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juillet 2026

Il fut un temps où l’on parlait des vagues de chaleur marines comme d’événements dignes d’un fait divers océanographique. Un pic de température ici, une anomalie là, quelques années séparant deux épisodes remarquables. Ces phénomènes intriguaient les scientifiques sans véritablement inquiéter le grand public. Mais cette époque semble bel et bien révolue. En plein cœur de l’été, alors que nos plages accueillent les baigneurs et que la Méditerranée affiche des températures records, une réalité bien plus vaste se joue dans les profondeurs. Ce que l’on croyait rare est devenu récurrent, et ce que l’on jugeait exceptionnel s’installe désormais comme une nouvelle normalité. Plongeons ensemble dans cette transformation aussi discrète que spectaculaire.
Les océans mondiaux viennent de connaître leur mois de juin le plus chaud jamais enregistré, avec une température moyenne de 20,98°C selon le service Copernicus de l’UE. Et ce n’est peut-être que le début : l’arrivée d’un épisode El Niño potentiellement puissant pourrait pousser les températures encore plus haut dans les mois à venir.
Le Pacifique tropical ou la Méditerranée viennent de connaître leur mois de juin le plus chaud jamais observé et pourraient battre de nouveaux records en 2026, sous l’effet combiné d’El Niño et du réchauffement climatique, a annoncé ce mercredi l’observatoire européen Copernicus Marine.
European scientists warn of consequences for weather patterns, the global climate and marine life
Les océans mondiaux viennent de connaître leur mois de juin le plus chaud jamais observé et pourraient battre de nouveaux records en 2026, sous l'effet combiné d'El Niño et du réchauffement climatique, a annoncé mercredi l'observatoire européen Copernicus Marine.
La vague de chaleur est terminée. En mer aussi, la situation est préoccupante. La Méditerranée enregistre en ce moment des températures de surface jusqu’à 8 degrés au-dessus des normales, avec des conséquences directes sur les écosystèmes marins.

juin 2026

Les calottes glaciaires polaires jouent un rôle très important dans la régulation du niveau des mers à l’échelle mondiale. Leur stabilité dépend de conditions climatiques et océaniques très précises. Certaines régions de l’Antarctique sont aujourd’hui observées avec une attention particulière en raison de leur sensibilité au réchauffement. Les modèles climatiques permettent d’explorer des scénarios possibles d’évolution à long terme. Cependant, ces résultats comportent toujours une part d’incertitude. Ils ne doivent pas être interprétés comme des prédictions certaines mais comme des projections physiques plausibles.
Nearly every indicator of climate change is flashing red. But we still hold the tools available to bring the planet back into balance
Global effort needed to limit effects of pollution, industrial fishing and climate crisis, World Ocean Assessment says
Les coquilles se dissolvent en temps réel. Ce n’est pas une métaphore, ni une projection à l’horizon 2100. Des chercheurs de la NOAA ont observé des ptéropodes, ces minuscules escargots marins qui constituent la base de nombreuses chaînes alimentaires — dont les coquilles présentaient des piqûres et des signes d’érosion active dans le Pacifique Nord, là même où les eaux sont aujourd’hui les plus corrosives. « The shells are already dissolving » : c’est le constat, lapidaire, d’une chercheuse en océanographie de la NOAA lors d’une conférence de presse. Pas un avertissement. Un bilan.

mai 2026

Les prévisions du GIEC sur la montée des eaux d’ici 2100 sont peut-être encore trop optimistes. Une étude majeure de l’Université du Maryland, publiée dans Nature Geoscience, révèle que les modèles climatiques actuels ignorent un facteur crucial : le système circulatoire des océans. En fondant, les plateformes de glace de l’Antarctique libèrent de l’eau douce qui modifie les courants marins et déclenche une réaction en chaîne auto-entretenue. Cette boucle de rétroaction dynamique pourrait contribuer autant à l’élévation du niveau de la mer que le réchauffement atmosphérique direct, menaçant plus de 680 millions d’habitants dans les zones côtières.
L’été approche et nos océans sont déjà en train de bouillir. Alors que les températures de surface des mers frôlent des seuils historiques en ce printemps, les météorologues européens tirent la sonnette d’alarme : le redouté phénomène climatique El Niño est sur le point de faire son grand retour. Couplée aux émissions continues de gaz à effet de serre, cette colossale anomalie thermique du Pacifique pourrait bien transformer l’année prochaine en un brasier planétaire inédit, multipliant les sécheresses et les désastres météorologiques.
Avril 2026 sur le podium des mois les plus chauds. Alerte pour les mers et la banquise.
+5 à +6 °C au-dessus des normales saisonnières. C’est l’anomalie thermique enregistrée par le Copernicus Marine Service sur certaines zones du bassin méditerranéen en ce printemps 2026. Une vague de chaleur marine s’est enclenchée dès fin avril, avec des anomalies positives supérieures à +3 °C sur l’ensemble du bassin occidental. Mais par endroits, notamment du Golfe du Lion à la mer Ligure, les écarts de température à la moyenne dépassent les +5 °C sur de vastes zones. Ce n’est pas la météo d’un mois de mai. C’est le portrait d’une mer en train de changer d’identité.
En analysant plusieurs décennies de données de températures océaniques, des climatologues ont découvert que près de 10 % de l’élévation mondiale du niveau de la mer depuis 2016 pourrait être attribuée au réchauffement des grands fonds marins. Si le bilan moyen du niveau de la mer était relativement stable avant cette date, un déséquilibre est apparu par la suite et pourrait s’expliquer par la chaleur ajoutée par les eaux situées à plus de 2 000 mètres de profondeur.

avril 2026

Les signes d'un super El Niño sont de plus en plus évidents : dans la zone équatoriale de l’océan Pacifique, le réchauffement de l'eau en profondeur est exceptionnel en avril 2026, et cela ne va pas tarder à atteindre la surface d'ici quelques semaines. Quelles régions du monde sont les plus à risque de forte chaleur si l'on se fie à ce qui s'était passé lors du précédent super El Niño ?
Des scientifiques viennent de résoudre un mystère qui agace la communauté océanographique depuis des décennies. La surface des océans, pourtant saturée d’oxygène, émet en permanence du méthane dans l’atmosphère. Un paradoxe complet : pendant des années, les chercheurs ont été déconcertés par cette contradiction, les eaux de surface océaniques, riches en oxygène, libèrent régulièrement du méthane, alors que ce gaz est habituellement produit dans des environnements sans oxygène, comme les zones humides ou les sédiments profonds. Une étude publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences le 15 avril 2026 vient de trancher : le coupable est microscopique, et la dynamique qu’il enclenche est autrement plus préoccupante que le mystère lui-même.
The critical Atlantic current system appears significantly more likely to collapse than previously thought after new research found that climate models predicting the biggest slowdown are the most realistic. Scientists called the new finding “very concerning” as a collapse would have catastrophic consequences for Europe, Africa and the Americas.
La température à la surface des océans a été, en mars 2026, la deuxième plus élevée jamais enregistrée pour un mois de mars alors qu'une transition vers des conditions de type El Niño est attendue dans les prochains mois.
Le bulletin de Copernicus pour le mois de mars 2026 a mesuré des températures moyennes un dixième de degré en dessous du record de mars 2024, signant le probable retour du phénomène climatique associé au réchauffement périodique des eaux d’une partie du Pacifique.

mars 2026

Entre réchauffement des océans, fonte accélérée des glaces et déséquilibre énergétique croissant, les scientifiques pointent une aggravation rapide et durable du dérèglement climatique.
Le climat a accéléré sa course. Nous nous rapprochons des points de bascule susceptibles de provoquer des changements brutaux. Les travaux récents montrent que certains de ces seuils pourraient être atteints entre 1,5 °C et 3 °C de réchauffement, entraînant des transformations abruptes et irréversibles des écosystèmes, des forêts, des océans, et, avec eux, des sociétés humaines.
Une onde de choc parcourt la communauté scientifique après la publication d’une étude dévastatrice dans la revue Nature. Pendant des décennies, les modèles climatiques mondiaux se seraient appuyés sur une base de calcul erronée, sous-estimant le niveau réel des océans de près de 30 centimètres. Ce « petit » décalage technique, surnommé l’angle mort méthodologique, cache une réalité brutale : la menace qui pèse sur nos côtes est bien plus immédiate et massive que ce que les gouvernements ont planifié jusqu’ici.
C’est un « angle mort » aux « conséquences considérables ». La montée du niveau des océans est sous-estimée d’environ 0,3 mètre en moyenne, selon une étude de deux chercheurs de l’Université de Wageningue aux Pays-Bas publiée mercredi 4 mars dans la revue Nature. À plusieurs endroits comme les régions d’Asie du Sud-Est et du Pacifique, déjà très exposées aux inondations et au risque de submersion, les écarts pourraient même atteindre 1 à 1,5 mètre.

février 2026

Une étude publiée le 25 février dans Nature Ecology & Evolution et relayée par The Guardian met en lumière les conséquences du réchauffement chronique des océans sur la vie marine. Les chercheurs estiment que les populations de poissons diminuent en moyenne de 7,2 % pour chaque hausse de 0,1 °C par décennie de la température des fonds marins dans l’hémisphère nord.
Des changements brusques pourraient entraîner une cascade d’interactions entre sous-systèmes qui orienteraient la planète vers un réchauffement extrême et une élévation du niveau de la mer. Les scientifiques affirment que plusieurs systèmes terrestres critiques semblent plus proches de la déstabilisation qu’on ne le pensait auparavant. Cela expose la planète à un risque accru de suivre une trajectoire de « serre chaude » entraînée par des boucles de rétroaction qui peuvent amplifier les conséquences du réchauffement climatique.

janvier 2026

Face à l’urgence écologique, l’inaction est souvent justifiée par nos biais cognitifs individuels. Mais cette lecture psychologisante occulte l’essentiel. Des causes politiques, économiques et sociales sont à l’œuvre dans l’effondrement du vivant actuel. On le verra à travers l’exemple des océans et des milieux marins.
The world's oceans absorbed a record amount of heat in 2025, an international team of scientists said Friday, further priming conditions for sea level rise, violent storms, and coral death.
Les océans du globe sont bien plus que de vastes étendues d’eau : ils sont les grands régulateurs du climat terrestre. Pourtant, les dernières recherches scientifiques montrent qu’en 2025, ces « réservoirs naturels » ont atteint un niveau record de chaleur, accumulant chaque seconde une énergie équivalente à douze bombes atomiques d’Hiroshima. Cette tendance n’est pas un événement isolé, mais la neuvième année consécutive d’un réchauffement massif qui pourrait transformer nos mers, nos côtes et notre climat.
C’est la neuvième année d’affilée que le record précédent est battu, d’après une étude publiée ce vendredi 9 janvier. Ce phénomène affaiblit les écosystèmes marins et aggrave les catastrophes climatiques.

décembre 2025

Chaque respiration que vous prenez doit davantage aux océans qu’aux arbres. Et au cœur de ce miracle invisible se trouvent des créatures que vous ne verrez jamais à l’œil nu, mais qui façonnent le climat de notre planète depuis des millions d’années. Plus petits qu’un grain de poussière, ils capturent chaque année 1,5 milliard de tonnes de CO₂ et construisent les archives climatiques de la Terre, grain de craie par grain de craie. Pourtant, le changement climatique pourrait les faire disparaître avant même que le grand public ne connaisse leur existence.
Les océans polaires libéraient autrefois des quantités massives de gaz à effet de serre. Des chercheurs viennent de découvrir que ce mécanisme oublié pourrait se réactiver et accélérer dramatiquement le réchauffement de la planète. les détails de l’étude sont publiés dans la revue Nature Geoscience.
Si mers et océans fonctionnaient comme une immense baignoire, l’eau s’élèverait partout de la même façon. Ce n’est pas ce qui se passe, du fait notamment de la gravité et du rôle du manteau terrestre.

