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Si le glacier Thwaites, en Antarctique, disparaissait complètement, cela pourrait accélérer drastiquement la montée du niveau des mers sur toute la planète. “The New York Times” s’est appuyé sur des données scientifiques pour évaluer les conséquences potentielles de ce phénomène sur les villes de 300 000 habitants ou plus, situées à moins de 160 kilomètres de la côte.
- Brice L.
Il y a quelques mois encore, tout portait à croire que le plus fort de la chaleur marine était derrière nous. Les eaux du globe avaient connu leur pic saisonnier au printemps, comme chaque année, et la logique voulait que la courbe s’assagisse doucement à l’approche de l’automne. Sauf que la nature n’a pas suivi le scénario prévu. Le 22 août, les compteurs se sont affolés : la température de surface des océans a atteint 21,1 °C, un niveau jamais mesuré depuis le début des relevés satellitaires en 1979. Ce chiffre dépasse celui de mars 2024, pourtant établi en pleine saison chaude, et il s’agit d’un signal que les scientifiques du service Copernicus sur les changements climatiques prennent très au sérieux.
La température moyenne à la surface des océans vient d’atteindre 21,1 °C, un niveau exceptionnel à cette période de l’année, selon l’observatoire européen Copernicus. Juillet 2026 a été le juillet le plus chaud jamais mesuré à la surface des océans, avec 20,96 °C en moyenne, contre 20,89 °C lors du précédent record de 2023. Depuis le mois de juin, chaque journée dépasse le record correspondant pour la saison.
Les océans continuent de se réchauffer à un rythme inquiétant. Un nouveau record vient d'être enregistré, alors que les effets du changement climatique se font de plus en plus sentir sur les mers du monde entier.
Ce record journalier enregistré au mois d’août est inhabituel, car les températures océaniques mondiales « atteignent généralement leur niveau le plus élevé en mars et avril », souligne l’observatoire européen.
Ce pic absolu sur une journée a été révélé par l’observatoire européen Copernicus lundi 24 août, alors que les océans sont soumis à une pression sans précédent, liée au changement climatique d’origine humaine.
90% du réchauffement de la planète causé par l’activité humaine est stocké dans les océans et les mers. Le constat est écrit en première page du site marine.copernicus. Et cet été, la température en Europe a atteint des sommets. La mer Méditerranée enregistre trois, voire quatre degrés de plus qu’à l’époque pré-industrielle. La faune et la flore aquatique s’en retrouvent bouleversées, ravagées. Et quand - à l’automne - la température va baisser, les risques de voire des pluies dévastatrices le long des côtes vont se multiplier. L’automne approche, va-t-on connaître d’autres pluies torrentielles ?
La "majeure partie" du réchauffement des mers européennes est due au changement climatique, ajoutant jusqu'à 2°C de chaleur en Méditerranée cet été et étendant les zones touchées, avec de "graves" conséquences notamment pour la vie marine, indique mercredi une étude scientifique.
La "majeure partie" du réchauffement des mers européennes est due au changement climatique, ajoutant jusqu'à 2°C de chaleur en Méditerranée cet été et étendant les zones touchées, indique mercredi une étude scientifique. Les conséquences pour la vie marine sont "graves".
Lors des 14 jours les plus chauds de 2026, le réchauffement par rapport aux normales a atteint 3,1 °C en Méditerranée occidentale et 2,6 °C en Méditerranée orientale, selon une étude scientifique du collectif World Weather Attribution.
Certaines eaux européennes ont enregistré cet été des températures de surface supérieures de plus de 6 °C à la normale, pointe une étude du World Weather Attribution parue ce mercredi 19 août, qui met en cause les activités humaines.
En juillet, plus d’un quart de la superficie de l’océan a affronté des vagues de chaleur considérées comme intenses, avec des pics plus marqués dans l’Atlantique Nord ou en Méditerranée. Ces canicules dévastent en silence les écosystèmes et les sociétés.
- Brice L.
Et si se baigner dans une eau à 28 degrés n’était pas ce petit plaisir estival qu’on croit savourer sans arrière-pensée ? Sous cette caresse tiède qui donne l’impression de nager dans un bain, la mer Méditerranée joue en réalité un tout autre rôle : elle stocke, elle accumule, elle patiente. Et ce qu’elle engrange consciencieusement depuis le début de l’été n’a pas vocation à rester sagement au fond de l’eau. En ce mois d’août, alors que les plages de la Côte d’Azur et de Corse affichent des températures dignes des Caraïbes, cette chaleur emmagasinée prépare silencieusement le terrain pour les premières véritables secousses météorologiques de l’automne.
Depuis le début de l’été, les canicules marines ont fait leur retour en Méditerranée, où elles sont particulièrement sévères, ainsi que sur le littoral Atlantique. Quelles sont leurs conséquences sur les océans ? On fait le point avec Sabrina Speich, océanographe et climatologue.
- Brice L.
On imagine souvent la montée des océans comme un phénomène uniforme, une sorte de grande baignoire planétaire qui se remplirait de la même manière partout. L’image est séduisante par sa simplicité, mais elle est complètement fausse. La réalité est bien plus surprenante, presque contre-intuitive : lorsque la calotte du Groenland fond, le niveau de la mer baisse juste à ses pieds, tandis qu’il grimpe des milliers de kilomètres plus loin. Autrement dit, ce sont les côtes les plus éloignées de la glace qui trinquent le plus. Pour comprendre ce paradoxe, il faut s’intéresser à une force que l’on oublie souvent quand on parle de glaciers : la gravité. Plongeons dans cette mécanique céleste terrestre qui redessine la carte des risques littoraux.
Les eaux ont atteint, en surface, 0,07 °C de plus qu’en juillet 2023, qui avait déjà enregistré un niveau inédit, selon les données du programme européen Copernicus publiées ce lundi.
