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Iter
Le tritium, isotope radioactif de l’hydrogène, est indispensable à la réaction de fusion que doit étudier ITER, le gigantesque réacteur expérimental construit dans le sud de la France. Or le stock civil mondial ne représente que quelques dizaines de kilogrammes. ITER estime actuellement l’inventaire mondial à environ 20 kg, tandis que d’autres estimations récentes le situent autour de 25 kg.
Face aux canicules et aux crises écologiques, où pourra-t-on encore vivre en 2050 ? Le géographe Guillaume Faburel appelle à rééquilibrer la population entre villes et campagnes et identifie sept territoires propices à des modes de vie plus autonomes. Vert l’a rencontré.
Imaginez devoir maintenir un glaçon intact à quelques mètres d’un feu de forge géant, sans que la chaleur ne le fasse jamais fondre. C’est à peu près le défi que doivent relever les ingénieurs du réacteur ITER, dans le sud de la France. D’un côté, un plasma porté à environ 150 millions de degrés, soit près de dix fois la température au cœur du Soleil. De l’autre, à quelques mètres seulement, des aimants supraconducteurs qui doivent rester figés à -269 °C, une température plus froide que le vide de l’espace interstellaire. Cet écart thermique, le plus extrême jamais organisé volontairement sur Terre, ne doit rien au hasard ni à des solutions simplistes comme la glace ou le vide. La réalité est bien plus subtile, et c’est précisément ce qui rend cette prouesse technique fascinante.
Imaginez une casserole d’eau laissée sur le feu tout l’été : plus elle chauffe longtemps, plus elle dégage de vapeur quand on soulève enfin le couvercle. La Méditerranée fonctionne exactement de la même façon, sauf que le couvercle, ce sont les massifs des Cévennes, et la vapeur, ce sont des trombes d’eau capables de faire déborder des rivières en quelques heures. Cet été, la mer a emmagasiné une chaleur si intense et si précoce que les scientifiques peinent à trouver des précédents comparables. Fin juillet déjà, la Méditerranée occidentale, des Baléares jusqu’à la côte ouest de l’Italie, affichait près de 28 degrés en surface, soit 3,4 degrés de plus que la moyenne de l’époque préindustrielle. Un chiffre qui, à première vue, semble abstrait, mais qui cache une mécanique bien réelle et redoutablement efficace, celle qui transforme chaque degré de trop en pluies toujours plus violentes sur le sud de la France.
Face aux feux de forêt, indemniser et reconstruire ne suffit plus, car le réchauffement climatique atteint notre capacité à nous nourrir, à nous loger et à nous déplacer. Pour remédier à cette situation, les politiques publiques doivent être repensées, soutient Mathilde Durie, présidente du Centre des jeunes dirigeants, dans une tribune au « Monde ».
Le changement climatique entre dans une nouvelle ère, où la priorité ne sera plus seulement d'empêcher la hausse des températures, mais d'en limiter les conséquences.
Une panne suspecte dans l’ouest de l’Allemagne est également considérée comme un possible acte de sabotage, avec la piste d’une « implication étrangère » ou d’« extrémistes de gauche » étudiée par les enquêteurs.
Sous l'effet du changement climatique, la Méditerranée se réchauffe fortement. La hausse des températures a été très marquée cet été, avec des eaux de surface dépassant les 30 degrés. Cette évolution accélère l'arrivée de nouvelles espèces et met en péril la faune locale, notamment le grand dauphin et le rorqual commun.
Kamel El Hilali, docteur en droit public, et Jean-Pierre Mignard, avocat, défendent, dans une tribune au « Monde », la création d’une instance indépendante composée de climatologues, de météorologues, de médecins, de sapeurs-pompiers, chargée d’anticiper et de coordonner la lutte contre le feu et l’eau.
Exclusive: Economic harm of CO2 pollution from Rosebank and Jackdaw forecast to far outweigh any boost to UK
La "majeure partie" du réchauffement des mers européennes est due au changement climatique, ajoutant jusqu'à 2°C de chaleur en Méditerranée cet été et étendant les zones touchées, indique mercredi une étude scientifique. Les conséquences pour la vie marine sont "graves".
Certaines eaux européennes ont enregistré cet été des températures de surface supérieures de plus de 6 °C à la normale, pointe une étude du World Weather Attribution parue ce mercredi 19 août, qui met en cause les activités humaines.
En juillet, plus d’un quart de la superficie de l’océan a affronté des vagues de chaleur considérées comme intenses, avec des pics plus marqués dans l’Atlantique Nord ou en Méditerranée. Ces canicules dévastent en silence les écosystèmes et les sociétés.
Et si se baigner dans une eau à 28 degrés n’était pas ce petit plaisir estival qu’on croit savourer sans arrière-pensée ? Sous cette caresse tiède qui donne l’impression de nager dans un bain, la mer Méditerranée joue en réalité un tout autre rôle : elle stocke, elle accumule, elle patiente. Et ce qu’elle engrange consciencieusement depuis le début de l’été n’a pas vocation à rester sagement au fond de l’eau. En ce mois d’août, alors que les plages de la Côte d’Azur et de Corse affichent des températures dignes des Caraïbes, cette chaleur emmagasinée prépare silencieusement le terrain pour les premières véritables secousses météorologiques de l’automne.
Depuis le début de l’été, les canicules marines ont fait leur retour en Méditerranée, où elles sont particulièrement sévères, ainsi que sur le littoral Atlantique. Quelles sont leurs conséquences sur les océans ? On fait le point avec Sabrina Speich, océanographe et climatologue.
