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France agriculture
Les polluants éternels que nous répandons nous-mêmes sur nos champs Pour comprendre l’ampleur du problème, il faut remonter à un geste qui partait pourtant d’une bonne intention. Chaque année, des millions de tonnes de biosolides — ces boues issues du traitement des eaux usées municipales — sont épandues sur les sols comme engrais, souvent présentées comme une alternative naturelle aux produits pétrochimiques. Le hic, c’est qu’une grande partie de ces boues est contaminée par les PFAS. En croyant nourrir la terre, on l’a donc en réalité intoxiquée pendant des années.
Le biologiste, professeur au Muséum national d’histoire naturelle et membre de l’Académie d’agriculture de France, alerte sur les conséquences du projet de loi d’urgence agricole, qui ne répond ni aux difficultés économiques des agriculteurs ni au chaos climatique.
La loi d’urgence agricole a été adoptée par le 21 juillet. Elle réaffirme les choix controversés de la loi « Duplomb » de juillet 2025, autorisant certains néonicotinoïdes dangereux et facilitant le stockage de l’eau. Comment expliquer une telle obstination, malgré une importante mobilisation citoyenne et la censure du Conseil constitutionnel ?
Selon l’association à l’origine du contentieux, de nombreux manquements ont entaché l’édification de ces réserves d’eau. Les agriculteurs ont décidé de faire appel de cette décision qui leur donne trois ans pour remettre les lieux en état.
Après le vote du Sénat mardi, le très controversé projet de loi d’urgence agricole a été adopté pour de bon. Réintroduction possible de pesticides interdits, facilitation de projets de mégabassines ou d’élevages intensifs… Voici ce qu’il contient.
Le Parlement a adopté mardi la loi d'urgence agricole, qui prévoit notamment le doublement des volumes de stockage d’eau à des fins agricoles d’ici 2035. Très attendu par les agriculteurs dans un contexte de sécheresse exceptionnelle, le texte suscite des inquiétudes quant à la répartition entre usagers de cette ressource stratégique. Décryptage avec Gabrielle Bouleau.
Galvanisé par l’adoption de la loi d’urgence agricole, le deuxième syndicat du secteur généralise des appels déjà lancés dans le Sud-Ouest. Il dénonce une gestion de l’eau jugée trop contraignante.
Grâce à la droite, à l'extrême droite et au bloc central, l'Assemblée nationale a adopté lundi la très décriée loi d'urgence agricole, ouvrant la voie à la réintroduction possible de pesticides interdits, la facilitation des projets de mégabassines ou d’élevages intensifs. La gauche et les associations environnementales dénoncent un texte de «régression».
Le gouvernement craignait que la mesure permettant la réautorisation dérogatoire de deux néonicotinoïdes, ajoutée par le Sénat, ne conduise au rejet du texte. Le projet de loi a finalement été largement adopté par les députés dans la nuit de lundi à mardi par 296 voix pour, majoritairement issues de la droite et de l’extrême droite et 224 contre.
La loi d’urgence agricole, qui réintroduit des pesticides interdits et facilite la création de mégabassines et de fermes-usines, a été adoptée par les députés. Le soir même, un millier d’opposants ont dénoncé des « alliés du cancer ».
Il fallait s’y attendre, et pourtant le contraste laisse sans voix : quelques mois seulement après un mois de février détrempé, où le ciel semblait ne jamais devoir se refermer, les sols français figurent désormais parmi les plus secs jamais mesurés depuis 1959. En l’espace d’un hiver puis d’un printemps, la France est passée d’un trop-plein d’eau à une véritable pénurie. Ce grand écart climatique n’a rien d’anecdotique. En ce cœur d’été, alors que la chaleur écrase le pays, Météo-France observe une situation qui rappelle certains des épisodes les plus marquants de son histoire. Comment un début d’année aussi pluvieux a-t-il pu déboucher sur une telle aridité ? Voici les clés d’un basculement qui interroge sérieusement sur l’avenir hydrique de l’Hexagone.
En Algérie d'importants incendies sévissent à cause de la sécheresse et de la vague de chaleur. Selon les autorités, plus de 130 départs de feu ont été comptabilisés dans la journée du 15 juillet. Au moins une personne a été tuée, et les dégats sont considérables, notamment pour les agriculteurs et éleveurs. Récit d'Héloïse Mélan.
Ils se disent « démotivés », « éprouvés », « angoissés ». Les agriculteurs luttent comme ils peuvent pour sauver leurs légumes ou refroidir leur bétail. Installés dans l’Essonne, le Loir-et-Cher ou l’Ille-et-Vilaine, ils témoignent.
