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Le paléoclimatologue, ancien vice-président du groupe scientifique du GIEC, craint que la question climatique ne soit reléguée au second plan lorsque les températures redescendront. Dans un entretien au « Monde », il appelle les prétendants à l’Elysée à « prendre la mesure de ce défi planétaire ».
Le paléoclimatologue, ancien vice-président du groupe scientifique du GIEC, craint que la question climatique ne soit reléguée au second plan lorsque les températures redescendront. Dans un entretien au « Monde », il appelle les prétendants à l’Elysée à « prendre la mesure de ce défi planétaire ».
Entretien L’anthropologue Elise Boutié a passé sept mois en Californie, à enquêter sur la mémoire d’une communauté touchée par « Camp Fire », l’un des plus meurtriers feux de forêt américains. Dans sa thèse, elle montre avec finesse que l’incendie ne remet pas en cause les modes de vie qui réchauffent la planète. Au contraire, il les accentue.
Cet été 2026, la France subit de plein fouet les conséquences directes du réchauffement de la planète. Cette situation pourrait-elle affecter la distance psychologique à laquelle nous percevons le changement climatique et, par ce biais, constituer une opportunité pour renforcer les comportements visant à lutter contre ce risque ? Une méta-analyse inédite montre que la réalité est plus nuancée.
Traduction IA - Au cours des dernières années, j'ai observé avec une attention croissante une profonde transformation psychologique au sein de la culture moderne. Dans de nombreux espaces, le cynisme, la conscience de l'effondrement, l'ironie et le désespoir existentiel sont devenus normalisés — non plus simplement comme des réactions émotionnelles à l'instabilité, mais comme des marqueurs d'intelligence, de réalisme et de sophistication psychologique. Après des décennies consacrées à critiquer la positivité toxique, la manipulation institutionnelle, l'optimisme forcé et le contournement spirituel, de nombreuses sociétés ont dérivé vers une pathologie opposée. Ce qui avait commencé comme un rejet légitime de la malhonnêteté émotionnelle s'est progressivement durci en une culture de négation permanente, où le manque d'espoir est confondu avec la profondeur, la suspicion avec la sagesse, et le désespoir lui-même devient un refuge pour ceux qui peinent à naviguer dans la fragmentation, la désillusion et
En plein cœur du printemps, alors que la nature bourgeonne et que l’envie d’adopter des habitudes plus respectueuses de la flore terrestre se fait grandement ressentir, une scène devenue familière se rejoue continuellement. Dans le rayon du supermarché, cet emballage couleur kraft orné de petites feuilles vertes capte instantanément notre attention de consommateur responsable. Persuadés de faire un geste pour la planète, nous le glissons dans notre panier avec fierté, souvent prêts à payer beaucoup plus cher pour soulager notre conscience écologique quotidienne. Et si cette majestueuse promesse n’était qu’un habile mirage marketing voué à terminer sa vie au fond d’une benne à ordures tout à fait classiques ? Derrière cette devanture alléchante et rassurante se cache une réalité bien moins reluisante : certains produits mettent en avant des arguments marketing verts sans aucun réel impact, privilégiant des emballages prétendument naturels mais rigoureusement impossibles à recycler. Ce qui s’apparente à une ava
Quelque 2 800 enseignants et chercheurs ont signé un manifeste contre l’intelligence artificielle générative, qu’ils considèrent être un gouffre énergétique alimentant des usages incompatibles « avec les valeurs de rationalité et d’humanisme » de l’université.
Manifeste pour l’enseignement supérieur et l’éducation nationale. Nous, membres de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) et de l’éducation nationale (EN), déclarons adopter une posture d’objection de conscience face au déploiement des technologies d’IA générative1 (IAg) dans nos institutions.
Les articles sur l’environnement ne trouvent plus le même écho qu’auparavant. Les écrivains, les chercheurs et les militants remarquent ce changement : les contenus sur le climat qui suscitaient autrefois l’engagement passent désormais au second plan. La question n’est pas de savoir si les gens se soucient de la planète, mais plutôt que de nombreux lecteurs dépassent le stade des discours sur la prise de conscience et l’action individuelle (ou du moins, c’est ce qu’ils devraient faire, à mon avis !). Ils veulent comprendre le pouvoir. Ils veulent comprendre les systèmes. Ils veulent un espoir ancré dans la transformation collective, et non un optimisme vendu comme une thérapie personnelle.
Pour l’historien Sylvain Kahn, l’Union européenne, défiée par Poutine et lâchée par les Etats-Unis de Trump, doit faire des choix budgétaires douloureux pour se réarmer et assurer son indépendance.
Les chercheurs se rapprochent d’une étape surprenante : la culture de cerveaux humains miniatures en laboratoire. Si ces “organoïdes cérébraux” restent aujourd’hui rudimentaires, leur évolution soulève des questions inédites sur la conscience, la douleur et la réglementation scientifique.
L’économiste réfléchit, dans une tribune au « Monde », au coût de l’inaction climatique. Selon lui, une part grandissante de la population s’oppose à des changements pourtant nécessaires en se montrant « plus focalisée sur la fin du mois que sur la fin du monde ».
