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septembre 2026

Des scientifiques ont rédigé à l'avance la nécrologie d'une plaque de glace grande comme 15 fois Paris. Derrière elle : le glacier Thwaites, surnommé « le glacier de l'apocalypse ». Sauf que si vous ouvrez les études, le mot « apocalypse » n'y est nulle part. Alors on l'a pesé. Dans cette vidéo, avec le glaciologue Frank Pattyn (ULB), on prend les chiffres qui font peur forcément... 58 mètres, 3 mètres 30, 65 centimètres, 6 centimètres — et on remet chacun à sa vraie échelle de temps. Et on explique un mécanisme dont vous n'avez probablement jamais entendu parler : quand l'Antarctique fond, c'est en Europe que la mer monte le plus.
Tim Benton, expert reconnu en sécurité alimentaire mondiale, afin de comprendre les causes de l'effondrement de nos systèmes alimentaires et les conditions nécessaires à la construction d'un système véritablement régénérateur. – Pourquoi le système alimentaire actuel est fondamentalement insoutenable – Que signifie concrètement le concept de « limites planétaires » – Le mythe de la croissance verte – Comment nos régimes alimentaires et nos systèmes agricoles doivent évoluer – Les 3 mécanismes qui nous empêchent d'avancer
Un géographe analyse des films d’effondrement
Rien n'a changé depuis 2022. Effondrement en cours... Barrau, Janco, VDB, Keller - extraits
Et si l’effondrement de notre système était paradoxalement notre seul espoir de véritable changement ? Arthur Keller, spécialiste des risques systémiques et des stratégies de résilience collective, explique pourquoi les « solutions » écologiques actuelles ne suffiront pas et pourquoi une crise profonde pourrait provoquer le basculement que nos sociétés refusent encore d’envisager.

août 2026

Dans cet entretien, Jean-Marc Jancovici explique pourquoi les 1,5°C de réchauffement sont déjà irréversibles à cause de l'inertie du CO2 dans l'atmosphère, et pourquoi limiter le réchauffement à 2°C exigerait une baisse de 5% des émissions chaque année l'équivalent d'un confinement Covid répété chaque année pendant des décennies. Il détaille ensuite ce que respecter cet objectif signifierait concrètement pour le pouvoir d'achat de chaque Français : diviser par cinq sa consommation d'énergie, de biens et de services. Il revient aussi sur le calcul viral des "4 vols dans une vie" qui lui a valu une polémique, et sur un sondage révélateur montrant que les Français acceptent l'effort collectif à condition qu'il touche davantage les plus riches.

juillet 2026

Arthur Keller, ingénieur, consultant et expert des risques systémiques et des stratégies de résilience, explique pourquoi nous analysons mal la crise écologique et pourquoi notre modèle de société produit lui-même les catastrophes qu'il prétend combattre. Une analyse systémique du dépassement des limites planétaires, de l'effondrement de la biodiversité et des véritables défis du XXIᵉ siècle
On pense souvent que les crises énergétiques et les risques d'effondrement résultent de mauvais choix politiques. Mais on oublie alors d'analyser leurs causes structurelles et matérielles. Que se passe-t-il lorsque la complexité des sociétés, la raréfaction du pétrole et les limites du capitalisme commencent à amplifier mutuellement leurs effets ? Pierre-Yves Longaretti est chercheur au CNRS, cofondateur de l'équipe de recherche STEEP de l'INRIA, et spécialiste des risques systémiques globaux
Journaliste, essayiste et conférencier, Laurent Testot explore depuis de nombreuses années les grandes dynamiques de l’histoire humaine à travers une approche parfois nommée “Histoire Globale”, insistant sur la transdisciplinarité et profondément ancrée dans les enjeux environnementaux. Auteur notamment des livres Cataclysme, Les forêts, Homo canis, El Niño, Vortex et Notre empreinte sur Terre, il propose une lecture des basculements de civilisation qui replace les facteurs climatiques, biologiques et géographiques au cœur du récit historique. Dans cet épisode de L’Heure du bilan : Faire face, il revient sur son parcours, sa manière de construire ses analyses à partir de plusieurs disciplines, et sur ce que l’histoire globale peut nous apprendre à l’heure des crises écologiques.
Les rapports sur l’état de la biosphère et du climat se succèdent, chaque année plus alarmants. En parallèle, les prescriptions sont de plus en plus élaborées, détaillées, prometteuses. Les ambitions de transition énergétique, par exemple, s’accompagnent d’un déploiement rapide des infrastructures de production d’énergie dite de substitution (ENS), quand la nécessaire réforme des modèles agricoles est étayée par des expérimentations de plus en plus encourageantes. Malgré tout, les résultats se font attendre. L’exploration des mythes et mythologies montre par ailleurs que nos inquiétudes environnementales sont anciennes : nous avons de longue date conscience de la fragilité de notre milieu et nous semblons, peut-être depuis toujours, avoir fait de notre mieux pour protéger le vivant ! Comment comprendre nos interrogations écologiques ancestrales, au regard des constats et des connaissances d’aujourd’hui ? Pourrions-nous envisager une "théorie écologique de l’esprit", qui réinscrirait notre parcours et notre

