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Après Ormuz, un autre détroit stratégique pour le commerce maritime, celui de Bal Al-Mandab, est menacé par l’offensive des rebelles houthistes au Yémen contre Riyad. Une escalade qui fait le jeu du régime iranien, ce dernier visant clairement une envolée des prix du pétrole pour faire plier Donald Trump.
Les stocks américains de brut ont reculé de 600.000 barils la semaine dernière, portés par un bond des exportations, tandis que Washington poursuit les ponctions dans sa réserve stratégique sur fond de tensions au Moyen-Orient.
À la demande du journal l’Opinion, Christian de Perthuis s’est glissé dans les habits du locataire de l’Élysée. Il propose deux instruments pour sortir du backlash climatique.
La voiture électrique pose à l’État un paradoxe budgétaire. Si elle répond aux objectifs nationaux de réduction des émissions de CO₂ et de dépendance aux hydrocarbures, elle fait disparaître une ressource fiscale particulièrement rentable et simple à recouvrer : les taxes sur l’essence et le gazole. En France, les seuls carburants consommés par les voitures particulières ont rapporté en 2024 près de 24 milliards d’euros en accises et TVA. Dans ces conditions, comment compenser cette perte de recettes fiscales avec un parc automobile majoritairement électrique ? Deux petits pays novateurs nous éclairent en imposant non plus le carburant mais les kilomètres.
Le ministère américain de la Défense a publié un rapport lundi sur l’opération «Fureur épique», confirmant «une pénurie sur les inventaires stratégiques» des Etats-Unis.
Avec un partenariat de 100 millions d’euros sur trois ans, TotalEnergies et Mistral veulent notamment optimiser la gestion des réservoirs de pétrole et de gaz.
Tout en maintenant la pression sur les pétroliers saoudiens, les rebelles yéménites veulent s’imposer comme un interlocuteur incontournable de la sécurité maritime en mer Rouge.
La décision de l’administration Trump va à l’encontre des recommandations pour lutter contre le changement climatique et suscite l’inquiétude des experts et des associations environnementales.
L’offensive des Houthis contre l’Arabie Saoudite complique davantage les exportations de brut, faisant exploser les prix à la pompe dans le monde. Aux Etats-Unis, la colère monte à l’approche des élections de mi-mandat.
Alors que se profile le G20 de Miami, les États-Unis lancent lundi une série de réunions en présence de délégations des plus grandes économies de la planète. L'une des priorités de Washington est d'"étendre l'accès à une énergie abordable, fiable et sûre", alors que la guerre au Moyen-Orient fait flamber le prix du baril.
Jean-Marc Jancovici analyse les limites du nucléaire actuel : réserves d’uranium, dépendance énergétique, EPR2, surgénérateurs et réacteurs de 4e génération. Face à une possible hausse mondiale du nucléaire, notamment en Chine, l’approvisionnement en uranium pourrait-il devenir le prochain facteur limitant de la décarbonation ?
L'Iran et les Émirats arabes unis, dont les relations sont au plus bas depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, veulent "tourner la page", a affirmé dimanche le président iranien.
Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche que son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, devait "arrêter" d'attaquer les raffineries de diesel en Russie, face à l'envolée des prix à la pompe.
Le président américain a fait ces déclarations alors que le prix du diesel a dépassé vendredi pour la première fois les 6 dollars le gallon (3,78 litres), poussé par la guerre au Moyen-Orient et les attaques ukrainiennes sur les infrastructures russes.
Alors que houthistes yéménites contrôlent l’accès à la mer Rouge, l’oléoduc Est-Ouest, seule option terrestre au blocage du détroit d’Ormuz, a été visé le 10 septembre. Les deux principales voies d’exportation du royaume saoudien sont désormais menacées par les attaques de l’axe pro-iranien.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, Riyad a augmenté les volumes de brut transportés par cet oléoduc, qui relie Abqaïq, près du Golfe, au port de Yanbou, sur la mer Rouge, pour contourner le verrouillage du détroit d’Ormuz par l’Iran.
Plusieurs centaines de kilos d’aimants dans une seule machine, zéro gramme raffiné sur le sol français, et une poignée d’usines chinoises qui alimentent quasiment toute la planète. Ce n’est pas une exagération journalistique : c’est la réalité de la filière éolienne offshore, où chaque turbine à entraînement direct embarque un aimant permanent capable de faire tourner un générateur sans réducteur mécanique. Et cet aimant dépend de deux métaux aux noms savants, le néodyme et le dysprosium, dont la France ne maîtrise pour l’instant aucune étape de transformation.