L'année 2019 a marqué les débuts en fanfare de la "génération climat". Six ans plus tard, le mouvement de lutte climatique a évolué. Lassés, certains militants ont délaissé les manifestations pacifiques, pour se tourner vers des actions plus radicales.
Aujourd’hui, j’ai le plaisir d’accueillir Laurent Testot, journaliste scientifique et spécialiste d’histoire globale.
Plus de 80 % des habitants des Tuvalu, archipel menacé par la montée des eaux, a postulé au visa climatique de l'Australie. Certains dénoncent toutefois la responsabilité australienne dans les émissions de CO2.
Une conscience élevée rend difficile l’espoir, la motivation, l’engagement dans des projets, la prise d’initiative. On perçoit, grâce à la conscience, la perfection ou du moins le bien, on sait qu’il est possible selon les lois du Réel.
Science et conscience. Dans un vigoureux manifeste publié au Seuil, les Scientifiques en rébellion détaillent les raisons de leur passage à l’action et enjoignent leurs pairs à sortir d’une prétendue «neutralité» et désobéir avant qu’il ne soit trop tard.
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Comment tout ça va finir ? Vous vous êtes tous et toutes déjà posé cette question vertigineuse. Et si la fin de l’humanité n’était pas, en fin de compte, une immense explosion, mais au contraire une longue somnolence ? Et si la fin du monde avait déjà commencé ? Et si nous étions à l’entrée du long souterrain soporifique qui nous emmènera irrémédiablement vers notre oubli collectif ? Bonne méditation.
Devant le découragement face à l’ampleur du défi, un peu partout en Europe, les ambitions politiques en faveur du climat sont revues à la baisse, au moment même où la dynamique devrait au contraire accélerer. L’Union européenne doit à tout prix faire comprendre que les efforts d’aujourd’hui garantiront la qualité de vie dans le futur.
Le 19 avril, la Déclaration de New York soulignait le vaste consensus scientifique sur l’existence d’une conscience chez les animaux. Pour l’auteur de cette tribune, il s’agit maintenant d’en tirer des conséquences concrètes. Gautier Riberolles est biologiste, spécialiste des comportements animaux. Ce texte est soutenu par l’association One Voice et l’Association végétarienne de France. Les pieuvres peuvent-elles ressentir de la souffrance et du plaisir ? Et les poissons, les crabes, les crevettes ou (...)
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L'étude suggère que la conscience pourrait être une caractéristique émergente découlant de l’effet d’entropie, par le biais duquel le cerveau maximise les échanges d’informations donnant lieu à la conscience.
Alors qu’une intense vague de chaleur touche le pays depuis début juillet, les appels à une meilleure sensibilisation au réchauffement climatique se multiplient.
Canicule cet été, inondations records il y a un an, sécheresse, feux de forêts… les conséquences visibles du...
J’ai reproduit un texte du livre collectif Greenwashing : manuel pour dépolluer le débat public paru en 2022 aux éditions du Seuil et supervisé par Aurélien Berlan, Guillaume Carbou et Laure Teulières. Dans ce texte, l’historien Jean-Baptiste Fressoz explique pourquoi le récit d’une « prise de conscience » écologique récente est en grande partie factice – « la plupart des sociétés se sont préoccupées à leur façon de leur environnement ». Sous l’Ancien régime, les policiers étaient par exemple les premiers écologistes de France. La police locale avait en effet le pouvoir de fermer des établissements qui importunaient le voisinage avec leurs rejets polluants. Le mythe du réveil écologique sert avant tout les industriels. Et les influenceurs pro-industrie qui font leur beurre sur le désastre en cours. Jean-Marc Jancovici ou encore Thomas Wagner (Bon Pote) sont régulièrement présentés comme des prophètes de la « prise de conscience », du « réveil écologique ».
Faut-il montrer sa capacité nucléaire ? Et comment ! répond Dimitri Trenine. • Une nouvelle intervention du débat en cours en Russie sur l’emploi du nucléaire, –en Ukraine et ailleurs. • Ce débat s’impose parce que s’impose le constat que la dissuasion est morte et que pour que l’arme nucléaire soit efficace, il faut la montrer et il faut montrer qu’on est prêt à s’en servir dès qu’on jugera nécessaire de le faire. • La guerre en Ukraine est une effrayante leçon de travaux pratiques sur la plus terrible des armes de destruction massive.
Une charte avec douze engagements a récolté plus de 700 signataires en quelques semaines.
Les pénuries d'eau actuelles sonnent une douloureuse alarme pour de nombreuses entreprises. Conscientes de la pente glissante, elles font appel à des spécialistes de l'adaptation au changement climatique qui balisent un futur plus résilient. Dans cette série, Novethic vous montre les dessous des nouveaux métiers clés de la transition écologique.
La paléoclimatologue, coprésidente du groupe I du Giec, revient pour « 20 Minutes » sur la synthèse du sixième rapport d’évaluation du Giec et sur la fin du cycle que ce rapport achève pour le groupe d’experts
