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abeille
Une cargaison de poteries en provenance de Chine, débarquée au port de Bordeaux, livrée dans le Lot-et-Garonne. Lors du déballage, une reine fécondée de Vespa velutina cachée dans un colis aurait été libérée. C’était en 2004. Dès 2006, l’espèce avait déjà colonisé 13 départements du Sud-Ouest, se diffusant à une vitesse estimée entre 60 et 80 kilomètres par an. Vingt-deux ans après cet accident logistique, l’insecte occupe plus de 90 départements et la filière apicole française chiffre à près de 98 millions d’euros par an les pertes qu’il inflige à l’économie du vivant. Et selon les modèles scientifiques les plus récents, le temps qu’il reste aux colonies d’abeilles est bien plus court qu’on ne le pensait.
La présence accrue de frelons asiatiques sur le territoire rend la vie extrêmement difficile aux abeilles, ainsi qu'aux apiculteurs.
La biodiversité est mise à mal en Belgique et en Europe. C’est ce qui ressort du dernier rapport de l’UICN sur les espèces menacées. Les abeilles sauvages sont concernées, en particulier chez nous où étalement urbain et activités agricoles constituent les principales menaces.
Le constat vient de tomber à Abu Dhabi, et il confirme ce que les scientifiques redoutaient depuis des années. L’Union internationale pour la conservation de la nature a dévoilé samedi lors de son Congrès mondial des chiffres qui résonnent comme un signal d’alarme : près de 100 espèces supplémentaires d’abeilles sauvages européennes ont rejoint la liste des espèces menacées de disparition en l’espace d’une décennie. Un effondrement silencieux qui menace directement les fondations de notre sécurité alimentaire.
Dix pour cent des abeilles sauvages en Europe sont désormais menacées, selon la Liste rouge coordonnée par l'Université de Mons. Une mauvaise nouvelle car beaucoup de ces insectes pollinisent les cultures destinées à devenir notre nourriture.
Plusieurs dizaines de nouvelles espèces risquent la disparition, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, qui vient de mettre à jour sa liste rouge.
Depuis 2011, les néonicotinoïdes, ces pesticides tueurs d'abeilles, sont interdits en Slovénie. Au quotidien, les agriculteurs du pays d'Europe de l'Est ont appris à faire sans.
Des chercheurs chinois ont transformé des abeilles en cyborgs grâce au plus léger contrôleur cérébral jamais conçu. Le dispositif envoie des impulsions dans le cerveau de l’insecte pour guider ses mouvements, avec un taux de succès de neuf commandes sur dix lors des tests. L’objectif serait d’exploiter l’endurance et la flexibilité naturelles des abeilles pour des opérations de reconnaissance militaires ou de secours en zones à risque.
Pour la troisième année consécutive, le taux de mortalité des abeilles dites "mellifères", à savoir celles utilisées par les apiculteurs, est en nette progression, comme le révèlent nos confrères du Nieuwsblad, selon une étude de l'AFSCA.Pour expliquer cette hausse, envers des insectes plus qu'essentiels pour notre planète, plusieurs groupes de chercheurs se sont penchés sur le sujet. Et, selon un récent rapport de l'université de Reading, au Royaume-Uni, les menaces auxquelles font face ces abeilles sont multiples.
À partir du 26 mai, les député⸱es débattront de la réautorisation sous conditions d’un puissant insecticide : l’acétamipride. Persistance dans l’environnement, menaces pour la biodiversité et la santé humaine, dépendance de certains secteurs agricoles… Vert a épluché des dizaines d’études et brosse le portrait de ce produit à hauts risques.
Lorsqu’il s’agit d’illustrer ou d’incarner la lutte contre les pesticides, médias et militants choisissent souvent l’abeille. Pourtant beaucoup d’autres espèces sont vulnérables. Alors pourquoi cette focalisation sur un insecte en particulier ?
La production devrait reculer de près de 30 % en 2024, à environ 20 000 tonnes. Les aléas climatiques, de plus en plus délétères, viennent s’ajouter aux autres causes de fragilisation des ruches.
Le plan wallon de gestion du frelon asiatique, véritable menace pour la filière apicole, sera reconduit et élargi en 2024. Soumis prochainement au gouvernement, il devrait notamment permettre à de nouvelles sections apicoles d'acquérir le matériel de neutralisation des nids afin de couvrir l'entièreté du territoire wallon, a annoncé mardi le ministre régional de l'Agriculture, Willy Borsus.
Une société britannique met actuellement au point des éoliennes compactes, polyvalentes et dépourvues de turbine.
Les frelons asiatiques sont à l’origine d’une mortalité accrue des abeilles, ressort-il d’une enquête menée auprès de plus de 300 apiculteurs par l’Institut flamand de l’apiculture (VBI). Avant même la mortalité hivernale habituelle, 18 % des colonies d’abeilles ont ainsi déjà péri.
