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systémique
Pour réduire les déchets, les politiques publiques misent de plus en plus sur les sciences comportementales, comme les « nudges » (dispositifs de suggestion). Cette idée est séduisante, mais elle déplace la responsabilité d’un problème systémique vers les individus. Les défauts de tris et autres dépôts sauvages sont alors souvent requalifiés comme de « mauvais comportements ». Le problème de cette approche ? Elle invisibilise les déterminants matériels, sociaux et politiques de la production des déchets.
Data group forecasts deficit of 10mn tonnes by 2040, equivalent to nearly one-third of current global demand
Un nouveau rapport international tire la sonnette d’alarme. Derrière des constats déjà connus, une menace plus vaste se dessine : celle d’un enchaînement de crises environnementales étroitement liées et beaucoup plus difficile à enrayer qu’on ne l’imaginait. Les scientifiques y voient un moment charnière, peut-être l’un des derniers avant un basculement global.
Une photo publiée mi-novembre par le groupe paramilitaire néonazi russe Rusich, déployé sur le front ukrainien, montrant l’un de ses membres devant trois cadavres de soldats ukrainiens est révélatrice des crimes de guerre systémiques.
Arthur Keller, expert des risques systémiques et de la résilience, intervient sur la chaîne Académie du Climat pour expliquer pourquoi nos stratégies d’atténuation et d’adaptation ne suffisent plus face aux disruptions écologiques et sociales qui arrivent. Il analyse les verrouillages institutionnels, la difficulté de repenser le droit, l’impact des réseaux sociaux et des élites économiques, ainsi que le risque de rupture majeure de nos sociétés dans les prochaines décennies. Arthur Keller insiste sur la nécessité d’anticiper les chocs systémiques et de préparer de véritables canots de sauvetage plutôt que de croire que de simples ajustements suffiront. Une intervention essentielle pour comprendre l’effondrement potentiel de notre modèle et la nécessité d’une transformation profonde.
Dans cette deuxième partie d’entretien, il prolonge son analyse des dynamiques d’effondrement et interroge ce que pourrait signifier vivre autrement dans un monde de moins.
Raphaël Stevens est un chercheur belge travaillant à l'Institut Momentum à Paris. Il étudie l'effondrement sociétal et le renouveau systémique. Il est co-auteur avec Pablo Servigne de l'ouvrage fondateur « Comment tout peut s'effondrer », qui a introduit le concept de collapsologie. Il est titulaire d'un diplôme en éco-conseil et d'un master en sciences holistiques du Schumacher College. Ses travaux relient science et engagement civique par le biais de conférences, d'écrits, d'ateliers et de militantisme. Il se concentre sur la communication des risques et la promotion de réponses pertinentes face à l'effondrement écologique et à la volatilité sociopolitique.
Le conférencier Arthur Keller était à Thiers la semaine dernière. En plus d'une conférence grand public, il a fait plancher les élus et agents de la communauté de communes sur la préparation aux risques systémiques. J'ai fait la petite souris pour observer l'atelier...
Accrochez-vous à une révélation captivante : Olivier Hamant explore comment la société, gouvernée par la performance, peut être mise en question à travers des exemples saisissants tels que le blocage du canal de Suez et l'effet rebond des frigos. Sommes-nous vraiment sur la bonne voie en cherchant à performer tout le temps ?
Cette crise, je le crains, sera systémique, inéluctable et impossible à diversifier, car elle reposera sur la concomitance explosive de deux facteurs : une dette publique des États-Unis devenue probablement insoutenable et la fragilité du dollar lui-même, pilier vacillant du système financier international. Ces deux facteurs pourraient être corrigés, mais la rhétorique de Donald Trump est fondée sur une fuite en avant cherchant la croissance économique dans de futures baisses d’impôt, et donc une augmentation de la dette publique des États-Unis. Une crise financière est donc inéluctable.
Le Future Risks Report explore les risques auxquels nous pourrions être confrontés à l'avenir. Ce rapport s’appuie sur les conclusions d’une enquête annuelle menée auprès de 3 600 experts issus de 57 pays et 23 000 personnes représentatives de la population dans 18 pays, les invitant à classer les 10 principaux risques du futur, en fonction de leur impact potentiel sur la société pour les cinq à dix prochaines années.
Si, en Europe, les particuliers vont pouvoir continuer à bénéficier de mises à jour pendant un an au moins, les directeurs informatiques s’inquiètent des coûts financiers et écologiques de la migration vers Windows 11, que Microsoft pousse à marche forcée.
J’ai découvert avec un immense intérêt le podcast “Faire Face” de l’association Adrastia en écoutant l’interview de Yamina Saheb par Bastien Roulot il y a quelques semaines. Docteur en énergétique, ancienne analyste politique senior à l’Agence internationale de l’énergie, elle est aujourd’hui chercheuse et consultante indépendante spécialisée et a cofondé le Laboratoire Mondial des Sobriétés. Autrice principale du rapport du GIEC sur l’atténuation du changement climatique (Groupe de travail III, 2022), elle a contribué à faire entrer le concept de sobriété dans les politiques climatiques internationales.
Il est aujourd’hui l’une des voix incontournables de la pensée systémique appliquée à la soutenabilité et à la résilience dans un monde en bouleversement écologique. Arthur Keller est un expert reconnu, conférencier, enseignant, formateur, consultant et auteur. Il nous aide à appréhender de façon pragmatique les bouleversements en cours et ceux qui se profilent, ainsi que leurs implications pour nos sociétés. Dans cet épisode, nous explorons l’approche systémique, les limites du système Terre et les conséquences possibles de basculements sociétaux. Nous questionnons aussi la transformation de notre économie et la pertinence de la transition écologique face à l’ampleur des dynamiques. Bonne écoute !
L’ordre économique des États-Unis se fonde sur le marché et l’initiative individuelle, où la protection sociale est minimale et le salut recherché dans l’effort personnel. Ce capitalisme brut, mêlant étouffement et dynamisme, engendre un darwinisme social et économique féroce. Tout y est éphémère, instantané, sans cesse réinventé, tel un marché permanent où l’échec est un tremplin et la réussite un amplificateur. Ceux qui y ont vécu reconnaissent cette fragilité structurelle, loin de la robustesse apparente.
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