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pesticides
Après le vote du Sénat mardi, le très controversé projet de loi d’urgence agricole a été adopté pour de bon. Réintroduction possible de pesticides interdits, facilitation de projets de mégabassines ou d’élevages intensifs… Voici ce qu’il contient.
Grâce à la droite, à l'extrême droite et au bloc central, l'Assemblée nationale a adopté lundi la très décriée loi d'urgence agricole, ouvrant la voie à la réintroduction possible de pesticides interdits, la facilitation des projets de mégabassines ou d’élevages intensifs. La gauche et les associations environnementales dénoncent un texte de «régression».
Le gouvernement craignait que la mesure permettant la réautorisation dérogatoire de deux néonicotinoïdes, ajoutée par le Sénat, ne conduise au rejet du texte. Le projet de loi a finalement été largement adopté par les députés dans la nuit de lundi à mardi par 296 voix pour, majoritairement issues de la droite et de l’extrême droite et 224 contre.
La loi d’urgence agricole, qui réintroduit des pesticides interdits et facilite la création de mégabassines et de fermes-usines, a été adoptée par les députés. Le soir même, un millier d’opposants ont dénoncé des « alliés du cancer ».
Les députés et sénateurs réunis en commission mixte paritaire ce jeudi 16 juillet ont trouvé un accord sur la loi d’urgence agricole. Le texte doit encore repasser par les deux chambres la semaine prochaine.
Député·es et sénateur·ices réuni·es en commission mixte paritaire ont trouvé un accord sur le décrié projet de loi d’urgence agricole, ce jeudi. Mais son adoption définitive en début de semaine prochaine n’est pas garantie. On vous explique.
Exclusive: High-level documents show how Copa Cogeca worked to weaken legislation to protect climate and wildlife
Un rapport de l’association Agir pour l’environnement avec l’Union nationale de l’apiculture française, publié lundi 13 juillet, révèle une contamination très inférieure des miels français par ces insecticides interdits, que le Sénat veut réautoriser dans le projet de loi d’urgence agricole en discussion.
Un collectif de scientifiques, de professionnels de santé et d'acteurs mutualistes alerte sur l'adoption de l'Omnibus X de simplification dans le domaine de la sécurité des denrées alimentaires et de l'alimentation animal. Mesure phare de ce paquet législatif, la suppression de la procédure de réexamen périodique des substances actives de pesticides et de biocides présente un risque élevé pour la santé de nos concitoyens, estime le collectif. Les signataires de cette tribune appellent à redéfinir une trajectoire alimentaire et agricole respectueuse de la santé publique des européennes et des européens. Avec l'ambition de placer l'agriculture biologique au coeur de cette trajectoire.
La Commission européenne vient de réautoriser 19 pesticides de synthèse, contournant, comme souvent, l'ensemble du processus qui régule leur évaluation et de mise sur le marché (AMM). Le bensulfuron, le benzovindiflupyr, le chlorotoluron, le cléthodime, la cycloxydime, le cymoxanil, le dazomet, la deltaméthrine, le diclofop, la fenazaquine, le fluopicolide, l'hymexazol, la lambda-cyhalothrine, le MCPA, le MCPB, le métaldéhyde, le metsulfuron-méthyle, le paclobutrazol et le tébuconazole viennent en effet d'être réautorisés.
Des organisations environnementales pointent du doigt le détricotage du Pacte vert par la droite et l’extrême droite au Parlement européen
En 2023, le village girondin de Gauriac a fait l’acquisition d’une parcelle de vigne d’1,7 hectare juste à côté de son école. Une manière de réduire l’exposition des enfants aux pesticides tout en montrant qu’une diversification agricole est possible pour cette filière en crise.
Le Sénat a voté dans la nuit de lundi à mardi en faveur de l'insertion, dans le projet de loi d'urgence agricole, d'une mesure permettant la réintroduction de pesticides interdits.
Trente-trois ans après l’interdiction du chlordécone aux Antilles, 85,5 % des Martiniquais adultes présentent encore du pesticide détectable dans le sang. Et parmi eux, près d’un sur six dépasse le seuil à partir duquel les effets sanitaires ne peuvent plus être écartés. Ce n’est pas une projection, ni une alerte préventive : c’est le résultat publié le 24 juin 2026 par Santé publique France, issu de l’étude Kannari 2.
La firme tire sa puissance d’une stratégie morbide : elle vend des pesticides susceptibles de donner le cancer et des médicaments pour le soigner. Le 25 juin, la Cour suprême des États-Unis a tranché en sa faveur en bloquant des milliers de plaintes sur le risque de cancer lié au Roundup. Enquête au cœur de son lobbying.
