Jean-Pascal Van Ypersele

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Ecologie

2026

La torpeur que nous vivons est inédite. Elle est le signe de notre mémoire collective qui se rappelle l’avènement des grandes catastrophes … […] Comme vous, je suis très en colère et anxieux car à l’instar des climatologues, cela fait presque trente qu’au travers des différents organisations que j’ai créées et fonctions que j’ai occupées, nous n’avons cessé d’avertir avec les collègues de ce qui risquait d’arriver et d’œuvrer pour une économie durable et solidaire. En vain, je dois bien l’avouer. J’ai le goût amer du constat d’échec face aux gens d’en face, la droite.
Le Sénat français penche de plus en plus à droite. Historiquement dominé par les conservateurs, il verse de plus en plus dans l’anti-écologie, avec le consentement de la macronie. Récit d’un basculement.
Dimanche dernier, Marine Le Pen a lancé sa campagne présidentielle à Hénin-Beaumont et a déjà promis plusieurs mesures anti-écologiques. Bien loin des préoccupations climatiques exprimées par les cadres du RN pendant les canicules de l’été. Selon le spécialiste de l’écologie de l’extrême droite, Stéphane François, le parti et sa candidate ne proposent toujours rien sur le sujet pour 2027.
Dans cet épisode, Jean Latreille, agrégé de sciences économiques et sociales, explique pourquoi la dénatalité mondiale est en réalité une excellente nouvelle pour l'écologie et le féminisme. […] Il analyse l'émancipation des femmes comme cause principale de la baisse de la natalité, notamment face aux sociétés patriarcales, et réhabilite la pensée de Thomas Malthus sur la gestion des ressources. L'entretien déconstruit également les paniques liées au vieillissement de la population, au financement des retraites, et à la pression sur l'agriculture mondiale, en démontrant qu'une baisse de la population est nécessaire face aux limites planétaires.
Agences de l’eau, OFB, parcs nationaux, Ademe : le projet de budget 2027 prévoit de nouvelles suppressions de postes dans l’écologie. Le 15 septembre devant Bercy, une quarantaine d’organisations réclameront des moyens « à la hauteur de l’urgence climatique ».
A l’initiative du réalisateur et de la directrice générale de l’ONG Bloom, un collectif de personnalités appelle le Parlement à légiférer au plus vite sur des mesures permettant de stopper les industries qui détruisent nos conditions de vie.
L’agronome Philippe Pointereau démontre, dans une tribune au « Monde », comment il est possible, sans épuiser les sols, de préserver l’activité agricole et de nourrir la population française, tout en protégeant la biodiversité et en s’adaptant aux mutations du climat.
Comment expliquer la persistance de la critique écologique face aux tentatives de compromis du capitalisme, sous la forme du développement durable ou de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) ?
Plusieurs sites liés au ministère de la Transition écologique ont été inaccessibles aux internautes, à la suite d’une brèche dans le système de messagerie la semaine dernière. Un signalement a été fait à la justice.
Cultuurfilosoof en activist Lieven De Cauter ziet een verband tussen de ecologische crisis en de opkomst van AI. AI en zijn technokapitalisten willen de door hen onleefbaar gemaakte aarde verlaten. AI is op zich al een ecologische catastrofe.
Le mois de septembre sonne l’heure de la rentrée militante. Celle-ci s’annonce intense pour les associations et ONG environnementales, traumatisées par un été brûlant et déjà tournées vers l’élection présidentielle de 2027.
De Jean-Luc Mélenchon à Raphaël Glucksmann en passant par Marine Tondelier, la rentrée politique des candidats de gauche à l’élection présidentielle de 2027 a placé l’écologie au cœur des discours après un été terrible.
Le rejet de l’écologie est désormais promu par des gouvernements élus démocratiquement, autoritaires voire fascisants, et soutenus par les milieux d’affaires des énergies fossiles, déplorent trois spécialistes d’écologie politique, dans une tribune au « Monde ».
En Gironde, l’élu et médiatique représentant des sylviculteurs Bruno Lafon juge les « normes environnementales » responsables des feux. Quid des propriétaires des forêts, qui ont intérêt à perpétuer les monocultures ? Et de l’État, qui ne compense pas suffisamment les pare-feux ?
