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Ce 30 juillet, l'humanité a déjà épuisé toutes les ressources écologiques et tous les services écosystémiques que la Terre est capable de fournir de manière durable en un an, estime jeudi le Fonds mondial pour la nature (WWF-Belgique).
Les événements climatiques extrêmes qui se répètent à un rythme de plus en plus soutenu obligent à une adaptation accélérée des politiques publiques. Ces dernières doivent porter leurs efforts sur la planification écologique.
Entretien L’anthropologue Elise Boutié a passé sept mois en Californie, à enquêter sur la mémoire d’une communauté touchée par « Camp Fire », l’un des plus meurtriers feux de forêt américains. Dans sa thèse, elle montre avec finesse que l’incendie ne remet pas en cause les modes de vie qui réchauffent la planète. Au contraire, il les accentue.
- Brice L.
Il existe une différence subtile mais capitale entre un navire qui voyage et un navire qui attend. Le premier fend les flots, sa coque balayée en permanence par l’eau, l’air et le mouvement. Le second, immobile pendant des semaines, devient tout autre chose : un refuge silencieux où la vie marine s’invite, s’accroche et prolifère. Cette distinction, presque anodine en apparence, se trouve aujourd’hui au cœur d’une inquiétude scientifique majeure. Lorsque plus de 1 500 navires commerciaux se sont retrouvés bloqués au mouillage dans le détroit d’Ormuz, personne ne s’attendait à ce que cette paralysie logistique se transforme en une menace écologique d’une ampleur inédite. Sous la ligne de flottaison, loin des regards, une véritable bombe biologique à retardement s’est mise en place. Et le compte à rebours commence dès que ces géants reprennent la mer.
Inégalités face à la canicule, écorégions, maladies environnementales, intelligence artificielle… Pour Reporterre, le candidat à l’élection présidentielle de LFI analyse la décomposition écologique du pays et en appelle à un accord avec Les Écologistes.
Arthur Keller, ingénieur, consultant et expert des risques systémiques et des stratégies de résilience, explique pourquoi nous analysons mal la crise écologique et pourquoi notre modèle de société produit lui-même les catastrophes qu'il prétend combattre. Une analyse systémique du dépassement des limites planétaires, de l'effondrement de la biodiversité et des véritables défis du XXIᵉ siècle
Défendre l’écologie sans jamais la politiser, quitte à parler avec l’extrême droite : le credo du journaliste Hugo Clément lui vaut des critiques jusque dans le milieu écologiste. Certains lui reprochent sa porosité et sa complaisance envers l’extrême droite. Calcul ou naïveté ? Reporterre a enquêté.
Si « Vakita », le média du journaliste Hugo Clément, s’affiche comme « 100 % indépendant », il a en réalité été financé par plusieurs milliardaires. Il bénéficie aussi des retombées de partenariats avec des marques, quitte à brouiller son activité journalistique.
La protectrice libanaise des tortues marines Mona Khalil, le militant palestinien Odeh Hathalin… les attaques israéliennes au Proche-Orient tuent aussi celles et ceux qui défendent l’environnement. De véritables cibles, invisibilisées dans les bilans de guerre.
Avec le temps, le mois de juin 2026 apparaîtra sans doute comme un moment charnière en Belgique dans le cadre des luttes écologiques. En effet, plusieurs événements sans précédent se sont télescopés.
Le directeur adjoint scientifique national pour l'écologie et l'environnement au CNRS alerte sur "les conséquences dramatiques" de ce début d'été caniculaire sur le milieu naturel.
À Moynaq, en Ouzbékistan, des coques de chalutiers rouillées gisent dans le sable, à des dizaines de kilomètres de la moindre flaque d’eau. Ces carcasses métalliques appartenaient autrefois à une flotte de pêche prospère. Aujourd’hui, elles sont les vestiges d’une des pires catastrophes écologiques provoquées par l’homme au XXe siècle : la disparition presque totale de la mer d’Aral.