Les députés et sénateurs réunis en commission mixte paritaire ce jeudi 16 juillet ont trouvé un accord sur la loi d’urgence agricole. Le texte doit encore repasser par les deux chambres la semaine prochaine.
Député·es et sénateur·ices réuni·es en commission mixte paritaire ont trouvé un accord sur le décrié projet de loi d’urgence agricole, ce jeudi. Mais son adoption définitive en début de semaine prochaine n’est pas garantie. On vous explique.
Des millions de volailles mortes de chaud, un risque accru d’incendie pendant les moissons, des fruits cuits sur pied… Depuis dimanche 5 juillet, la France est traversée par une nouvelle vague de chaleur, la troisième, déjà, depuis le début de la canicule mi-mai. Ces épisodes précoces et rapprochés fragilisent élevages et cultures, forçant les agriculteurs à trouver des solutions d'urgence pour s’adapter.
L'été commence à peine que la France traverse déjà sa troisième vague de fortes chaleurs en moins de deux mois. La canicule s'accompagne de son chapelet de mauvaises nouvelles : annulations d'événements culturels et sportifs, de Solidays à Paris à l'IronMan de Nice, mais aussi une pression encore plus forte que par le passé sur l'agriculture et l'élevage, deux activités très météo-dépendantes.
Lydia Bourguignon : Maître en sciences, ex-ingénieure à l’INRA, fondatrice du LAMS : le laboratoire d’analyse microbiologique des sols. Claude Bourguignon : ancien assistant de recherche à l’INRA, fondateur du LAMS : le laboratoire d’analyse microbiologique des sols.
Cultures brûlées, élevages décimés, baisse de production à deux chiffres pour certaines filières : les exploitants dressent le bilan des très fortes chaleurs de la fin juin et redoutent déjà les suivantes.
Le 25 mars 2023, des milliers de personnes avaient bravé l’interdiction préfectorale dans ce village des Deux-Sèvres. Les quatre organisateurs condamnés ont annoncé leur pourvoi en cassation.
Ils sont en plein essor en Bretagne : les déconditionneurs retirent de leur emballage les rebuts de l’industrie agro-alimentaire pour alimenter des méthaniseurs. Mais cette technologie utilisée par des agriculteurs génère des microplastiques, déversés dans les champs.
Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, qui a eu pour conséquence immédiate le blocage du détroit d’Ormuz, les prix des engrais ont en moyenne crû de 25 %, et davantage pour les engrais azotés, selon l’indice de suivi de la FAO.
Connu pour ses vertus énergétiques, le miscanthus géant est testé depuis 2023 en Ukraine pour revitaliser les sols contaminés en raison de la guerre. Le projet, parrainé par l'Otan et piloté par une université tchèque, vise à vérifier la capacité de cette plante originaire d'Asie à absorber les polluants et à capter et stocker le carbone.
Les dérogations, décriées par la gauche et les associations de défense de l’environnement, cibleraient des filières en difficulté, comme la betterave, la pomme, la cerise et la noisette. Le gouvernement a fait part de ses inquiétudes face à cette mesure qui pourrait compromettre le sort du texte.
Le Sénat a voté dans la nuit de lundi à mardi en faveur de l'insertion, dans le projet de loi d'urgence agricole, d'une mesure permettant la réintroduction de pesticides interdits.
Depuis vingt-cinq ans, l’Inrae teste en conditions réelles des alternatives à l’agriculture conventionnelle sur huit hectares à Versailles, dans les Yvelines. Une expérience riche en enseignements.
Trente-trois ans après l’interdiction du chlordécone aux Antilles, 85,5 % des Martiniquais adultes présentent encore du pesticide détectable dans le sang. Et parmi eux, près d’un sur six dépasse le seuil à partir duquel les effets sanitaires ne peuvent plus être écartés. Ce n’est pas une projection, ni une alerte préventive : c’est le résultat publié le 24 juin 2026 par Santé publique France, issu de l’étude Kannari 2.
Le mouvement climat tique. Alors que le climat se détraque et que l’inaction perdure, les capacités d’action de la société civile se dégradent, au détriment des plus précaires, dénoncent les organisations de la transition écologique et sociale réunies ce samedi à Paris. Dans cette tribune à Vert, elles appellent à un sursaut collectif.
« Le gouvernement n’est pas favorable à cette évolution », a fait savoir mercredi la ministre de l’agriculture, Annie Genevard.
Jean-Louis Ledeux multiplie les casquettes – et les risques de conflits d’intérêts potentiels. Vert révèle que les activités de sa société sont examinées dans le cadre d’une enquête sur de possibles drainages irréguliers de zones humides. Des pratiques suspectées d’être menées à grande échelle dans un territoire éprouvé par la sécheresse et les tensions sur le partage de l’eau.