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agriculture h2o
L’île connaît « une situation hydrologique sous grande tension », a mis en garde la préfecture de cette collectivité ultramarine, précisant que les agriculteurs « figurent parmi les professionnels les plus en difficulté ».
Face aux sécheresses intensifiées par le changement climatique, trois spécialistes de l’eau appellent, dans une tribune au « Monde », à renforcer la résilience hydrique en développant des pratiques agroécologiques et en stockant l’eau de pluie dans les nappes phréatiques et la végétation.
Le bon sens serait de stocker de l’eau en hiver, pour arroser les cultures en été. Défendue par le syndicat agricole majoritaire FNSEA, cette solution technique est relayée par un large bloc politique réunissant l’extrême droite du Rassemblement national, l’extrême droite de la droite de Bruno Retailleau et François-Xavier Bellamy mais aussi la droite et la majorité présidentielle.
La loi d’urgence agricole a été adoptée par le 21 juillet. Elle réaffirme les choix controversés de la loi « Duplomb » de juillet 2025, autorisant certains néonicotinoïdes dangereux et facilitant le stockage de l’eau. Comment expliquer une telle obstination, malgré une importante mobilisation citoyenne et la censure du Conseil constitutionnel ?
En trois mois, le pays a connu quatre vagues de chaleur, avec des températures jusqu’à 12 °C au-dessus des normales saisonnières. La raréfaction de l’eau pour les populations affecte aussi l’agriculture, l’industrie et le tourisme.
Selon l’association à l’origine du contentieux, de nombreux manquements ont entaché l’édification de ces réserves d’eau. Les agriculteurs ont décidé de faire appel de cette décision qui leur donne trois ans pour remettre les lieux en état.
Le Parlement a adopté mardi la loi d'urgence agricole, qui prévoit notamment le doublement des volumes de stockage d’eau à des fins agricoles d’ici 2035. Très attendu par les agriculteurs dans un contexte de sécheresse exceptionnelle, le texte suscite des inquiétudes quant à la répartition entre usagers de cette ressource stratégique. Décryptage avec Gabrielle Bouleau.
Galvanisé par l’adoption de la loi d’urgence agricole, le deuxième syndicat du secteur généralise des appels déjà lancés dans le Sud-Ouest. Il dénonce une gestion de l’eau jugée trop contraignante.
Imaginez un champ verdoyant au début de l’été, ses tiges gorgées de sève et ses feuilles bien droites. Quelques semaines plus tard, le même champ n’est plus qu’une étendue craquelée, jaunie, désespérément sèche. Ce scénario, digne d’un film accéléré, porte désormais un nom : la sécheresse éclair. Contrairement aux grandes sécheresses qui s’installent lentement sur des mois, voire des années, ces phénomènes frappent à une vitesse déconcertante, prenant de court aussi bien les agriculteurs que les gestionnaires de l’eau. Et voilà qu’un premier bilan à l’échelle planétaire vient d’en mesurer la cadence et la fréquence. Le verdict est sans appel : ces épisodes brutaux se multiplient partout sur le globe. Plongeons dans cette dynamique qui bouleverse notre façon de comprendre l’assèchement des terres.
En Algérie d'importants incendies sévissent à cause de la sécheresse et de la vague de chaleur. Selon les autorités, plus de 130 départs de feu ont été comptabilisés dans la journée du 15 juillet. Au moins une personne a été tuée, et les dégats sont considérables, notamment pour les agriculteurs et éleveurs. Récit d'Héloïse Mélan.
Le 25 mars 2023, des milliers de personnes avaient bravé l’interdiction préfectorale dans ce village des Deux-Sèvres. Les quatre organisateurs condamnés ont annoncé leur pourvoi en cassation.
Le mouvement climat tique. Alors que le climat se détraque et que l’inaction perdure, les capacités d’action de la société civile se dégradent, au détriment des plus précaires, dénoncent les organisations de la transition écologique et sociale réunies ce samedi à Paris. Dans cette tribune à Vert, elles appellent à un sursaut collectif.
Jean-Louis Ledeux multiplie les casquettes – et les risques de conflits d’intérêts potentiels. Vert révèle que les activités de sa société sont examinées dans le cadre d’une enquête sur de possibles drainages irréguliers de zones humides. Des pratiques suspectées d’être menées à grande échelle dans un territoire éprouvé par la sécheresse et les tensions sur le partage de l’eau.
Contrairement à d’autres pays, la France ne laisse pas la répartition de l’eau à la seule loi du marché, en confiant cette prérogative à des organismes locaux. Mais ce système est souvent critiqué pour son opacité et son déséquilibre à l’égard des nouveaux agriculteurs.
Quelques jours après l’adoption d’un projet de loi d’urgence agricole, une quarantaine d’associations et la Confédération paysanne ont organisé un rassemblement pour dénoncer la politique du gouvernement en matière d’eau et ses concessions aux syndicats agricoles majoritaires.
Dans une lettre ouverte au gouvernement, la conférence nationale des unions régionales des professionnels de santé met en avant la menace que représente la pollution de l’eau potable par les pesticides, les PFAS et les microplastiques. La Fondation pour la recherche médicale interpelle également les pouvoirs publics sur la nécessité de tenir compte des liens entre santé et environnement
La conférence des Unions régionales des professionnels de santé libéraux s’alarme sur la pollution chimique – pesticides, Pfas, microplastiques – qualifiée de «menace systémique», qui a conduit 19 millions de personnes à consommer au moins une fois de l’eau non conforme en France en 2024.