Face aux sécheresses intensifiées par le changement climatique, trois spécialistes de l’eau appellent, dans une tribune au « Monde », à renforcer la résilience hydrique en développant des pratiques agroécologiques et en stockant l’eau de pluie dans les nappes phréatiques et la végétation.
Nous avons subi cet été une chaleur à laquelle nos corps ne sont pas habitués. Pendant plusieurs jours, et surtout nuits, des mots que l’on croyait réservés aux rapports scientifiques sont devenus des sensations concrètes : le bitume qui colle, les rails qui se dilatent, les nuits sans sommeil, les décès qui s’accumulent, les corps épuisés, les animaux d’élevage qui meurent en masse, la nature qui souffre autour de nous… L’inhabitabilité de nos territoires et les limites planétaires ne sont plus des hypothèses à discuter mais une expérience que nous vivons dans notre chair.
Il devient intenable de maintenir des exploitations qui, outre leurs effets polluants, sont très gaspilleuses en ressources, souligne un collectif de chercheurs spécialistes de la condition animale et de l’écologie dans une tribune au « Monde ».
La colère et l’exaspération face aux dégâts causés par les incendies et autres catastrophes climatiques est légitime. Mais elles devraient porter sur l’insuffisance de l’action collective, et non servir à réécrire l’histoire.
Nous avons subi cet été une chaleur à laquelle nos corps ne sont pas habitués. Pendant plusieurs jours, et surtout nuits, des mots que l’on croyait réservés aux rapports scientifiques sont devenus des sensations concrètes : le bitume qui colle, les rails qui se dilatent, les nuits sans sommeil, les décès qui s’accumulent, les corps épuisés, les animaux d’élevage qui meurent en masse, la nature qui souffre autour de nous… L’inhabitabilité de nos territoires et les limites planétaires ne sont plus des hypothèses à discuter mais une expérience que nous vivons dans notre chair.
Inégalités face à la canicule, écorégions, maladies environnementales, intelligence artificielle… Pour Reporterre, le candidat à l’élection présidentielle de LFI analyse la décomposition écologique du pays et en appelle à un accord avec Les Écologistes.
Défendre l’écologie sans jamais la politiser, quitte à parler avec l’extrême droite : le credo du journaliste Hugo Clément lui vaut des critiques jusque dans le milieu écologiste. Certains lui reprochent sa porosité et sa complaisance envers l’extrême droite. Calcul ou naïveté ? Reporterre a enquêté.
Si « Vakita », le média du journaliste Hugo Clément, s’affiche comme « 100 % indépendant », il a en réalité été financé par plusieurs milliardaires. Il bénéficie aussi des retombées de partenariats avec des marques, quitte à brouiller son activité journalistique.
Avec le temps, le mois de juin 2026 apparaîtra sans doute comme un moment charnière en Belgique dans le cadre des luttes écologiques. En effet, plusieurs événements sans précédent se sont télescopés.
Vingt mesures de dérégulation ou d’affaiblissement du droit de l’environnement ont été adoptées depuis 2024 au niveau de l’Union européenne ; trente nouveaux reculs sont en cours de discussion, ont comptabilisé les organisations non gouvernementales.
Timothée Parrique, économiste spécialiste de la décroissance, appelle à ralentir l’économie, à repenser notre rapport à la croissance pour enfin enclencher la transition écologique tant attendue. 
Ce jeudi, les employé·es des établissements publics de la transition écologique et sanitaire manifestent sur la place des Invalides, à Paris. Si le gouvernement a renoncé au projet contesté de réforme de l’Agence de la transition écologique (Ademe), elles et ils protestent contre la baisse de moyens et d’autonomie scientifique qui les menace.
La manière dont la sixième extinction est mise en images doit être questionnée, car elle façonne notre perception de l’effondrement du vivant.