La demande mondiale risque de progresser de 1,2% cette année, selon un rapport de l'agence publié jeudi.
Alors que les prix du pétrole se sont installés jeudi au-dessus de 100 dollars le baril, les Houthis gagnent du terrain au Yémen, s'approchant du détroit de Bab el Mandeb après avoir pris le contrôle de la ville stratégique de Mokha. Le trafic dans le détroit d'Ormuz est, quant à lui, toujours fortement perturbé. Cette nouvelle situation est-elle de nature à encore faire flamber les cours de l'or noir ? Éléments de réponse avec l'économiste Ruben Nizard.
La crise du transport de pétrole brut s'aggrave, à laquelle se rajoute une crise du raffinage (notamment diesel). Les Houthis sont, dans les deux cas, un acteur important. Ce groupe de rebelles "pro-iraniens" était insignifiant il y a 10-15 ans. Il compte aujourd'hui 600 000 combattants et dispose d'un armement sophistiqué (dont missiles balistiques). Revenons à la double crise pétrolière.
- Brice L.
Le tritium, isotope radioactif de l’hydrogène, est indispensable à la réaction de fusion que doit étudier ITER, le gigantesque réacteur expérimental construit dans le sud de la France. Or le stock civil mondial ne représente que quelques dizaines de kilogrammes. ITER estime actuellement l’inventaire mondial à environ 20 kg, tandis que d’autres estimations récentes le situent autour de 25 kg.
Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les défenseurs de l’environnement alerte sur le sort de douze membres de l’ONG de défense de l’environnement, arrêtés et condamnés après une action à la centrale nucléaire de Graveline, en 2024.
Les Gardiens de la révolution iraniens ont affirmé mercredi avoir tiré des missiles balistiques sur une base militaire en Jordanie utilisée par l'armée américaine et attaqué dix navires, en riposte à la destruction de cinq pétroliers iraniens par les États-Unis.
Le tarif passera de 172 à 182 euros TTC du mégawattheure en moyenne pour les ménages ayant souscrit une offre de fournisseur indexée, à cause du conflit au Moyen-Orient.
- Brice L.
Imaginez devoir maintenir un glaçon intact à quelques mètres d’un feu de forge géant, sans que la chaleur ne le fasse jamais fondre. C’est à peu près le défi que doivent relever les ingénieurs du réacteur ITER, dans le sud de la France. D’un côté, un plasma porté à environ 150 millions de degrés, soit près de dix fois la température au cœur du Soleil. De l’autre, à quelques mètres seulement, des aimants supraconducteurs qui doivent rester figés à -269 °C, une température plus froide que le vide de l’espace interstellaire. Cet écart thermique, le plus extrême jamais organisé volontairement sur Terre, ne doit rien au hasard ni à des solutions simplistes comme la glace ou le vide. La réalité est bien plus subtile, et c’est précisément ce qui rend cette prouesse technique fascinante.
Les gardiens de la révolution iraniens ont « pris pour cible deux navires américains et huit pétroliers présents dans la zone, leur infligeant des dégâts considérables », ont-ils affirmé dans un communiqué. Dix autres navires auraient été visés.
Téhéran dénonce les frappes américaines contre ses pétroliers et pose ses conditions pour mettre fin à la guerre, alors que les tirs se poursuivent autour du détroit d’Ormuz malgré le cessez-le-feu d’avril.
La Commission de régulation de l’énergie a présenté ce 9 septembre une riche analyse de l’économie du système électrique français hexagonal. Ce « travail assez inédit », selon les termes de la présidente de la CRE, Emmanuelle Wargon, délivre notamment des données nouvelles sur les coûts complets de ce système et précise l’impact des nouvelles capacités renouvelables sur ces coûts.
En avril dernier, une édition augmentée et mise à jour de l’ouvrage « Carbone fossile, carbone vivant » a été publiée chez Folio. Cet ouvrage pédagogique, dont nous vous recommandons vivement la lecture, permet de découvrir et de mieux comprendre de nombreuses problématiques liées à l’énergie et au climat. Nous avons interrogé son auteur, Christian de Perthuis, économiste du climat.
Alors qu’il cherche 10 milliards d’euros pour améliorer son budget, le gouvernement De Wever devrait-il se tourner vers l’argent que l’État consacre au soutien aux énergies fossiles pour trouver des économies ? Un rapport rédigé par une série de départements fédéraux à l’attention du gouvernement dresse la liste des dispositifs de subvention aux énergies fossiles. Voitures de société, diesel professionnel, taux d’accises préférentiels, etc. coûtent à l’état plus 10 milliards d’euros par an.
