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France pesticides agriculture
Le nombre d’enfants atteints de cancers en France augmente de manière continue. D'autres pathologies infantiles graves – malformations, troubles du neurodéveloppement, diminution du quotient intellectuel – suivent la même tendance. Les pesticides sont de plus en plus pointés du doigt par la communauté scientifique. Pourtant, la France reste le premier consommateur européen et le troisième au niveau mondial. Face à ce paradoxe, médecins, victimes et citoyens décident d'agir.
Jeudi, le réseau d'associations écologistes a annoncé avoir déposé un recours devant le tribunal administratif de Paris pour obliger l'État français à protéger les captages d'eau potable. Plus de 14 000 de ces infrastructures ont fermé depuis 1980, en partie à cause des pollutions croissantes de la ressource.
Reporterre a mis au point un moteur de recherche pour consulter l’exposition aux pesticides de votre voisinage. 183 substances dangereuses ont été cartographiées sur l’ensemble du territoire métropolitain.
Attaquées par les populistes en France et en Europe, les règlementations ciblant les pesticides, les Pfas ou les particules fines sont pourtant vitales, rappelle le porte-parole de l’association Générations futures, François Veillerette.
Laurent Duplomb a franchi un cap dans la désinformation. Le sénateur a affirmé à tort que l’avis du Conseil d’État sur sa nouvelle proposition de loi était positif, au mépris des faits.
Près de 140 organisations et personnalités politiques appellent à rejoindre la manifestation «Printemps bruyant», qui s'élancera samedi à 14 heures dans le centre de la capitale. Un an après sa première édition, cette marche festive espère rassembler dans le sillage de la mobilisation contre les lois Duplomb.
Une alerte sanitaire avait été lancée dès 2018. En 2025, deux associations environnementales, qui alertent sur la situation depuis des années, ont porté plainte.
Des herbicides, insecticides et fongicides sont présents dans l’air sur l’ensemble du territoire, y compris en zone urbaine, selon les mesures publiées par Atmo France, qui fédère les associations de surveillance de la qualité de l’air.
Avec plusieurs foyers identifiés de cancers pédiatriques, à Saint-Rogatien, Périgny, et plus récemment Saint-Vivien et L'Houmeau, le préfet de Charente-Maritime lance une vaste étude sur trois ans pour savoir si l'environnement peut être à l'origine de ces clusters.
Cultiver sans pesticides est faisable techniquement et économiquement, sous certaines conditions. La mise en œuvre de ces systèmes de production suppose notamment une diversification des successions culturales, des filières de commercialisation adaptées, et une valorisation économique des produits issus de ces systèmes. Ce sont les résultats d’une étude menée durant 10 ans sur 9 systèmes de cultures (grande culture et polyculture-élevage) conçus en lien avec des conseillers agricoles et des agriculteurs au sein d’unités expérimentales. Coordonnée par INRAE et impliquant l’école d'ingénieurs de Purpan et le Cirad, cette étude est publiée dans Plant Disease.
Si les pesticides ont longtemps assuré la protection des cultures, leurs effets délétères sont aujourd’hui largement documentés. Réduire cette dépendance est devenu une urgence sanitaire, environnementale et économique. Les stratégies de lutte contre les ravageurs intègrent aujourd’hui de nouvelles techniques innovantes. L’analyse de la situation en France et au Brésil livre un éclairage croisé sur cette question.
L’opposition à la nouvelle tentative du sénateur Laurent Duplomb pour réintroduire des pesticides toxiques pour la santé et la biodiversité prend de l’ampleur. La pétition citoyenne a dépassé les 100 000 signatures et gagne en visibilité.
Visage de la lutte contre les pesticides et contre la maladie, Fleur Breteau a lancé au printemps 2025 un collectif pour «politiser le cancer, attaquer ses causes». En première ligne de la mobilisation contre la loi Duplomb, elle revient pour Vert sur ce moment sans précédent.