Les rapports sur l’état de la biosphère et du climat se succèdent, chaque année plus alarmants. En parallèle, les prescriptions sont de plus en plus élaborées, détaillées, prometteuses. Les ambitions de transition énergétique, par exemple, s’accompagnent d’un déploiement rapide des infrastructures de production d’énergie dite de substitution (ENS), quand la nécessaire réforme des modèles agricoles est étayée par des expérimentations de plus en plus encourageantes. Malgré tout, les résultats se font attendre. L’exploration des mythes et mythologies montre par ailleurs que nos inquiétudes environnementales sont anciennes : nous avons de longue date conscience de la fragilité de notre milieu et nous semblons, peut-être depuis toujours, avoir fait de notre mieux pour protéger le vivant ! Comment comprendre nos interrogations écologiques ancestrales, au regard des constats et des connaissances d’aujourd’hui ? Pourrions-nous envisager une "théorie écologique de l’esprit", qui réinscrirait notre parcours et notre
Pendant trois décennies, depuis la chute du mur de Berlin, l’Europe avait vécu dans l’illusion d’une paix perpétuelle. Nous croyions que la norme fonderait désormais la puissance, que le droit dominerait sur les relations entre les États et que l’interdépendance commerciale nous protégerait de la guerre. Cette illusion a heurté la réalité. La fissure, qui s’était déjà creusée discrètement, s’est brutalement révélée depuis 2019. Une pandémie mondiale a paralysé les économies et exposé la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement. La guerre en Ukraine a éclaté, puis celle au Moyen-Orient. Avec les chocs énergétiques, les mots « pénurie », « rareté » ou « inflation » sont de nouveau présents dans le discours public et dans le quotidien de chacun. Il s’agit aujourd’hui de reconnaître que nos ressources ne sont jamais neutres. Elles peuvent stabiliser ou fragiliser le pays, créer de la prospérité ou servir d’arme de déstabilisation.
Depuis vingt-cinq ans, l’Inrae teste en conditions réelles des alternatives à l’agriculture conventionnelle sur huit hectares à Versailles, dans les Yvelines. Une expérience riche en enseignements.
La canicule monte à la tête des réactionnaires, qui l’instrumentalisent pour tirer à boulets rouges sur les écologistes, jugés responsables de la situation. En se focalisant sur la question de la climatisation, ils oublient des enjeux bien plus larges.
Les écologistes font partie du paysage associatif et politique depuis une cinquantaine d'années. Pourquoi n'ont-ils jamais rien dit ? Pourquoi n'ont-ils pas averti des risques de vagues de chaleur ?
En août 2003, la France comptait ses morts. Environ 15 000 décès ont été attribués à la canicule. L’Inserm, en 2007, évoquait même plus de 19 000 décès. Un bilan qui reste, vingt ans après, l’une des catastrophes sanitaires les plus lourdes de l’histoire récente du pays. Et pourtant, au même moment, les États-Unis traversaient des étés aussi torrides, sans connaître de hecatombe comparable. La différence ? La diffusion de la climatisation résidentielle, qui explique l’essentiel de la baisse de la relation température-mortalité. Ce n’est pas une opinion. C’est la conclusion d’une étude publiée dans le Journal of Political Economy.
Le chercheur au CNRS Jean-Michel Hupé décortique le lien indissociable entre écologie et démocratie au micro du Greenletter Club. Face au modèle capitaliste et colonial porté par l’élite, la préservation des limites planétaires impose de réduire radicalement notre consommation. L’effondrement démocratique actuel instrumentalise les catastrophes environnementales pour protéger les privilèges d’une minorité ultra-riche, prête à sacrifier la majorité de la population mondiale. Repenser nos modèles de société de manière équitable reste notre unique issue.
Les destructions des écosystèmes se sont accélérées et ont exacerbé les relations de dominations entre Nord et Sud globaux. L’environnementalisme occidental, par son exclusion d’une partie des peuples de la Terre, a échoué à proposer des outils théoriques, pratiques et politiques pour véritablement confronter la crise écologique globale et construire un monde plus juste. En partant des expériences des peuples autochtones et subalternes du Sud et Nord, et des territoires anciennement colonisés y compris des « Outre-mer », Plurivers offre une approche plurielle des pensées de l’écologie allant au-delà de la modernité occidentale. Internationale, interdisciplinaire et plurilingue, cette revue permet de penser les possibilités d’action selon notre position sociale et géographique ; elle dessine différents possibles afin de faire-monde en commun à l’heure où les conditions d’habitabilité de la Terre sont en péril.