Plus de neuf mois après une décision historique reconnaissant la responsabilité de l’État dans les dommages causés à la biodiversité par les pesticides, les associations estiment que le gouvernement n’a pas engagé les mesures exigées par la justice. Elles annoncent déposer un nouveau recours pour obtenir l’exécution du jugement.
« Le gouvernement n’est pas favorable à cette évolution », a fait savoir mercredi la ministre de l’agriculture, Annie Genevard.
Cultiver sans pesticides tout en conciliant rendement et performance économique, "c'est possible" pour l'Inrae : une étude expérimentale, menée pendant dix ans sur neuf sites en France montre "un potentiel prometteur".
Malgré les alertes d’ONG, de médecins et d’une partie de la communauté scientifique, les ministres européen·nes de l’agriculture doivent se prononcer ce vendredi sur une réforme qui prolongerait de plusieurs années l’autorisation de nombreux pesticides. Un texte dénoncé par plusieurs ONG comme un détricotage supplémentaire des règles européennes de protection de la santé et de l’environnement.
Ce jeudi, le sénateur (Les Républicains) de la Haute-Loire a déposé, avec deux de ses collègues, un amendement très attendu au sein du projet de loi d'urgence agricole. Le but : réintroduire plusieurs pesticides interdits en France dans certaines cultures (betterave, noisette…). Mais le gouvernement n'y est pas favorable.
Une étude menée pendant dix ans sur neuf sites expérimentaux en France montre qu'une agriculture sans pesticides peut approcher les rendements des cultures conventionnelles. Variétés plus résistantes, travail du sol, bandes fleuries… Au milieu des plaines picardes, des scientifiques de l'Inrae testent de nouvelles recettes.
4 000 personnes se sont rassemblées à Rennes dimanche pour défendre l’eau, à l’appel d’un collectif d’associations et d’ONG environnementales. En toile de fond, le blocage par certains syndicats agricoles d’une mesure inédite en matière de protection de la ressource face aux pesticides. Vert s’est rendu dans la capitale bretonne.
Dans une lettre ouverte au gouvernement, la conférence nationale des unions régionales des professionnels de santé met en avant la menace que représente la pollution de l’eau potable par les pesticides, les PFAS et les microplastiques. La Fondation pour la recherche médicale interpelle également les pouvoirs publics sur la nécessité de tenir compte des liens entre santé et environnement
La conférence des Unions régionales des professionnels de santé libéraux s’alarme sur la pollution chimique – pesticides, Pfas, microplastiques – qualifiée de «menace systémique», qui a conduit 19 millions de personnes à consommer au moins une fois de l’eau non conforme en France en 2024.
Le gouvernement wallon a validé, jeudi, sa trajectoire de réduction de l'usage des produits phytopharmaceutiques (PPP) dans les zones les plus sensibles en termes de ressources en eau et de santé.
Le magazine Imagine, membre du collectif Kiosque, a consacré un dossier sur les pesticides en Belgique, en tête des pays européens les plus consommateurs et exportateurs de produits phytosanitaires. Pourtant, les alternatives existent bel et bien. Quels sont les freins au changement ? Laure De Hesselle, journaliste au Magazine Imagine, Philippe Baret, ingénieur agronome, directeur de recherche à Sytra (UCLouvain), Virginie Pissoort, chargée de plaidoyer chez Nature et Progrès et Philippe Jacques, biochimiste, président du labo TERRA de Gembloux agro-biotech (ULg) faisaient le point dans Tendances Première.
Chemical Interests - publication en avant-première des ventes de pesticides de synthèse 2024 en France : les ventes ne baissent pas malgré les diminutions "voulues" par les gouvernements avec 40,7 tonnes, pile dans la moyenne depuis 2020 qui se trouve à 41 t (hors pesticides autorisés en agriculture biologique et hors cuivre et soufre). Le Glyphosate reprend sa place de leader historique loin devant le Prosulfocarbe qui était passé en tête en 2022 : il représente 20% des ventes en 2024 et le Prosulfocarbe 14%.
Lutte contre les pesticides: des citoyens et acteurs de la société civile ont organisé leur États généraux! A l’avant veille de la restitution des États généraux de protection des cultures organisés par la ministre de l’Agriculture Anne-Catherine Dalcq, des citoyens inquiets des risques des pesticides, des acteurs de la santé, de l'environnement, de l'agriculture, de l’économie, de la recherche, …se sont réunis à Namur ce 20 mai, avec la volonté d’unir leurs forces et de joindre leurs disciplines dans la lutte contre les pesticides.
Avec 800 000 tonnes d’excédents de patates, la Belgique avait-elle besoin d’une dérogation d’urgence pour un insecticide génétique ? Non, disent des associations, qui s’inquiètent de ce produit pouvant rendre des gènes silencieux.