novembre 2025

Entre 2010 et 2019, vingt grands dauphins communs se sont échoués sur les rives de l’Indian River Lagoon en Floride. Lorsque les chercheurs ont analysé leur cerveau, ils ont découvert bien plus qu’une simple tragédie marine. Ces cétacés présentaient des lésions cérébrales caractéristiques de la maladie d’Alzheimer, accompagnées d’une concentration alarmante de neurotoxines directement liée aux proliférations d’algues que le changement climatique rend de plus en plus fréquentes. Cette découverte établit un lien inquiétant entre réchauffement des océans, santé animale et risques potentiels pour l’humain, car ce qui affecte ces sentinelles de l’environnement marin pourrait bien nous concerner également.
Les océans nous permettent de respirer, absorbent le CO2 et régulent le climat mais aujourd’hui ils sont en danger. Le réchauffement des océans impacte la biodiversité marine mais aussi les phénomènes météorologiques extrêmes.

octobre 2025

Invisible à l’œil nu mais indispensable à la vie sur Terre, Prochlorococcus règne silencieusement sur nos océans depuis des millions d’années. Cette cyanobactérie marine, plus petite qu’un virus mais plus puissante qu’une centrale électrique biologique, vient pourtant de révéler sa talon d’Achille dans une étude qui bouleverse nos certitudes sur l’avenir des écosystèmes marins. La découverte est troublante : l’organisme qui produit un tiers de l’oxygène que nous respirons pourrait être beaucoup plus fragile face au réchauffement climatique qu’on ne l’imaginait.
Les scientifiques alertent face à la métamorphose chimique que subit le grand bleu. Un «processus silencieux et invisible», mais très grave.
La concentration de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère a connu l’an dernier sa plus forte hausse depuis 1957, a alerté mercredi l’Organisation météorologique des Nations unies (OMM). En cause, l’augmentation continue des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine, qui affaiblit la capacité des forêts et des océans à absorber le carbone.
Un rapport signé par 160 scientifiques, publié lundi, alerte sur la « crise sans précédent » rencontrée par les récifs coralliens d’eau chaude.
Issus à 99 % du pétrole, les plastiques alimentent la crise écologique et climatique tout au long de leur cycle de vie. Derrière l’image trop familière des déchets qui polluent les rivières puis les océans, la production et le recyclage des plastiques sont aussi source d’émissions considérables de gaz à effet de serre, de quoi compromettre les efforts mondiaux de réduction des émissions. Surtout, les plastiques, un débouché du pétrole, entretiennent la dépendance de l’économie aux énergies fossiles. Le risque serait qu’ils deviennent la planche de salut des industriels de la pétrochimie à l’occasion de la COP30 sur le climat, qui se déroulera du 10 au 21 novembre 2025, à Belem, au Brésil.

septembre 2025

Le service européen Copernicus publie ce mardi son grand rapport annuel sur l'état de l'océan. Produite par plus de 70 scientifiques, cette évaluation mondiale alerte sur la crise écologique multiforme qui touche les mers en chaque point de la planète.
Pendant trois décennies, les océans de notre planète ont secrètement gagné du terrain sur les continents. Une équipe de scientifiques de Hong Kong vient de déchiffrer ce processus invisible grâce à une technologie révolutionnaire, révélant des données alarmantes qui redéfinissent notre compréhension de la montée des eaux. Leurs conclusions, publiées dans les Actes de l’Académie nationale des sciences, exposent un mécanisme d’une ampleur insoupçonnée qui menace directement l’avenir de nos côtes.
Après le climat, la biodiversité, le cycle de l'eau ou encore la pollution chimique, l'acidification des océans est désormais en zone rouge. Et ce n'est pas une surprise : c'est ce qu'indiquait déjà une étude publiée au mois de juin cette année. Bien évidemment, c'est loin d'être une bonne nouvelle. 🌊 L'océan nous rend de nombreux services vitaux. Parmi eux, celui d'absorber 1/4 du CO2 que nous émettons dans l'atmosphère. Mais cela a un coût : plus l'océan absorbe de dioxyde de carbone, plus il devient acide.
Dans le cadre de différents scénarios de réchauffement global, les bactéries du genre Prochlorococcus pourraient fortement diminuer dans la zone euphotique des océans. Suivant l’intensité du phénomène, il pourrait s’agit d’une véritable catastrophe, dans la mesure où ces bactéries produisent environ un cinquième de l’oxygène disponible sur notre planète.
Les populations de Prochlorococcus, un phytoplancton microscopique qui produit 10 % de l’oxygène de la planète et nourrit nombre d’espèces marines, pourraient chuter de moitié dans les océans tropicaux d’ici à 2 100 et de plus d’un tiers à l’échelle mondiale, selon une étude.
C’est l’organisme marin qui participe le plus à la photosynthèse, qui permet de libérer de l’oxygène dans l’atmosphère, mais sa population pourrait baisser avec le réchauffement des océans. Le 8 septembre, une étude publiée dans la revue Nature Microbiology indique que la hausse de la température des eaux marines mènerait à une réduction du nombre de cyanobactéries appelées prochlorococcus. Présents dans plus de 75 % des eaux de surface du globe, ces organismes réalisent 5 % de la (…)

août 2025

Scientists say ‘shocking’ discovery shows rapid cuts in carbon emissions are needed to avoid catastrophic fallout
The Atlantic meridional overturning circulation (AMOC) is an important tipping element in the climate system. There is a large uncertainty whether the AMOC will start to collapse during the century under future climate change, as this requires long climate model simulations which are not always available. Here, we analyze targeted climate model simulations done with the Community Earth System Model (CESM) with the aim to develop a physics-based indicator for the onset of an AMOC tipping event. This indicator is diagnosed from the surface buoyancy fluxes over the North Atlantic Ocean and is performing successfully under quasi-equilibrium freshwater forcing, freshwater pulse forcing, climate change scenarios, and for different climate models. An analysis consisting of 25 different climate models shows that the AMOC could begin to collapse by 2063 (from 2026 to 2095, to percentiles) under an intermediate emission scenario (SSP2-4.5), or by 2055 (from 2023 to 2076, to percentiles) under a high-end emission scenar
Des changements brusques pourraient faire monter les océans de plusieurs mètres et entraîner des « conséquences catastrophiques le futur»
La France a traversé une vague de chaleur exceptionnelle. Le GIEC et Jean Jouzel préviennent que les canicules s’intensifieront dans les prochaines décennies, et que nous décidons maintenant …
Our modelling of European fish species shows a patchwork of winners and losers as sea temperatures rise.
Alors que la Méditerranée enregistre des températures bien au-dessus des normales saisonnières, les vagues de chaleur marine deviennent de plus en plus fréquentes. Le chercheur en écologie marine Thierry Perez alerte sur les conséquences dévastatrices de ce phénomène sur les écosystèmes.
Assiste-t-on à une gélification des mers et des océans ? La méduse n’est pas la meilleure amie de l’homme mais celui-ci fait tout pour favoriser son développement.
Série d’été « Océan » 2/5 – Régulateur du climat mondial, l’océan absorbe chaleur et dioxyde de carbone, notamment celui émis par les humains depuis l’ère industrielle. Ce rôle vital est menacé par le réchauffement, l’acidification et la modification des courants. Que se passera-t-il si ce milieu cesse d’amortir nos excès ?

juillet 2025

À quelle hauteur la mer va-t-elle s’élever à cause du changement climatique ? Répondre simplement à cette question à l’échelle d’une commune littorale donnée n’a rien d’évident.
Les vagues de chaleur marine pourraient avoir conduit les océans de la planète à un point de basculement critique. Les scientifiques craignent que le réchauffement prolongé des océans ne devienne la "nouvelle normalité".
Depuis plusieurs années, la possible désintégration d’un pilier essentiel du climat mondial inquiète les chercheurs : la circulation méridienne de retournement de l’Atlantique, ou AMOC. Ce gigantesque système de courants océaniques joue un rôle clé en redistribuant la chaleur entre les tropiques et les pôles, influençant notamment le climat européen et le niveau des mers sur la côte est des États-Unis. Un effondrement de ce courant bouleverserait l’équilibre climatique mondial. Pourtant, une nouvelle étude publiée dans Science Advances révèle qu’un mécanisme inattendu pourrait offrir à l’AMOC une résistance plus grande qu’on ne le pensait.
L’océan est au cœur de l’actualité cette année avec notamment le Sommet de l’Océan qui s’est tenu en juin dernier à Nice. Romain Troublé est le directeur de la fondation 'Tara Océan' depuis plus de dix ans. Il livre son expérience de 20 ans d’exploration et d’observation dans "Aujourd’hui l’Océan, parcours d’un engagement" aux éditions Stock. C’est en devenant le père de Fleur et Nemo que Romain Troublé a senti l’urgence d’agir pour protéger les océans.
For decades, the surface of the polar Southern Ocean (south of 50°S) has been freshening—an expected response to a warming climate. This freshening enhanced upper-ocean stratification, reducing the upward transport of subsurface heat and possibly contributing to sea ice expansion. It also limited the formation of open-ocean polynyas. Using satellite observations, we reveal a marked increase in surface salinity across the circumpolar Southern Ocean since 2015. This shift has weakened upper-ocean stratification, coinciding with a dramatic decline in Antarctic sea ice coverage. Additionally, rising salinity facilitated the reemergence of the Maud Rise polynya in the Weddell Sea, a phenomenon last observed in the mid-1970s.