Vingt mesures de dérégulation ou d’affaiblissement du droit de l’environnement ont été adoptées depuis 2024 au niveau de l’Union européenne ; trente nouveaux reculs sont en cours de discussion, ont comptabilisé les organisations non gouvernementales.
Timothée Parrique, économiste spécialiste de la décroissance, appelle à ralentir l’économie, à repenser notre rapport à la croissance pour enfin enclencher la transition écologique tant attendue.
Ce jeudi, les employé·es des établissements publics de la transition écologique et sanitaire manifestent sur la place des Invalides, à Paris. Si le gouvernement a renoncé au projet contesté de réforme de l’Agence de la transition écologique (Ademe), elles et ils protestent contre la baisse de moyens et d’autonomie scientifique qui les menace.
Dans son ouvrage Le travail. Pourquoi travaillons-nous ?, la sociologue et philosophe Dominique Méda poursuit une réflexion engagée depuis plusieurs décennies sur la place du travail dans les sociétés contemporaines. À la croisée de la sociologie du travail, de la philosophie politique et de l’économie institutionnelle, l’ouvrage interroge les fondements historiques, sociaux et normatifs de l’activité de travail.
Les rapports sur l’état de la biosphère et du climat se succèdent, chaque année plus alarmants. En parallèle, les prescriptions sont de plus en plus élaborées, détaillées, prometteuses. Les ambitions de transition énergétique, par exemple, s’accompagnent d’un déploiement rapide des infrastructures de production d’énergie dite de substitution (ENS), quand la nécessaire réforme des modèles agricoles est étayée par des expérimentations de plus en plus encourageantes. Malgré tout, les résultats se font attendre. L’exploration des mythes et mythologies montre par ailleurs que nos inquiétudes environnementales sont anciennes : nous avons de longue date conscience de la fragilité de notre milieu et nous semblons, peut-être depuis toujours, avoir fait de notre mieux pour protéger le vivant ! Comment comprendre nos interrogations écologiques ancestrales, au regard des constats et des connaissances d’aujourd’hui ? Pourrions-nous envisager une "théorie écologique de l’esprit", qui réinscrirait notre parcours et notre
Pendant trois décennies, depuis la chute du mur de Berlin, l’Europe avait vécu dans l’illusion d’une paix perpétuelle. Nous croyions que la norme fonderait désormais la puissance, que le droit dominerait sur les relations entre les États et que l’interdépendance commerciale nous protégerait de la guerre. Cette illusion a heurté la réalité. La fissure, qui s’était déjà creusée discrètement, s’est brutalement révélée depuis 2019. Une pandémie mondiale a paralysé les économies et exposé la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement. La guerre en Ukraine a éclaté, puis celle au Moyen-Orient. Avec les chocs énergétiques, les mots « pénurie », « rareté » ou « inflation » sont de nouveau présents dans le discours public et dans le quotidien de chacun. Il s’agit aujourd’hui de reconnaître que nos ressources ne sont jamais neutres. Elles peuvent stabiliser ou fragiliser le pays, créer de la prospérité ou servir d’arme de déstabilisation.
Depuis vingt-cinq ans, l’Inrae teste en conditions réelles des alternatives à l’agriculture conventionnelle sur huit hectares à Versailles, dans les Yvelines. Une expérience riche en enseignements.
La canicule monte à la tête des réactionnaires, qui l’instrumentalisent pour tirer à boulets rouges sur les écologistes, jugés responsables de la situation. En se focalisant sur la question de la climatisation, ils oublient des enjeux bien plus larges.
Les écologistes font partie du paysage associatif et politique depuis une cinquantaine d'années. Pourquoi n'ont-ils jamais rien dit ? Pourquoi n'ont-ils pas averti des risques de vagues de chaleur ?
António Guterres a appelé ce mardi 23 juin à plus de transparence de la part des grands patrons sur le coût écologique des centres de données, tout en blâmant les énergies fossiles, «origine destructrice» des crises énergétiques et climatiques.