Le MCC Brussels, think tank réactionnaire au cœur de l’Union européenne, lutte contre l’écologie et rassemble les extrêmes droites du continent. Les dividendes du pétrole russe financent sa croisade contre le « progressisme ». […] « Ils sont l’une des organisations les plus riches de Bruxelles, avec une seule source d’argent — leur maison mère, qui nage dans les dividendes générés par des transferts massifs d’argent public hongrois », dit Olivier Hoedeman, coordinateur de l’ONG Corporate Europe Observatory, qui surveille les activités de lobbying auprès des institutions européennes.
Pour assurer la transition écologique, il est essentiel que les grandes entreprises – aujourd’hui responsables de plus de deux tiers des émissions de CO2 – bifurquent vers des activités de production sobres en énergies, matières et pollutions. Dans l’imaginaire de nombreux salariés, cadres et dirigeants de ces grandes entreprises, une telle bifurcation passe par une transition progressive vers de nouveaux modèles économiques soutenables. Ce récit se fonde sur l’idée qu’il est possible de transformer les grandes entreprises pour rendre leurs activités compatibles avec la situation environnementale marquée par le dépassement des limites planétaires. En somme, qu’avec une transition de modèle économique on pourra aligner à la fois écologie et capitalisme.
Texte de l’intervention d’Aurélien Barrau au Forum Innovation Sociétale à Lausanne le 29 avril 2026. Lien vers la vidéo dans le document.
Aurélien Barrau propose une réflexion profonde sur l'état actuel de la civilisation occidentale face aux crises écologiques et humanitaires. Cette intervention questionne la neutralité intellectuelle et invite à repenser notre rapport au monde en privilégiant une perspective poétique et une prise de conscience lucide sur les enjeux de notre époque.
Résistant antifasciste, écologiste de la première heure, le philosophe Edgar Morin est mort, le 29 mai, à l’âge de 104 ans. Il y a dix ans, dans un entretien teinté d’audace et d’espérance accordé à Reporterre, il appelait déjà au rassemblement pour que l’écologie politique l’emporte sur la doctrine néolibérale.
Sous l’impulsion de son nouveau leader Zack Polanski, le Green Party entend réconcilier les exigences des classes populaires et la lutte contre le réchauffement. Une approche efficace, à en croire sa poussée récente dans l’opinion.
Depuis 2010 et le début de ma réflexion sur les énergies, j’ai toujours vu le nucléaire comme une source d’énergie fabuleuse (le processus physique d’extraire l’énergie de l’atome, est purement magique), mais aux caractéristiques désastreuses. Tchernobyl et Fukushima douchent la thèse d’un nucléaire « banal ». Fukushima a douché la thèse du « oui mais c’était l’URSS ». Three Miles Island et Fukushima, c’était dans des démocraties et le Japon est peut-être le pays qui a le mieux inscrit le risque (atomique et sismique) dans sa culture quotidienne.
Als één van de grootste exporteurs van voedsel ter wereld hanteert Brazilië hoogtechnologische landbouw. Maar die heeft een verwoestend effect op het land, het milieu en de inheemse bevolking. Bovendien vrezen Europese boeren die landbouw na het tekenen van het handelsakkoord tussen de EU en Mercosur. Volgens kenners schuilt de oplossing in kleinschalige landbouw, de agro-ecologie.
Bonne nouvelle : selon le dernier baromètre “Sobriétés et Modes de vie” de l’ADEME [1], 83% des Français interrogés considèrent qu’ “aujourd’hui, en France, les gens consomment trop”. Mauvaise nouvelle : dans le même baromètre, seuls 28% des personnes interrogées se considèrent personnellement concernées par ces pratiques de consommation excessive. Pourquoi ce décalage ? Peut-être en raison de la façon dont la sobriété a été promue ces dernières années.