Une dizaine de foyers de loque européenne ont été identifiés en Wallonie, pour l’essentiel dans la province de Luxembourg. Il s’agit d’une maladie bactérienne très contagieuse qui s’attaque aux larves des abeilles. Conséquence : les apiculteurs concernés doivent détruire leurs colonies d’abeilles, et pas seulement celles qui sont effectivement touchées par cette maladie.
Les néonicotinoïdes, ces insecticides tueurs d’abeilles, sont interdits en Europe. Malgré tout, l’Union européenne...
Les pesticides ne passent pas de tests suffisamment protecteurs des abeilles et des pollinisateurs avant leur autorisation de mise sur le marché en Europe. Pourquoi ?
La perte de la biodiversité et la mort des abeilles impliquent des pertes importantes pour le secteur agricole, mais aussi un déclin du produit intérieur brut (PIB), selon une récente étude publiée par des chercheurs d'Allianz Trade, spécialiste de l'assurance crédit.
La Commission européenne a adopté jeudi des règles abaissant les limites autorisées pour la présence résiduelle dans...
Éthologue au CNRS, Mathieu Lihoreau travaille dans un laboratoire qui étudie la cognition animale à Toulouse. Il s’intéresse particulièrement aux capacités que développent les abeilles pour survivre dans la nature.
Les nouvelles biotechnologies industrielles basées sur l'ingénierie génétique sont en cours de déploiement sur tous les continents. Certaines d’entre elles ciblent particulièrement les insectes, notamment pour remplacer les pesticides chimiques dans les champs d’agriculture intensive. Des chercheurs ont démontré qu'elles pourraient causer une dégénération irréversible des abeilles, des bourdons, des papillons, et d’un grand nombre de pollinisateurs essentiels et parfois déjà menacés d’extinction, au cœur même de leur habitat naturel.
Le projet d’arrêté réautorisant, pour 2022, l’usage des principaux néonicotinoïdes sur la betterave avait été mis en consultation fin décembre.
Néonicotinoïdes : l’Europe réaffirme l’interdiction des dérogations aux pesticides tueurs d’abeilles
(19/01) - Sascha Garcia,AFPLa cour de justice de l’UE a statué contre les «autorisations d’urgence» prises par onze États membres pour mettre sur le marché des semences traitées avec ces produits chimiques, interdits depuis fin 2018.
Le déclin des abeilles et autres pollinisateurs affecte déjà fortement notre alimentation à l’échelle mondiale. Ainsi, chaque année, près de 500 000 personnes décéderaient prématurément, selon une étude publiée le 14 décembre 2022 dans la revue Environmental Health Perspectives. Les chercheurs ont calculé dans une étude de modélisation qu’à l’échelle mondiale, « 3 % à 5 % de la production de fruits, de légumes et de noix sont perdus en raison d’une pollinisation inadéquate ». Les pertes de production sont surtout (...)
L'agrochimie prépare une nouvelle génération d’insecticides génétiques, qui risquent d’accélérer le déclin en cours des pollinisateurs.
Pour Pollinis, il s’agit d’une « décision historique ». Dans un arrêt rendu le 14 septembre, le Tribunal de l’Union européenne (UE) a invalidé plusieurs décisions de la Commission européenne qui, depuis 2018, refusait à cette ONG l’accès aux documents relatifs au blocage des « tests abeilles ». Ces protocoles scientifiques, établis en 2013 par l’Agence sanitaire européenne (EFSA) à la demande de la Commission européenne, ont pour but d’évaluer, avant leur mise sur le marché, la toxicité réelle des pesticides sur les pollinisateurs. Problème, comme le rappelait Pollinis dans un texte publié en mai dernier : ces « tests abeilles » ont depuis été révisés (ils sont désormais moins protecteurs) et surtout n’ont jamais été adoptés par les États membres. Et ce, « sans qu’aucune information sur les raisons de ce blocage n’ait été rendue publique par les institutions européennes ».
Ces insectes ne sont pas épargnés par le changement climatique. En périodes de sécheresse, elles peinent à trouver le nectar essentiel à leur production de miel. Une menace qui suscite l’inquiétude de certains apiculteurs.
Le varroa destructor, un parasite qui s'attaque aux abeilles, a été détecté pour la première fois en Australie en début de semaine. D'abord dans un port situé près de Sydney, puis dans des ruches à une centaine de kilomètres de là. À l'heure actuelle, neuf sites ont été découverts. C'est une très mauvaise nouvelle pour les apiculteurs australiens et leurs ruches, qui y échappaient jusqu'ici.
Alors que 15 départements sont déjà soumis à des restrictions d'eau en raison d'une sécheresse précoce, les agriculteurs s'inquiètent pour leurs récoltes. Une menace qui pèse également sur les apiculteurs et leurs abeilles, dont l'alimentation pourrait venir à manquer cet été.
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