulisses de cette invasion silencieuse.
L'été démarre à peine que déjà une inquiétude plane sur les plages européennes. Avec la hausse des températures marines, la bactérie 'Vibrio vulnificus' prolifère plus facilement qu'auparavant. Elle peut provoquer de graves infections, allant de la simple gastro-entérite à la septicémie, voire à l'amputation dans les cas les plus sévères.
Alors que l’est des États-Unis subit une vague de chaleur intense pendant le week-end du 4 juillet et que l’Europe a enregistré plus de 1 000 morts en quatre jours fin juin, des experts expliquent comment la chaleur extrême affecte chaque organe vital — du cœur au cerveau en passant par les reins — et pourquoi l’humidité transforme ce risque en urgence médicale.
La Conférence interministérielle (CIM) Santé, réunie ce mercredi, "tire les leçons" de la dernière vague de chaleur qu’a connue la Belgique et propose de nouvelles mesures prioritaires pour mieux affronter les futurs épisodes de ce type. L’instance qui rassemble les différents ministres de la Santé l’a annoncé mercredi dans un communiqué.
Une hausse de 30 % de la mortalité en une semaine : c’est le bilan provisoire de la canicule survenue fin juin. Entre l’augmentation des risques d’AVC et l’aggravation des maladies chroniques, il pourrait encore s’alourdir dans les prochaines semaines.
La canicule qui a frappé la France la dernière semaine de juin a provoqué au moins 2 025 décès de plus que la semaine précédente, soit une hausse de près de 30 % à l'échelle nationale, a annoncé vendredi ​la ministre ‌de la Santé, Stéphanie Rist, ⁠en citant un bilan encore partiel de Santé publique France. À Paris, le taux de surmortalité est d'au moins 62 %.
Le pic de mortalité quotidienne atteint pendant la vague de chaleur est le plus élevé observé en Belgique depuis la première vague de Covid-19.

juin 2026

Santé publique France fait état d’environ 1 000 décès supplémentaires. Médecins et infirmiers mobilisés sur le terrain continuent d’être sous forte pression et redoutent davantage de morts ces prochains jours.
150 millions de personne dans le monde vivent sous une chaleur extrême a estimé le directeur général de l'OMS.
Une étude de l'Institut de santé Carlos III indique que la canicule en Espagne a entraîné plus de 200 morts en quelques jours.
Quelles seront nos conditions d’existence dans vingt-cinq ans et quelle sera l’habitabilité humaine à Thessalonique, en Laponie ou à Rennes ? A quoi ressemblerait notre vie quotidienne, en 2049, sur une Terre qui franchirait les principaux points de basculement ? Fort de savoirs actualisés, ce séminaire de Nathanaël Wallenhorst, qui s’est tenu à Paris le 19 mai 2026, anticipe d’une façon concrète ce que pourrait être 2049 pour les écosystèmes, le climat et la société. Aurons-nous toujours des saisons en 2049 ? De quoi sera faite notre alimentation ? Quels seront nos loisirs ? Climat, eau, santé et migrations, Nathanaël Wallenhorst raconte notre quotidien dans ce futur proche si rien ne change.
Alors que de nombreuses personnes auront sûrement, à la fin de cet épisode caniculaire, perdu la vie ou subi de graves complications de santé, il est urgent de ne pas détourner le regard et de s’adapter au réchauffement climatique.
La canicule qui touche actuellement plusieurs pays européens, dont la Belgique, s'accompagne d'un nouvel avertissement de l'Organisation mondiale de la santé.
«Des milliards de personnes sont touchées par une épidémie de chaleur extrême », a dû constater le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres1. Avec la hausse des températures liée au changement climatique, la chaleur présente un risque grandissant pour la santé au point que 546 000 décès annuels sont désormais liés aux fortes chaleurs à l’échelle mondiale2. Mais les décès en période de forte chaleur ne sont malheureusement pas la seule conséquence du changement climatique sur la santé humaine : celui-ci favorise désormais le développement et la propagation de 58 % des maladies infectieuses3. Des crises d’asthme déclenchées par des feux de forêt aux urgences cardiaques en passant par des impacts lors de la grossesse, le changement climatique menace la santé au point qu’il est devenu impossible de vivre en bonne santé sur une planète dont les signes vitaux sont engagés.
Les scientifiques écossais ne pensaient pas voir ça de leur vivant: un virus tropical provoque des décès massifs d'oiseaux sur l'île d'Arran, véhiculé par des moustiques jusqu'alors peu présents dans ces contrées où ils commencent à proliférer en raison du changement climatique.
Comment réagissent notre corps et notre cerveau aux chaleurs extrêmes? Quels risques physiques, psychiques et sociétaux font peser sur nous l’augmentation des températures? Comment faire face aux vagues de chaleur aujourd’hui et dans le futur ? Christian Clot est président du Human Adaptation Institute et auteur de “Les clés de l’adaptation humaine”, publié chez Denoël.
Plus de 200.000 personnes sont décédées à cause de vagues de chaleur extrême en Europe ces quatre dernières années, selon l'Organisation mondiale de la santé, qui alerte sur ce phénomène récurrent dû au changement climatique.
Our roadmap has been shaped by experts across the world, from UN agencies to grassroots movements. We call on political leaders at all levels to use it
Pendant des millénaires, les terres gelées de l’Arctique ont joué le rôle d’un immense coffre-fort naturel, retenant prisonnières des quantités astronomiques de carbone. Mais sous l’effet de la hausse des températures, ce bouclier est en train de céder. Une nouvelle étude britannique vient de démontrer que la fonte de ce pergélisol ne se contente pas de libérer des gaz à effet de serre : elle modifie radicalement la structure même du sol. En devenant une véritable passoire, la terre menace désormais de relâcher un fléau sanitaire totalement invisible.