L’association de défense des consommateurs Foodwatch a appelé l’Union européenne à revoir son projet sur la sécurité alimentaire et les contrôles de pesticides, après avoir décelé des substances interdites dans des aliments importés de pays tiers, au-delà des limites tolérées.
L’association Foodwatch a mené une enquête sur 64 produits importés en France, en Allemagne, en Autriche et aux Pays-Bas. Sur 15 produits testés en France, 12 présentent des résidus de pesticides dont l’utilisation est interdite en Europe.
Ce mardi, l’association Foodwatch dévoile que 80% des produits qu’elle a testés contiennent des pesticides interdits dans l'UE. Des épices Ducros aux thés Lipton, elle exige le rappel immédiat de ces aliments et une meilleure régulation.
Alors que les industriels de l’agrochimie pressés de pénétrer le marché européen avec leur nouveau pesticide à ARN interférent n’ont pas attendu l’approbation européenne pour demander en Belgique une dérogation d’urgence, Nature & Progrès Belgique et POLLINIS attaquent cette autorisation devant le Conseil d'État belge. Cette action vise à faire annuler l’autorisation d’urgence du Calantha, un insecticide génétique d’un genre nouveau, dont les risques environnementaux (à long terme) n’ont pas été évalués. Cette procédure constitue un rempart démocratique essentiel contre une décision publique qui fait l’impasse sur la sécurité environnementale.
Aardappelboeren in België mogen een nieuw soort genetisch pesticide gebruiken dat nog niet is goedgekeurd door Europa. Het gaat om Calantha, dat de eiwitproductie van de Coloradokever verstoort en zo veel gerichter zou werken dan traditionele chemische pesticides. Volgens de sector kan het een oplossing zijn voor het vervuilde drinkwater in West-Vlaanderen, maar milieuverenigingen zien het anders. Die stappen naar de rechter.
Cadmium, PFAS, pesticides toxiques… En 2026, plus que jamais, nos dirigeant·es ont choisi les industriels au détriment de notre santé et de l’environnement. Pour répondre à l’intoxication des corps et des débats, Vert a l’ambition de créer une équipe inédite qui mêlera journalistes, scientifiques et citoyen·nes. On vous raconte.
Une équipe espagnole a repéré la signature moléculaire d’un herbicide dans les tumeurs de patients de moins de 50 ans, une population dans laquelle les cancers colorectaux sont en croissance rapide. Une approche novatrice qui remet en cause les protocoles réglementaires d’autorisation et la surveillance des pesticides.
Alors que Vert enquête depuis des mois sur ce métal lourd cancérogène, nous avons décidé de faire tester les journalistes de notre rédaction, ainsi que leurs enfants. Voici ce que révèlent nos résultats.
Pesticides, PFAS, substances pharmaceutiques… la nappe phréatique du Rhin supérieur abrite un cocktail de polluants chimiques, selon un rapport publié jeudi. Si l’agriculture productiviste et les industries sont les principales responsables, les rejets des stations d’épuration sont aussi pointées du doigts.
En 2025, au moins 421 substances actives étaient autorisées en Europe, dont 267 en Belgique. Et, si ces substances sont autorisées, on peut légitimement penser qu'il n'y a aucun risque pour notre santé. Malheureusement, c'est un peu plus compliqué que ça, et c'est ce que dénonce notamment la Société Scientifique de Médecine Générale (SSMG), qui représente et conseille les médecins généralistes francophones de Belgique. Alors, aujourd'hui, on fait le point. Quel est l'état de la connaissance scientifique quant aux liens entre santé humaine et pesticides ? On en parle avec Céline Bertrand, spécialiste en santé environnementale à la SSMG. (Sans oublier, c'est promis, de parler des solutions.)
Pesticides, PFAS, substances pharmaceutiques… la nappe phréatique du Rhin supérieur abrite un cocktail de polluants chimiques, selon un rapport publié jeudi. Si l’agriculture productiviste et les industries sont les principales responsables, les rejets des stations d’épuration sont aussi pointés du doigts.
Autoriser dans l'Hexagone des pesticides non approuvés par l'UE. C'est le choix fait par le gouvernement français, deuxième pays d'Europe à accorder le plus de dérogations. « Basta! » a identifié plusieurs substances actives.
Le nombre d’enfants atteints de cancers en France augmente de manière continue. D'autres pathologies infantiles graves – malformations, troubles du neurodéveloppement, diminution du quotient intellectuel – suivent la même tendance. Les pesticides sont de plus en plus pointés du doigt par la communauté scientifique. Pourtant, la France reste le premier consommateur européen et le troisième au niveau mondial. Face à ce paradoxe, médecins, victimes et citoyens décident d'agir.