juin 2026

Le chercheur au CNRS Jean-Michel Hupé décortique le lien indissociable entre écologie et démocratie au micro du Greenletter Club. Face au modèle capitaliste et colonial porté par l’élite, la préservation des limites planétaires impose de réduire radicalement notre consommation. L’effondrement démocratique actuel instrumentalise les catastrophes environnementales pour protéger les privilèges d’une minorité ultra-riche, prête à sacrifier la majorité de la population mondiale. Repenser nos modèles de société de manière équitable reste notre unique issue.
Aurélien Barrau propose une réflexion profonde sur l'état actuel de la civilisation occidentale face aux crises écologiques et humanitaires. Cette intervention questionne la neutralité intellectuelle et invite à repenser notre rapport au monde en privilégiant une perspective poétique et une prise de conscience lucide sur les enjeux de notre époque.
Jamais une technologie ne s'est imposée aussi vite, aussi profondément, dans autant de dimensions de nos sociétés. L'intelligence artificielle n'est plus une promesse abstraite : elle est dans nos usines, nos hôpitaux, nos champs de bataille. Elle supprime des emplois, réécrit les règles de la démocratie et redessine les rapports de force mondiaux. Mais derrière cette révolution technologique se cache une guerre. « Celui qui deviendra le leader dans le domaine de l'IA sera le maître du monde » déclarait Vladimir Poutine en 2017. Aujourd’hui, deux empires s’affrontent : les États-Unis et la Chine. Une bataille non pas de missiles, mais d'algorithmes, de puces et de data centers, dont l'issue décidera qui maitrisera l'infrastructure de l'intelligence, et avec elle, la hiérarchie du monde. Jusqu’où ira la course à l’intelligence artificielle ? Qui contrôlera l’IA ?

mai 2026

Et si, à l’aube d’un possible crash financier, un billet inconnu du grand public devenait plus stratégique que l’euro, le dollar… voire le bitcoin ? À première vue, il ressemble à n’importe quel billet. Mais en réalité, il remet en question les règles mêmes de notre système économique. Aujourd’hui, près de 98 % de l’argent en circulation ne finance pas l’économie réelle locale. Il alimente une finance mondialisée, spéculative, instable — capable de vaciller du jour au lendemain, comme en 2008 avec la crise des subprimes.
Conférence de Pablo Servigne, ingénieur agronome et auteur, autour de la collapsologie et de la question de l'effondrement de notre civilisation industrielle. Il revient sur les fragilités systémiques de notre monde (dépendance au pétrole, limites de la croissance, signaux d'alerte du climat et de la biodiversité) mais aussi sur les marges de manœuvre : transition agroécologique, entraide, résilience, biomimétisme et permaculture.
Olivier Hamant explique que la nature fonctionne surtout grâce à la coopération et à la robustesse, contrairement à notre modèle basé sur la performance et l’extraction des ressources. Il décrit aussi le basculement déjà en cours depuis les années 2010 : crise énergétique, transformations économiques, montée des alternatives écologiques et nouvelles formes de société. L’entretien aborde enfin l’idée que le “monde d’après” a déjà commencé, même si l’ancien système tente encore de résister.

avril 2026

Quand la société s’effondre, les humains deviennent-ils violents… ou solidaires ? Entraide ou compétition ? C'est ce qu'on regarde dans cette nouvelle vidéo sur LIMIT. Inspiré des travaux de Pablo Servigne on vous recommande ses livres : Le réseau des tempêtes :
Quelles sont les conséquences du réchauffement climatique sur l’océan ? Pour en parler, nous avons le plaisir de recevoir Marina Levy, océanographe, directrice de recherche au CNRS et présidente de l’Institut l’Océan, qui regroupe 1500 enseignants et chercheurs menant des travaux sur les océans au sein de l’Alliance Sorbonne Université. Dans cet épisode on parlera notamment de l’impact des canicules marines sur la biodiversité, des zones mortes à l’embouchure des fleuves, ou du ralentissement des courants marins.