Nous avons subi cet été une chaleur à laquelle nos corps ne sont pas habitués. Pendant plusieurs jours, et surtout nuits, des mots que l’on croyait réservés aux rapports scientifiques sont devenus des sensations concrètes : le bitume qui colle, les rails qui se dilatent, les nuits sans sommeil, les décès qui s’accumulent, les corps épuisés, les animaux d’élevage qui meurent en masse, la nature qui souffre autour de nous… L’inhabitabilité de nos territoires et les limites planétaires ne sont plus des hypothèses à discuter mais une expérience que nous vivons dans notre chair.
Une chronique signée Joan Borrell Mayeur, secrétaire général adjoint chargé de la stabilité et de la résilience de l'Union pour la Méditerannée.
Nous avons subi cet été une chaleur à laquelle nos corps ne sont pas habitués. Pendant plusieurs jours, et surtout nuits, des mots que l’on croyait réservés aux rapports scientifiques sont devenus des sensations concrètes : le bitume qui colle, les rails qui se dilatent, les nuits sans sommeil, les décès qui s’accumulent, les corps épuisés, les animaux d’élevage qui meurent en masse, la nature qui souffre autour de nous… L’inhabitabilité de nos territoires et les limites planétaires ne sont plus des hypothèses à discuter mais une expérience que nous vivons dans notre chair.
Pour accélérer les lancements commerciaux, l'administration Trump veut soustraire le secteur spatial privé à plusieurs règles environnementales fédérales.
Après l'attaque d'un navire iranien en mer Caspienne, Kiev et Téhéran ont engagé un premier échange officiel pour prévenir une nouvelle escalade.
Imaginez planifier les cultures, gérer les réserves d’eau et anticiper les incendies plusieurs mois à l’avance, simplement en observant la température d’une mer lointaine. C’est la promesse d’une découverte qui pourrait bouleverser notre manière de prévoir les grandes sécheresses. En ce moment, tous les regards convergent vers le Pacifique et son fameux El Niño, officiellement de retour depuis le début de l’été et qui pourrait bien devenir l’un des plus puissants jamais mesurés. Pourtant, une équipe de l’Université hébraïque de Jérusalem vient de montrer que, pour comprendre les longues périodes sans pluie du pourtour méditerranéen, il faudrait peut-être détourner les yeux vers un tout autre océan. Sept décennies de données pointent vers un acteur discret mais redoutablement influent : l’océan Indien.
Bruxelles passe en vigilance jaune face à la sécheresse et appelle à limiter les usages non essentiels de l'eau, dont la distribution reste normale.
Des terrasses désertes écrasées par le soleil aux nuits blanches passées à chercher un filet d’air, nos récents étés ont pris des allures de véritables épreuves d’endurance. En cette période estivale où les ventilateurs tournent à plein régime et où la chaleur s’invite jusque dans nos intérieurs, une question brûle toutes les lèvres : allons-nous un jour retrouver les températures douces d’antan ? Si beaucoup espéraient encore que ces épisodes caniculaires resteraient d’étranges anomalies statistiques de courte durée, l’espoir d’un retour à la normale vient de s’évaporer. Le verdict concernant ce qui attend véritablement le vieux continent dévoile une mutation profonde de notre environnement. Au programme : un enchaînement de vagues de chaleur inédites, dont l’intensité et la longueur promettent de métamorphoser notre quotidien. Plongée dans une nouvelle réalité climatique qui redessine silencieusement nos lendemains.
Un réacteur nucléaire français à l’arrêt depuis près de trente ans, et pourtant toujours sous surveillance électrique permanente. À Creys-Malville, en Isère, Superphénix n’a plus produit un seul kilowattheure depuis 1996. Mais ses 4 700 tonnes de sodium liquide ont dû rester chauffées à 180°C pendant près de deux décennies, sous peine de provoquer une réaction chimique violente au moindre contact avec l’eau ou l’air. Un chantier titanesque, à la fois technique et financier, qui illustre à quel point démanteler un réacteur nucléaire peut coûter plus cher, et durer plus longtemps, que son exploitation elle-même.
En dépit de l’état préoccupant de la biodiversité en Wallonie, la destruction des habitats naturels se poursuit, en raison notamment de la forte pression immobilière. Cette artificialisation galopante met également en péril la sécurité de la population, comme nous l’ont encore une fois rappelé les inondations survenues lors des orages du 30 mai…
Une hausse de 30 % de la mortalité en une semaine : c’est le bilan provisoire de la canicule survenue fin juin. Entre l’augmentation des risques d’AVC et l’aggravation des maladies chroniques, il pourrait encore s’alourdir dans les prochaines semaines.
Selon une étude publiée ce 6 juillet par la revue par la revue «Environmental Science : Processes & Impacts» estime à 100 milliards d’euros par an le traitement des PFAS «émergents», un coût 50 fois supérieur à celui des PFAS «historiques» strictement réglementés. Il est pour autant peu efficace.
Dans la Drôme, un feu ravivé par le vent mobilise 218 pompiers dans un massif escarpé, pendant que l'Aude poursuit le noyage de 900 hectares brûlés.
La vague de chaleur est terminée. En mer aussi, la situation est préoccupante. La Méditerranée enregistre en ce moment des températures de surface jusqu’à 8 degrés au-dessus des normales, avec des conséquences directes sur les écosystèmes marins.
Lundi 29 juin, le Conseil d’État a validé définitivement la construction de l’autoroute A69. Une décision qui semble ouvrir la voie à un assouplissement des règles en la matière. Le dossier pourrait désormais se jouer à la Cour de justice de l’Union européenne.