Le mouvement climat tique. Alors que le climat se détraque et que l’inaction perdure, les capacités d’action de la société civile se dégradent, au détriment des plus précaires, dénoncent les organisations de la transition écologique et sociale réunies ce samedi à Paris. Dans cette tribune à Vert, elles appellent à un sursaut collectif.
Mouvements climat : Appel à la résistance démocratique, sociale et écologique - Réseau Action Climat
- SimonNous, actrices et acteurs de la société civile de la transition écologique et sociale, réunis les 19 et 20 juin 2026 lors des Rencontres des mouvements Climat à Paris, lançons cet appel à la résistance.
En août 2003, la France comptait ses morts. Environ 15 000 décès ont été attribués à la canicule. L’Inserm, en 2007, évoquait même plus de 19 000 décès. Un bilan qui reste, vingt ans après, l’une des catastrophes sanitaires les plus lourdes de l’histoire récente du pays. Et pourtant, au même moment, les États-Unis traversaient des étés aussi torrides, sans connaître de hecatombe comparable. La différence ? La diffusion de la climatisation résidentielle, qui explique l’essentiel de la baisse de la relation température-mortalité. Ce n’est pas une opinion. C’est la conclusion d’une étude publiée dans le Journal of Political Economy.
Een kleine groep online shoppers is verantwoordelijk voor het merendeel van de milieu-impact van teruggestuurde pakjes, blijkt uit nieuw onderzoek van de Vrije Universiteit Brussel (VUB) in tien Europese landen.
Les eurodéputé·es se prononceront le 17 juin sur l'autorisation des «nouvelles techniques génomiques» dans l'Union européenne. Ces technologies doivent permettre de modifier l'ADN des plantes pour les rendre plus résistantes, mais posent de sérieuses questions pour la protection des consommateur·ices et des activités paysannes.
L’humanité peut améliorer les niveaux de vie, réduire les inégalités et maintenir le réchauffement climatique en dessous d’une hausse de 2 °C, selon une vision ambitieuse de la survie de la planète rapportée la semaine dernière par The Guardian. À une époque marquée par l’angoisse écologique, c’est une affirmation remarquablement optimiste. Cet optimisme provient du Global Justice Report, élaboré par le World Inequality Lab de Thomas Piketty. […] Ce rapport va à contre-courant de l’époque actuelle. La démagogie anti-immigration, le retour en grâce des combustibles fossiles, les attaques contre le multilatéralisme et la captation du pouvoir par les milliardaires s’opposent tous à la capacité redistributive de l’État que le rapport juge nécessaire. Pourtant, l’équipe du professeur Piketty affirme que la décarbonation, la « sobriété » et l’égalité peuvent permettre à la majorité de mener une vie agréable.
La pauvreté et les inégalités ne sont pas le fruit du hasard, mais « les conséquences prévisibles de choix politiques », affirme un collectif de personnalités dont Olivier De Schutter, Thomas Piketty, Kate Raworth et Joseph Stiglitz, dans un manifeste publié dans « Le Monde ». Pour eux, il est temps de transformer les règles de l’économie mondiale.
Les destructions des écosystèmes se sont accélérées et ont exacerbé les relations de dominations entre Nord et Sud globaux. L’environnementalisme occidental, par son exclusion d’une partie des peuples de la Terre, a échoué à proposer des outils théoriques, pratiques et politiques pour véritablement confronter la crise écologique globale et construire un monde plus juste. En partant des expériences des peuples autochtones et subalternes du Sud et Nord, et des territoires anciennement colonisés y compris des « Outre-mer », Plurivers offre une approche plurielle des pensées de l’écologie allant au-delà de la modernité occidentale. Internationale, interdisciplinaire et plurilingue, cette revue permet de penser les possibilités d’action selon notre position sociale et géographique ; elle dessine différents possibles afin de faire-monde en commun à l’heure où les conditions d’habitabilité de la Terre sont en péril.
