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La guerre au Moyen-Orient pourrait provoquer la crise mondiale de l'énergie la plus grave de ces dernières décennies, a prévenu l'Agence internationale de l'énergie (AIE), alors qu'Israël a dit s'attendre à "plusieurs semaines de combats" et a frappé de nouveau Téhéran lundi matin.
Les médias d'Etat iraniens ont publié lundi des listes de cibles potentielles d'infrastructures énergétiques au Moyen-Orient, si le président américain Donald Trump met à exécution sa menace de détruire des centrales électriques iraniennes au terme de son ultimatum lundi soir. Ces médias, dont le site Mizan Online, un organe du pouvoir judiciaire, ont diffusé lundi des infographies montrant ces cibles potentielles, notamment celles d'Orot Rabin et Rutenberg en Israël, les deux principales centrales électriques du pays.
La guerre au Moyen-Orient pourrait provoquer la crise énergétique mondiale la plus grave de ces dernières décennies, a prévenu l'Agence internationale de l'énergie (AIE), alors qu'Israël a frappé de nouveau Téhéran lundi matin, promettant "plusieurs semaines de combats". La crise se cristallise autour du détroit d'Ormuz, stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures. Donald Trump a lancé un ultimatum à l'Iran, qui le bloque quasi intégralement: si Téhéran ne le rouvre pas d'ici la nuit prochaine - 23H44 GMT lundi, selon l'heure de son message sur Truth Social - les Etats-Unis "anéantiront" les centrales électriques iraniennes.
Alors que les opérations militaires se poursuivent, le coût du conflit grimpe à grande vitesse. Entre dépenses directes, pression sur les budgets et tensions industrielles, la soutenabilité financière de la guerre devient un enjeu central pour les États-Unis comme pour Israël.
La guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran met en lumière de manière inédite l'utilisation de l'intelligence artificielle dans les systèmes de défense. Mais l'ampleur de l'utilisation de l'IA dans le domaine militaire, sa fiabilité et ses répercussions potentielles pose de nombreuses questions, notamment relatives à la sûreté et à la sécurité.
Téhéran a menacé dimanche de frapper des infrastructures clés du Moyen-Orient, répliquant immédiatement à l'ultimatum lancé par Donald Trump de rouvrir le détroit d'Ormuz sous 48 heures, après des frappes iraniennes particulièrement destructrices dans le sud d'Israël. Sans réouverture totale et inconditionnelle de ce détroit stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures, les Etats-Unis "frapperont et anéantiront" les centrales électriques iraniennes "EN COMMENÇANT PAR LA PLUS GRANDE !", a mis en garde le président américain sur sa plateforme Truth Social samedi soir.
Sans réouverture totale et inconditionnelle du détroit d’Ormuz, le président américain menace de frapper et anéantir les centrales électriques iraniennes. Le blocage de cette voie commerciale cruciale aggrave la flambée des cours du pétrole et du gaz.
Il suffit parfois d’un petit endroit sur la planète. Pas plus large que 33km, pour faire trembler toute l’économie mondiale : Le détroit d’Ormuz. Depuis les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, l’Iran a répliqué et décidé de bloquer ce détroit qui voyait 20% du pétrole mondiale y transité. 20% ça parait pas si important. Pourtant en seulement quelques jours, ce blocage à fait grimper des prix partout, déclenché des mesures inédites et relancé des peurs de pénuries.
Alors que l’opération « Epic Fury » frappe l’Iran depuis le 28 février 2026, la multiplication des conflits armés marque la fin d’une certaine idée de la dissuasion. De l’Ukraine à Gaza, du Caucase au Moyen-Orient, quelque chose s’est déréglé dans l’architecture de sécurité qui empêchait depuis 1945 le retour des guerres de conquête. Non pas une Troisième Guerre mondiale identique aux deux premières, mais quelque chose de potentiellement plus insidieux : une mise en série de conflits que plus personne ne semble en mesure de contenir.
Téhéran a menacé dimanche de fermer complètement le stratégique détroit d'Ormuz et de cibler des infrastructures vitales au Moyen-Orient après un ultimatum de Donald Trump, sur fond d'inquiétudes croissantes après des frappes près de sites nucléaires en Iran et en Israël.