Entre un et deux millions de kilomètres de câbles sous-marins hors service jonchent les océans. Alors que leurs effets sur la faune et la flore sont bien documentés, ils sont rarement retirés. On vous explique.
- Brice L.
Sous la surface tranquille d’un lac, une crise invisible se joue. Là où l’eau semble immobile et sereine, un souffle vital s’amenuise lentement : l’oxygène. Et ce que révèle aujourd’hui une vaste synthèse mondiale a de quoi surprendre même les plus attentifs aux questions environnementales. Nos lacs d’eau douce, ces réservoirs précieux qui abreuvent, nourrissent et fascinent depuis des millénaires, perdent leur oxygène bien plus rapidement que les océans. Un phénomène silencieux, presque imperceptible à l’œil nu, mais dont les répercussions pourraient bouleverser des écosystèmes entiers. Plongeons ensemble dans les profondeurs de ce constat qui interpelle.
Loin de la lumière, sous des kilomètres d’eau glacée, se joue une transformation que peu de regards peuvent saisir. Les grands fonds marins, longtemps perçus comme des sanctuaires immuables, connaissent un bouleversement discret mais profond. Là où les baleines plongent pour chasser, où d’étranges créatures évoluent dans une nuit permanente, l’oxygène se fait de plus en plus rare. Ce n’est pas une catastrophe spectaculaire, pas de marée noire ni de vague meurtrière : c’est un lent étouffement, silencieux, presque imperceptible. Et pourtant, une synthèse mondiale d’une ampleur inédite vient de mettre des chiffres sur ce phénomène longtemps sous-estimé. En croisant des milliers de mesures récoltées aux quatre coins du globe, elle dessine une cartographie troublante des eaux profondes qui s’appauvrissent en oxygène. Un signal d’alarme venu tout droit des abysses, et qui nous concerne bien plus qu’on ne l’imagine.
- Brice L.
Et si notre planète manquait tout simplement d’air, là où personne ne pense à regarder ? Depuis plus d’une décennie, les scientifiques s’appuient sur un tableau de bord précieux pour évaluer la santé de la Terre : les fameuses neuf limites planétaires. Ces repères, imaginés pour baliser un espace de fonctionnement « sûr » pour l’humanité, couvrent le climat, la biodiversité, la pollution ou encore l’eau douce. On les croyait complets, exhaustifs, capables de tout surveiller. Pourtant, une étude menée par la Scripps Institution of Oceanography et publiée en 2026 vient bousculer cette certitude. Elle pointe un angle mort majeur : l’oxygène qui disparaît lentement de nos océans, de nos rivières et de nos lacs. Un phénomène silencieux, mais aux conséquences potentiellement irréversibles à l’échelle d’une vie humaine.
- Brice L.
Il fut un temps où l’on parlait des vagues de chaleur marines comme d’événements dignes d’un fait divers océanographique. Un pic de température ici, une anomalie là, quelques années séparant deux épisodes remarquables. Ces phénomènes intriguaient les scientifiques sans véritablement inquiéter le grand public. Mais cette époque semble bel et bien révolue. En plein cœur de l’été, alors que nos plages accueillent les baigneurs et que la Méditerranée affiche des températures records, une réalité bien plus vaste se joue dans les profondeurs. Ce que l’on croyait rare est devenu récurrent, et ce que l’on jugeait exceptionnel s’installe désormais comme une nouvelle normalité. Plongeons ensemble dans cette transformation aussi discrète que spectaculaire.
Les océans mondiaux viennent de connaître leur mois de juin le plus chaud jamais enregistré, avec une température moyenne de 20,98°C selon le service Copernicus de l’UE. Et ce n’est peut-être que le début : l’arrivée d’un épisode El Niño potentiellement puissant pourrait pousser les températures encore plus haut dans les mois à venir.
Le Pacifique tropical ou la Méditerranée viennent de connaître leur mois de juin le plus chaud jamais observé et pourraient battre de nouveaux records en 2026, sous l’effet combiné d’El Niño et du réchauffement climatique, a annoncé ce mercredi l’observatoire européen Copernicus Marine.
European scientists warn of consequences for weather patterns, the global climate and marine life
Les océans mondiaux viennent de connaître leur mois de juin le plus chaud jamais observé et pourraient battre de nouveaux records en 2026, sous l'effet combiné d'El Niño et du réchauffement climatique, a annoncé mercredi l'observatoire européen Copernicus Marine.
La vague de chaleur est terminée. En mer aussi, la situation est préoccupante. La Méditerranée enregistre en ce moment des températures de surface jusqu’à 8 degrés au-dessus des normales, avec des conséquences directes sur les écosystèmes marins.
Les calottes glaciaires polaires jouent un rôle très important dans la régulation du niveau des mers à l’échelle mondiale. Leur stabilité dépend de conditions climatiques et océaniques très précises. Certaines régions de l’Antarctique sont aujourd’hui observées avec une attention particulière en raison de leur sensibilité au réchauffement. Les modèles climatiques permettent d’explorer des scénarios possibles d’évolution à long terme. Cependant, ces résultats comportent toujours une part d’incertitude. Ils ne doivent pas être interprétés comme des prédictions certaines mais comme des projections physiques plausibles.
Nearly every indicator of climate change is flashing red. But we still hold the tools available to bring the planet back into balance
Global effort needed to limit effects of pollution, industrial fishing and climate crisis, World Ocean Assessment says
Le gouvernement français a annoncé lundi la création de nouvelles aires de protection marine, et lancera un plan de lutte contre les déchets plastiques, dans le cadre d'un sommet à Paris un an après la Conférence des Nations unies sur l'océan, à Nice.