juin 2025

La crise climatique menace notre droit à la vie, a alerté lundi le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, au moment où un intense phénomène de canicule se poursuit dans le sud de l'Europe. "La hausse des températures, l'élévation du niveau de la mer, les inondations, les sécheresses et les incendies de forêt menacent nos droits à la vie, à la santé, à un environnement propre, sain et durable, et bien plus encore", a déclaré Volker Türk, lors d'une discussion sur le changement climatique devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève.
The Kenyan marine ecologist David Obura is chair of a panel of the Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services (IPBES), the world’s leading natural scientists. For many decades, his speciality has been corals, but he has warned that the next generation may not see their glory because so many reefs are now “flickering out across the world”.
Les modèles climatiques utilisés par le GIEC, même les plus avancés tels CMIP6, intègrent les puits de carbone, mais le font de manière très incomplète et largement idéalisée. Ces modèles incluent des composantes biogéochimiques du sol et océaniques qui simulent le cycle du carbone dans les océans à travers des processus tels que la photosynthèse du phytoplancton, la respiration, la reminéralisation, la sédimentation, et la circulation océanique profonde.
Despite working on polar science for the British Antarctic Survey for 20 years, Louise Sime finds the magnitude of potential sea-level rise hard to comprehend
L’Australie avait annoncé en 2023 offrir l’asile aux habitants de Tuvalu, un archipel du Pacifique où habitent 11 000 personnes et dont deux atolls sont déjà largement submergés par la montée des eaux. Un habitant sur trois de l'île cherche désormais à obtenir un visa climatique, selon un décompte obtenu par l'AFP.
Selon une soixantaine de chercheurs de renom, une dizaine d’indicateurs climatiques clefs sont dans le rouge.
Le changement climatique bouleverse notre planète à une vitesse inquiétante, mais un phénomène méconnu pourrait bien amplifier ses conséquences : les « rivières atmosphériques » en Antarctique. Ces longs rubans d’air chaud et humide, capables de parcourir des milliers de kilomètres, transportent une énorme quantité de vapeur d’eau vers les pôles. Selon une nouvelle étude internationale publiée dans Nature Communications, ces rivières pourraient doubler en nombre d’ici la fin du siècle, avec des impacts majeurs sur la stabilité des glaces antarctiques et, par conséquent, sur le niveau mondial des océans.
Les scientifiques ont déclaré aujourd’hui que les océans de la planète sont en plus mauvaise santé qu’on ne le pensait, tout en avertissant qu’une mesure clé montre que nous « manquons de temps » pour protéger les écosystèmes marins. L’acidification des océans, souvent appelée le « jumeau maléfique » de la crise climatique, est causée par l’absorption rapide du dioxyde de carbone par les océans, où il réagit avec les molécules d’eau, entraînant une baisse du pH de l’eau de mer. Elle endommage les récifs coralliens et d’autres habitats océaniques et, dans les cas extrêmes, peut dissoudre les coquilles des créatures marines.
Par temps clair, la marina de Plymouth offre une vue sur le port, au-delà de l’île de Drake – nommée d’après le fils le plus célèbre de la ville, Francis Drake – jusqu’à la Manche. Il est souvent possible d’apercevoir une multitude de navires, qu’il s’agisse de navires de la marine, de ferries, de petits bateaux de pêche ou de yachts. Ce que vous ne verrez peut-être pas à cette distance, c’est une grande bouée jaune qui oscille dans l’eau à environ six miles de la côte.
La question de la préservation des océans est sur toutes les lèvres lors de la conférence mondiale sur le sujet à Nice. Hausse des températures, disparition des coraux… voici sept infographies pour bien comprendre ce dont on parle.
Une étude néerlandaise estime que, en cas d’arrêt de l’AMOC, la circulation océanique qui régule le climat mondial et européen, le nord-ouest du Vieux Continent connaîtrait des températures hivernales chutant par endroits de 15 °C.
Recent simulations using the Community Earth System Model (CESM) indicate that a tipping event of the Atlantic Meridional Overturning Circulation (AMOC) would cause Europe to cool by several degrees. This AMOC tipping event was found under constant pre-industrial greenhouse gas forcing, while global warming likely limits this AMOC-induced cooling response. Here, we quantify the European temperature responses under different AMOC regimes and climate change scenarios. A strongly reduced AMOC state and intermediate global warming (C, Representative Concentration Pathway 4.5) has a profound cooling effect on Northwestern Europe with more intense cold extremes. The largest temperature responses are found during the winter months and these responses are strongly influenced by the North Atlantic sea-ice extent. Enhanced North Atlantic storm track activity under an AMOC collapse results in substantially larger day-to-day temperature fluctuations. We conclude that the (far) future European temperatures are dependent o
Éric Guilyardi est océanographe et climatologue, spécialiste de modélisation climatique. Il s’intéresse tout particulièrement au phénomène climatique El Niño. Il a été auteur principal du 5e rapport du GIEC et a contribué au 6e. Il anime également une réflexion sur l’éthique de l’engagement public des scientifiques. Ce grand entretien, mené par Benoît Tonson, est l’occasion de mieux comprendre les liens entre l’océan et le climat et de réfléchir à la place du scientifique dans les médias et plus généralement dans la société, au moment où se tient la troisième Conférence des Nations unies sur l’océan (Unoc 3) à Nice.
Au cœur de la conférence mondiale qui se déroule cette semaine à Nice, l’océan est un élément incontournable de notre système climatique. Tour d’horizon des impacts du dérèglement du climat sur les mers du globe, et des ressources qu’elles nous offrent pour lutter.
There’s frustration among researchers that falling pH levels in seas around the globe are not being taken seriously enough, and that until the buildup of CO2 is addressed, the consequences for marine life will be devastating
Depuis 1990, l’océan a absorbé 26% des émissions anthropiques de CO2 et la biosphère 30%, le reste s’accumulant dans l’atmosphère. Sans l’action de ces puits, la croissance du stock de CO2 atmosphérique aurait été bien plus rapide. Pour que les baisses d’émissions conduisent à la neutralité carbone, il est crucial qu’océan et biosphère continuent de retirer le CO2 de l’atmosphère.
Quand on parle de réchauffement climatique, on pense souvent à l’air qui se réchauffe. Mais c’est l’océan qui, grâce aux courants marins et aux propriétés exceptionnelles de l’eau, a jusqu’à présent absorbé frontalement une grande partie du réchauffement. Avec l’accélération du changement climatique, la perte de biodiversité et la pollution omniprésente, les observations océaniques sont indispensables pour évaluer et préserver la santé des océans.
The Ocean is essential to life on Earth, regulates the climate, supports rich biodiversity, sustains livelihoods, and inspires cultures and societies. However, unregulated human impacts are putting the Ocean and its ability to contribute to humanity at risk. The Starfish Barometer is a new initiative launched on World Ocean Day (8 June 2025) to provide a concise, science-based annual overview of the multiple dimensions of the Ocean through the lens of its interdependence with humanity. Each year, the Starfish Barometer will present a carefully curated selection of Ocean-related developments, chosen for their global significance and grounded in the most up-to-date scientific evidence, intended for a broad non-specialist audience. Rather than offering an exhaustive review, it will spotlight key aspects, robust, evidence-based, and reflective of major developments of the year. The Starfish Barometer emphasizes the two-way relationship between humanity and the Ocean: we impact its future, and it shapes ours. Its
La Conférence des Nations unies sur l’océan, qui se tient à Nice du 9 au 13 juin, va confier à une structure intergouvernementale une gigantesque boîte à outils destinée à mieux prévoir les impacts du changement climatique.
Sur l’île de La Réunion et dans l’archipel de Mayotte, les récifs coralliens ont été endommagés par les passages de cyclones cet hiver. Par endroit, tout a été détruit. Vert s'est rendu dans ces deux territoires de l’océan Indien, à la rencontre de celles et ceux qui tentent de sauver ces écosystèmes fragiles.
Afin de débarrasser l’atmosphère terrestre du CO₂ accumulé sous l’effet de l’action humaine, experts et entreprises veulent augmenter les capacités d’absorption de l’océan. Les océanographes, réunis en amont de la Conférence des Nations unies sur l’océan (UNOC), qui se tiendra à Nice, du 9 au 13 juin, restent très méfiants.
Pour absorber les émissions de gaz à effet de serre incompressibles, certains scientifiques et start-ups souhaitent accélérer le stockage du carbone dans l'océan, en y ajoutant divers minéraux. Eclairage, avec des experts du domaine.
Entreprises, gouvernements... Beaucoup comptent sur l’océan pour absorber le CO2, en rendant l’eau moins acide notamment. Des scientifiques mettent en garde contre les « industriels fous » et des technologies « miraculeuses ».
Tuvalu, Fidji, Maldives, Bahamas… ces pays sont plus que jamais menacés par la hausse du niveau des mers. À quelques jours de la conférence mondiale sur l’océan (Unoc), ils appellent les dirigeants du monde entier à mettre les questions liées à l’océan au centre de leurs politiques climatiques.
New research indicates that more than a fifth of the global ocean has darkened over the past two decades, with the depths that sunlight can penetrate significantly retreating. This "reduces the amount of ocean available for animals that rely on the Sun and the Moon for their survival and reproduction," said study author Thomas Davies, associate professor of marine conservation at the University of Plymouth, in a statement about the work.

mai 2025

L’« or bleu » est un support d’investissement pour de plus en plus de fonds, qui sélectionnent des entreprises contribuant à sauvegarder les écosystèmes marins, à diminuer la pollution des eaux, par exemple. Du 9 au 13 juin, la troisième édition de la Conférence des Nations unies sur l’océan se déroulera à Nice. Experts et représentants des pays de cette institution listeront les actions à mettre en œuvre pour tendre vers l’objectif 14 de développement durable des Nations unies, à savoir « la conservation et l’utilisation durable de l’eau, des mers et des ressources marines ». La surface du globe est recouverte à 70 % d’eau et les mers produisent 50 % de l’oxygène de la Terre. De la bonne santé de l’océan, malmené par le dérèglement climatique et la pollution, dépend la vie humaine et animale.
La fonte des calottes glaciaires aggrave la hausse du niveau de la mer de manière plus importante que ce qui était anticipé jusqu’à présent, alerte une nouvelle étude scientifique.
Avez-vous déjà pensé à ce qui se passerait si toute la vie dans l’océan disparaissait ? Une étude récente explore ce scénario extrême pour comprendre comment la biologie océanique façonne le climat passé, présent et futur. L’océan joue un rôle crucial dans la régulation du climat terrestre. Il constitue un immense réservoir de carbone qui absorbe environ 25 % des émissions humaines, contribuant ainsi à maintenir un niveau relativement bas de CO₂ dans l’atmosphère. Mais que se passerait-il si toute la vie marine – du plus petit plancton à la plus grande baleine – disparaissait ? Une étude récente se penche sur ce scénario extrême afin de révéler le rôle essentiel que joue la biologie océanique dans l’atténuation du changement climatique.
En l’absence d’une couche de glace à la surface de l’océan, la lumière qui pénètre les eaux n’est plus la même, ce qui influence le type d’algue et de plancton s’y développant. Une étude publiée dans « Nature » alerte sur des conséquences en chaîne.
Have you ever thought about what would happen if all life in the ocean disappeared? A recent study explores this extreme scenario to understand how ocean biology shapes the past, present, and future climate. The ocean plays a critical role in regulating Earth's climate. It is a massive carbon store that absorbs about 25% of human-caused emissions and thus helps maintain a relatively low CO2 level in the atmosphere. But what would happen if all marine life—from the tiniest plankton to the largest whales—disappeared? A recent study delves into this extreme scenario to uncover the crucial role that ocean biology plays in mitigating climate change.

avril 2025

Le nouvel épisode mondial de blanchissement des coraux, en cours depuis janvier 2023, a touché 84 % des récifs coralliens du monde, selon l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique. Il s'agit de l'épisode "le plus massif jamais enregistré" – et le deuxième en moins de dix ans.
Semblable à des «tempêtes de neige silencieuses», ces épisodes massifs en cours depuis deux ans mettent en péril les écosystèmes marins et l’accès à l’alimentation de millions de personnes dans le monde, alertent plusieurs scientifiques ce mercredi 23 mars.

mars 2025

Deuxième puissance maritime mondiale, la France doit agir avec résolution pour protéger ces précieux puits de carbone aquatiques et leur biosphère grièvement menacés par le dérèglement climatique.L’année 2024 a été la plus chaude jamais enregistrée, la première à dépasser le seuil de 1,5 °C de réchauffement. L’objectif établi dans l’accord de Paris est en train de nous échapper, mais nous poursuivons notre course vers l’abîme. Ceci constitue donc un dernier appel avant l’effondrement.
Le rapport annuel de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) confirme que 2024 a été l'année la plus chaude jamais enregistrée. Il liste aussi d'autres tristes records : de concentration de CO2 dans l'atmosphère, de réchauffement des océans, de fonte des glaciers, de montée des eaux... Ce rapport souligne aussi le très grand nombre de déplacés en raison des catastrophes climatiques : cyclones, inondations ou encore incendies.
Dozens of companies and academic groups are pitching the same theory: that sinking rocks, nutrients, crop waste or seaweed in the ocean could lock away climate-warming carbon dioxide for centuries or more. Nearly 50 field trials have taken place in the past four years, with startups raising hundreds of millions in early funds. But the field remains rife with debate over the consequences for the oceans if the strategies are deployed at large scale, and over the exact benefits for the climate. Critics say the efforts are moving too quickly and with too few guardrails.

février 2025

Une étude remet en question la relation directe entre le réchauffement climatique et l’évaporation des océans.
Chaque seconde, l'équivalent de trois piscines olympiques de glace fond ou se détache des glaciers de la Terre.
Pour la première fois, des chercheurs ont détecté des milliers « tremblements de glace » au cœur du plus grand courant glaciaire du nord-est du Groenland, révélant une dynamique jusqu'ici inconnue.
Une étude révèle l'existence de tremblements de glace sous la calotte glaciaire du Groenland. Voici pourquoi c'est important.
Un nouvel article du grand climatologue James Hansen affirme que le réchauffement a accéléré il y a quelques années. La réduction des aérosols liés au fuel des navires en serait la cause. La fonte du Groenland dépasse les prévisions et mènera à un arrêt de la circulation océanique dans 20 -30 ans, ce qui provoquera plus tard une importante montée du niveau de la mer. Il suggère des prévisions climatiques complémentaires à celles du GIEC, qui s’appuieraient plus sur les observations de la réalité.
Depuis 2023, les océans ont littéralement suffoqué en raison de températures extrêmes pendant plus d'une année. Mais que s'y passe-t-il ?

janvier 2025

La température moyenne de surface des océans ne cesse de battre des records, d’année en année. Mais cette évolution n’est pas progressive, elle est explosive, selon une nouvelle étude. Cependant, le rythme de réchauffement, déjà alarmant, que les océans ont connu ces dernières années, n'est pas représentatif du futur.
Le village de Treffiagat, dans le Finistère, est plus que jamais en proie aux éléments. Concrètement, deux phénomènes entrent en jeu, menaçant les habitations : l'érosion de la côte d'une part et la montée du niveau de la mer d'autre part. Face à ce constat, les autorités ont opté pour une solution radicale : sept maisons vont ainsi être volontairement détruites.
Selon les auteurs d’une étude relayée par “New Scientist”, la hausse de la température des océans est un signe que le changement climatique s’accélère.
L'année 2025 s'annonce décisive pour les sujets climat et biodiversité. La COP30 sur le climat qui se tiendra au Brésil coïncidera avec les dix ans de l'Accord de Paris. Les pays devront revoir leurs engagements à la hausse. En 2025, la COP16 Biodiversité devra aussi s'achever sur un accord, tandis que des conférences se tiendront sur les océans et le financement du développement.

