Jean Jouzel

OA - Liste

« L’urgence est là, nous regardons ailleurs »

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toxicité

2026

La pollution des sols par les métaux toxiques est omniprésente, mais sa répartition mondiale restait inconnue. Des chercheurs ont analysé une base de données mondiale sur la pollution des sols par l'arsenic, le cadmium, le cobalt, le chrome, le cuivre, le nickel et le plomb, à partir de 796 084 points d'échantillonnage issus de 1 493 études régionales. Grâce à des techniques d'apprentissage automatique, ils ont cartographié les zones où les seuils sanitaires et agricoles sont dépassés. Les résultats révèlent l'existence, jusqu'alors insoupçonnée, d'une zone à haut risque et enrichie en métaux dans les basses latitudes d'Eurasie, attribuée à des facteurs climatiques, topographiques et anthropiques importants. Cette zone peut être considérée comme un indicateur de l'ère de l'Anthropocène.
There is mounting experimental evidence that lifetime exposure to increasing atmospheric CO2 levels can negatively impact the normal physiology of organisms. Directly assessing this in humans is very difficult. We analysed serum bicarbonate (HCO3−), calcium (Ca) and phosphorus (P) from 1999 to 2020 as indirect proxies for atmospheric CO2 exposure. Over this period, average bicarbonate levels in this population show an increasing trend which parallels rising atmospheric CO2 concentrations. Both. If these trends continue, blood bicarbonate values could be at the limit of the accepted healthy range in half a century, and Ca and P will be at the limit of their healthy ranges by the end of this century. This has the potential to cause a range of adverse health effects.
Le 7 janvier 2025, de gigantesques incendies ravageaient Los Angeles et sa région. Un an plus tard, les habitants tentent de se reconstruire. Leur retour est rendu difficile par une exposition à un cocktail toxique et par des assurances peu enclines à sortir le portefeuille.

2025

"Une bombe à retardement": pour Ika Paul-Pont, écotoxicologue au Laboratoire des sciences de l'environnement marin (Lemar), entre sa "production exponentielle", "l'absence de gestion de fin de vie des déchets" et "sa haute toxicité", le plastique fait peser de gros risques sur l'environnement et les écosystèmes marins. "Nous ne mesurons pas encore l'étendue des dégâts de ce matériau et de sa toxicité, liée à ses composants chimiques, une boîte noire, avec 16.000 additifs dont environ un quart sont considérés comme préoccupants", développe auprès de l'AFP la directrice de recherche au CNRS qui, depuis 12 ans, étudie au sein de l'université de Brest les effets du plastique sur les invertébrés marins, et plus spécialement les mollusques bivalves comme les huîtres. "Quand nous avons commencé il y a une quinzaine d'années, nous pensions que c'était un matériau assez simple, que le seul problème était l'ingestion ou l'étranglement mais plus on l'étudie et plus on se rend compte de sa complexit
La Société scientifique de médecine généraliste (SSMG) dézingue l’audience du toxicologue Alfred Bernard devant les Commissions Santé et Agriculture du Parlement wallon. Celui-ci confondrait opinion et sciences, ne se baserait pas sur des données actualisées et évacuerait la question des perturbations endocriniennes. Le principal intéressé dénonce une tendance à imposer une idéologie à la science. Tour d’horizon d’une polémique scientifique et politique.
A microplastics and toxic chemicals expert says her family doesn't wear shoes at home. Microplastics from car tires and garbage, as well as street runoff, can be tracked indoors on shoes. The researcher thinks her kids' Japanese heritage helped them adopt the habit.

2024

Une étude réalisée à l’aide d’une IA a analysé 180 goûts différents de cigarettes électroniques. Les résultats sont alarmants.

