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Ecologie

août 2026

La colère et l’exaspération face aux dégâts causés par les incendies et autres catastrophes climatiques est légitime. Mais elles devraient porter sur l’insuffisance de l’action collective, et non servir à réécrire l’histoire.

juillet 2026

Inégalités face à la canicule, écorégions, maladies environnementales, intelligence artificielle… Pour Reporterre, le candidat à l’élection présidentielle de LFI analyse la décomposition écologique du pays et en appelle à un accord avec Les Écologistes.
Défendre l’écologie sans jamais la politiser, quitte à parler avec l’extrême droite : le credo du journaliste Hugo Clément lui vaut des critiques jusque dans le milieu écologiste. Certains lui reprochent sa porosité et sa complaisance envers l’extrême droite. Calcul ou naïveté ? Reporterre a enquêté.
Si « Vakita », le média du journaliste Hugo Clément, s’affiche comme « 100 % indépendant », il a en réalité été financé par plusieurs milliardaires. Il bénéficie aussi des retombées de partenariats avec des marques, quitte à brouiller son activité journalistique.
Avec le temps, le mois de juin 2026 apparaîtra sans doute comme un moment charnière en Belgique dans le cadre des luttes écologiques. En effet, plusieurs événements sans précédent se sont télescopés.
Vingt mesures de dérégulation ou d’affaiblissement du droit de l’environnement ont été adoptées depuis 2024 au niveau de l’Union européenne ; trente nouveaux reculs sont en cours de discussion, ont comptabilisé les organisations non gouvernementales.
Timothée Parrique, économiste spécialiste de la décroissance, appelle à ralentir l’économie, à repenser notre rapport à la croissance pour enfin enclencher la transition écologique tant attendue. 
Ce jeudi, les employé·es des établissements publics de la transition écologique et sanitaire manifestent sur la place des Invalides, à Paris. Si le gouvernement a renoncé au projet contesté de réforme de l’Agence de la transition écologique (Ademe), elles et ils protestent contre la baisse de moyens et d’autonomie scientifique qui les menace.
Les rapports sur l’état de la biosphère et du climat se succèdent, chaque année plus alarmants. En parallèle, les prescriptions sont de plus en plus élaborées, détaillées, prometteuses. Les ambitions de transition énergétique, par exemple, s’accompagnent d’un déploiement rapide des infrastructures de production d’énergie dite de substitution (ENS), quand la nécessaire réforme des modèles agricoles est étayée par des expérimentations de plus en plus encourageantes. Malgré tout, les résultats se font attendre. L’exploration des mythes et mythologies montre par ailleurs que nos inquiétudes environnementales sont anciennes : nous avons de longue date conscience de la fragilité de notre milieu et nous semblons, peut-être depuis toujours, avoir fait de notre mieux pour protéger le vivant ! Comment comprendre nos interrogations écologiques ancestrales, au regard des constats et des connaissances d’aujourd’hui ? Pourrions-nous envisager une "théorie écologique de l’esprit", qui réinscrirait notre parcours et notre

juin 2026

Pendant trois décennies, depuis la chute du mur de Berlin, l’Europe avait vécu dans l’illusion d’une paix perpétuelle. Nous croyions que la norme fonderait désormais la puissance, que le droit dominerait sur les relations entre les États et que l’interdépendance commerciale nous protégerait de la guerre. Cette illusion a heurté la réalité. La fissure, qui s’était déjà creusée discrètement, s’est brutalement révélée depuis 2019. Une pandémie mondiale a paralysé les économies et exposé la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement. La guerre en Ukraine a éclaté, puis celle au Moyen-Orient. Avec les chocs énergétiques, les mots « pénurie », « rareté » ou « inflation » sont de nouveau présents dans le discours public et dans le quotidien de chacun. Il s’agit aujourd’hui de reconnaître que nos ressources ne sont jamais neutres. Elles peuvent stabiliser ou fragiliser le pays, créer de la prospérité ou servir d’arme de déstabilisation.
Depuis vingt-cinq ans, l’Inrae teste en conditions réelles des alternatives à l’agriculture conventionnelle sur huit hectares à Versailles, dans les Yvelines. Une expérience riche en enseignements.
La canicule monte à la tête des réactionnaires, qui l’instrumentalisent pour tirer à boulets rouges sur les écologistes, jugés responsables de la situation. En se focalisant sur la question de la climatisation, ils oublient des enjeux bien plus larges.
Les écologistes font partie du paysage associatif et politique depuis une cinquantaine d'années. Pourquoi n'ont-ils jamais rien dit ? Pourquoi n'ont-ils pas averti des risques de vagues de chaleur ?
En août 2003, la France comptait ses morts. Environ 15 000 décès ont été attribués à la canicule. L’Inserm, en 2007, évoquait même plus de 19 000 décès. Un bilan qui reste, vingt ans après, l’une des catastrophes sanitaires les plus lourdes de l’histoire récente du pays. Et pourtant, au même moment, les États-Unis traversaient des étés aussi torrides, sans connaître de hecatombe comparable. La différence ? La diffusion de la climatisation résidentielle, qui explique l’essentiel de la baisse de la relation température-mortalité. Ce n’est pas une opinion. C’est la conclusion d’une étude publiée dans le Journal of Political Economy.
Les destructions des écosystèmes se sont accélérées et ont exacerbé les relations de dominations entre Nord et Sud globaux. L’environnementalisme occidental, par son exclusion d’une partie des peuples de la Terre, a échoué à proposer des outils théoriques, pratiques et politiques pour véritablement confronter la crise écologique globale et construire un monde plus juste. En partant des expériences des peuples autochtones et subalternes du Sud et Nord, et des territoires anciennement colonisés y compris des « Outre-mer », Plurivers offre une approche plurielle des pensées de l’écologie allant au-delà de la modernité occidentale. Internationale, interdisciplinaire et plurilingue, cette revue permet de penser les possibilités d’action selon notre position sociale et géographique ; elle dessine différents possibles afin de faire-monde en commun à l’heure où les conditions d’habitabilité de la Terre sont en péril.


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