Les recherches s’accumulent sur la capacité de survie des êtres humains face aux températures thermomètre-mouillé. Un problème qui devient de plus en plus concret avec le réchauffement climatique, malgré le déni écologique international actuel. Pendant que nous avons les yeux rivés sur le Moyen-Orient, les USA vient de connaître le mois de mars le plus chaud de leur histoire (sur 132 ans de mesure), qui est aussi le mois individuellement « le plus anormalement chaud » par rapport aux moyennes climatiques.
Dans le contexte actuel a émergé l’écologie de guerre, qui défend que le retour des guerres entre grandes puissances représenterait une opportunité pour la transition écologique. En prônant la convergence entre intérêts écologiques et intérêts sécuritaires, ce nouveau paradigme sortirait l’Europe de l’impasse géopolitique et le mouvement climat de l’impuissance politique. Vincent Rissier mène la critique de cette écologie de guerre théorisée par le philosophe Pierre Charbonnier et défendue par des acteurs divers, de Raphaël Glucksmann aux Verts de Marine Tondelier en passant par la Commission européenne.
Sucrer des subventions aux ONG environnementales, tel est l’objectif de la droite et de l’extrême droite européennes. Derrière cette attaque, c’est la place de la société civile dans le débat public européen qui est visée.
Mercredi, le gouvernement a dévoilé le contenu de son projet de loi d'urgence agricole. Retenues d'eau, lutte contre les concurrences déloyales, agrandissements d'élevages… Le texte actuel entend encore «simplifier» la vie du monde paysan, au détriment de gardes-fous environnementaux.
Mardi, à l'occasion de la journée mondiale de la santé, la France et l'Indonésie organisent à Lyon le sommet One Health («Une seule santé»). Face aux crises écologiques qui se multiplient, cette nouvelle approche veut concilier la santé des humains, des animaux et de l'environnement. Explications.
Pas d’avion. Pas de bout du monde. Avec «Le Fil Vert», «Libération» lance une série de reportages audio qui prend le contrepied du spectaculaire pour revenir au terrain, au proche, au concret.
Regardez une photo de pêche de votre grand-père : il tenait fièrement un poisson de la taille de sa jambe. Regardez la vôtre aujourd’hui : vous êtes tout aussi fier d’un poisson grand comme votre main. Pour vous, c’est une belle prise. Pour lui, c’est du fretin. Ce décalage de perception porte un nom scientifique redoutable : le « Shifting Baseline Syndrome » (ou syndrome du point de référence glissant). C’est ce mécanisme psychologique insidieux qui nous rend aveugles à l’effondrement de la biodiversité, simplement parce que notre mémoire collective s’efface à chaque génération.
S’engager dans un mandat local, c’est faire le choix de l’action. C’est assumer, souvent dans la complexité, une responsabilité majeure : celle de répondre concrètement aux attentes des citoyens et aux défis de notre temps. Parmi ces défis, la transition écologique est sans doute le plus transversal, le plus exigeant, mais aussi le plus structurant pour l’avenir de nos territoires. Et dans ce domaine, votre rôle est déterminant.
La majorité des maladies infectieuses retrouvées chez l’humain vient des animaux ; on parle de zoonoses. C’est par exemple le cas de l’influenza aviaire, ou grippe aviaire, responsable de nombreuses infections chez les oiseaux et de rares cas chez l’humain. Pour la filière avicole comme pour d’autres, repenser les modes de production grâce à l’agroécologie pourrait aider à prévenir les risques sanitaires. Une réflexion qui résonne avec l’approche « Une seule santé » (One health, en anglais) qui lie santé animale, humaine et environnementale
Près de 140 organisations et personnalités politiques appellent à rejoindre la manifestation «Printemps bruyant», qui s'élancera samedi à 14 heures dans le centre de la capitale. Un an après sa première édition, cette marche festive espère rassembler dans le sillage de la mobilisation contre les lois Duplomb.
Alors que les guerres s'amplifient, l'écologie politique opère une rupture. Deux courants s'opposent : l'un, soutenu par Les Écologistes, défend l'écologie de guerre ; l'autre soutient au contraire une écologie révolutionnaire.