mai 2026

Canicules à répétition, maladies respiratoires en hausse, nouveaux risques sanitaires : les effets du dérèglement climatique sont déjà visibles.
La crise climatique est une urgence sanitaire mondiale […] Déclarer la crise climatique urgence sanitaire mondiale : ce que demandent les experts à l’OMS […] Exclusif : Une commission affirme qu’une telle alerte déclencherait une réponse internationale coordonnée susceptible d’éviter la mort de millions de personnes
La commission d’experts de l’OMS demande désormais que le climat soit reconnu comme une urgence sanitaire de portée internationale (https://fb.watch/Hb3V7ooduW/). Ils déclarent que « la survie même de l’Humanité et l’habitabilité de la Planète dépendent de notre gestion du climat », que « nous dépassons les limites planétaires » et que « le climat est une menace pour notre sécurité et pour notre sûreté ». La formulation d’urgence planétaire pouvait sembler excessive il y a encore quelques années. Elle paraît aujourd’hui presque en retard sur la réalité. Car le réchauffement n’est plus seulement un horizon abstrait ni un débat sur les décennies futures : il s’inscrit déjà dans les corps, les récoltes, les infrastructures, et les saisons.
Organisation mondiale de l’AVC : le changement climatique et la pollution de l’air augmentent le risque d’AVC Des changements environnementaux aggravés par le changement climatique, notamment les températures extrêmes, les variations brutales de température, l’humidité, la pression atmosphérique, les incendies de forêt, les tempêtes de poussière et de sable, pourraient être liés à un risque accru d’AVC, selon de nouvelles recherches (source en anglais).
Exclusive: Commission says alert would trigger coordinated international response that could help avoid millions dying. The climate crisis should be declared a global public health emergency by the World Health Organization, or millions more people will die unnecessarily, leading international experts have said. The independent pan-European commission on climate and health, which was convened by the WHO, concluded the climate crisis was such a worldwide threat to health that the WHO should declare it “a public health emergency of international concern” (Pheic).
Dans un contexte mondial de « polycrises », où les crises se multiplient et s’influencent mutuellement, nous avons développé un processus innovant de veille prospective pour mieux repérer les risques émergents et renforcer la résilience de notre territoire.






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