Plus de trois semaines après le début de la guerre au Moyen-Orient, des infrastructures clés de la région sont visées, qu'il s'agisse de sites gaziers, pétroliers ou nucléaires. Le conflit pourrait se propager aux centrales électriques, Washington ayant menacé de s'en prendre à celles qui se trouvent en Iran si le pays ne rouvrait pas d'ici lundi soir le stratégique détroit d'Ormuz, crucial pour l'approvisionnement mondial en pétrole. L'Iran compte plus de 90 centrales électriques, dont certaines se trouvent sur le rivage du Golfe, au coeur des hostilités qui ont débuté le 28 février avec des attaques israélo-américaines sur Téhéran.
Au 23e jour de la guerre au Moyen-Orient, le ministre iranien de l'Énergie a déclaré, dimanche, que "les infrastructures vitales du pays en matière d'eau et d'électricité ont subi de lourds dommages" après des attaques américano-israéliennes. Des équipes sont mobilisées pour rétablir les réseaux d'approvisionnement touchés.
Les attaques contre l'eau sont peu fréquentes en temps de guerre mais elles ont fait leur apparition dans le conflit au Moyen-Orient avec notamment des frappes sur des usines de dessalement d'eau de mer, un secteur vital pour des millions d'habitants dans la région. Après un ultimatum de Donald Trump, menaçant de détruire les centrales électriques iraniennes si Téhéran ne rouvrait pas rapidement le détroit d'Ormuz, l'Iran a fait monter les enchères. Dans son viseur désormais: les usines de dessalement d'eau dans la région.
La Commission européenne a appelé les Etats européens à réduire leurs objectifs de remplissage de gaz pour l'hiver prochain, afin d'atténuer la pression sur les prix, qui s'envolent avec la guerre au Moyen-Orient. Dans un courrier adressé aux Etats et consulté par l'AFP samedi, le commissaire européen à l'énergie Dan Jorgensen souligne "l'impact considérable" de la guerre sur les marchés mondiaux du pétrole et du gaz.
Dans la guerre actuelle, les infrastructures énergétiques sont désormais des cibles directes, et la fermeture du détroit d’Ormuz est devenue un instrument de dissuasion. Ce conflit révèle une nouvelle ère de conflictualité où les hydrocarbures ne sont plus seulement un enjeu mais un vecteur de guerre, dans un contexte de multipolarisation où les États-Unis ne peuvent plus seuls garantir la stabilité régionale. La crise accélère une recomposition globale des dépendances énergétiques, poussant l’Asie à diversifier ses fournisseurs, l’Europe à accélérer sa transition, et offrant à la Russie et à la Chine l’occasion de s’imposer comme potentiels nouveaux garants de la sécurité énergétique mondiale.
Les États-Unis, pionniers de la guerre des drones, voient leur avance remise en cause par l’essor de drones bon marché et produits en masse. La « guerre de saturation » en cours en Iran change les rapports de force : le nombre et l’adaptabilité deviennent aussi importants que la possession de systèmes technologiques très avancés et très coûteux. Washington accuse un retard stratégique plus que technologique et peine à adapter son modèle militaire.
En Iran et au Qatar, deux sites gaziers majeurs ont été frappés mercredi 18 mars, risquant de créer des difficultés d’approvisionnement durables. Les marchés s’affolent, les prix s’envolent.
Seul un petit nombre de cargos et de pétroliers, pour la plupart iraniens, ont réussi à franchir le détroit d'Ormuz depuis que les forces iraniennes ont bloqué cette voie commerciale cruciale dans le conflit israélo-palestinien. Voici des données et des statistiques sur les navires ayant traversé ce détroit de 167 kilomètres de long depuis le début de la guerre, déclenchée par les frappes américano-israéliennes contre l'Iran le 28 février. Chute de 95% du trafic maritime
Un pétrolier-cargo, le Deyna, arborant un pavillon mozambicain et en provenance de Mourmansk en Russie, a été intercepté vendredi par la marine française en Méditerranée occidentale, suspecté de faire partie de la flotte fantôme russe, que la France ne "laissera pas faire" selon Emmanuel Macron. Une opération de contrôle visant à vérifier la régularité du pavillon a conforté les doutes des militaires, qui ont fait un signalement au procureur de la République de Marseille, a précisé la préfecture maritime de Toulon dans un communiqué. D'après les photos rendues publiques par l'armée, les militaires français se sont héliportés sur le Deyna.