Dans un précédent document, j’avais décrit nos sociétés extractivistes et leurs impacts insoutenables pour les écosystèmes et les peuples du Sud (1). France Nature Environnement vient de publier une étude complète sur la question : “Tout savoir sur la sobriété matières” (2). Dans la suite, les textes en italique sont des extraits du dossier FNE
Le philosophe Peter Sloterdijk soutient que les conflits armés actuels s’apparentent davantage au terrorisme qu’à la guerre conventionnelle. Il utilise le terme «atmoterrorisme» pour décrire un changement de stratégie militaire qui consiste à ne plus viser directement les forces militaire et les armes de l’ennemi, mais plutôt les conditions environnementales qui rendent la survie possible[1].
Comment expliquer que l’écologie soit restée largement absente du débat électoral de la campagne des élections municipales ?
Nous connaissons tous cette sensation étrange : un malaise diffus qui monte lorsqu’on s’apprête à vérifier quelque chose qu’on préférerait ne pas savoir. L’origine des vêtements dans notre armoire. L’impact carbone de nos vacances. Les conditions de travail derrière nos applications favorites. Et si, au lieu de regarder, on détournait simplement les yeux ? Cette stratégie d’évitement, loin d’être anodine, révèle un mécanisme psychologique fascinant que les chercheurs commencent tout juste à décortiquer.
⚠️ L'intolérance à la frustration, qui transparaît dans de nombreux récits écologiques, peut motiver la production d'énoncés aussi dénués de sens et psychologiquement déstabilisants que les célèbres citations de George Orwell : "La guerre c'est la paix", "La liberté c'est l'esclavage", "L'ignorance c'est la force". 👉 En #écologie désormais, il n'est pas rare d'entendre que le renoncement ne serait pas un sacrifice, que l'estimation de la baisse du PIB à venir serait inutile, que cet indicateur pourrait de toute façon être remplacé par un autre, en particulier le "bien-être", qui ne dit rien de l'évolution du pouvoir d'achat. La négativité est parfois opportunément masquée par des stratégies dont la mise en œuvre est inquantifiable, telles que la résilience ou la robustesse.
Les rapports sur l’état de la biosphère et du climat se succèdent, chaque année plus alarmants. En parallèle, les prescriptions sont de plus en plus élaborées, détaillées, prometteuses. Les ambitions de transition énergétique, par exemple, s’accompagnent d’un déploiement rapide des infrastructures de production d’énergie dite de substitution (ENS), quand la nécessaire réforme des modèles agricoles est étayée par des expérimentations de plus en plus encourageantes. Malgré tout, les résultats se font attendre.
La guerre déclenchée samedi par les frappes étasuniennes et israéliennes en Iran a fait bondir les cours mondiaux du gaz et du pétrole. Pour le philosophe Pierre Charbonnier, les conflits internationaux révèlent notre dépendance aux énergies fossiles et pourraient nous inciter à accélérer la transition écologique. Une hypothèse illusoire, répond le militant écologiste Vincent Rissier dans ce double entretien à Vert.
Pour moi, Hans Jonas est le philosophe qui a le mieux compris le plus grand problème de notre époque, qui sera définitivement, pour toujours, le problème existentiel de l’espèce humaine, depuis la …
Face aux investissements massifs des États dans l'industrie de la guerre, le sociologue Pierre Douillard-Lefèvre appelle l'écologie à renouer avec son antimilitarisme. Un engagement « vital », qui permet d'agir depuis la France.
Nouveau "TALK" sur LIMIT avec Emmanuel Pont Lien du livre d'Emmanuel Pont - Faut-il arrêter de faire des enfants pour sauver la planète ? Faut-il arrêter de faire des enfants pour sauver la planète ? C’est la question explosive que Vinz pose à Emmanuel Pont, auteur du livre éponyme. Pour la première fois sur LIMIT, une vidéo entière est consacrée à la question démographique. Trop nombreux ? Vraiment ? Avec rigueur et nuance, Emmanuel démonte les idées reçues : non, la surpopulation n’est pas la cause principale de la crise écologique. Il nous éclaire sur la transition démographique, les disparités mondiales d’émissions carbone, l’instrumentalisation des chiffres, et les dérives politiques actuelles autour du "réarmement démographique". Un échange captivant qui met en lumière la complexité d’un débat tabou, souvent simplifié à l’extrême. Spoiler : la question n’est pas "combien", mais "comment" nous vivons.