Le débat sur la pétition contre la loi Duplomb se tient ce mercredi à l'Assemblée nationale, après une opposition citoyenne massive. Documentation des effets des pesticides, mise en avant des victimes, interpellations… Vert vous raconte de l'intérieur les secrets de ce mouvement historique, qui ressurgit ces derniers jours.
Dans un hémicycle clairsemé, les député·es de tous bords ont débattu ce mercredi pendant trois heures des conséquences de ce texte agricole adopté il y a sept mois. Les discussions se sont concentrées sur la question de la réautorisation de plusieurs pesticides interdits en France, pourtant censurée de la loi. Vert y était.
C’était à prévoir. Si en interdisant l’utilisation de trois pesticides de la famille des néonicotinoïdes (dont l’acétamipride), la censure partielle de la loi dite Duplomb à l’été 2025 constituait bel et bien une petite victoire politique, celle-ci n’en laissait pas moins la porte ouverte à une “V2”. Texte qui, rappelons-le, promettait de “lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur” au mépris de la santé des Français et de la biodiversité.
Au micro d’ICI Pays d’Auvergne ce lundi 9 février, le sénateur réitère les mêmes arguments qu’il avait déployés pour justifier sa première loi sur la réintroduction de deux néonicotinoïdes controversés.
Le sénateur Laurent Duplomb a déposé un nouveau texte pour réintroduire l’acétamipride, insecticide interdit et décrié, dans sa loi Duplomb. Face à ce passage en force, de nombreux rassemblements sont prévus en France.
Dans une tribune exclusive à Vert, plus de 80 organisations écologistes, paysannes, syndicales et plusieurs scientifiques appellent à manifester dans tout le pays les 7 et 8 février «pour protéger notre santé, l’environnement et les paysans». Un grand rassemblement est prévu le 11 février près de l'Assemblée nationale, jour du débat sur la pétition contre la loi Duplomb.
Le collectif Cancer Colère, qui vise à politiser cette maladie, s’est implanté dans les campagnes, là où l’exposition aux pesticides est la plus forte. Pour Caroline et Fabienne, militer est devenu essentiel.
Ce nouveau texte vise, selon le sénateur républicain, à « atténuer une surtransposition relative à l’utilisation de produits phytopharmaceutiques afin d’éviter la disparition de certaines filières agricoles ».
Dans les Hauts-de-France, 27 communes dépassent la limite réglementaire de fluopyram dans l’eau potable, selon l’ONG Générations Futures. Un fongicide toujours autorisé, au cœur de controverses sanitaires. Les concentrations atteignent jusqu’à 17 fois le seuil de qualité.
Fleur Breteau est fondatrice et porte-parole du collectif Cancer Colère, qui se décrit comme “un collectif ouvert de (ex et futurs) malades pour politiser le cancer et attaquer ses causes structurelles : pesticides et inégalités sociales”. Le 12 janvier, Fleur et son collectif ont participé à des actions au côté de la Confédération paysanne et des Soulèvements de la terre, en soutien au mouvement de colère agricole et contre le traité UE-Mercosur. A priori, cette alliance peut sembler étrange : pourquoi un mouvement qui dénonce le rôle de plus en plus avéré des pesticides dans l’épidémie de cancer qui frappe le pays soutient un mouvement de colère agricole dont une partie importante des participants réclament “moins de normes” sanitaires et écologiques ?....
Qualité de l’eau du robinet, pesticides épandus, part de bio à la cantine… L’association Générations futures lance «Source commune», un outil qui rassemble des données publiques environnementales, commune par commune, à l’approche des élections municipales.
Malgré l’existence d’un fonds d’indemnisation dédié aux victimes des pesticides, les ouvriers agricoles exposés au chlordécone durant des décennies aux Antilles peinent toujours à se faire reconnaître.
Bilan de 2 jours de procès, à Marseille, contre un large réseau d’importation d’Espagne de pesticides interdits : des peines de prison ferme contre un mastodonte du maraîchage et son fournisseur, et de fortes amendes.