2023

l'exploitation minière des minéraux destinés à l'alimentation électrique a exposé 23 millions de personnes à des déchets toxiques, pollué 500 000 km de rivières et détruit 16 millions d'acres de terres agricoles. Des dizaines de millions de personnes sont désormais exposés aux eaux de ruissellement toxiques provenant des mines de métaux, selon une nouvelle étude.
L'association écologiste Alsace Nature a annoncé lundi avoir porté plainte contre la société Mines de Potasse d'Alsace (MDPA) pour "faux", "escroquerie" et défaut de maintenance du site de stockage des déchets toxiques de Stocamine (Haut-Rhin). Dans l'ancienne mine de potasse, 42.000 tonnes de déchets toxiques (cyanure, arsenic, mercure...) sont entreposés à 500 mètres sous terre, dans le cadre d'une autorisation temporaire délivrée en 1997 pour 30 ans, donc jusqu'en 2027.
Les géants de l’agrochimie Bayer et Syngenta ont manqué à leurs obligations légales en ne divulguant pas des informations sur les risques de toxicité pour le développement cérébral présentés par certains pesticides, a annoncé la Commission européenne mardi (18 juillet).
Selon une étude britannique parue récemment, le plastique recyclé en contact direct avec les aliments pourrait les contaminer avec des molécules toxiques. Pour l’heure, leurs effets réels sur la santé restent flous.
Les chimistes 3M et DuPont ont sciemment caché la toxicité des PFAS, présents dans les poêles, emballages, vernis... Ils savaient pourtant dès les années 1970 que ces polluants éternels étaient très dangereux, révèle une étude.
Les entreprises pointées du doigt assurent, elles, avoir respecté leurs obligations réglementaires.
Selon une étude publiée jeudi, plusieurs fabricants ont soustrait aux autorités européennes des résultats de tests qui mettaient notamment en évidence les effets délétères de leurs substances sur des animaux de laboratoire exposés in utero.
Dans le cadre de sa campagne annuelle, l'ONG Fashion Revolution France commémore cette année le dixième anniversaire de l'effondrement du Rana Plaza, bâtiment qui abritait plusieurs ateliers de confection à Dacca au Bangladesh. Mais cette semaine sera également l'occasion de mettre en lumière les avancées et les actions réalisées pour tendre vers une mode plus éthique et responsable. Catherine Dauriac, présidente de Fashion Revolution France, revient sur les nombreux enjeux auxquels est confrontée l'industrie textile. Interview.
Après l’interdiction des dérogations pour les néonicotinoïdes, plusieurs associations environnementales et des parlementaires de gauche enfoncent le clou et demandent à la justice de contraindre le gouvernement à s’assurer de la non-toxicité à long terme des produits phytosanitaires avant leur mise sur le marché.

2022

Pour Pollinis, il s’agit d’une « décision historique ». Dans un arrêt rendu le 14 septembre, le Tribunal de l’Union européenne (UE) a invalidé plusieurs décisions de la Commission européenne qui, depuis 2018, refusait à cette ONG l’accès aux documents relatifs au blocage des « tests abeilles ». Ces protocoles scientifiques, établis en 2013 par l’Agence sanitaire européenne (EFSA) à la demande de la Commission européenne, ont pour but d’évaluer, avant leur mise sur le marché, la toxicité réelle des pesticides sur les pollinisateurs. Problème, comme le rappelait Pollinis dans un texte publié en mai dernier : ces « tests abeilles » ont depuis été révisés (ils sont désormais moins protecteurs) et surtout n’ont jamais été adoptés par les États membres. Et ce, « sans qu’aucune information sur les raisons de ce blocage n’ait été rendue publique par les institutions européennes ».
Une étude de 2001 mettant en évidence de possibles effets délétères sur la construction du cerveau d’une exposition prénatale n’a pas été portée à la connaissance de l’Autorité européenne de sécurité des aliments, comme cela aurait dû être le cas. En cause, la firme suisse agrochimique Syngenta.
Une enquête menée par l’équipe d’#Investigation avec le soutien du fonds pour le journalisme révèle que certaines usines de Solvay ont contaminé des populations riveraines à des substances toxiques qualifiées de "produits chimiques éternels". Une pollution qui a impacté deux pays : l’Italie et les États-Unis. Des documents internes du géant de la chimie montrent que la société belge a remplacé certains produits chimiques controversés par d’autres qui seraient tout aussi toxiques. La multinationale le savait et continue à les utiliser depuis plus de 15 ans.
Par exemple, à de faibles concentrations, le cadmium stimule la prolifération des cellules, alors qu’à des concentrations plus fortes, dans l’ovaire, il induit une mortalité cellulaire. De la même façon, le bisphénol A induit une sécrétion d’insuline par le pancréas par l’intermédiaire des récepteurs aux œstrogènes et augmente la mortalité de ses cellules.