Le ministre des Affaires étrangères s'est exprimé à l'issue d'une réunion en comité ministériel restreint (kern), évoquant deux conditions à une éventuelle participation belge. "Il faut un mandat international et un cessez-le-feu durable", a assuré Maxime Prévot (Les Engagés).
Une attaque de drones a touché vendredi une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït, sans faire de victime mais provoquant plusieurs incendies, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. "La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités", rapporte l'agence, en ajoutant que "plusieurs" d'entre elles "ont été mises à l'arrêt".
Le ministre du Renseignement Esmaïl Khatib a été éliminé par Israël, a confirmé mercredi 18 mars le président iranien. Dans le même temps, des frappes israélo-américaines ont visé le site de South Pars/North Dome, la plus grande réserve de gaz connue au monde, partagée par l'Iran et le Qatar. En conséquence, les prix du pétrole sont repartis à la hausse, le baril de Brent grimpant de plus de 5 %.
Le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran déstabilise le Moyen-Orient et plus largement l’économie mondiale. La paralysie d’une partie du pétrole et du gaz crée des tensions énergétiques, et l’augmentation des cours de plusieurs matières premières soulève aussi des inquiétudes. Se dirige-t-on vers une crise économique mondiale sans précédent ? Éléments de réponse.
L'Organisation maritime internationale (OMI) s'apprête à demander jeudi, sauf surprise, un couloir maritime sécurisé pour évacuer les bateaux bloqués dans le Golfe par la guerre au Moyen-Orient, au deuxième jour d'un sommet de crise à Londres. L'OMI, l'organe onusien chargé de la sécurité en mer, estime que 20.000 marins patientent aujourd'hui à bord de 3.200 bateaux près du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le transport des hydrocarbures bloqué par l'Iran en représailles aux frappes américaines et israéliennes.
Donald Trump a menacé de cibler les champs gaziers iraniens si Téhéran ne cesse pas ses attaques contre le Qatar, deuxième exportateur de GNL, qui ont à nouveau fait grimper les cours du pétrole jeudi. Si l'Iran "décide imprudemment d'attaquer un pays tout à fait innocent, en l'occurrence le Qatar", alors "les Etats-Unis d'Amérique, avec ou sans l'aide ou le consentement d'Israël, détruiront massivement l'intégralité du gisement de gaz de South Pars avec une force et une puissance que l'Iran n'a jamais vues ni connues auparavant", a écrit Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.
Pétrole: le Brent bondit de plus de cinq pourcents et le prix du gaz européen flambait jeudi matin, au lendemain d'attaques contre d'importantes infrastructures gazières en Iran et au Qatar
Après des frappes visant des installations énergétiques dans le Golfe, plusieurs grandes puissances appellent à cesser les attaques et se disent prêtes à sécuriser le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz. […] La France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon ont condamné jeudi les attaques iraniennes sur des infrastructures civiles énergétiques dans le Golfe et se sont dit "prêts à contribuer" à sécuriser le détroit d'Ormuz.
Restrictions, marché noir et réseau de stockage illégal… La vulnérabilité des Indiens a été mise au jour par le conflit qui affecte le détroit d’Ormuz, par lequel transite 90 % de son gaz de pétrole liquéfié. Le pays est le deuxième importateur derrière la Chine.
Les médias américains affirment ce jeudi 19 mars que la police fédérale a lancé des investigations sur Joe Kent pour fuite d’informations classifiées. Ce complotiste notoire, chargé de la lutte antiterroriste, a démissionné mardi de son poste à cause de l’offensive contre Téhéran.
Le prix du pétrole monte en flèche jeudi, sous le poids des frappes incessantes sur les infrastructures de production des hydrocarbures du Golfe, aggravant les craintes d'une crise économique après bientôt trois semaines de guerre. Le conflit, déclenché par les frappes israélo-américaines sur l'Iran fin février, a franchi une étape en visant massivement des sites de production, en plus du stockage et du transport du pétrole et du gaz.
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