Sous la pression du syndicat majoritaire FNSEA, le gouvernement prépare un nouveau texte de «simplifications» pour l'agriculture, qui laisse craindre d'énièmes reculs environnementaux. En prime, le premier ministre a chargé les préfectures d'actions immédiates sur les questions de l'eau ou de la pollution aux nitrates.
L’interdiction de cinq pesticides doit encore obtenir l’aval de Bruxelles, où Annie Genevard se rend mercredi pour une réunion spéciale avec ses homologues européens sur le Mercosur et la politique agricole commune.
Initialement prévu mercredi, le débat parlementaire sur la pétition aux deux millions de signatures est finalement repoussé à février. Raison invoquée : permettre la présence de la ministre de l'agriculture, en déplacement à Bruxelles.
Pour lutter contre la dégradation de la qualité de l’eau potable, un « groupe national captage » réuni par l’Etat devait définir des zones d’exclusion de traitements aux pesticides. Mais les principaux syndicats agricoles en ont claqué la porte, le 16 décembre.
Parmi les régions les plus touchées se trouvent les bassins viticoles (Bordeaux, Bourgogne) et les plaines céréalières (autour de l’Ile-de-France).
Salué comme une décision historique par les cinq associations à l’origine de l’affaire, l’arrêt rendu par la cour administrative d’appel de Paris en septembre ordonnait à l’Etat de réévaluer, dans les deux ans, des centaines de produits actuellement sur le marché.
Plus de 300 manifestants des Soulèvements de la terre, de la Confédération paysanne ou des associations de victimes de pesticides se sont rassemblés ce lundi 17 novembre devant une usine de pesticides BASF. Des dizaines d’entre eux ont réussi à s’introduire dans le site avant d’être délogés.
Quatre des huit membres du conseil scientifique chargé de superviser le document ont signé un commentaire critique soulignant leurs désaccords sur des amendements, notamment obtenus par le ministère de l’agriculture.
Depuis ce jeudi 16 octobre, un site interactif mis en ligne par les ONG Générations futures et Data for good permet de visualiser les principaux polluants chimiques présents dans l’eau courante en France.
De 2021 à 2024, les scientifiques de l’Ifremer et du laboratoire EPOC, rattaché entre autres au CNRS, ont recherché dans l’eau de mer et dans des mollusques la présence d’une centaine de contaminants.
Il existe une façon de convaincre pros et antis-loi Duplomb : interdire les importations de produits traités avec des pesticides interdits en France – notamment l'acétamipride. Une mesure juridiquement possible, mais complexe à mettre en œuvre.
Le troisième Appel de La Rochelle pour la sortie des pesticides de synthèse a eu lieu ce week-end. Dans la foulée de la mobilisation anti-loi Duplomb, les participant·es ont débattu d’un projet de convention citoyenne sur la transition agricole. On vous explique.
L’une des conclusions de l’étude sur l’exposition des riverains aux pesticides publiée par l’Anses et Santé publique France était de créer une base de données permettant de savoir quel champ a été traité avec quel produit à quel moment. Une requête de longue date des scientifiques et ONG, qui pourraient ainsi mener des études épidémiologiques.
Jusqu’à 140 tonnes de substances actives, dont certaines sont interdites, sont dissoutes dans les nuages au-dessus du territoire métropolitain, selon une étude franco-italienne. Les écosystèmes éloignés des activités humaines sont exposés à ces molécules par les précipitations.
Les conclusions de l’étude, rendues publiques ce lundi 15 septembre, frustre ceux qui attendent toujours des données précises sur l’impact sanitaire des épandages dans un département façonné par les vignes.
Une étude d’ampleur publiée par l’Anses et Santé publique France, le 15 septembre, est sans appel : les personnes vivant près des vignes sont davantage exposées aux pesticides.
«Alors que début septembre 2025 s’ouvre une séquence d’importantes mobilisations en France, et que la justice vient de rendre une décision historique ordonnant à l’État de revoir ses procédures d’autorisation des pesticides, les attentes des millions de citoyen·nes qui ont signé la pétition contre la loi Duplomb ne peuvent être balayées d’un revers de main», estiment les signataires de cette tribune publiée par Vert.