décembre 2024

Dix ans après la découverte de milliers d’oiseaux marins morts sur les plages du Pacifique Nord, des biologistes révèlent l’origine de cette extinction de masse, la plus importante jamais observée.
Imaginez un iceberg trois fois plus grand que la ville de New York se déplaçant à nouveau après des mois d’immobilité. C’est l’histoire fascinante d’A23a, un énorme bloc de glace surnommé « mégaberg », qui intrigue les scientifiques et ravive l’intérêt pour les mystères des océans. Pourquoi un tel iceberg est-il si important ? Que peut-il révéler sur les écosystèmes marins et sur les changements climatiques ?
L’année passée, la température terrestre a grimpé d’environ un demi-degré. Il s’avère aujourd’hui que la planète dans l’ensemble a vécu une année ensoleillée. Les nuages bas étaient 4% moins abondants que les années précédentes. L’année 2023 a vu une augmentation impressionnante du réchauffement climatique. Les océans étaient particulièrement chauds, notamment l’Atlantique, qui a battu tous les records. Les climatologues ont qualifié ce changement de plusieurs adjectifs expressifs, incluant ‘gobsmackingly bananas.’
Pourquoi l’effondrement pourrait être beaucoup plus proche que prévu : que se passe-t-il lorsque le cœur de l’océan Atlantique s’arrête de battre ?

novembre 2024

Pour la créatrice du fonds 2050, Marie Ekeland, la construction d’un futur désirable passe par la nécessité de changer la manière de prendre des décisions.
La hausse des températures océaniques a augmenté la vitesse des vents de tous les ouragans de l’Atlantique en 2024, selon une étude publiée mercredi 20 novembre, confirmant que le dérèglement climatique amplifie la puissance des tempêtes.
Le réchauffement des océans et des mers est un enjeu majeur dans le contexte du changement climatique actuel. Les conséquences seront nombreuses d'ici à la fin du siècle : orages violents, nuits tropicales, canicules marines… Quelles répercussions auront ces phénomènes sur notre quotidien et notre santé ?

octobre 2024

77 % des récifs coralliens mondiaux sont touchés par le phénomène de blanchissement, principalement dû au réchauffement des eaux océaniques, conséquence directe du changement climatique d'origine humaine. Il s'agit du plus grand épisode de blanchissement jamais observé.
Le ralentissement de ce système de courants marins pourrait avoir des conséquences «catastrophiques» pour les pays nordiques, mais aussi pour d’autres parties du monde, alerte une quarantaine d’experts dans une lettre ouverte.
Beryl, Gaemi, Yagi, Krathon, Helene, Kirk, Milton : 2024 a été balayée par des ouragans, des cyclones et des typhons d’une intensité inédite, laissant derrière eux des victimes et des destructions considérables. Une intensification qui prend sa source dans le réchauffement des océans....
Oceanographer Stefan Rahmstorf explains why Amoc breakdown could be catastrophic for both humans and marine life
Ça y est, la bascule est en cours. Nous sommes entrés dans une phase grave, inimaginable et irréversible de notre présence humaine sur la planète.
Le phénomène lié au changement climatique, qui menace la survie de récifs riches en biodiversité, touche désormais plus des deux tiers des coraux, dans l'Atlantique, le Pacifique et l'océan Indien.
Selon les chercheurs, les puits de carbone naturels sont au bord de l’effondrement, avec une baisse fulgurante de la capacité des sols, des océans et des forêts à absorber le dioxyde de carbone. À ce stade, le dérèglement climatique pourrait suivre un rythme beaucoup plus rapide que celui prédit par les modèles climatiques actuels.
The sudden collapse of carbon sinks was not factored into climate models – and could rapidly accelerate global heating
Vous avez certainement entendu parler de l’alerte climatique qui a été lancée. En effet, le monde a frôlé le point de rupture de la septième limite planétaire ! Lisez !

septembre 2024

"Le réchauffement de l'océan peut être considéré comme notre sentinelle du réchauffement climatique. Il n'a cessé d'augmenter depuis les années 60. Et depuis 2005 environ, le rythme du réchauffement des océans a doublé", a souligné au cours d'une visioconférence l'océanographe Karina Von Schuckmann, en présentant le 8e rapport sur l'état des océans de Copernicus.
Un rapport de l’observatoire européen, publié lundi, rapporte que plus d’un cinquième de la surface océanique mondiale a connu une vague de chaleur sévère en 2023. Ce réchauffement s’explique par le fait que les océans ont absorbé depuis 1970 « plus de 90 % de l’excès de chaleur du système climatique ».
L'augmentation de la température des océans entraîne une élévation du niveau de l'eau, qui menace certaines îles et leur population.
La montée des océans va déchaîner une "marée de malheurs" pour des centaines de millions d'habitants des zones côtières, a alerté mercredi le secrétaire général de l'ONU, appelant à agir contre le réchauffement climatique pour éviter ce naufrage.
Feuille de route agricole, objectif climatique à 2040, pacte des océans... Voici les principaux projets européens de la rentrée.
Une étude récemment publiée dans la revue « Nature Cities » estime que l’adaptation des métropoles littorales à l’inévitable montée du niveau des océans reste lacunaire et souvent limitée au court terme.

août 2024

Dans une étude publiée dans « Nature », des chercheurs s’alarment pour l’un des écosystèmes les plus riches de la planète, menacé par le réchauffement des eaux.
Le mois d'août est traditionnellement la période la plus chaude au niveau des mers et océans qui bordent la France métropolitaine. C'est également le cas pour la Méditerranée même si, à la différence de la mer du Nord, la Manche et l'Atlantique, la température dans ce bassin peut subir des variations importantes en quelques jours, à la hausse ou à la baisse, en fonction du vent. En ce moment, une grande partie de la Méditerranée connaît des températures de l’eau très supérieures à la normale.
Ces épisodes de canicules marines devraient devenir habituels avec les années.
The story of Greenland keeps getting greener—and scarier. A new study provides the first direct evidence that the center—not just the edges—of Greenland's ice sheet melted away in the recent geological past and the now-ice-covered island was then home to a green, tundra landscape.

juillet 2024

Un second El Niño, jusqu'alors inconnu des scientifiques, est-il responsable de conséquences météo que personne n'avait réussi à comprendre jusqu'à maintenant ? C'est ce que révèle une nouvelle étude publiée dans Journal of Geophysical Research : Oceans.
Les poissons qu'Alfonso Barone remonte dans ses filets au large de la Sicile sont à moitié dévorés par des vers de feu, d'inquiétants prédateurs voraces qui prospèrent dans les eaux de plus en plus chaudes de la Méditerranée.
Une étude révèle que ces phénomènes causés par l'augmentation en partie de la pression du dioxyde de carbone (CO2) dans l'eau de mer, et la désoxygénation, représentent les trois plus grandes menaces climatiques pour la vie marine. Les chercheurs ont découvert que ces menaces climatiques sont à l’origine d’une augmentation de la mortalité, mais aussi des modifications de la physiologie et du comportement des invertébrés et des poissons.
Le ralentissement de la circulation océanique est une des conséquences assez méconnues du dérèglement climatique. Or, si certains scientifiques pensent que cela pourrait aboutir à un stockage de carbone plus important dans les fonds marins, une étude récente estime quant à elle que ce CO2 pourrait malheureusement davantage s’accumuler au niveau de l’atmosphère.
Certains planctons végétaux adoptent un comportement prédateur et consomment des bactéries. Cela peut contribuer au changement climatique, car ce plancton arrête la photosynthèse.

juin 2024

Le mois de mai a connu des températures records à la surface des océans. C’est le quatorzième mois consécutif à être le plus chaud de l’histoire pour ce paramètre, selon les données Copernicus publiées ce jeudi. L’océan arrive-t-il à ses limites dans l’absorption de l’excès de chaleur émises par les activités humaines ? Les scientifiques se posent la question. Les dommages sur Terre et dans la mer sont en tout cas déjà multiples.

mai 2024

Les marées font partie de ces rares choses de la nature qui sont extrêmement prévisibles. Qui l’étaient, tout du moins. Parce qu’un nouvel élément semble venir perturber ce cycle bien établi. Le réchauffement climatique anthropique…
Dans un état des lieux alarmant, l'Union internationale pour la conservation de la nature prévient mercredi que la moitié des écosystèmes de mangrove mondiaux sont menacés d'effondrement. En cause : la déforestation, le développement, la pollution et la construction de barrages. Mais aussi l'élévation du niveau de la mer et la fréquence accrue des tempêtes violentes associées au changement climatique.
Dans un avis consultatif rendu ce mardi, l’instance estime que les gaz à effet de serre anthropiques absorbés par l’océan constituent une pollution marine, établissant un lien juridique entre océan et climat.
Le glacier Thwaites, l’une des plus grosses et plus instables masses de glace terrestres, située dans la péninsule de l’Antarctique de l’Ouest, inquiète depuis de nombreuses années les chercheurs pour sa fonte accélérée : surnommé par les scientifiques le « glacier de l’Apocalypse », il est responsable à lui seul de 4 % de la hausse annuelle du niveau des mers. Mais il pourrait fondre encore plus vite qu’on ne le pensait jusque-là, d’après une étude publiée lundi 20 mai dans la revue Proceedings of the (...)
Le pourtour de la Méditerranée est l’une des régions qui se réchauffe le plus vite au monde, subissant une sécheresse critique. De la Sicile à la Tunisie, en passant par l’Andalousie, le manque d’eau devient une triste habitude. Sicile (Italie), Andalousie (Espagne), Sousse (Tunisie), reportage C’est l’une des zones les plus touchées par le changement climatique sur notre planète. Le bassin méditerranéen subit des « conditions critiques » de sécheresse, ont alerté dès le mois de février les (...)
La température des océans a également battu un record.
Érosion, submersion: 80 ans après le D-day, les plages du Débarquement et leurs vestiges sont menacés par la montée des eaux liée au changement climatique, obligeant à repenser l'avenir de ces sites de mémoire.

avril 2024

Banita Behra a vieilli en regardant, impuissante, la mer avancer sur Satabhaya, un village côtier en Inde, et engloutir peu à peu les terres environnantes, désertées par ses habitants désormais reconnus comme réfugiés climatiques.
Malgré les menaces que l’humanité fait peser sur son environnement, le gouvernement tient des discours déconnectés du réel et pratique la course de lenteur, fustige un collectif de 260 scientifiques, dont le climatologue Jean Jouzel, dans une tribune au « Monde ».
Raies manta, requins-bouledogues et autres espèces marines sont menacées par un phénomène peu connu, l’“upwelling”, renforcé par le dérèglement climatique, révèle une étude.
Pour la deuxième fois en dix ans, tous les coraux de la planète connaissent un épisode massif de blanchissement du fait de températures océaniques extrêmes, alerte lundi l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA).
Pour la première fois depuis l’aire préindustrielle (1850-1900), le fameux seuil de +1.5°C a été atteint ou presque (+1.48°C signalé par Copernicus (*) à l’échelle globale pulvérisant le précédent record (2017) de +0.17°C. Depuis juillet 2023, c’est en fait tous les jours ou presque que la température bat les précédents records journaliers avec des anomalies à l’échelle globale atteignant parfois les +2°C ces derniers mois. Enfin, la hausse du niveau des mers a fait un « bon » en 2023 en augmentant de presque un facteur deux par rapport aux précédentes années. Si une telle accélération de la hausse du niveau marin a été observée, ce n’est pas à cause d’une fonte subite des calottes polaires mais, à cause de l’expansion thermique des océans qui se sont « subitement » réchauffés en 2023. En Atlantique Nord par exemple, la température de surface a augmenté de +0.4°C par rapport à 2022 alors qu’elle n’avait quasiment plus évolué sur la période 2020-2022. Mais pourquoi un tel emballement des températures des océan
De nombreux posts sur Facebook et X citent une étude, affirmant que ses conclusions démontrent que la superficie de certaines îles augmente et ainsi que le niveau des mers ne monte pas. Or, l’étude en question conclut que certaines îles ont gagné du terrain sur la mer, notamment en raison d’activités humaines, mais ne remet en aucun cas en question la hausse du niveau de la mer et son lien avec le réchauffement climatique.
Dans cet archipel des Caraïbes, plus d’une centaine de sites archéologiques sont menacés par l’érosion côtière, dont «une quinzaine sont déjà en train de partir à la mer».
Le ministère de la Transition écologique a dévoilé ce vendredi 5 avril plusieurs cartes des zones concernées par l’érosion du littoral, avec des projections à horizon 2028, 2050 et 2100.

