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écologique
À Moynaq, en Ouzbékistan, des coques de chalutiers rouillées gisent dans le sable, à des dizaines de kilomètres de la moindre flaque d’eau. Ces carcasses métalliques appartenaient autrefois à une flotte de pêche prospère. Aujourd’hui, elles sont les vestiges d’une des pires catastrophes écologiques provoquées par l’homme au XXe siècle : la disparition presque totale de la mer d’Aral.
Timothée Parrique, économiste spécialiste de la décroissance, appelle à ralentir l’économie, à repenser notre rapport à la croissance pour enfin enclencher la transition écologique tant attendue.
Ce jeudi, les employé·es des établissements publics de la transition écologique et sanitaire manifestent sur la place des Invalides, à Paris. Si le gouvernement a renoncé au projet contesté de réforme de l’Agence de la transition écologique (Ademe), elles et ils protestent contre la baisse de moyens et d’autonomie scientifique qui les menace.
Dans son ouvrage Le travail. Pourquoi travaillons-nous ?, la sociologue et philosophe Dominique Méda poursuit une réflexion engagée depuis plusieurs décennies sur la place du travail dans les sociétés contemporaines. À la croisée de la sociologie du travail, de la philosophie politique et de l’économie institutionnelle, l’ouvrage interroge les fondements historiques, sociaux et normatifs de l’activité de travail.
Pendant trois décennies, depuis la chute du mur de Berlin, l’Europe avait vécu dans l’illusion d’une paix perpétuelle. Nous croyions que la norme fonderait désormais la puissance, que le droit dominerait sur les relations entre les États et que l’interdépendance commerciale nous protégerait de la guerre. Cette illusion a heurté la réalité. La fissure, qui s’était déjà creusée discrètement, s’est brutalement révélée depuis 2019. Une pandémie mondiale a paralysé les économies et exposé la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement. La guerre en Ukraine a éclaté, puis celle au Moyen-Orient. Avec les chocs énergétiques, les mots « pénurie », « rareté » ou « inflation » sont de nouveau présents dans le discours public et dans le quotidien de chacun. Il s’agit aujourd’hui de reconnaître que nos ressources ne sont jamais neutres. Elles peuvent stabiliser ou fragiliser le pays, créer de la prospérité ou servir d’arme de déstabilisation.
António Guterres a appelé ce mardi 23 juin à plus de transparence de la part des grands patrons sur le coût écologique des centres de données, tout en blâmant les énergies fossiles, «origine destructrice» des crises énergétiques et climatiques.
Le mouvement climat tique. Alors que le climat se détraque et que l’inaction perdure, les capacités d’action de la société civile se dégradent, au détriment des plus précaires, dénoncent les organisations de la transition écologique et sociale réunies ce samedi à Paris. Dans cette tribune à Vert, elles appellent à un sursaut collectif.
Mouvements climat : Appel à la résistance démocratique, sociale et écologique - Réseau Action Climat
(20/06) - SimonNous, actrices et acteurs de la société civile de la transition écologique et sociale, réunis les 19 et 20 juin 2026 lors des Rencontres des mouvements Climat à Paris, lançons cet appel à la résistance.
Les eurodéputé·es se prononceront le 17 juin sur l'autorisation des «nouvelles techniques génomiques» dans l'Union européenne. Ces technologies doivent permettre de modifier l'ADN des plantes pour les rendre plus résistantes, mais posent de sérieuses questions pour la protection des consommateur·ices et des activités paysannes.
L’humanité peut améliorer les niveaux de vie, réduire les inégalités et maintenir le réchauffement climatique en dessous d’une hausse de 2 °C, selon une vision ambitieuse de la survie de la planète rapportée la semaine dernière par The Guardian. À une époque marquée par l’angoisse écologique, c’est une affirmation remarquablement optimiste. Cet optimisme provient du Global Justice Report, élaboré par le World Inequality Lab de Thomas Piketty. […] Ce rapport va à contre-courant de l’époque actuelle. La démagogie anti-immigration, le retour en grâce des combustibles fossiles, les attaques contre le multilatéralisme et la captation du pouvoir par les milliardaires s’opposent tous à la capacité redistributive de l’État que le rapport juge nécessaire. Pourtant, l’équipe du professeur Piketty affirme que la décarbonation, la « sobriété » et l’égalité peuvent permettre à la majorité de mener une vie agréable.
Pour assurer la transition écologique, il est essentiel que les grandes entreprises – aujourd’hui responsables de plus de deux tiers des émissions de CO2 – bifurquent vers des activités de production sobres en énergies, matières et pollutions. Dans l’imaginaire de nombreux salariés, cadres et dirigeants de ces grandes entreprises, une telle bifurcation passe par une transition progressive vers de nouveaux modèles économiques soutenables. Ce récit se fonde sur l’idée qu’il est possible de transformer les grandes entreprises pour rendre leurs activités compatibles avec la situation environnementale marquée par le dépassement des limites planétaires. En somme, qu’avec une transition de modèle économique on pourra aligner à la fois écologie et capitalisme.
La Russie et les États-Unis utilisent la désinformation climatique pour fragiliser les démocraties européennes et freiner la transition écologique : c’est ce qui ressort d’une récente note de l’Institut de relations internationales et stratégiques. Vert a rencontré son autrice, Mathilde Jourde, qui nous aide à repérer ces techniques de manipulation de l’opinion.
Texte de l’intervention d’Aurélien Barrau au Forum Innovation Sociétale à Lausanne le 29 avril 2026. Lien vers la vidéo dans le document.
Aurélien Barrau propose une réflexion profonde sur l'état actuel de la civilisation occidentale face aux crises écologiques et humanitaires. Cette intervention questionne la neutralité intellectuelle et invite à repenser notre rapport au monde en privilégiant une perspective poétique et une prise de conscience lucide sur les enjeux de notre époque.
L’humanité vit-elle à crédit sur une planète dont le coffre-fort est déjà vide ? Si la question semble familière, une étude couvrant deux siècles de données démographiques vient d’apporter une réponse d’une brutalité scientifique inédite. Selon les chercheurs de l’université Flinders, nous avons déjà franchi le point de non-retour de la durabilité, masquant notre chute par une dépendance toxique aux énergies fossiles. Pour que chaque être humain vive dignement sans détruire son propre foyer, la population mondiale devrait être divisée par trois. Un constat vertigineux qui place notre civilisation face à un mur biologique que nous ne pourrons plus contourner très longtemps.
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