Retardateurs de croissance : des pesticides aux effets sanitaires dévastateurs, massivement utilisés depuis des décennies, mais pourtant largement ignorés. Après les fongicides et les herbicides, les retardateurs croissance sont les pesticides les plus utilisés en France, avant même les insecticides. Le plus emblématique est le Chlorméquat Chlorure.
Dans une tribune, 18 scientifiques appellent à protéger les pollinisateurs, menacés par les pesticides. À l'origine de cette initiative, Bertrand Schatz revient sur le fossé qui se creuse entre science et décisions politiques.
Jeudi, le réseau d'associations écologistes a annoncé avoir déposé un recours devant le tribunal administratif de Paris pour obliger l'État français à protéger les captages d'eau potable. Plus de 14 000 de ces infrastructures ont fermé depuis 1980, en partie à cause des pollutions croissantes de la ressource.
À contre-science. Dans ce livre concis et percutant, l'écologue Philippe Grandcolas revient sur l'explosion des attaques contre la science durant les débats sur la loi Duplomb, à l'été 2025. Le chercheur remet à plat les «fausses informations» sur les pesticides, sur les agences publiques, sur les bassines…
Reporterre a mis au point un moteur de recherche pour consulter l’exposition aux pesticides de votre voisinage. 183 substances dangereuses ont été cartographiées sur l’ensemble du territoire métropolitain.
Plusieurs études mettent en évidence les conséquences néfastes de certains antiparasitaires donnés à nos animaux domestiques pour les protéger des puces, tiques et autres insectes. S’il peuvent parfois se révéler nécessaires, ces produits à base de pesticides ne doivent pas être utilisés de manière automatique, alertent les spécialistes.
Attaquées par les populistes en France et en Europe, les règlementations ciblant les pesticides, les Pfas ou les particules fines sont pourtant vitales, rappelle le porte-parole de l’association Générations futures, François Veillerette.
Indignés par l’inaction des pouvoirs publics face aux ravages de l’agro-industrie et de la pollution, la fondatrice du collectif Cancer colère et le toxicologue prônent l’action collective et l’éducation populaire pour défendre la santé, l’environnement et la science.
L’importateur de ces substances interdites en France, ainsi que plusieurs de ses clients, ont été reconnus coupables par le tribunal de Marseille. Des aliments traités avec ces produits se retrouvaient dans les rayons de supermarchés.
Dans une tribune au « Monde », plus de 700 scientifiques, personnalités politiques et membres de la société civile insistent, en amont du One Health Summit, qui se tiendra à Lyon le 7 avril, sur l’urgence à mettre en place une règlementation européenne ambitieuse sur la question des pesticides.
Laurent Duplomb a franchi un cap dans la désinformation. Le sénateur a affirmé à tort que l’avis du Conseil d’État sur sa nouvelle proposition de loi était positif, au mépris des faits.
Près de 140 organisations et personnalités politiques appellent à rejoindre la manifestation «Printemps bruyant», qui s'élancera samedi à 14 heures dans le centre de la capitale. Un an après sa première édition, cette marche festive espère rassembler dans le sillage de la mobilisation contre les lois Duplomb.
Une alerte sanitaire avait été lancée dès 2018. En 2025, deux associations environnementales, qui alertent sur la situation depuis des années, ont porté plainte.
Des scientifiques français·es et péruvien·nes ont cartographié les zones les plus exposées aux pesticides du Pérou, et identifié tous les clusters de cancers. Une corrélation entre les deux a permis de conclure à un lien «solide» entre ces produits agricoles et le risque supplémentaire de maladie.
Des chercheurs français ont développé un modèle superposant l’accumulation de pesticides sur le territoire du Pérou et les clusters de cancer. Dans plus de 400 zones, ils montrent une « association robuste » entre ces produits et le surrisque de maladie.
Dans une étude publiée ce mercredi 1er avril par «Nature Health», des chercheurs ont identifié dans le pays d’Amérique latine des zones exposées à des pesticides non classés cancérogènes pour les comparer aux registres locaux de la pathologie.
Une nouvelle étude scientifique, publiée dans Nature Health, révèle un lien solide entre l’exposition aux pesticides agricoles présents dans l’environnement et le risque d’apparition de cancers. En combinant des données environnementales, des registres nationaux du cancer et des analyses biologiques, les chercheurs de l’IRD, de l’Institut Pasteur, de l’Université de Toulouse et de l’Instituto Nacional de Enfermedades Neoplásicas (INEN) du Pérou ont mis en lumière pour la première fois comment des expositions aux pesticides peuvent contribuer au développement de certains cancers
Des herbicides, insecticides et fongicides sont présents dans l’air sur l’ensemble du territoire, y compris en zone urbaine, selon les mesures publiées par Atmo France, qui fédère les associations de surveillance de la qualité de l’air.
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