mars 2024

De qui s’Amoc-t-on ? Dérèglement des températures, inversion des saisons sèches et humides, montée du niveau de la mer… L’effondrement de la circulation méridionale de renversement de l'Atlantique (ou «Amoc»), un courant océanique essentiel dans la régulation du climat, pourrait être catastrophique. Et il a peut-être déjà commencé. On fait le point avec René van Westen, chercheur en océanographie physique
Les océans sont essentiels à notre survie, assurant la moitié de l'oxygène mondial. Savez-vous quelle est sa plus grande menace ?
L’Antarctique est-il proche d’un point de bascule, ce seuil menant à terme à une fonte massive et rapide, en raison du réchauffement climatique ? Ce scénario s’est en tout cas produit il y a 8000 ans, selon une nouvelle étude. Celle-ci “met en lumière la rapidité avec laquelle la glace de l’Antarctique pourrait fondre si les températures continuent de monter en flèche”, avertissent ses auteurs.
La hausse moyenne du niveau des océans dans le monde a été de 0,76 centimètre entre 2022 et 2023, un "bond important" par rapport à d’autres années, dû à la fois au phénomène El Nino et au changement climatique, a indiqué jeudi la Nasa. Le niveau des océans a en moyenne gagné 9,4 cm depuis 1993, selon ces données fondées sur des observations satellites.
Sous l'effet du changement climatique et du phénomène El Nino, la hausse moyenne du niveau des océans a été de 0,76 centimètre entre 2022 et 2023, soit un "bond important" par rapport aux années précédentes, selon la Nasa qui met en garde contre des inondations plus fréquentes et graves à travers le monde.
A long-term sea level dataset shows ocean surface heights continuing to rise at faster and faster rates over decades of observations. Global average sea level rose by about 0.3 inches (0.76 centimeters) from 2022 to 2023, a relatively large jump due mostly to a warming climate and the development of a strong El Niño. The total rise is equivalent to draining a quarter of Lake Superior into the ocean over the course of a year.
Ce 19 mars, l’organisme dépendant des Nations unies publie son panorama annuel sur l’état du climat. Des données inédites révèlent que la température moyenne de la Terre s’est hissée 1,45°C au-dessus de celle de l’ère préindustrielle.
Traduction - Une hausse surprenante des températures à la surface de la mer suggère que nous ne comprenons peut-être pas à quelle vitesse le climat change.
Les eaux de surface des océans du globe atteignent sans interruption, depuis mars 2023, des températures jamais enregistrées auparavant.
Les eaux de surface des océans du globe atteignent sans interruption, depuis mars 2023, des températures jamais enregistrées auparavant.
En Antarctique, le glacier Thwaites a largement reculé depuis les années 1990, mais selon une nouvelle étude, le phénomène serait plus ancien.

février 2024

Traduction - Le système critique des courants de l’océan Atlantique montre des signes précoces d’effondrement, ce qui a incité les scientifiques à lancer un avertissement. Selon un nouveau rapport, un système crucial de courants océaniques pourrait déjà être sur le point de s’effondrer, ce qui aurait des conséquences alarmantes sur l’élévation du niveau de la mer et sur le climat mondial, entraînant une chute spectaculaire des températures dans certaines régions et une hausse dans d’autres.
Les océans contiennent de l’oxygène (O2). Celui-ci permet aux poissons et à tous les animaux marins de respirer, par les branchies ou par la peau pour certains organismes. Il se dissout dans l’eau qui affleure au contact de l’air à la surface des océans. Le plancton photosynthétique, algues minuscules en suspension, en forme aussi dans les mètres supérieurs où pénètre la lumière du soleil. L’eau froide est plus riche en oxygène que l’eau tiède. Un excès de nutriments, d’azote et de phosphore dans l’eau, peut provoquer une prolifération d’algues. Celle-ci est souvent suivie d’un décuplement de la population de bactéries qui consomment finalement tout l’oxygène. Ainsi se forme une zone morte, ou zone en hypoxie (pauvre en oxygène). Les poissons qui y pénètrent ne peuvent pas respirer et meurent. La pollution agricole est actuellement la principale cause de formation de ces zones, et elle doit être soigneusement contrôlée. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. En Angleterre, 80% de rivières sont polluée
Surexploitation des stocks de poisson, importantes émissions de CO2 et fragilisation des écosystèmes, voici les impacts du chalut de fond.
Le niveau inédit de 21,1 °C en moyenne dans les eaux de surface a été atteint en août 2023, et de nouveau en janvier 2024. Un symptôme du réchauffement aux conséquences majeures sur la biodiversité et la capacité du milieu marin à stocker le CO₂.

janvier 2024

Alors que le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu a annoncé mardi 23 janvier faire de "2024 l'année de l'adaptation", une nouvelle étude vient confirmer que sans préparation aux effets de la crise, la facture sera salée. Dans le pire des scénarios, le PIB de certaines régions littorales de l'Union européenne et du Royaume-Uni serait lourdement pénalisé, avec des pertes économiques estimées à 872 milliards d'euros d'ici à 2100. Et la France ne serait pas épargnée.
Malgré une immense opposition au projet dû à l’impact sur les écosystèmes et le climat, le Parlement norvégien a...

décembre 2023

Jakarta’s subsidence crisis illustrates the conflation of two threats: global climatic sea-level rise and the local environmental crisis. It also sheds light on the city’s longstanding issues of urban flooding and chronic piped water supply shortages.

novembre 2023

Les liens entre changement climatique et santé sont de plus en plus avérés : multiplication par cinq de la mortalité liée à la chaleur, des millions de personnes touchées par l’insécurité alimentaire et des maladies infectieuses qui se diffusent, énumère la nouvelle édition du Lancet Countdown. Une bactérie en particulier, le Vibrio, est ainsi en train d’étendre sa zone de propagation à mesure que les océans se réchauffent. L’Europe est la région où sa croissance est la plus élevée.
Perdu dans le Pacifique, le riche archipel fait partie des nations les plus menacées par le changement climatique et la montée des eaux.
Giovanni Aloisi, chercheur CNRS et géochimiste à l’IPGP, a étudié la pertinence d’utiliser le corps humain pour expliquer le fonctionnement des océans. Dans un article publié le 30 octobre dans The Anthropocène Review, il montre que les cycles du carbone dans le corps humain et dans l’océan sont régis par les mêmes équations mathématiques et propose donc cette analogie comme un nouvel outil de vulgarisation pour faire prendre conscience des effets dramatiques de l’acidification et de la désoxygénation des océans liées au dérèglement climatique.
Montée du niveau des océans, événements météo extrêmes plus fréquents, inondations plus régulières... Face aux effets du changement climatique, nous devrons adapter nos sociétés et nos infrastructures. La digue est un exemple de la transformation qu'il faut opérer dans nos esprits.

octobre 2023

Une nouvelle analyse conclut que le Gulf Stream, qui est un courant océanique essentiel, ne cesse de ralentir depuis plusieurs décennies.
Nos émissions de gaz à effet de serre rendent-elles l’océan plus bruyant ? C’est ce que suggère une équipe de chercheurs dans une étude publiée le 10 octobre dans la revue scientifique PeerJ. Leurs résultats ont été obtenus grâce à un modèle mathématique. Ils suggèrent qu’en cas de réchauffement modéré à sévère du climat (les scénarios SSP2-4.5 et SSP5-8.5), la pollution sonore provoquée par les navires pourrait être cinq fois plus forte dans certaines parties de l’océan d’ici la fin du siècle. La faute à l’acidification de l’océan et à la perturbation des courants océaniques.
Une coalition de 45 pays s’est engagée mardi 3 octobre à lever 12 milliards de dollars d’ici 2030 pour la conservation et la restauration des récifs coralliens menacés dans le monde entier par le changement climatique.

septembre 2023

Nos océans s'acidifient à vitesse grand V. La preuve avec les "acidifications stripes" de l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETH, Suisse).
Six des neuf limites planétaires sont dépassés, et deux autres vont probablement suivre le même chemin.
Parce qu’il absorbe énormément de chaleur et parce qu’il est un puits de carbone, l’océan a un rôle central. Quelles sont les conséquences des canicules marines actuelles ? Réponses avec Laurent Bopp, océanographe.

août 2023

Alors que la mer Méditerranée et l’Atlantique Nord connaissent des records de chaleur, une zone dans l’océan Pacifique se refroidit, depuis maintenant trente ans. Un mystère que les scientifiques s’échinent à comprendre pour évaluer au mieux l’impact de cette “langue froide”, qui pourrait faire basculer notre avenir climatique.
Le phénomène El Niño combiné aux canicules marines qui touchent plusieurs points du globe engendre un cocktail explosif pour les océans. Le précédent record de température de surface des eaux mondiales de 21,1 °C, vient d'être dépassé.
Ces données concernent les océans entre les 60e parallèles nord et sud, excluant donc uniquement les régions polaires.
Une température de 38 °C dans une baie au sud de Miami, des coraux à l’agonie... Les océans ont battu cette semaine un nouveau record mondial de température, a indiqué vendredi l'organisme européen Copernicus. Ces canicules marines de plus en plus fréquentes ont des conséquences catastrophiques pour la biodiversité.
Sous l’influence dune vague de chaleur marine inédite, les océans ont battu un nouveau record de température ce vendredi 4 août, laissant craindre des conséquences néfastes pour la vie marine et les équilibres climatiques.

juillet 2023

C'est officiel. Ce mois de juillet 2023 sera le plus chaud de toute l'histoire. Une très large partie de l’hémisphère Nord suffoque sous des chaleurs extrêmes, les océans surchauffent et la banquise antarctique peine à se reconstituer malgré l’arrivée de l’hiver… Voici cinq graphiques pour revivre ce mois de juillet hors normes.
Quelques dixièmes de degrés supplémentaires chaque année. Depuis le début des années 2000, les scientifiques observent des hausses de températures dans les océans. La mer Méditerranée, véritable plaine de jeux des océanographes, n’y échappe pas. Ce lundi 24 juillet, ses eaux ont enregistré leur plus haute température journalière connue : 28,71 degrés. C’est ce qu’ont annoncé les chercheurs de l’Institut des sciences de la mer (ICM) de Barcelone, analysant des données satellitaires de l’observatoire européen Copernicus.
Des chercheurs révèlent que l'effondrement potentiel du Gulf Stream (Amoc) pourrait se produire entre 2025 et 2095.
Une étude de la revue “Nature” indique que l’interaction des courants marins à l’échelle mondiale, qui intègre le fameux Gulf Stream, pourrait être ralentie dans les prochaines années. Avec d’importantes conséquences, les courants jouant un rôle prépondérant dans la régulation du climat et des températures.
L'un des phénomènes océaniques le plus important pour le climat – l'Amoc, qui englobe le fameux Gulf Stream – serait sur le point de s'effondrer, selon un article paru mardi dans la revue Nature. La disparition de ce système de courants marins aurait des conséquences catastrophiques pour l'humanité. Mais ces nouvelles prévisions d'un effondrement avant la fin de ce siècle restent controversées.
Le Gulf Stream, un système vital de courants océaniques qui aide à réguler le climat de l’hémisphère nord, pourrait s’effondrer à tout moment entre 2025 et 2095 et déclencher le chaos climatique, prévient une nouvelle étude. Cependant, tous les scientifiques ne soient pas convaincus. Les détails de ces travaux sont publiés dans la revue Nature Communications.
Une couche de glace épaisse de plus d'1,5 km a fondu au Groenland il y a 416.000 années, au cours d'une période de réchauffement climatique naturel modéré, signe de sa plus grande vulnérabilité qu'imaginée au changement climatique actuel, selon une étude publiée jeudi.
L’océan est hyper complexe, très puissant et ses équilibres sont fragiles. L’humanité est de même hyper complexe, très puissante et fragile. Leurs devenirs respectifs sont fortement liés et l…
Le réchauffement climatique verdit les océans, affirme une étude de «Nature» publiée ce mercredi 12 juillet. Les causes et conséquences sont encore incertaines mais ce phénomène reflète un profond changement dans les écosystèmes.
Ce n’est pas franchement une bonne nouvelle : des chercheurs trouvent que les ouragans ne se contentent pas de brasser l’eau à la surface, mais ils poussent la chaleur profondément dans l'océan, d'une manière qui peut l'enfermer pendant des années, et finalement affecter des régions éloignées de la tempête.