La conférence nationale des Unions régionales des professionnels de santé médecins libéraux (URPS-ML) alerte sur la pollution chimique de l'eau potable en France. La présence élevée de pesticides et de PFAS inquiète l'organisation qui sonne l'alarme sur des "conséquences sanitaires potentiellement considérables".
Inondations qui s'enchaînent, sécheresses éclair, communes privées d'eau potable, centrales nucléaires à l'arrêt : le cycle de l'eau s'accélère, et il ne s'agit plus d'un scénario lointain. L'hydrologue Emma Haziza décrypte une crise qui touche autant l'énergie et l'alimentation que la géopolitique mondiale. Grâce à l'hydrologie spatiale, on observe aujourd'hui en temps réel le pillage des nappes souterraines, la multiplication des barrages et l'épuisement d'aquifères entiers. Du détournement des fleuves vers la mer d'Aral aux tensions Éthiopie–Égypte sur le Nil, en passant par l'arsenic en Inde, les polluants éternels (PFAS) et les microplastiques dans l'eau en bouteille, elle explique pourquoi « on aura sans doute des affamés avant des assoiffés » — et pourquoi l'Europe, qui se réchauffe 20 % plus vite que la moyenne planétaire, est au cœur de l'œil du cyclone. Mais le constat n'est pas une fatalité : reforestation, restauration des zones humides, agriculture régénérative, lecture fine d
Le gouvernement wallon a validé, jeudi, sa trajectoire de réduction de l'usage des produits phytopharmaceutiques (PPP) dans les zones les plus sensibles en termes de ressources en eau et de santé.
Jeudi, l'Assemblée a approuvé l'essentiel des mesures de la loi d'urgence agricole qui facilitent l'irrigation et le stockage de l’eau. L'extrême droite, la droite et une partie du bloc présidentiel ont également effacé plusieurs garde-fous introduits en commission du développement durable, sur la démocratie locale de l'eau ou encore la sobriété.
L’action a été revendiquée par un collectif inconnu, L’Amicale pour le débâchage permanent du Poitou, qui se dit opposé à ces retenues d’eau controversées. Le préfet des Deux-Sèvres a condamné des « agissements intolérables ».
À l'attention de Monsieur Yves Coppieters, Ministre de la Santé, de l’Environnement, Madame Anne-Catherine Dalcq, Ministre de l’Agriculture et de la Ruralité, Monsieur Adrien Dolimont, Ministre-Président du Gouvernement wallon. Objet : Demande de mesures urgentes pour la protection des ressources en eau et la transition vers une agriculture durable en Wallonie.
Jeudi, le réseau d'associations écologistes a annoncé avoir déposé un recours devant le tribunal administratif de Paris pour obliger l'État français à protéger les captages d'eau potable. Plus de 14 000 de ces infrastructures ont fermé depuis 1980, en partie à cause des pollutions croissantes de la ressource.
Le projet de loi d’urgence agricole arrive le 8 avril en conseil des ministres. Un texte qui « fragilise la démocratie de l’eau », selon plusieurs experts. Au profit de l’agriculture productiviste.
Dans leur livre, paru le 8 avril, Fabien Benoit et Nicolas Celnik décrivent la privatisation grandissante de l’eau, notamment par les acteurs de l’agro-industrie et avec la complicité de l’État. En voici les bonnes feuilles.
L’azote est un paradoxe planétaire. Il domine l’atmosphère terrestre — environ 4 × 10⁶ Gt sous forme de N₂, soit près de 75 % de sa masse et 78 % de son volume. Il a toujours été très abondant mais, chimiquement inerte, il est resté longtemps indisponible pour la vie. Aujourd’hui, le problème s’est inversé : ce n’est plus le manque d’azote qui contraint la biosphère, mais l’excès d’azote réactif1 que les activités humaines injectent dans les sols, les eaux et l’atmosphère.
A la suite d’une décision de justice de décembre 2024, la réserve de substitution des Deux-Sèvres n’a pas été remplie cet hiver et les agriculteurs devront faire sans, cet été. Sur place, les tensions restent vives entre opposants et partisans du projet.
La présence de nitrates et de pesticides dans les points de captage de l’eau potable et les nappes phréatiques inquiète les Danois, qui s’interrogent aussi sur l’impact de l’élevage porcin industriel sur l’environnement. Des interdictions de traitements sont envisagées.
En 2026, alors que tous les regards se tournent vers la canopée amazonienne pour sauver le climat, une menace bien plus souterraine et insidieuse se dessine dans son ombre. Le Cerrado, cette immense savane brésilienne souvent négligée, cache dans ses zones humides un réservoir de carbone d’une densité phénoménale. Une étude récente révèle que ces sols gorgés d’eau stockent six fois plus de carbone que la végétation de la forêt amazonienne. Pourtant, ce géant aux pieds d’argile est aujourd’hui traité comme une variable d’ajustement agricole, mettant en péril la sécurité hydrique et climatique de tout un continent.
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