Au sud-ouest de Nantes, une assistante maternelle à la retraite bataille pour que l’Assurance maladie reconnaisse le lien entre son cancer et les pesticides épandus par ses voisins maraîchers.
Par un arrêt du 3 septembre 2025, la cour administrative d’appel de Paris juge que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a commis une faute en ne procédant pas à l’évaluation des produits phytopharmaceutiques au vu du dernier état des connaissances scientifiques. En conséquence, la Cour ordonne à l’Etat de mettre en œuvre une évaluation conforme aux exigences requises et de procéder, dans un délai de vingt-quatre mois, à un réexamen des autorisations de mise sur le marché déjà délivrées.
La justice a ordonné à l’État de revoir ses procédures d’autorisation de mise sur le marché des pesticides. Cette décision « historique » reconnaît le « préjudice écologique » de la contamination des milieux par ces substances.
Dans l’affaire «Justice pour le vivant», la cour administrative d’appel de Paris a souligné ce mercredi 3 septembre la nécessaire prise en compte systématique de la sauvegarde de la biodiversité et de la protection de la santé au moment d’autoriser des produits phytosanitaires.
Dans une décision jugée « historique » par les défenseurs de la nature, la cour administrative d’appel de Paris juge que l’usage de ces produits entraîne un « préjudice écologique » envers l’environnement et la santé. Les autorisations de mise sur le marché doivent être réévaluées.
Ce mercredi, la cour administrative d’appel de Paris a condamné l’État français pour son insuffisante protection de l’environnement et de la santé humaine. Elle demande notamment la révision des procédures d'autorisation des pesticides pour mieux tenir compte de leurs impacts sur la biodiversité.
Les pesticides de synthèse provoquent des drames humains. Ils sont un danger pour la santé. Leur interdiction est devenue un enjeu majeur pour notre société.
Un betteravier, une apicultrice et un maraîcher réagissent à la censure, annoncée ce jeudi 7 août, des dérogations pour utiliser l’acétamipride par le Conseil constitutionnel.
La Commission européenne a réévalué à la hausse les limites maximales de résidus d’acétamipride pour les prunes, plusieurs graines oléagineuses ainsi que les miels et « autres produits de l’apiculture ».
sur la non-conformité à la Constitution de la loi visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur
Dans une tribune publiée sur Le Monde et adressée au Conseil constitutionnel, les professionnels de santé et les associations de patients alertent des dérives que la loi Duplomb pourrait engendrer sur les générations futures. Alors que la pétition contre ce texte a franchi la barre des deux millions de signatures, les scientifiques prennent le relais des restaurateurs qui avaient publié leur propre tribune jeudi 24 juillet, également dans Le Monde.
En France, la pétition contre la loi Duplomb, qui autorise la réintroduction d'un pesticide controversé, vient de franchir le cap symbolique des deux millions de signatures. Au même moment, David Clarinval, ministre fédéral belge de l'Agriculture se félicite du ralentissement de la transition verte en Europe.
Les connaissances scientifiques ont été absentes des discussions qui ont conduit au vote de la loi Duplomb, déplore, dans un entretien au « Monde », le coordinateur du chapitre sur l’alimentation du dernier rapport de l’IPBES, le « GIEC de la biodiversité ».
La pétition contre la loi Duplomb continue sa percée et dépasse désormais 1,5 million de signatures. S’agit-il pour autant d’un record ? Vert a compilé les cinq mobilisations en ligne les plus soutenues de tous les temps en France.
Alors qu’une pétition pour interdire la réintroduction d’un pesticide a atteint plus d’1,3 million de signatures lundi en France, la Belgique n’a jamais cessé de l’utiliser.
La vérité sur la Loi Duplomb : l’État nous empoisonne ?
Plus d'un million de citoyens en dix jours. La pétition contre la loi Duplomb, qui autorise le retour d’un néonicotinoïde controversé, bat tous les records. En plein backlash écologique, ce sursaut citoyen pourrait contraindre l’Assemblée nationale à rouvrir le dossier à la rentrée.