juin 2023

Sur la Langue de Barbarie, à Saint-Louis-du-Sénégal, se dessine actuellement l’avenir de la planète: des milliers d’habitants voient leurs maisons emportées par la mer. L’ONU a bien un plan pour eux, mais tous ne veulent pas quitter la péninsule
Il n'est pas toujours facile d'appréhender l'élévation du niveau de la mer. Une visualisation nous permet d'y voir un peu plus clair.
Durant l’été 2022, la France a subi 33 jours de canicule, un record absolu. Mais ce n’est rien comparé à ce qu’il s’est passé sous l’eau. Durant cette même période, la mer Méditerranée a enduré plus de 70 jours de canicule marine, soit deux fois plus que sur terre. En France, au large de Marseille, des températures de plus de 5°C au-dessus de la normale ont été observées. Cette vague de chaleur marine est probablement à l’origine des orages extrêmement violents et meurtriers qui ont frappé la Corse le 18 août 2022.
Depuis trois mois, la température de la surface de l’océan, ce régulateur du climat, s’envole. En France, le golfe de Gascogne et la Méditerranée voient le thermomètre grimper de 3°C à 5°C au-dessus des normales.
Les océans se réchauffent bien plus vite que prévu, avec des conséquences catastrophiques pour le système terre.
La banquise en Antarctique atteint des records à la baisse. Celle en Arctique pourrait disparaître dès 2030. Et les océans ont un gros coup de chaud. Des remous dans l’eau…
L’année 2023 continue de battre des records climatiques, d’après un rapport du service européen Copernicus publié ce mercredi 7 juin.

mai 2023

Le ralentissement des courants océaniques profonds, causé par la fonte des glaces de l’Antarctique, est plus rapide que prévu. Voici le résultat d’une étude dévoilée le 25 mai dans la revue Nature. Jusqu’alors, les scientifiques estimaient que cette circulation ne ralentirait de 40 % que d’ici à 2050. Or, les derniers résultats, basés sur des mesures de terrain dans le bassin antarctique australien, couplées à un volet de modélisation informatique, sont plus alarmants que prévu : le processus a en fait déjà ralenti de 30 % entre les années 1990 et 2010.
Trois pics simultanés ont été enregistrés mardi. Un événement rare probablement dû au hasard, mais qui n’aurait pas été possible sans le réchauffement climatique.
Record sea surface temperatures suggest the Earth is headed for ‘uncharted territory’ in terms of sea level rise, coastal flooding and extreme weather
Depuis quarante ans, la température à la surface des océans bat tous les records. Cependant, un pic s'est installé dans la durée.
En 2022, les océans ont atteint la température la plus élevée jamais enregistrée pour la quatrième année consécutive.
La surface des mers a battu en avril son record annuel et se maintient depuis à des niveaux inédits: le phénomène, alarmant mais sans surprise pour les scientifiques, illustre surtout comment les activités humaines ont transformé les océans en "bombe à retardement" du réchauffement climatique.

avril 2023

Les climatologues ont peur de ce qu’ils ont découvert ces derniers jours. La température des océans a atteint un nouveau record. Les côtes de l’Amérique du Nord sont baignées d’une eau inhabituellement chaude, 13.8 degrés Celsius plus que la moyenne. Les températures élevées du Pacifique équatorial Est annoncent une année El Niño, mais d’autres océans subissent aussi [...]
Il pourrait "alimenter un nouveau pic des températures mondiales", a prévenu Petteri Taalas, secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale de l'ONU.
Pendant dix ans, des dizaines de scientifiques, épaulés par les dernières technologies, sillonneront les océans à la recherche de créatures non identifiées. “Une course contre la montre” avant que le réchauffement climatique et la pollution ne fassent disparaître une partie de cette vie marine.
Les océans du monde ont récemment subi un réchauffement rapide en surface. Les températures de surface de la mer sont à un niveau sans précédent depuis maintenant plus d’un mois. Alors que de…
Sécheresses, inondations et vagues de chaleur : le chaos climatique a touché tous les continents et coûté des milliards selon le dernier rapport annuel l’Organisation météorologique mondiale (OMM) publié le 21 avril. Voici les informations à retenir :
Ce réchauffement a une influence majeure sur le climat, la météo, ainsi que sur les écosystèmes et la capacité des océans à absorber le carbone, alertent les scientifiques.
Début avril, les eaux de surface des océans ont enregistré la température record de 21,1 °C, révèle l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique. Du jamais-vu depuis le début des relevés en 1981.
C’est un record. En ce début du mois d’avril, la température moyenne à la surface des océans a atteint 21,1 °C, d’après les données de la National oceanic and atmospheric administration (NOAA). Du jamais-vu depuis le début des enregistrements par satellite, en 1981, de cette agence américaine. Le précédent record (21 °C) avait été atteint en mars 2016.

mars 2023

D’après une étude américaine, Vibrio vulnificus pourrait proliférer dans les prochaines années, notamment sur la côte est des États-Unis où sa présence risque de doubler à cause du réchauffement climatique. Plusieurs cas d’infection ont déjà été recensés en Europe.
Des scientifiques ont modélisé l’impact de la fonte des glaciers en Antarctique dans une étude récente.
La fonte rapide des glaces de l'Antarctique menace de ralentir considérablement les courants d'eau profonde dans les océans, limitant la diffusion de l'eau douce, de l'oxygène et des nutriments pour plusieurs siècles, selon une étude parue dans la revue Nature.
La barque avance sur le calme trompeur des eaux turquoises du Pacifique : à une encablure, sur la berge sablonneuse des...

février 2023

De récentes études montrent que les modèles climatiques avaient jusqu'à présent sous-estimé la future montée du niveau des océans en négligeant les interactions complexes entre l'atmosphère, les océans, les calottes et certains glaciers. En cas de poursuite des politiques climatiques actuelles, la fonte en Antarctique et au Groenland se traduirait par une hausse d'environ un demi-mètre du niveau des eaux d'ici 2050.
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a mis en garde mardi contre le risque d'un exode «d'ampleur «biblique» en raison de la montée du niveau des océans provoquée par le réchauffement. Il a appelé à «combler les lacunes» du droit international.
The new study shows that every increment of sea level rise will cover more than twice as much land as older models predicted, and marks another advance in providing more accurate models of rising seas

janvier 2023

Une étude publiée le 11 janvier 2023 indique que la température des océans du globe a battu un nouveau record en 2022. Un niveau de chaleur qui n’est pas sans avoir de nombreuses répercussions environnementales, climatiques ou même économiques.
Pour la quatrième année consécutive, la chaleur emmagasinée par les océans atteint des niveaux jamais vus. Une preuve supplémentaire des changements majeurs à l’œuvre dans le système climatique de la planète.
Environ dix zettajoules de chaleur ont été ajouté l’an dernier dans les océans, ce qui équivaut à environ 100 fois la production d’électricité sur toute la planète en 2022.
Les forêts sous-marines d'algues brunes géantes sont capables de capter et de stocker du carbone sous forme de matière organique.
La technique relève de la "géoingénierie", qui consiste à modifier artificiellement la composition des océans ou de l’atmosphère, et fait débat. 
An international team of scientists painstakingly gathered data from more than 50 years of seagoing scientific drilling missions to conduct a first-of-its-kind study of organic carbon that falls to the bottom of the ocean and gets drawn deep inside the planet.
Le CO2 émis par l'Homme s'accumule dans l'atmosphère, et un quart se dissout dans les océans. Ceux-ci ont absorbé l'équivalent de 600 milliards tonnes de dioxyde de carbone entre 1750 et 2015 (NOAA). L'eau devient un peu plus acide, comme l'eau gazeuse. Ce changement a des conséquences sur la vie des océans, notamment sur la [...]

octobre 2022

Pour la première fois, une entreprise minière s’apprête à exploiter les fonds marins pour y collecter des roches riches en métaux à destination des batteries de voitures électriques. Une pratique qui promet de détruire des écosystèmes encore inexplorés et qui pourrait constituer une « bombe climatique » à retardement.

septembre 2022

La fonte du Groenland a provoqué des émissions de méthane Une nouvelle étude montre que les fonds marins ont émis du méthane il y a 125’000 ans. Ce gaz augmente énormément l’effet de serre et constitue un danger pour la vie sur Terre. Lors de l’épisode chaud Emien, la température des océans était d’1 à 1,5°C plus élevée qu’aujourd’hui. Dans l’Atlantique tropical, les eaux se sont réchauffées beaucoup plus. La fonte abondante des glaces du Groenland a probablement perturbé circulation océanique et empêché les eaux froides d’attendre les eaux intermédiaires de l’Atlantique tropical. A la période où la température a augmenté, des trous se sont formés sur le fond océanique (images ici). Ces traces indiquent probablement l’échappement de bulles de méthane. Des indices de ce type sont trouvés à plusieurs endroits de la Planète, à d’autres endroits le gaz a aussi pu s’échapper par diffusion sans laisser ces marques.

août 2022

Même si le réchauffement climatique s'arrête, la fonte déjà entamée de la calotte glaciaire du Groenland va entraîner une hausse importante du niveau de la mer, une prévision "alarmante" et potentiellement sous-estimée, selon une étude publiée lundi dans la revue Nature Climate Change.
Shallow deposits of frozen methane beneath oceans may be more vulnerable to thawing than previously known.
Dans le monde entier, les récifs coralliens se meurent. Cette décennie est sans aucun doute la dernière durant laquelle nous pouvons encore empêcher la disparition totale des coraux. Il n’est pas trop tard pour offrir un futur à ces écosystèmes, mais notre fenêtre d’action est de plus en plus restreinte.
Depuis plusieurs semaines, les Français vivent au rythme d'épisodes caniculaires successifs. Mais il n'y a pas que la terre qui surchauffe : fin juillet, la température à la surface de la Méditerranée atteignait 30,7 °C, un record. Ce phénomène de "canicule marine" devient de plus en plus fréquent dans les mers et océans en raison du réchauffement climatique, avec des conséquences dramatiques pour la biodiversité.
Alors que Jakarta continue de s'enfoncer sous le niveau de la mer, le gouvernement indonésien prévoit de construire des murs côtiers et de déplacer sa capitale sur Bornéo : des projets de grande envergure qui ne s'attaquent pas au problème de fond.

juillet 2022

Une expédition de science citoyenne donne des nouvelles alarmantes sur l’état du plancton de l’Atlantique. Le mot plancton désigne les microscopiques habitants des eaux, micro-organismes, végétaux ou animaux qui flottent dans les eaux des océans et servent d’aliment à des nombreux habitants des océans.

