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Il y a des lieux que l’on préférerait oublier, mais que la géologie et la chimie se chargent de nous rappeler régulièrement. Sous les rues tranquilles de Wittelsheim, dans le Haut-Rhin, une ancienne mine de potasse abrite depuis la fin des années 1990 un secret encombrant : 42 000 tonnes de déchets toxiques, jamais remontées, malgré une promesse initiale de réversibilité.
Les centres de données indispensables à l’intelligence artificielle nécessitent l’extraction de toujours plus de métaux et terres rares. Une industrie qui détruit, assèche, tue et exploite sur tous les continents, rappelle notre chroniqueuse.
Le chiffre a de quoi donner le vertige : l’humanité extrait environ 50 milliards de tonnes de sable et de graviers chaque année. Pour visualiser cette masse colossale, imaginez un mur de 27 mètres de large et 27 mètres de haut, construit tout autour de l’équateur terrestre. C’est peu ou prou ce que représente notre consommation annuelle de cette ressource que l’on associe, à tort, à quelque chose d’inépuisable. Le sable est en effet devenu, après l’eau, la matière première la plus consommée au monde, loin devant le pétrole ou le charbon dont on parle tant.
Une montagne de vêtements grande comme plusieurs centaines de terrains de football pousse depuis des années dans l’un des endroits les plus arides de la planète. Dans le désert d’Atacama, au nord du Chili, près de la ville d’Alto Hospicio, s’entassent aujourd’hui environ 60 000 tonnes de textiles invendus ou jetés, arrivés d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Nord. Le dernier chiffre en date s’élève à plus de 60’000 tonnes et la décharge a pris de telles proportions qu’elle est visible sur des images satellites prises depuis l’espace. Face à ce constat, les Nations Unies ont qualifié la situation d’«urgence environnementale et sociale pour la planète».
Un réacteur nucléaire français à l’arrêt depuis près de trente ans, et pourtant toujours sous surveillance électrique permanente. À Creys-Malville, en Isère, Superphénix n’a plus produit un seul kilowattheure depuis 1996. Mais ses 4 700 tonnes de sodium liquide ont dû rester chauffées à 180°C pendant près de deux décennies, sous peine de provoquer une réaction chimique violente au moindre contact avec l’eau ou l’air. Un chantier titanesque, à la fois technique et financier, qui illustre à quel point démanteler un réacteur nucléaire peut coûter plus cher, et durer plus longtemps, que son exploitation elle-même.
5 000 tonnes d’animaux morts de chaleur et désormais enfouis un peu partout en Bretagne. Dans cette région de France qui concentre le plus d’élevages pour la viande, la canicule de juin a été un véritable carnage pour les bêtes.
Quarante milliards de tonnes d’eau. C’est le poids retenu par le barrage des Trois Gorges derrière ses 2 335 mètres de béton. Une masse si colossale qu’elle a suffi à modifier la dynamique rotationnelle de la Terre elle-même. En 2005, les scientifiques de la NASA Benjamin Fong Chao et Richard Gross ont calculé que le remplissage du réservoir avait allongé la durée d’une journée de 0,06 microseconde. Soixante milliardièmes de seconde, imperceptible pour n’importe quel être humain, mais réel, mesurable, et révélateur d’une vérité que l’on préfère souvent ignorer : l’humanité est désormais une force géophysique.
Jancovici casse le mythe de la ville durable !
L'Unicef et l'Union européenne envoient 100 tonnes de matériels en République démocratique du Congo
Inauguré ce vendredi à IJmuiden (Pays-Bas) par le géant de la pêche Parlevliet & van der Plas, l'Annie Hillina risque d'aggraver la surpêche dans les eaux européennes. L'association de défense de l'océan Bloom a prévu une manifestation sur place.
Inauguré ce vendredi à IJmuiden (Pays-Bas) par le géant de la pêche Parlevliet & van der Plas, l'Annie Hillina risque d'aggraver la surpêche dans les eaux européennes. L'association de défense de l'océan Bloom a prévu une manifestation sur place.
Les attaques de tankers se multiplient alors que l’Ukraine veut empêcher Moscou de bénéficier de l’envol des prix du baril. Plus de 40 % des capacités d’exportation de pétrole russe sont à l’arrêt du fait des frappes ukrainiennes.
Le M.T. Arctic Metagaz attaqué début mars et à la dérive près de Malte, pourrait avoir à son bord des centaines de tonnes de carburant, ainsi qu'une grande quantité de gaz naturel liquéfié, a indiqué la diplomatie russe lundi. "Au moment où le navire a été abandonné, il y avait toujours du carburant dans les soutes à combustible (450 tonnes métriques de fioul lourd et 250 tonnes métriques de gazole), ainsi qu'une quantité importante de gaz naturel", a déclaré lundi la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova.
La scientifique américaine Toby Kiers vient de recevoir un prix pour ses travaux très intéressants à propos des réseaux de champignons mycorhiziens. L’intéressée a élaboré une carte mondiale de la répartition de ces réseaux qui seraient capables d’absorber plus de 13 milliards de tonnes de carbone chaque année. Selon elle, ces champignons agissent tels des « régulateurs climatiques essentiels ».
Pune série intéressante pour bien comprendre le monde actuel : notre niveau de vie, notre consommation n'est pas magique, mais est rendu possible grâce à une production industrielle mondiale très importante.
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