Ses obsessions géopolitiques le prouvent : le président américain est un symptôme d'un monde à court de ressources.
Loin de l'«unité» prétendue du monde agricole, plusieurs grands syndicats représentent la profession. Leurs visions de l'agriculture et de l'écologie ainsi que des modes d'action sont radicalement différentes. Vert fait le point.
Un peu plus d’une semaine après la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque à Lyon, plusieurs associations de protection de l’environnement telles que le Réseau Action Climat et Greenpeace ont pris la parole pour dénoncer le traitement politique et médiatique de l’affaire. Toutes réaffirment leur soutien à la lutte antifasciste, indissociable de la lutte écologiste.
Pourquoi c’est important ? Parce que les batteries sodium-ion (Na-ion) représentent un véritable progrès écologique par rapport aux batteries lithium-ion (Li-ion)
La transition énergétique est entrée dans une phase nouvelle : sans que l’urgence climatique ait disparu, la décarbonation se déploie désormais dans un monde marqué par la guerre, la fragmentation géopolitique et la militarisation croissante des chaînes de valeur.
Bien plus qu’une simple base de données, le site «Ecolopedia» constitue la source d’information la plus complète sur les grands acteurs de l’écologisme militant en France. Sans complaisance car indépendant des ONG écologistes, Ecolopedia est avant tout un outil précieux, pour les décideurs comme pour les simples citoyens, permettant de mieux appréhender cette nouvelle force politique et idéologique qui s’est développée ces dernières années. Ecolopedia assure une mise à jour des fiches et en ajoute régulièrement de nouvelles.
La vague de licenciements au « Washington Post », notamment sur l’écologie, marque une nouvelle étape du déclin de la presse aux États-Unis. Une purge orchestrée par les milliardaires pro-Trump.
L’Anthropocène : une distraction idéologique ou comment un concept bien-pensant permet de ne rien changer. Le terme « Anthropocène » s’est imposé dans le débat public comme le cadre privilégié pour penser la crise écologique. Ce qui est déjà suspect, non ? Quand un concept devient privilégié dans le débat public, c’est généralement qu’il arrange quelqu’un quelque part. Et ce n’est pas les ours polaires.
Les Jeux olympiques d’hiver 2026 ont été lancés vendredi en grande pompe lors d’une cérémonie au stade San Siro de Milan. Mais des milliers d’Italien·nes ont décidé de jouer les trouble-fêtes, en manifestant à proximité de l’enceinte, puis le lendemain autour du village olympique. Toutes et tous dénoncent des Jeux jugés insoutenables, ainsi que le manque d’attention porté par Giorgia Meloni aux difficultés réelles du pays.
Ce concept développé par l’économiste britannique Kate Raworth combine à la fois le respect des besoins fondamentaux et celui des limites planétaires.
Peut-on comparer le nombre de morts provoqué par la pollution avec celui causé par le terrorisme ? Spécialiste de la modélisation quantitative des interactions entre société, économie et écologie, et en particulier de l’impact du système productif sur l’environnement, Pierre Jouannais prend appui sur une pseudo-polémique médiatique récente pour répondre à cette question, en discutant des catégories en usage pour poser le problème.
Le ministère de la Transition écologique a jugé jeudi "réalistes" les cibles de baisse de l'ordre de 5% par an des émissions françaises d'ici 2030, malgré les chiffres plutôt décevants de 2025 et un contexte économique difficile.
Les Jeux de Milan-Cortina ne font pas exception : le recours à l’enneigement artificiel y sera quasi systématique. Cette technologie, qui nécessite beaucoup d’eau et d’énergie, a nécessité des aménagements importants, critiqués par les défenseurs de l’environnement et des scientifiques.
Avec la « simplification », le Parlement pourrait acter des reculs écologiques majeurs. Cette loi, dont le vote a été reporté, pourrait sceller ce basculement, alerte Thomas Uthayakumar de la Fondation pour la nature et l’Homme.