juin 2022

À la Conférence des Nations unies sur l’océan, à Lisbonne, la lutte grandit contre l’exploitation minière des fonds marins. Une alliance d’États et un appel de parlementaires ont été lancés.
La préservation des océans est "cruciale" pour la lutte contre le changement climatique, a déclaré l'émissaire américain pour le climat John Kerry, dans un entretien avec l'AFP en marge d'une conférence de l'ONU sur les océans organisée cette semaine à Lisbonne.
Le monde doit se mobiliser pour préserver la santé menacée des océans et éviter ses conséquences catastrophiques pour l'environnement et l'humanité, a déclaré lundi le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.
Des discussions vont avoir lieu dans la capitale portugaise jusqu’à samedi afin de tenter d’établir les grands axes pour la protection des espaces marins, nécessaires à la vie sur Terre mais menacés par le dérèglement climatique.
Alors que les océans indien et pacifique sont régulièrement touchés par des tsunamis, d'ici 2050, les côtes méditerranéennes seront elles aussi impactées. La probabilité est de 100 %, selon l'Unesco qui vient d'étendre son programme de protection à toutes les zones à risque dans le monde, dont la Méditerranée. Le lien avec le réchauffement climatique, qui participe à la montée des eaux, est établi.
La France s'apprête à vivre une vague de chaleur -- une plume de chaleur, disent les experts -- qui s'annonce record. Probablement un effet du réchauffement climatique anthropique. Et à l'autre bout du monde, du côté de l'Antarctique, une autre manifestation de ces changements induits par les Hommes : des glaciers qui fondent comme jamais depuis plusieurs millénaires.
Le contenu en chaleur des océans a encore battu un record en 2021. Plus de 90% de l’excès de chaleur dû au réchauffement climatique est absorbé par les océans. Ces derniers fournissent actuellement la meilleure estimation du déséquilibre énergétique de la Terre.
Chaque année, la mer monte sur les côtes de Singapour, petit État insulaire entre la Malaisie et l'Indonésie. Pour lutter contre ce phénomène lié au réchauffement climatique, le gouvernement a créé une unité spéciale d'une quarantaine de scientifiques spécialisés. Reportage.
En cette journée mondiale des océans, le 8 juin, l’association Bloom monte au créneau pour dénoncer un décret gouvernemental. Le texte est sorti en toute discrétion, quelques jours après le premier tour de l’élection présidentielle. Publié le 12 avril au Journal officiel, il était censé concrétiser l’objectif de la loi Climat et Résilience : couvrir 30 % du territoire national par un réseau d’aires protégées, dont 10 % à un niveau « fort ». Plus précisément, le décret devait indiquer les conditions dans lesquelles les espaces terrestres et marins pouvaient être reconnus zones de protection forte.

mai 2022

Avec la participation de délégués d'États membres, d'organisations non gouvernementales et d'universités, ainsi que d'entrepreneurs à la recherche de moyens de développer durablement l'"économie bleue", on espère que cet événement, qui se déroulera dans la ville portugaise de Lisbonne du 27 juin au Le 1er juillet marquera une nouvelle ère pour l'Océan.
Les experts alertent sur le réchauffement de la mer Méditerranée, relaie BFMTV, jeudi 26 mai. Le dérèglement climatique a déjà un fort impact su la biodiversité.
Quatre marqueurs clés du changement climatique ont battu de nouveaux records en 2021, a indiqué mercredi l'ONU, prévenant que le système énergétique mondial conduit l'humanité à la catastrophe. Les concentrations de gaz à effet de serre, l'élévation du niveau de la mer, la température et l'acidification des océans ont tous établi de nouveaux records l'année dernière, a déclaré l'Organisation météorologique mondiale (OMM) dans son "Etat du climat mondial en 2021".
L’Organisation météorologique mondiale (OMM), dans son rapport intitulé « Etat du climat mondial en 2021 » prévient, mercredi 18 mai, que le système énergétique mondial conduit l’humanité à la catastrophe. Quatre marqueurs-clés du changement climatique ont battu de nouveaux records en 2021, mentionne le document : les concentrations de gaz à effet de serre, l’élévation du niveau de la mer, la température et l’acidification des océans. « Notre climat change sous nos yeux », a déclaré le chef de l’OMM, Petteri Taalas.
Un nouveau modèle montre que l’eau de fonte qui s’infiltre sous les glaciers les met en danger d’effondrement soudain dans la mer, un phénomène peu étudié jusqu’ici, qui toucherait les plus épais et les plus rapides d’entre eux.
Si notre consommation d'énergies fossiles ne diminue pas, nous assisterons à la plus importante extinction d’espèces marines de ces 252 derniers millions d’années.
A new study describes a period of rapid global climate change in an ice-capped world much like the present—but 304 million years ago. Within about 300,000 years, atmospheric carbon dioxide levels doubled, oceans became anoxic, and biodiversity dropped on land and at sea.

avril 2022

Si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas réduites, les espèces vivant dans les océans pourraient se trouver décimées d’ici à 2300, avertit une étude publiée jeudi 28 avril dans la revue Science. Mais limiter le réchauffement de la planète à 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle permettrait d’éviter ce scénario catastrophe, soulignent les chercheurs.
Sans réduction des émissions de gaz à effet de serre, les espèces vivant dans les océans pourraient se trouver décimées d’ici 2300, de façon comparable à une extinction de masse survenue il y a environ 250 millions d’années, avertit une étude publiée jeudi dans la prestigieuse revue Science. Mais limiter le réchauffement de la planète à 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle permettrait d’éviter ce scénario catastrophe, soulignent les chercheurs.
Most marine-terminating glaciers in the Northern Hemisphere are shrinking; some have completely left the water.
Le monde devra recourir au captage et stockage du CO2 de l'air et des océans, quel que soit le rythme auquel il parvient à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, estime l'ONU dans son dernier rapport de référence. Longtemps perçues comme marginales ou comme un stratagème de l'industrie pour éviter de réduire ses émissions, les mesures d'élimination du dioxyde de carbone (EDC) sont désormais un outil nécessaire, selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec). "C'est le premier rapport du Giec à affirmer clairement que l'élimination du CO2 est nécessaire pour atteindre nos objectifs climatiques", a souligné Steve Smith, à la tête de l'initiative Oxford Net Zero, à l'Université d'Oxford.

mars 2022

Les Nations unies ont commencé lundi l'inspection de la Grande barrière de corail, afin d'évaluer si le site classé au patrimoine mondial, mais qui souffre de blanchissement, est protégé du changement climatique.
La déforestation a doublé en vingt ans Les plantes et tous les êtres vivants sont constitués en grande partie de carbone. Le gaz carbonique émis par l’Homme est partiellement absorbé par les plantes terrestres et les océans. Une nouvelle étude a utilisé les registres de visibilité des aéroports pour estimer la présence de feux de forêts et la déforestation en Amazonie et en Indonésie au cours des décennies passées. Ces recueils contiennent des données qui prédatent le lancement de satellites, des années soixante à quatre-vingt. Ils ont révélé une bonne visibilité par le passé, ce qui indique que les feux de forêt étaient peu importants. Les auteurs de l’étude concluent que la déforestation était alors plus faible que dans les estimations précédentes.
Fresh water cycles from ocean to air to clouds to rivers and back to the oceans. This constant shuttling can give us the illusion of certainty. Fresh water will always come from the tap. Won’t it? Unfortunately, that’s not guaranteed. Climate change is shifting where the water cycle deposits water on land, with drier areas becoming drier still, and wet areas becoming even wetter.
Le climatologue, ancien vice-président du conseil scientifique du GIEC, invite à redonner une place aux écosystèmes, notamment aux océans, pour s’adapter aux dérèglements du climat et à la perte de biodiversité.

février 2022

Un rapport, conduit par une série d’agences fédérales - dont la Nasa et la National Oceanic and Atmospheric Administration –, souligne que cette évolution entraînera une "augmentation significative" des inondations côtières, en particulier à marée haute, au cours des prochaines années.
Peu d’avancées concrètes ont été réalisées à Brest, au One Ocean Summit. Qui s’est transformé en festival de « la croissance bleue » et avalisé l’exploration des fonds marins.
Longtemps négligés par les responsables politiques lors des grandes réunions sur l'environnement, les océans jouent pourtant un rôle primordial dans la régulation du climat. Et sous le poids du réchauffement climatique et des activités humaines, ils sont sous pression.
Alors que s’ouvre le One Ocean Summit à Brest, Jean-Marc Gancille et Stéphane His rappellent le rôle trop souvent minoré des océans dans la lutte contre le réchauffement climatique, en particulier sur la question du CO2. Ils montrent par exemple le rôle inattendu que la protection des baleines pourrait jouer dans ce combat.
A l'occasion du One Ocean Summit à Brest, franceinfo vous explique en quoi "l'océan est au cœur du climat depuis toujours".
Un collectif de luttes citoyennes organise un contre-sommet des océans. Il dénonce un évènement qui n’est qu’une stratégie de communication et n’apportera aucune avancée. Au contraire il détournerait l’attention et occulterait les vrais problèmes.
Tout se détériore dans les océans en raison du dérèglement climatique et des activités humaines, notamment la production d’énergie et l’exploitation minière qui bouleversent le monde des cétacés.
Les dernières expériences de modélisation du 20e et du 21e siècle montrent une forte augmentation de la variabilité des températures de surface de la mer liées à ENSO dans le cadre des quatre principaux scénarios d’émissions du GIEC. La variabilité des températures de la surface de la mer renforce l’intensité et l’impact global du phénomène El Niño – Oscillation australe (ENSO).

janvier 2022

Le réchauffement des océans affecte d’ores et déjà la vie marine, et ce, de façon parfois spectaculaire. Parmi les formes de vie les plus exposées, on trouve les populations et récifs coralliens. Toutefois, comme les coraux sont des organismes à fonctionnement relativement lent, la caractérisation de leur capacité à récupérer d’un extrême de chaleur donné demande de longues séries d’observations.
Selon l’ONG Ocean Conservancy [1]: «Depuis le début de l’industrialisation jusqu’à aujourd’hui, l’océan a absorbé plus de 90% de la chaleur due au réchauffement climatique d’origine humaine et environ un tiers de nos émissions de carbone. Un article du Natural History Museum de Londres affirme: «La nature s’étire jusqu’à un point de rupture. Si nous ne nous arrêtons pas, l’océan pourrait être radicalement modifié de notre vivant.»
D’une taille comparable à celle de la Grande-Bretagne, le glacier Thwaites se détériore de plus en plus vite sous l’effet du réchauffement climatique. Sa disparition totale entraînerait à elle seule une augmentation de 65 centimètres du niveau des mers.
Les températures océaniques viennent de battre un nouveau record pour la sixième année consécutive. Dans le monde entier, la température des océans augmente à un rythme effréné alors que l’homme continue de modifier l’atmosphère qui les entoure. En 2021, selon une nouvelle synthèse de deux ensembles de données internationaux, la vague de chaleur dans nos océans a atteint un nouveau pic, éclipsant l’influence des épisodes régionaux plus frais.

décembre 2021

Le réchauffement climatique engendre des conséquences catastrophiques pour notre planète. Si bien que l'un des plus grands glaciers au monde menace de commencer à disparaître d'ici 2030. Avec sa disparition, le niveau des mers et des océans augmenterait de plus de 3 mètres.
Les États-Unis devraient se pencher sur la possibilité de modifier les océans de la planète _ par exemple en y faisant passer un courant électrique _ pour les inciter à absorber plus de dioxyde de carbone afin de combattre les changements climatiques, recommande l’Académie nationale des sciences.
Confrontés aux canicules de plus en plus meurtrières, à la montée des océans ou aux récoltes en berne, pays, villes et entreprises affichent des objectifs de neutralité carbone mais les scientifiques jugent ces promesses de compensation des émissions de gaz à effet de serre peu étayées et estiment indispensable avant tout de réduire ces émissions.

novembre 2021

Ils auront parlé financements, énergie, jeunesse et transports. Même les forêts et les océans ont eu leur place dans les négociations de Glasgow. L’agriculture, elle, n’aura pas fait date.
Comme le souligne franceinfo, l’archipel polynésien de 26 kilomètres carrés, divisé en neuf atolls, est menacé par la montée des océans. Pire: si le changement climatique se poursuit à son rythme actuel, les Tuvalu pourraient même avoir disparu dans moins de 50 ans, a alerté Géopolis. C’est le cas de nombreux autres archipels, îles et régions côtières, particulièrement vulnérables face à la montée des eaux.
Cette anticipation tout à fait correcte de l'évolution du climat à l'échelle des dernières décennies vient d'être confirmée par le premier volet du 6e rapport du GIEC adopté en août dernier. Y est affirmée la certitude que le réchauffement de l'atmosphère, des océans et des continents est dû à nos activités ; qui plus est l'ensemble du réchauffement observé depuis le début du XXe siècle peut leur être attribué.
L'eurodéputée écologiste Marie Toussaint et plusieurs ONG liées à la protection des océans appellent à mettre fin "au forage des énergies fossiles en mer".
Le Grand Bleu est d’une importance capitale pour les humains. Voici de quelle manière le réchauffement climatique touche les océans… et, par ricochet, notre santé.

octobre 2021

Les vagues de chaleur marines qui dévastent les écosystèmes marins deviennent de plus en plus fréquentes et intenses. Les chercheurs essayent de mieux les prévoir.
Depuis la nuit des temps, la forêt joue un rôle important dans l’environnement en luttant contre le réchauffement climatique en stockant le carbone atmosphérique. Derrière les océans, les forêts sont considérées comme d’importants puits de carbone. 190 millions de tonnes de dioxyde de carbone ont été absorbées cette année.
Les eaux océaniques se réchauffent, s’acidifient et s’appauvrissent en oxygène. Les écosystèmes océaniques, déjà mis à mal par la surpêche et la pollution, risquent de voir leur état empirer. Avec la fonte de la banquise, l’élévation du niveau des mers et la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes, la santé et le bien-être des humains sont désormais confrontés à de nombreuses menaces, qui visent principalement les populations côtières.
Si la planète se réchauffe d'un demi-degré de plus, ce sont 200 millions de citadins supplémentaires qui seront ainsi régulièrement affectés par des inondations et rendus plus vulnérables lors des tempêtes, ont-ils écrit dans la revue Environmental Research Letters.
Même si l'humanité parvient à limiter le réchauffement à 1,5°C par rapport à l'ère préindustrielle, le niveau des mers va monter pendant des siècles, inondant des villes actuellement habitées par un demi-milliard de personnes, ont mis en garde mardi des scientifiques.
Picture a plastic bowl. Put a large piece of ice in it—one tall enough that it rises high above the bowl’s rim. Now melt the ice. The bowl will catch most of the water, but not all of it. Since the ice is tall, the bowl will reach full capacity before the block melts completely. With no place else to go, the extra water will spill over the lip and onto the counter.
Les Everglades, comme presque tout le sud de la péninsule de Floride, sont extrêmement plats, rendant cet habitat extrêmement vulnérable à la montée du niveau des océans, une des plus grandes conséquences de la hausse des températures.
L’acidification des océans est la grande oubliée des conséquences du changement climatique. Ou du moins, l’une des conséquences les moins médiatisées.

septembre 2021

Nous sommes tous exposés au mercure. Quand nous mangeons du poisson, nous avalons une petite dose de mercure, alors que le poisson est plutôt bon pour notre santé, il contient de bons acides gras comme les oméga 3 et des protéines. En fait, une grande partie de ce mercure, sous forme de gaz polluant, a été émise par nous, les humains, lors de la combustion d’énergie fossile, en particulier le charbon.
Si le sixième rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) déposé le 9 août contenait les mêmes signaux d’alarme que dans ses précédentes éditions, la différence était cette fois dans le langage plus robuste. Cela vient du fait qu’en 30 ans, on a accumulé quantité de mesures sur les océans et l’atmosphère: ces mesures n’ayant cessé de gagner en précision, la marge d’incertitude s’est rétrécie. Le Détecteur de rumeurs a identifié 5 éléments dont on peut désormais dire qu’ils ne laissent plus place au doute.
Si le sixième rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) déposé le 9 août contenait les mêmes signaux d’alarme que dans ses précédentes éditions, la différence était cette fois dans le langage plus robuste. Cela vient du fait qu’en 30 ans, on a accumulé quantité de mesures sur les océans et l’atmosphère: ces mesures n’ayant cessé de gagner en précision, la marge d’incertitude s’est rétrécie. Le Détecteur de rumeurs a identifié 5 éléments dont on peut désormais dire qu’ils ne laissent plus place au doute.

août 2021

Een gevolg van de opwarmende oceanen is dat er minder vis te vangen zal zijn. Warmer water zorgt namelijk voor kleinere en minder mobiele vissen, en bedreigt zo onze voedselzekerheid.
Australian scientists have challenged the latest UN-backed global warming report, saying it underestimated the likelihood major weather events driven by processes in the Pacific will become more extreme as the planet heats.
Le réchauffement climatique a des conséquences sur l’ensemble de la planète, y compris les océans. À cause de la montée des températures, les courants océaniques de l’Atlantique sont sur le point de se détraquer.
Didier Swingedouw, climatologue, explique pourquoi les conséquences seraient au delà de certains seuils « catastrophiques et irréversibles » – fréquence des tempêtes hivernales plus importante ou augmentation possible de plusieurs mètres du niveau des océans submergeant de nombreuses villes, dont Bordeaux. Il n’est selon lui toutefois pas trop tard pour l’empêcher, à condition d’agir « de manière résolue », et dès maintenant.
Les cercles rouges indiquent l'emplacement et la taille de nombreuses zones mortes. Les points noirs indiquent les zones mortes de taille inconnue. La taille et le nombre de zones mortes marines - des zones où les eaux profondes sont si pauvres en oxygène dissous que les créatures marines ne peuvent pas survivre - ont connu une croissance explosive au cours des cinquante dernières années. - Observatoire de la Terre de la NASA
If Earth had a pulse, it might be The Atlantic Meridional Overturning Circulation (AMOC) – a swirl of ocean currents that carries tropical heat north towards polar waters. Over the past century this global heartbeat has eased, slowing to a speed not seen in more than a millennium. New research based on a range of indices has now bolstered views that the weakening isn't a trivial one, and critical transition is imminent.

juillet 2021

Les scientifiques mentionnent neuf limites planétaires au-delà desquelles nous ne pouvons pas pousser les systèmes terrestres sans mettre nos sociétés en danger : le changement climatique, la perte de biodiversité, l’acidification des océans, l’appauvrissement de la couche d’ozone, la pollution atmosphérique par les aérosols, l’utilisation d’eau douce, les flux biogéochimiques d’azote et de phosphore, le changement d’utilisation des sols, et le rejet de nouveaux produits chimiques. L’humanité vit déjà en dehors de l’espace de fonctionnement sûr pour au moins quatre des neuf limites
Le réchauffement climatique conduit à des modifications importantes de la pluviométrie annuelle dans les différentes régions. À l’occasion d’une conférence organisée par Eau de Paris, Emma Haziza a pris la parole sur les risques et les effets du réchauffement climatique.
L’une des études menées par Brett Jameson et son équipe nous apprend que ces zones mortes peuvent également avoir un effet néfaste sur l’atmosphère terrestre. Car les sédiments produisent du protoxyde d’azote, puissant gaz à effet de serre..

juin 2021

Le texte est sans ambiguïté sur le seuil de dangerosité à ne pas franchir: aller au-delà de 1,5°C entraînera "progressivement, des conséquences graves, pendant des siècles, et parfois irréversibles". Entre autres phénomènes, la dislocation des calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique serait en effet irréversible à l'échelle historique des temps. Or, la disparition des glaciers menacés dans ces régions (pour certains glaciologues, le processus est engagé et ne s'arrêtera pas) ferait monter le niveau des océans de 13 mètres environ, dans les siècles à venir.
Officials prepare to elevate streets despite financial shortfalls, amid recognition that not every home can be save. Long famed for its spectacular fishing, sprawling coral reefs and literary residents such as Ernest Hemingway, the Florida Keys is now acknowledging a previously unthinkable reality: it faces being overwhelmed by the rising seas and not every home can be saved.
Around the world, dozens of ingenious projects are trying to ‘trick’ the ocean into absorbing more CO2. But critics warn of unforeseen consequences
Pour que les océans continuent à capter le carbone, nous avons besoin de tout cet écosystème , des algues, ainsi que des champignons marins. Les interactions sont innombrables. Des bactéries spécifiques protègent les poissons d’infections par des champignons, et certains de ceux-ci produisent des substances antibiotiques. Il est essentiel de sauver la vie des océans, d’éviter la pollution des eaux, et de limiter le réchauffement et l’acidification, ainsi que l’utilisation de fongicides dans l’aquaculture.
A l'occasion de la Journée mondiale des océans le 8 juin, WWF a publié un rapport sur l'effet du changement climatique en Méditerranée, Histoires d'une mer en surchauffe,afin d'alerter sur les conséquences déjà irréversibles de la hausse des températures, notamment.
Les océans couvrent plus de 70 % de la surface de notre Planète. Les scientifiques savent depuis longtemps qu'il est un rouage essentiel de la machine climatique. Ne pourraient-ils pas jouer un rôle dans notre lutte contre le dérèglement climatique ? La question est posée. Mais la réponse n'est pas si simple. Deux chercheurs nous en détaille les tenants et les aboutissants.
Près de 1000 espèces exotiques ont déjà migré dans les eaux plus chaudes de la mer Méditerranée, où elles remplacent désormais des espèces endémiques. Pendant ce temps, des conditions météorologiques extrêmes font des ravages dans les prairies sous-marines et les récifs coralliens fragiles, menaçant villes et régions côtières. A l’occasion de la Journée mondiale des océans, le WWF montre dans quelle mesure les changements climatiques ont déjà transformé quelques-uns des écosystèmes marins les plus importants de la mer Méditerranée.
Des scientifiques pressent les dirigeants du monde entier d’accélérer sur l’adoption d’un traité en faveur de la haute mer, ces vastes zones océaniques qui ne sont placées sous l’autorité d’aucun État. Un texte permettrait de les protéger contre des risques environnementaux de plus en plus préoccupants.
Deux études récentes sur la forêt amazonienne montre qu’elle est en grand danger de disparaître et que d’ores et déjà, elle ne remplit plus son rôle de « poumon vert », à même d’épurer l’air et de stocker le carbone atmosphérique grâce à la photosynthèse. Selon la première, parue dans Nature Communications, la forêt amazonienne approcherait d’un point de non-retour, tout comme les coraux de certains océans. Détruite à la fois par la déforestation, les feux de forêt et le changement climatique, elle pourrait même disparaître dans 50 ans.
La récupération d’au moins un milliard d’hectares dégradés dans la prochaine décennie est un moyen de faire face aux menaces du changement climatique, de la perte de la nature et de la pollution, indique l’ONU, dans un rapport publié aujourd’hui dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour la restauration de Écosystèmes 2021-2030. Les pays, ajoute l’ONU, doivent également ajouter des engagements similaires en ce qui concerne les océans,

mai 2021

Throughout Earth's history, CO2 is thought to have exerted a fundamental control on environmental change. Here we review and revise CO2 reconstructions from boron isotopes in carbonates and carbon isotopes in organic matter over the Cenozoic—the past 66 million years. We find close coupling between CO2 and climate throughout the Cenozoic, with peak CO2 levels of ∼1,500 ppm in the Eocene greenhouse, decreasing to ∼500 ppm in the Miocene, and falling further into the ice age world of the Plio–Pleistocene. Around two-thirds of Cenozoic CO2 drawdown is explained by an increase in the ratio of ocean alkalinity to dissolved inorganic carbon, likely linked to a change in the balance of weathering to outgassing, with the remaining one-third due to changing ocean temperature and major ion composition. Earth system climate sensitivity is explored and may vary between different time intervals. The Cenozoic CO2 record highlights the truly geological scale of anthropogenic CO2 change: Current CO2 levels were last seen ar
Quels sont les impacts des actions humaines, allant du changement climatique à l'acidification des océans, la pollution par l'azote, etc, sur les microbes de la Terre ? la science souffre d'une "ignorance profonde" à ce sujet. Les microbes jouent un rôle crucial, contribuent à la production de nos aliments, à la séquestration et à la libération du carbone dans les sols, à la guérison et à l'apparition de maladies, etc.
Une nouvelle étude de modélisation montre l’importance de limiter le réchauffement climatique pour éviter une fonte accélérée des glaces de l’Antarctique.
L’accélération de la transition écologique visant à lutter contre le changement climatique s’accompagne en retour d’une forte demande en minerais pour les technologies supposées décarbonées et pour la maintenance des infrastructures existantes ou la réalisation de nouvelles.Pour anticiper les besoins croissants en minerais de l’économie internationale, l’exploitation minière des fonds marins est souvent vue comme une solution en raison de l’immensité de ces espaces.
Manuel à destination des enseignants du primaire et du secondaire

avril 2021

Suivre l’évolution de la chimie océanique avec le changement climatique n’est pas une mince affaire. Aussi, aucune base de données observationnelles ne rendait jusqu’à présent compte de l’altération du système des carbonates marins sur le long terme. Des résultats récemment parus dans la revue Earth System Science Data viennent désormais combler ces lacunes. Ils illustrent entre autres la façon dont les eaux de notre planète se sont acidifiées ces dernières décennies.